Sarralbe

commune française du département de la Moselle

Sarralbe
Sarralbe
Vue sur la ville dominée par l'église Saint-Martin.
Blason de Sarralbe
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Intercommunalité Communauté d'agglomération Sarreguemines Confluences
Maire
Mandat
Pierre-Jean Didiot
2020-2026
Code postal 57430
Code commune 57628
Démographie
Gentilé Sarralbigeois(es) ou Sarralbenois(es)
Population
municipale
4 555 hab. (2017 en diminution de 0,37 % par rapport à 2012)
Densité 167 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 59′ 59″ nord, 7° 01′ 48″ est
Altitude Min. 206 m
Max. 262 m
Superficie 27,29 km2
Élections
Départementales Canton de Sarralbe
(bureau centralisateur)
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Sarralbe
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Sarralbe
Liens
Site web sarralbe.fr

Sarralbe est une commune française, située dans le bassin de vie de la Moselle-est, dans le département de la Moselle, dans la région traditionnelle de Lorraine, en région Grand Est.

Ses habitants sont appelés les Sarralbenois(es)[1] ou les Sarralbigeois(es).

GéographieModifier

Cette commune est traversée par la Sarre et l'Albe, d'où elle tient son nom.

LocalisationModifier

 
Carte de la commune.

Sarralbe est située dans le bassin de vie de la Moselle-est, à mi-chemin entre Metz et Strasbourg, près de Sarreguemines ; elle est limitrophe du Bas-Rhin à l'est.

Les communes proches sont Willerwald, Le Val-de-Guéblange et Kirviller en Moselle ansi que Keskastel et Herbitzheim dans le Bas-Rhin.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 2 729 hectares ; son altitude varie entre 206 et 262 mètres[2].

Écarts et lieux-ditsModifier

 
L'ancien lavoir d'Eich.
  • Eich ;
  • Rech ;
  • Salzbronn ;
  • Le Haras (anciennement Die-Stuterei[3]).

ToponymieModifier

  • Sarralbe : Alba (1200) ; Aubles (1208) ; Alban (1215) ; Albain (1223) ; Aulbe, Abben, Burgalben, Burgalbe (1416) ; Saar-Albe (1474) ; Alben (1505) ; Awlbe (1539) ; Sar-Alben (1572) ; Aulbe (1594) ; Albe (1609) ; Saar-Albe (1634) ; Saralbe (1698) ; Sar-Albe (1756)[4] ; Sarrealbe[5] (XIXe siècle).
  • Eich : Eigen (1316), Eychen (1594), Eichen (1595[7] et 1779[4]). Ääsche en francique lorrain.
  • Rech : Zum Rech (1574)[7], Zumrech (1594), Reich (1751), Rech (1756)[4]. Räsch en francique lorrain.
  • Salzbronn : Solzborn bey Alben (1417), Saltzbronn (1546), Saltzbron (1581), Saltzborn (1594), Saltzbruck et Salsbrügen (1645), Salsbronn (1751), Salsbron (1756), Saltzbronn (1776), Saltzbrun (carte Cassini)[4].

SobriquetModifier

Les habitants sont parfois surnommés Die Alwener Frösche-plumpser (les pourchasseurs de grenouilles de Sarralbe), en raison de la présence de nombreux batraciens en bordure de la Sarre et de l’Albe[8].

HistoireModifier

 
Tour d'Albe.

Sarralbe est citée sous le nom d'Alba en 718. La ville est possédée par les évêques de Metz du Xe siècle au XVIe siècle. La ville est fortifiée au XIIe siècle.

Elle est ensuite possession ducale jusqu'à son annexion à la France en 1766.

On y exploite le sel depuis le XIIe siècle.

Époque contemporaineModifier

Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Sarralbe, rebaptisée Saaralben, est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. C'est une période de prospérité pour la région, où stationnent de nombreuses troupes allemandes. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le front de l’Est, en Prusse-Orientale, mais aussi à l’Ouest. Sujets loyaux de l'Empereur, les Sarralbenois accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Sarralbe redevient administrativement française.

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront encore longtemps les esprits. La commune ne sera pas épargnée par les combats. À partir de , l'armée américaine bombarde la région sans relâche. La commune ne sera libérée que le [9] après une longue attente.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1945 Léon Pigeot    
1945 1947 Robert Dahlem    
1947 1965 Charles Wilhelm    
mars 1965 1969 Paul Degott UDR Conseiller général du canton de Sarralbe (1971 → 1976)
1969 mars 1989 André Ziegler CNIP Conseiller général du canton de Sarralbe (1976 → 1992)
mars 1989 mars 2001 Robert Rossler PS  
mars 2001 En cours Pierre-Jean Didiot DVG puis LREM Cadre dans l’industrie pharmaceutique
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

Au , Sarralbe n'est jumelée avec aucune commune[10].

