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Chamboulive

commune française du département de la Corrèze

Chamboulive
Chamboulive
L'église Saint-Côme-et-Saint-Damien et la place du village
Blason de Chamboulive
Blason
Chamboulive
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Arrondissement de Tulle
Canton Seilhac-Monédières
Intercommunalité Communauté d'agglomération Tulle Agglo
Maire
Mandat
Noël Martinie
2014-2020
Code postal 19450
Code commune 19037
Démographie
Gentilé Chamboulivois[1].
Population
municipale
1 204 hab. (2016 en augmentation de 2,38 % par rapport à 2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 25′ 58″ nord, 1° 42′ 19″ est
Altitude Min. 312 m
Max. 530 m
Superficie 46,80 km2
Localisation

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Chamboulive
Liens
Site web Site officiel

Chamboulive (Chamboliva en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze dans le Limousin, en région Nouvelle-Aquitaine. Ses habitants sont appelés les Chamboulivois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

  Eyburie Le Lonzac  
Havernas N Beaumont
O    Chamboulive    E
S
Saint-Jal Seilhac Saint-Salvadour
 
Le Rujoux, au sud de la commune.
 
La campagne chamboulivoise.

Chamboulive occupe un plateau bordé au nord-ouest par la Vézère et entaillé par plusieurs ruisseaux, dont la Madrange et le Rujoux, affluents de la Vézère. La commune couvre 4 679 ha avec une altitude maximale de 529 m au Puy-Grand tandis que, sur la place de l’église, le niveau est à 430 m.

HistoireModifier

L’origine du nom est incertaine. On peut, certes, citer le petit peuple des Camboleutheri, mentionné par Jules César, mais, seule la première partie du mot parait lisible avec le terme camb-, c’est-à-dire la courbe. Cela pourrait conduire à évoquer un pays vallonné ayant de multiples sources et une terre fertile... À l’exception de l’oppidum bien délabré du Puy-Chalard, peu de découvertes archéologiques (quelques objets en pierre polie, quelques sites occupés au début de notre ère), mais ils attestent une occupation ancienne du sol. C’est ce que confirme la toponymie avec, notamment, les noms en—ac de l’époque gallo-romaine.

Au haut Moyen Âge, Chamboulive est le siège d’un pagus minor, un petit pays du Limousin, une très ancienne division territoriale de la Cité des Lémovices, d’une vicairie, circonscription administrative et judiciaire et d’une paroisse sous le vocable des saints Côme et Damien, médecins syriaques.

On connaît, dès le XIe siècle, l’existence de seigneurs particuliers, les comtors. La seigneurie appartient ensuite aux Comborn, à leurs successeurs et, avant 1789, aux Lastic-Saint-Jal. C’est de Chamboulive que serait originaire, au XIVe siècle, dom Jean Birelle, général de l’Ordre des Chartreux, proposé à la mort du pape Clément VI pour le trône pontifical. On lui préfère celui qui devient Innocent VI.

À la fin de l’Ancien Régime, la paroisse relève de la sénéchaussée d’Uzerche (en appel du parlement de Bordeaux), de l’élection de Brive-la-Gaillarde et de la généralité de Limoges.

En 1790, Chamboulive, qui compte autour de 2 500 habitants, devient commune et chef-lieu d’un canton qui est supprimé en 1801. Depuis, elle est rattachée au canton de Seilhac, département de la Corrèze.

La nouvelle municipalité se dote d’armoiries (un châtaignier surmonté du chef de France)... Des troubles éclatent (ouverture d’étangs en 1791, pillage de châteaux en 1792).

En 1792, un club des Amis de la Constitution est créé : il reste très actif et vigilant... Cette période est dominée par la figure de Pierre Rivière (1749-1806) qui remplace Bigourie du Chambon à la Convention.

Au XIXe siècle, la commune reste très populeuse avec un maximum de 3 103 habitants en 1846. Elle en a 2 833 en 1896, 2 057 en 1946 et 1133 en 1999...

En 1831, la chapelle du cimetière est transformée en mairie et école.

En 1848, la Révolution est marquée par des troubles qui nécessitent l’intervention des soldats du 10e Léger, de Tulle ; sous la IIIe République, un grand effort est entrepris pour développer l’enseignement ; un imposant groupe scolaire et une mairie moderne sont bâtis ; des écoles de hameaux voient le jour à Chalaux, Vernéjoux et Le Puy-Grand.

En juillet 1904, le train à voie étroite relie Chamboulive à Treignac, Seilhac, Tulle et Uzerche, surnommé "le Tacot".

Mais Chamboulive paie un lourd tribut au champ d'honneur en perdant plus de 150 soldats durant la Première Guerre mondiale.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, on compte une vingtaine de morts, des disparus, des déportés, un fusillé...

Deux Chamboulivois sont tués au cours de la guerre d’Algérie.

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules au chevron accompagné en chef de deux étoiles et en pointe de quatre poissons nageant et contre nageant l'un sur l'autre dans un anneau, le tout d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias D'or au châtaignier de sinople fruité de gueules, sur une terrasse de sinople, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or
Ancien blason

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
28 mars 1971 ? Pierre Noilhettas - -
mars 2001 En cours Noël Martinie PS Retraité - Ancien conseiller général

DémographieModifier

 
Le Monument aux morts.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3]. En 2016, la commune comptait 1 204 habitants[Note 1], en augmentation de 2,38 % par rapport à 2011 (Corrèze : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5422 4792 5152 9983 0363 0473 0933 1033 000
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0093 0023 0112 6502 7872 7502 8562 8322 833
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 7582 7072 6242 3312 2542 0892 0622 0571 851
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 5751 4111 2811 2101 1901 1331 2531 1841 196
2016 - - - - - - - -
1 204--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

 
Une maison dans le centre-bourg.
 
Mairie et école de la commune.

On trouve à l'entrée du site la sculpture de Marc Duquesnoy, réalisée en 2010 à l'occasion de Chamboul'art.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Louis de Lajarrige, artiste peintre né à Chamboulive le 5 juin 1873, mort en 1933.
  • André Lagrafeuille et Henri Bourg, résistants fusillés à Tulle le 2 avril 1944, nés à Chamboulive.

JumelagesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier