Seranville

commune française du département de Meurthe-et-Moselle

Seranville
Seranville
Mairie-école.
Blason de Seranville
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Intercommunalité Communauté de communes Meurthe, Mortagne, Moselle
Maire
Mandat
Pascale Malglaive
2020-2026
Code postal 54830
Code commune 54501
Démographie
Population
municipale
100 hab. (2017 en augmentation de 4,17 % par rapport à 2012)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 27′ 30″ nord, 6° 31′ 03″ est
Altitude Min. 270 m
Max. 338 m
Superficie 5,37 km2
Élections
Départementales Canton de Lunéville-2
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Seranville

Seranville est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

GéographieModifier

Communes limitrophes de Seranville
Remenoville Gerbéviller
  Vallois
Giriviller Mattexey

Le village est traversé par la route départementale 147 qui le relie au Nord à Gerbéviller et à Mattexey au Sud. Les trois autres communes riveraines sont reliées par des routes communales.

Selon la carte IGN, le bâtiment de la mairie est à 300 mètres d'altitude. Le territoire culmine à 330 mètres, à son extrémité Sud-Ouest, en direction de Giriviller. Il existe deux point les plus bas. L'un est sur le ruisseau de Boiret à la limite du territoire de Vallois. L'autre est sur le ruisseau du trou d'Avedeuy, à la limite du territoire de Gerbéviller. Les deux point sont à 275 mètres d'altitude.

HydrologieModifier

La totalité du territoire communal se situe dans le bassin versant de la Mortagne qui reçoit les deux principaux cours d'eau du village : le ruisseau du trou d'Avedeuy qui prend sa source à l'angle des territoires de Giriviller et de Remenoville et se jette dans la Mortagne en amont de Gerbéviller ; le ruisseau de Boiret qui prend aussi sa source à Giriviller et qui se jette dans la Mortagne à Vallois.

ToponymieModifier

Anciens noms : Alodium de Sesanivilla en 1156 ; Seseravilla en 1164 ; Sesaraivilla en 1171 ; Ceranvilla et Ceronvilla en 1402[1] ; Seserawillae en 1164[2].

Le nom du village se prononce localement « S'ranville ».

Micro-toponymieModifier

Le nom du ruisseau d'Avedeuy est lorrain et se prononçait « Avedeuille ». ave ou awe signifie eau tandis que deuy ou deuille signifie trou d'eau ou source. Deuille est un nom courant en Lorraine puisqu'on trouve à proximité immédiate, une rue de la Deuille à Gerbéviller ainsi qu'un lieu-dit à Haillainville. Selon Nicolas Haillant, deuille a la même étymologie que le vieux français duit et doit[3],[4].

HistoireModifier

Dans son étude des voies antiques en Lorraine, Jean Godfrin mentionne une « viae vicinale au moins d'époque romaine », reliant Giriviller à Moyen[5]. Cette voie traverse forcément le territoire de Seranville.

Une charte d'Henri de Lorraine évêque de Toul en 1156 confirme la donation qui avait été faite à l'abbaye de Beaupré par Ferry de Saint-Germain et ses enfants de leur « alleu de Sesanivilla ».

Au mois de juin 1438, en reconnaissance des services rendus à leur père et à eux-mêmes, René Ier et Isabelle son épouse donnent à Gérard d'Haraucourt, sénéchal de Lorraine et de Bar, les villages et bans de Landécourt, de Seranville et de Franconville. André, fils aîné de Gérard d'Haraucourt hérite de ses biens mais ayant pris le parti de la Bourgogne contre René II, ses biens lui sont confisqués. En 1477, le duc de Lorraine cède les trois villages à Jean Wisse de Gerbéviller, son conseiller, chambellan et bailli d'Allemagne[6].

En 1588, on signale une épidémie de peste comme conséquence indirecte des ravages de l'armée du duc de Bouillon[7].

Dans le procès-verbal d'accusation de sortilège de Nicolle Grillat en date du 17 novembre 1594, il est indiqué que plusieurs sorcières furent exécutées à Seranville le mardi précédant[8].

Il est écrit dans l'État du temporel des paroisses de 1710 : « Seranville est une seigneurie de haute, moyenne et basse justice appartenant à M le Marquis de Gerbéviller et à M le comte d'Haussonville, chacun pour moitié. Ils ont leurs officiers pour l'exercice de la justice. Les appellations ressortissent au bailliage de Nancy »[9].

En 1734, deux lits sont réservés à l'hospice Saint-Jacques de Lunéville au profit de deux malades de Seranville ou à défaut, de Gerbéviller aux frais de Monsieur Gaillard, curé de Seranville[10].

En 1782, il y a 68 ménages et 217 communiants[9].

À la suite de la Première Guerre mondiale, la commune est citée à l'ordre de l'Armée[11]. Le village a été occupé pendant deux jours. Il n'y a pas eu de victime civile. Il y a eu 8 maisons incendiées ou détruites et de nombreuses autres immeubles endommagés. Le site mémoire des hommes recense 52 fiches de soldats français tués sur le territoire communal en 1914.

ReligionModifier

En 1226, le chapitre de Saint-Dié reçoit en don de Pierre de Maladarrata de Gerbéviller deux parts dans le droit de patronage de l'église de Seranville[12].

En 1281, les chanoines du chapitre de Saint-Dié ont quelques possessions à Seranville[12].

En 1315, le curé de Seranville reconnaît le droit du chapitre de Saint-Dié[12].