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2017, la commune comptait 4 555 habitants[Note 1], en diminution de 0,37 % par rapport à 2012 (Moselle : -0,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
2 6623 2443 1773 0533 5563 4343 1193 3833 369
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
3 1603 3073 2983 4603 7593 9054 0833 9523 568
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
3 7153 6053 8283 3574 2344 2104 3664 6004 553
1990 1999 2005 2010 2015 2017 - - -
4 4874 5384 6354 5474 5764 555---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14]. |recens-prem=2005 |no.)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoineModifier

 
Vue de l'usine Solvay et de l'église Saint-Martin, en 1924.

HéraldiqueModifier

  Blason
D'argent au sautoir ondé d'azur, cantonné de quatre croix de Lorraine de gueules.
Détails
Ces armoiries font allusion à la position de Sarralbe, situé dans un vallon, au confluent de la Sarre et de l'Albe[15].
Ce blason est porté par la ville de Sarralbe depuis le milieu du XVIIIe siècle.
Alias
L'écusson de Sarralbe, en 1608, est chargé d'un emblème ressemblant pour la forme à un Roc d'échiquier ; mais les couleurs ne sont pas indiquées[15].

Lieux et monumentsModifier

 
Maison forestière Saint-Hubert.

La commune contient un monument classé à l'inventaire des monuments historiques et plusieurs édifices (maisons et fermes) répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[16]. Par ailleurs, la chapelle du cimetière contient deux tableaux classés comme objets à l'inventaire des monuments historiques[17].

Édifices civilsModifier

  • L’intersection du 49e parallèle nord et du 7e méridien à l’est de Greenwich se trouve sur le territoire de la commune (voir aussi le Degree Confluence Project) ;
  • Lieu de culte païen au lieu-dit la Montagne ;
  • Passage d'une voie romaine ;
  • Fortifications et porte d'Albe ;
  • Maison des Têtes ;
  • Maison forestière de Saint-Hubert, à proximité de l'arboretum de Sarralbe ;
  • Moulin Neuf (XVIIIe siècle) ;
  • Écomusée du Pays d'Albe ;
  • Gare de Sarralbe en style impérial allemand ;
  • Ancienne gare de Rech ;
  • Ancien lavoir d'Eich ;
  • Maisons lorraines typiques à Rech et à Eich.

Cimetière militaireModifier

 
Cimetière militaire du Commonwealth.

Le cimetière militaire de Sarralbe (Commonwealth 1914 – 1918) est situé à Eich.

Édifices religieuxModifier

  • Église Saint-Martin néo-gothique (1907), aussi appelée cathédrale de la Sarre.
  • Église de la Sainte-Trinité (ou chapelle de la Montagne) à Eich : clocher roman XIIe siècle, autel 1457, statues et toiles, pierre tombale de Rodolphe de Boppart 1481, cadran solaire.
  • Église Sainte-Marie-Madeleine de Rech (1751).
  • Chapelle Saint-Wendelin (1870) à Saltzbronn.
  • Chapelle luthérienne, rue du maire Charles-Wilhelm construite en 1892.
  • Chapelle Notre-Dame-des-Sept-Douleurs jouxtant l'église de la Sainte-Trinité à Eich
  • Croix de chemin XVIIe siècle et XIXe siècle de Sarralbe.
  • Calvaires et croix de chemin XIXe siècle de Rech.


Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. « Les spécificités », sur sarralbe.fr (consulté le 2 novembre 2014).
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne]
  3. Administration générale des postes, Dictionnaire des postes aux lettres, contenant les noms des villes, communes et principaux lieux habités de la France, Paris, Imprimerie Royale, 1845.
  4. a b c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  5. Bulletin des lois de l'empire Français - 4e série, Tome 16 - page 104 (1812)
  6. Geoplatt
  7. a et b Mémoires de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle (1862)
  8. Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°7 (Septembre-Octobre-Novembre 2012)
  9. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994, p. 15.
  10. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 4 octobre 2013).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  15. a et b Constant Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Évêchés, Nancy, Chez l'auteur
  16. « Sarralbe », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Sarralbe », base Palissy, ministère français de la Culture
  18. Berthold Seewald: Karl Wilhelm v. Heideck: ein bayerischer General im befreiten Griechenland (1826 - 1835). München: Oldenbourg, 1994.
  19. ANM 1987 no 27.