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Seilhac

commune française du département de la Corrèze

Seilhac
Seilhac
Château.
Blason de Seilhac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Tulle
Canton Seilhac-Monédières
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Tulle
Maire
Mandat
Marc Géraudie
2014-2020
Code postal 19700
Code commune 19255
Démographie
Gentilé Seilhacois-Seilhacoises[1]
Population
municipale
1 719 hab. (2016 en augmentation de 1,06 % par rapport à 2011)
Densité 67 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 22′ 05″ nord, 1° 42′ 51″ est
Altitude Min. 317 m
Max. 547 m
Superficie 25,75 km2
Localisation

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Seilhac
Liens
Site web Site officiel

Seilhac (Selhac en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Seilhac est situé approximativement à égale distance de Tulle, Brive-la-Gaillarde et Uzerche. Proche des autoroutes A89 et A20, le pays de Seilhac représente une frontière naturelle entre les vallées de la Corrèze et de la Vézère. Le territoire communal est ainsi arrosé par le Brézou, affluent de la Vézère, et par la Céronne, affluent de la Corrèze.

Situé sur les contreforts du Massif central, la commune dispose d’un relief vallonné caractérisé par des collines boisées et des mini-plateaux dont les hauteurs moyennes varient de 420 à 547 mètres au Puy des Ferrières. De ce plateau, on jouit d’un vaste panorama sur tout le massif des Monédières. La commune s’étend sur 2 575 hectares et sur près de 7 km dans le sens nord-sud et sur plus de 8 km dans le sens est-ouest.

Le climat, du type semi-continental, se caractérise par une certaine douceur due à l’exposition sud-ouest.

La principale zone urbaine se situe au centre du territoire communal.

ÉconomieModifier

L'économie locale est basée sur l'artisanat et sur les PME. Le secteur agricole décline malgré la persistance d'une économie basée sur l'élevage bovin de qualité.

HistoireModifier

Des vestiges gallo-romains témoignent de la présence sur le territoire de la commune.[précision nécessaire]

Seilhac est connue dès le VIIe siècle.[précision nécessaire]

Le nom de « Seilhac » vient de l’association du nom d’un homme Sailus, propriétaire d’un domaine agricole, avec le suffixe d'origine gauloise -acum. La formation du nom de la commune est antérieure au VIe siècle. Sa position au carrefour de vieux chemins donna au bourg son essor.

En 1784, Turgot, alors intendant du Limousin, établit la route reliant Paris au centre de la France. Grâce à l’influence du marquis de Seilhac, cette route passa par la ville du même nom. En 1790, le rang du bourg est confirmé et reçoit le chef-lieu du canton.

Le 10 juin 1944, la division Das Reich, qui a déjà commis la veille le massacre de Tulle et commet, ce même 10 juin, celui d'Oradour-sur-Glane, procède à des arrestations à Seilhac et à Masléon (Haute-Vienne). Quatre personnes natives de Seilhac se retrouvent au nombre des 2 152 déportés (tous des hommes, dont 149 qui avait été arrêtés à Tulle le 9 juin) à partir du camp d'internement de Royallieu à Compiègne, le 2 juillet, pour le camp de concentration de Dachau dans le tristement célèbre « train de la mort » (le transport no   I.240[2]). 

HéraldiqueModifier

Voté en janvier 1968, le blason (existant depuis 1843 sur le mur de l’ancienne mairie d’où il fut transféré) se trouve gravé sous un fronton triangulaire dans un cartouche du mur devant le jardin des écoles, à côté de la mairie.

Sa description héraldique est « d’azur au chevron d’or accompagné de trois seilles d’argent, deux en chef, une en pointe, au chef de gueules chargé de trois étoiles d’or ». La définition indique deux métaux : l’or (jaune), l’argent (blanc) pour le chevron, les seilles (seaux en bois) ainsi que les étoiles ; et deux émaux : azur (bleu) pour le champ et gueules (rouge) pour le chef (tiers supérieur).

Ses éléments furent empruntés d’une part aux armoiries des seigneurs de Seilhac et d’autre part à l’intérêt qu’on portait à la fabrication des seilles dans le pays du Bas Limousin.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1935 1982 Jean Vinatier SFIO puis SE Agriculteur
Député (1971-1973)
1982 juin 1995 Pierre Vinatier -  
juin 1995 mars 2008 Roger Brousse DVD  
mars 2008 novembre 2008 Pierre Tresmontan[3] DVG  
novembre 2008 en cours Marc Géraudie[4] Indépendant de gauche
FG
Chef d'entreprise

Politique environnementaleModifier

Dans son palmarès 2017, le Conseil national des villes et villages fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[5].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2016, la commune comptait 1 719 habitants[Note 1], en augmentation de 1,06 % par rapport à 2011 (Corrèze : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2941 2711 4461 6021 6101 6021 6201 6701 785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8021 8331 8481 8251 8311 8932 0322 0352 082
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 0251 9631 9601 6311 5041 5591 6021 3701 242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 2431 2471 3191 4401 5401 6351 7241 7211 697
2016 - - - - - - - -
1 719--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Le patrimoine bâti dont les éléments majeurs sont l’église (abside et chœur) et le château reconstruit à la fin du XIXe siècle (domaine privé) constitue le principal patrimoine historique de la commune. Le chœur de l'église et le jardin du château sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques.

La ville possède aussi un potentiel touristique avec le lac de Bournazel, vaste de 35 hectares et les infrastructures de loisirs et de pleine nature.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Henry de Bournazel (1898 - 1933), héros de la pacification du Maroc (l'homme à la tunique rouge). La famille de Lespinasse de Bournazel est installée sur les communes de Saint-Jal et de Seilhac depuis le XVIe siècle.
  • Léonard Leymarie (1880-1914), né à Seilhac, fusillé pour l’exemple.
  • Paul Viallaneix (1925-2018), spécialiste de Michelet et de Supervielle est mort à Seilhac.

ManifestationsModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Associations sportivesModifier

  • Seilhac Football
  • Seilhac Rugby
  • Seilhac Basket

SourcesModifier

RéférencesModifier

  1. Les gentilés de Corrèze
  2. « Le transport I.240 », sur Fondation pour la mémoire de la déportation, (consulté le 5 octobre 2014)
  3. Site de la préfecture, consulté le 20 août 2008
  4. Bulletin de l’association des maires de Corrèze, no 200, novembre 2008-janvier 2009, « http://www.maires.correze.net/bulletin200.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), consulté le 13 mai 2009
  5. Site des villes et villages fleuris, consulté le 10 décembre 2017.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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