Dans l'État du temporel des paroisses de 1710, il est indiqué que le patronage de la cure de Seranville appartient au chapitre de Saint-Dié. La communauté est composé d'environ 20 ménages[9].

Par testament du 17 septembre 1779, Dominique Mougel curé de Seranville lègue à la communauté de Seranville, une maison ainsi qu'une somme de 500 livres à distribuer aux pauvres de la paroisse. Cet argent servit à fonder un bureau de charité[9].

En date du 10 novembre 1779, le journal ecclésiastique de l'abbé Chatrian mentionne un curieux paragraphe : « on assure que dorénavant Monseigneur » (l'évêque de Nancy) « veut donner les cures au mérite et à la science, sans égard pour l'ancienneté. Il prétend que tant de concours sur un seul prêtre sont une preuve de la médiocrité de ses talents et de ses connaissances ». Il indique ensuite que l'abbé Charée est nommé à Seranville à la suite de son 15e concours[13]. N'ayant pu prendre possession de la cure de Seranville, il est finalement nommé à Haraucourt[14].

Selon Henri Lepage, En 1853 Seranville est une annexe de la paroisse de Mattexey mais le même auteur dit l'inverse en page 25 du même document[9].

Le en gare d'Avricourt, partie annexée, Alphonse Fresée curé de Seranville est arrêté par la police allemande en compagnie d'une femme originaire de Dieuze. Il est reproché au couple d'avoir «eu une conversation criminelle dans un compartiment de seconde classe ». Fresée est condamné le à un mois de prison pour outrage à la pudeur par la chambre civile du tribunal de Saverne. Sa compagne est condamnée à huit jours de prison[15]. Alphonse Fresée démissionne et quitte le diocèse de Nancy. On le trouve ensuite en poste à Châlons en Champagne ? à partir d'octobre 1873[16].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 ? 1989 ? Claude Simonin    
1989 ? Juin 1995 Jean Contois DVD  
1995 2002 Claude Simonin    
2002 2014 Hubert Hagniel    
2014 novembre 2015 Anne Rolley-Briolat    
novembre 2015 En cours Pascale Malglaive    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2017, la commune comptait 100 habitants[Note 1], en augmentation de 4,17 % par rapport à 2012 (Meurthe-et-Moselle : +0,03 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
199220243259270281269283274
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
238242209213204186190188169
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1601611211251151081049695
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
7974777591989910095
2017 - - - - - - - -
100--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Epvre fin XVIIIe.
  • Chapelle Notre-Dame, Grand-Rue.
 
L'église Saint-Epvre.
 
La chapelle Notre-Dame.

Personnalités liées à la communeModifier

Éloi Dupays, peintre né à Seranville en 1841, mort le . Est mentionné dans le dictionnaire général des artistes de 1885[21].

HéraldiqueModifier

  Blason
Mi-parti de gueules semé de croix pommetées au pied fiché d’argent à deux bars adossés de même, et d’or à la croix frettée d’argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Blason populaireModifier

Les habitants de Seranville étaient surnommés les cochons[22].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, Paris, Imprimerie impériale, 1862
  2. Henri Lepage, Les communes de la Meurthe, premier volume, Nancy, A. Lepage Imprimeur-libraire-éditeur, , 741 p. (lire en ligne), p. 476
  3. Nicolas Haillant, Origine des noms de lieux dans les Vosges, Épinal, , p. 272
  4. D. Godefroy, Dictionnaire de l'ancienne langue française et de ses dialectes (lire en ligne), p. 736
  5. Jean Godfrin, Bulletin archéologique du comité des travaux historiques et scientifiques, Paris, Imprimerie nationale, , 764 p. (lire en ligne), p. 274
  6. Henri Lepage, Les communes de la Meurthe, volume premier, Nancy, A. Lepage Imprimeur-Libraire-Éditeur, , 741 p. (lire en ligne), p. 376-377
  7. Le pays lorrain, Nancy, , 826 p. (lire en ligne), p. 71
  8. L. Duhamel, Documents rares ou inédits de l'histoire des Vosges, tome 1, Épinal, Veuve Gley, imprimeur, , 388 p. (lire en ligne), p. 128
  9. a b c d et e Henri Lepage, Les communes de la Meurthe, 2e volume, Nancy, A. Lepage Imprimeur-libraire-éditeur, , 799 p. (lire en ligne), p. 526
  10. Henri Lepage, Archives communales et hospitalières de la Meurthe, Nancy, Wiener, ainé et fils, libraires-éditeurs, , 279 p. (lire en ligne), p. 156
  11. JO du 14/04/1931
  12. a b et c Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, Épinal, C. Pernot, imprimeur de la société, , 95 p. (lire en ligne), p. 167
  13. Annales catholiques : revue religieuse hebdomadaire de la France et de l'Église, Paris, Imp. G. Picquoin, , 837 p. (lire en ligne), p. 512
  14. Christian Herbé, « Le curé Charrée, prêtre non-conformiste pendant la révolution », sur mairie.haraucourt.free.fr, (consulté le 7 août 2020)
  15. Le progrès de la Côte d'Or, Dijon, , 4 p. (lire en ligne), p. 3
  16. Sylvie Straehli, Dictionnaire biographique des prêtres du diocèse de Nancy et de Toul, Nancy, 387 p. (lire en ligne), p. 134
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  21. Explication des ouvrages de peinture et dessins, sculpture, architecture et gravures des artistes vivants, Ministère de l'instruction publique, , 696 p. (lire en ligne), p. 445
  22. Robert Creusat, Quand Gerbéviller parlait patois, 1979, 72 p.