Grosbliederstroff

commune française du département de la Moselle

Grosbliederstroff
Grosbliederstroff
Mairie et Poste de Grosbliederstroff.
Blason de Grosbliederstroff
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Moselle
Arrondissement Sarreguemines
Intercommunalité Communauté d'agglomération Sarreguemines Confluences
Maire
Mandat
Pascal Weisslinger
2020-2026
Code postal 57520
Code commune 57260
Démographie
Gentilé Blithariens, Blithariennes
Population
municipale
3 303 hab. (2017 en diminution de 0,54 % par rapport à 2012)
Densité 253 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 09′ 26″ nord, 7° 01′ 43″ est
Altitude Min. 105 m
Max. 357 m
Superficie 13,07 km2
Élections
Départementales Canton de Sarreguemines
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Grosbliederstroff
Liens
Site web www.grosbliederstroff.fr

Grosbliederstroff est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Elle fait partie de l'eurodistrict SaarMoselle et de l'aire urbaine de Sarrebruck-Forbach. À proximité de Sarrebruck (4 km), Sarreguemines (7 km) et Forbach (12 km), la commune est desservie par le tramway (Saarbahn) reliant Sarrebruck à Sarreguemines. Elle est aussi reliée aux autoroutes A4 et A320 ainsi qu’au réseau autoroutier allemand (A1, A6, A8).

GéographieModifier

Située dans la vallée de la Sarre, dans la zone du canal des houillères de la Sarre, Grosbliederstroff occupe une position singulière. Le village fait face à son voisin allemand, Kleinblittersdorf. Ne formant qu’un seul et même village plusieurs centaines d’années auparavant, les deux entités sont désormais de nationalités différentes.

Les adjectifs préfixés Gros(s)- et Klein- (respectivement grand et petit en français) font directement référence à la taille du village. C’était vrai autrefois, mais désormais, c’est Kleinblittersdorf, Gemeinde en communauté de villages jusqu’à la Blies, qui compte le plus d’habitants, tout en étant membre de la communauté régionale de Sarrebruck. Grosbliederstroff est membre de la Communauté d’agglomération de Sarreguemines.

Écarts et lieux-ditsModifier

  • Gungling est une annexe qui a été construite vers 1860 sur l’emplacement d'un ancien village dénommé Gundelinga en 1120.
  • La fouille du site de Gungling est à l'origine de la découverte d'un habitat rural occupé, sans interruption, du IXe au début du XVe siècle. Le site est abandonné au début du XVe siècle et les terres sont réservées à l'usage agricole.

Communes limitrophesModifier

dans le sens des aiguilles d’une montre

ToponymieModifier

La première mention écrite connue de Grosbliederstroff remonte à 777 dans un acte de Fulrad, abbé de Saint-Denis et conseiller de Charlemagne, sous la forme latinisée Blitthario villa[1] ou Blithario villa[1],[Note 1]. Par la suite, le nom du village est attesté sous les formes : Blitestorf en 1125[1], Blidendorf et Bliederstorff en 1220[1], Bliderstorff et Blidersdorf en 1223[1], Bliederstroff en 1253[1], Bliterstorf en 1285[1], Blittersdorff en 1335[1], Biederstorff et Bliederstorff en 1544[1], Grossblietersdorff en 1594[1], Bliterstroff en 1721[1], Blidertorft-le-Grand en 1756[1], Blidestroff-le-Gros en 1779[1], Gros-Blidestroff (carte de Cassini)[1], Grosbliederstroff en 1793[2], Bliderstroff-Gros en 1801[2], Grossbliedersdorf en 1852[3], Grosbliedersdorff en 1860[4], Grossblittersdorf et Großblittersdorf (période de l'Alsace-Lorraine)[5].

D'après Ernest Nègre, ce toponyme se compose de l'adjectif germanique gross « grand », suivi du nom de personne germanique Blitharius[Note 2] + dorf[6]. Cependant, en Lorraine francique, le mot dorf « village » est souvent passé à troff par métathèse de /r/[7] et durcissement de /d/ en /t/, ce qui explique la forme Grosbliederstroff.

En francique rhénan de Lorraine, le nom de la commune est Blidderschdorf et Grosblidderschdorf[8] /gʁosblidɐʃdoaf/[Note 3].

SobriquetsModifier

  • Anciens sobriquets désignant les habitants : Die Grumbere-Gerschel (les avaleurs/bouffeurs de pommes de terre)[9]. Blidderschdorfer Kärelecker (les lécheurs de noyaux de Grosbliederstroff)[10].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Des découvertes archéologiques laissent penser que Grosbliederstroff et ses environs étaient habités dès le paléolithique : découvertes[11] de dents (Hanweiler) et d’ossements (Spicheren, 1931) de mammouth ou d’éléphant (Cocheren, 1866), plusieurs armes en silex.

Celtes, Gallo-Romains et GermainsModifier

La présence des Celtes (Gaulois) est attestée dans la région de Grosbliederstroff, ensuite elle subit une romanisation intense et elle est desservie par une voie romaine. L'arrivée des Francs modifie le peuplement, dont le dialecte devient germanique.

Dans la forêt domaniale de Grosbliederstroff, il se trouve une des plus anciennes nécropoles des invasions barbares[12].

Sous les Francs, le village faisait partie de l’Austrasie. Ce bourg était au viiie siècle une villa appartenant à l’abbaye de Saint-Denis[1], plus tard il fit partie de la châtellenie de Sarreguemines et il en suivit la destinée[1].

Après le traité de Verdun (843), Grosbliederstroff est rattaché à la Francie médiane, puis au Saint-Empire romain germanique.

Au XIIIe siècle, l'église de Bliederstroff fut donnée à l’abbaye de Wadgassen par les comtes de Sarrebrück ; elle était une des cures de l'archiprêtré de Saint-Arnuald et avait pour annexes Petit-Bliederstroff, Cochling et Auersmacher[1].

Destructions, pesteModifier

Grosbliederstroff fut incendiée par les troupes d’Albert de Brandenbourg en 1553[13], puis détruite par l’armée Suédoise pendant la Guerre de Trente Ans. Ces destructions suivies par une épidémie de peste en 1637 firent considérablement chuter la population.

XVIIIe siècleModifier

Bliederstroff était une localité comprenant l’actuel village de Grosbliederstroff sur la rive gauche de la Sarre et de la ville de Kleinblittersdorf sur la rive droite. Les préfixes gros (en allemand : grand) et klein (en allemand : petit) n’ayant été introduits que lorsque le village a été divisé par une frontière. Ces préfixes ont tour à tour été francisés (préfixes 'petit’, 'grand’, 'le gros’) et germanisés ('gross’, 'klein’). La paroisse de Blittersdorf dépendait de l’abbaye des prémontrés de Wadgassen (Sarre) depuis 1253[14].

La chapelle Sainte-Croix fut probablement construite pendant les croisades bien que sa première mention écrite ne remonte qu’au XVIIe siècle.

L’église paroissiale telle qu’elle existe aujourd’hui – bâtie sur la base d’une chapelle – fut construite en 1745. Le presbytère, l’ossuaire, le cimetière (détaché de l’église) datent de la même époque : au XVIIIe siècle.

La population se remit à croître et Bliederstroff était une localité importante sur la Sarre.

En 1766, à la mort de Stanislas Leszczynski, dernier duc souverain de Lorraine, la Lorraine et le Barrois sont définitivement rattachés au royaume de France et Grosbliederstroff devient française, car territoire de l'abbaye.

En 1790, date de la création des départements, Grosbliederstroff sera rattachée au département de la Moselle. En 1792, poussée révolutionnaire jusqu'au Rhin, création du département de la Sarre dont la préfecture est fixée à Trèves, Sarrebruck devenant sous-préfecture.

Congrès de VienneModifier

Après la chute de Napoléon, le congrès de Vienne en 1815 et le deuxième traité de Paris, définissent une nouvelle frontière le long de la Sarre : cette frontière divise le village de Bliederstroff en deux et donne naissance aux deux localités indépendantes de Grosbliederstroff et Kleinblittersdorf, nouvelle commune rattachée à la Prusse.

1870-1919Modifier

Grosbliederstroff fut épargnée par la guerre de 1870-1871 contrairement aux localités voisines (particulièrement Spicheren). En 1871, à la suite de la proclamation du deuxième empire allemand, la commune et toute l’Alsace-Lorraine y est rattachée, conformément au traité de Francfort. Grosbliederstroff redeviendra officiellement française par le traité de Versailles en 1919.

Deuxième Guerre mondialeModifier

Grosbliederstroff se situant entre la frontière franco-allemande et la ligne Maginot, les habitants ont été évacués en Charente ; les mineurs ont été réaffectés dans les mines du Nord. De nombreux habitants ont été incorporés de force dans l’armée allemande (on les appelle les « malgré-nous »). Grosbliederstroff a été bombardée en 1944 et ne fut libérée que le par les 275th Trailblazers américains. Grosbliederstroff comptait une importante communauté juive (environ 300 personnes), beaucoup de ses membres furent déportés.

Depuis 1945Modifier

Le , l’Union européenne met en place la libre circulation des personnes dans l’espace Schengen. De nombreux Sarrois éliront alors domicile à Grosbliederstroff. Si l’on ajoute à cela, le fait que de nombreux habitants de la commune travaillent en Sarre, Grosbliederstroff fait dès lors partie de la banlieue de Sarrebruck.

En 1997, Grosbliederstroff est reliée à Sarrebruck par tramway via l’arrêt voisin de Kleinblittersdorf.

En 2007, la synagogue, qui n’était plus utilisée, est déclassée.

Rattachements géographiquesModifier

Pour mieux comprendre l’identité franco-allemande de Grosbliederstroff, voici une liste des rattachements géographiques successifs :

HéraldiqueModifier

Description du blason
  Blason Coupé ondé : au 1er de gueules à l'alérion d'argent, au 2e d'azur au foudre d'or.
Notes La partie supérieure représente un alérion du drapeau de la Lorraine ; la partie inférieure la foudre faisant référence à la centrale thermique. La séparation ondulée représente la rivière de la Sarre.
Statut Adopté le 7 juin 1951.

La ville est décorée de la croix de Guerre 1939-1945.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Le conseil municipal est composé de 23 membres (dont le maire). Il y a six adjoints.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1947 Pierre Adam SE  
octobre 1947 mars 1959 Joseph Fersing SE  
mars 1959 1970 Marcel Maurer SE  
1970 mars 1977 François Ammer SE  
mars 1977 juin 1995 Jean Jung SE  
juin 1995 mars 2008 Robert Allmang SE  
mars 2008 mai 2020 Joël Niederlaender PS Enseignant
8e vice-président de la CA Sarreguemines Confluences
mai 2020 En cours Pascal Weisslinger SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Depuis 2004, Grosbliederstroff a rejoint la communauté d’agglomération Sarreguemines Confluences (anciennement district de Sarreguemines).

FiscalitéModifier

En pourcentage de la valeur locative cadastrale.

Taxe 2007
foncière sur le bâti 21,30 %
foncière sur le non-bâti 68,69 %
sur les ordures ménagères 10,70 %
d'habitation 24,06 %
professionnelle 20,24 %

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[16].

En 2017, la commune comptait 3 303 habitants[Note 4], en diminution de 0,54 % par rapport à 2012 (Moselle : -0,28 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1861 1866 1871
1 1001 1841 3271 5792 1372 1262 0032 1151 873
1875 1880 1885 1890 1895 1900 1905 1910 1921
1 8651 8801 7511 9061 9612 2002 2922 4342 180
1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
2 2432 3192 3062 2472 7633 1083 2183 2793 163
1990 1999 2006 2007 2008 2013 2017 - -
3 0923 3343 3083 3053 3013 3303 303--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, environ 20 % (plus de 600 habitants) de la population de Grosbliederstroff est de nationalité allemande (principalement du fait de la proximité de Sarrebruck). La population de nationalité française est par contre en baisse.

ClimatModifier

Climat Grosbliederstroff
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −1 −1 2 4 8 11 13 13 10 7 2 0
Température maximale moyenne (°C) 3 4 9 13 18 21 23 23 19 14 7 4
Précipitations (mm) 54,4 42,1 38,6 38,1 46,5 49,3 50,6 40,3 39,7 52,9 59,9 61,3


TransportModifier

EnseignementModifier

  • École maternelle Blanche-Neige.
  • École primaire Erckmann-Chatrian.
  • Collège Val-de-Sarre.

L'ancienne école des filles, située dans la rue de l'Église face au monument aux morts, a été transformé en musée communal. L'ancienne école des garçons, devenue par la suite école Victor-Hugo et située à côté de la mairie est devenue l'Espace Victor-Hugo.

Lieux et monumentsModifier

Édifices religieuxModifier

  • Église paroissiale Saint-Innocent 1749, restaurée XIXe siècle : autels à grands retables avec statues de saints de prémontrés, chaire XVIIIe siècle richement sculptée, confessionnaux, grande croix XVIIIe siècle (travaux du sculpteur de l’abbaye, Guldner de Bérus). Elle renferme trois autels classés monuments historiques[18], [19].
  • Chapelle Sainte-Croix restaurée 1855 : 12 statues en bois XVIIIe siècle, œuvres de Guldner.
  • Synagogue créée en 1835, endommagée au cours de la Seconde Guerre mondiale, désaffectée en 1992[20].
  • Cimetière israélite créé en 1885.

Personnalités nées à GrosbliederstroffModifier

JumelagesModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • En été, l’émergence d’un banc de vase dans le cours de la Sarre a fait discuter de son appartenance territoriale ; des Allemands facétieux et inspirés par le carnaval de Sarreguemines l’ont proclamé en 1982 État libre, le plus petit du Monde (30 m²), et baptisé Carnevalis, le dotant même d’un timbre-poste, d’une université et d’un site Internet[23] ; le président-chancelier est domicilié à Kleinblittersdorf.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par ce testament, conservé aux Archives Nationales à Paris, Fulrad lègue des territoires situés dans les régions actuelles de Lorraine, de Sarre, d’Alsace, de Souabe et du Brisgau.
  2. Forme latinisée de Blithar, nom présent dans le gentilé des habitants (Blithariens).
  3. Prononciation de Marcel Adam dans la chanson Sommer 61, celle-ci figure sur l'album Gonz Elähn publié par le label Leico en 1996.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n o p et q M. Bouteiller, Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, rédigé en 1868 sous les auspices de la Société d'archéologie et d'histoire de la Moselle, Paris, Imprimerie nationale, p. 103.
  2. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. (de) Otto Huebner, Die Zolltarife aller Länder, Leipzig, Heinrich Huebner, 1852, p. 16
  4. M. Desroches, Recueil des tarifs des douanes de l'Europe, Paris, Firmin Didot frères, 1860, p. 41
  5. Amts-Blatt für den Bezirk Lothringen : Recueil officiel des actes administratifs du Département de la Lorraine pour 1878, Metz, Lothringer Zeitung, 1879
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : Volume II, formations non-romanes, Genève, Droz, 1991, p. 808
  7. (de) Max Besler, Die Ortsnamen des lothringischen Kreises Forbach, Forbach, R. Hupfer, , p. 21
  8. « Gonz el�hn - Adam Marcel : 1995 » [PDF], sur liederbrunne.com
  9. Cercle "Die Furbacher" - Histoire locale de Forbach no 62 - 2008
  10. entre Sarre & Blies, le journal de la Communauté d’Agglomération Sarreguemines Confluences, no 21, décembre 2009
  11. www.rouhling.net
  12. Grosbliederstroff
  13. http://www.agglo-sarreguemines.fr/sysmodules/RBS_fichier/admin/download.php?fileid=26
  14. La ville de Grosbliederstroff
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  18. Willkommen bei den Netz-Informationen von wadegotia.info
  19. Der Rosenkranzaltar von Großblittersdorf - ein barockes Kleinod an der mittleren Saar
  20. La synagogue de Grosbliederstroff
  21. Villa Hoën: incitation à la modernisation du village par l'électricité et l'eau courante bien avant d'autres villages.
  22. La centrale Thermique de Grosbliederstroff
  23. Willkommen an der Universität Mannheim