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Sarcus

commune française du département de l'Oise

Sarcus
Sarcus
La mairie-école.
Blason de Sarcus
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Oise
Arrondissement Beauvais
Canton Grandvilliers
Intercommunalité Communauté de communes de la Picardie Verte
Maire
Mandat
Yolande Cozette
2014-2020
Code postal 60210
Code commune 60604
Démographie
Population
municipale
264 hab. (2016 en diminution de 6,71 % par rapport à 2011)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 41′ 11″ nord, 1° 52′ 18″ est
Altitude Min. 163 m
Max. 214 m
Superficie 13,04 km2
Localisation

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Sarcus est une commune française située dans le département de l'Oise, en région Hauts-de-France (Nord-Pas-de-Calais-Picardie).

GéographieModifier

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Sarcus est un village rural du plateau picard, situé en Picardie historique, dans la partie nord-ouest de l'Oise, jouxtant le département de la Somme et desservi par l'ancienne route nationale 15bis. Il est à 34 km au nord de Beauvais et à 13 km au sud-est d'Aumale (Seine-Maritime).

Grande commune d'une superficie de 1 303 hectares, 81 ares et 72 centiares, soit plus de 13 km2, c'est un pays agricole, peu boisé[1]. Un petit bocage (courtils, « cortis » en picard, et herbages) entoure les abords du village. Sarcus avait douze mares communales jusqu'en 1950. Seules deux ont été conservées : le Trou à Sable (ech Treu à Sabe)[2], et la mare Manchonne (qui garde son nom picard). Les principaux bois sont les bois de Preuse (21 ha), de Cerisois (17 ha) et Liétaux (34 ha)[3]. Au-delà, la plaine domine, avec quelques bosquets, « boquets » ou « buquets » éparpillés. Le centre (la place, près de l'église) se trouve à 201 mètres au-dessus du niveau de la mer[4]. C'est un plateau d'où part la vallée du ruisseau des Évoissons, « chés Voéssons»[5]. Cette vallée se dirige vers les communes d'Élencourt, Daméraucourt puis le département de la Somme.

Hameaux et écartsModifier

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Sarcus a plusieurs hameaux et écarts : la Basse-Bucaille, la Haute-Bucaille, la Chaussée ou « el Queuchie » (en partie), le hameau de Grasse, Haleine (en partie), Hayon, le Moulin de Sarnois, le Petit-Sarcus ou « Ch'Tiot-Sertchu », le Moulin-Taillefer (détruit), La Viefville ou « el Vieuville » (chapelle et cimetière), Le Wallon (se prononce « Oualon »)[6].


HydrographieModifier

La source de Sarcus, qui alimente les Évoissons, appelée anciennement Voissons, rivière des Bréhaux ou de Saint-Pierre est intermittente[7]. Elle ne coule que tous les dix ou douze ans. Elle a coulé en abondance au cours de l'hiver 2000-2001 et jusqu'au printemps 2001, inondant les routes, en partant du Fond de la Bucaille et les Calais et passant par la Viefville. D'après la tradition orale, quand les Évoissons coulent à Sarcus, c'est l'annonce d'événements politiques graves en France ou dans le monde[8]. Cela semble s'être avéré exact en 2001[9].

ToponymieModifier

La toponymie est picarde mais elle a été francisée, surtout à partir du XIXe siècle.

Pour Sarcus, on trouve écrites les variantes Sarchus, Sarquiuz, Sarcoz aux XIIe et XIIIe siècles, Cercu en 1517, Saint-Pierre de Sarcus en Picardie et Sarcus-le-Grand au XVIIIe siècle[10].

Le nom de la commune est Sertchu en picard[11]. Il vient du bas-latin "sarcophagus", sarcophage, tombeau puis cercueil. Des sarcophages ont été trouvés au cimetière de La Viefville. L'ancien village de Sarcus se trouvait autour de ce cimetière[12].

HistoireModifier

Histoire des paysans et artisansModifier

Au milieu du Moyen Âge, les paysans se regroupent autour du château fort en bois, à La Viefville. Le seigneur prélève sur les récoltes et l'élevage, mais il leur doit aide et assistance en cas d'attaque. À la fin du XIIe siècle, un nouveau château fort en pierre est construit à moins d'un kilomètre de La Viefville. Elle prend ce nom de "Vieille ville" à cette époque. Des chaumières en bois et torchis - matériaux utilisés jusqu'au début du XXe siècle - se construisent à proximité du nouveau château fort sur le plateau[13].

Dès la fin du Moyen Âge, et peut-être avant, les paysans - hommes et femmes - exercent deux professions, l'une agricole, l'autre artisanale. L'hiver, pendant "chés courts-jours", ils peignent la laine, fabriquent des étoffes, préparent des serges, font des bas au métier[14].

Au XVIIe siècle, ils travaillent à l'aiguille. Au XVIIIe siècle, ils ont des métiers à tisser. C'est cette deuxième profession de "serger" ou "tisserand" qu'ils déclarent au curé de la paroisse chargé d'écrire les actes officiels (baptême, mariage, décès). Une véritable industrie se pratique alors à Sarcus et dans tous les villages du Beauvaisis et de l'Amiénois. "Sur le plateau qui séparait Amiens, Aumale et Beauvais, l'on trouvait bien plus de métiers à serge que de charrues[15]". Cette industrie se maintient à domicile, dans toutes les petites fermes, jusqu'au milieu du XIXe siècle. Des courtiers en tissus et grossistes achètent la production. Entre les deux Guerres mondiales, l'usine de Moliens fournit aux jeunes femmes de Sarcus des chaussettes à broder à domicile, vendues aux États-Unis. C'est aujourd'hui l'usine Kindy.

Histoire des quatre châteauxModifier

Le déplacement du village, de La Viefville à l'endroit actuel, date de la fin du XIIe siècle, lorsque sur la motte féodale,une fortification de bois construite les siècles précédents, entourée de murs en terre, a été abandonnée au profit d'un nouveau château fort en pierre, construit un peu plus loin sur le plateau. On distingue toujours cette motte au-dessus de La Viefville. Des fouilles archéologiques y ont été entreprises en 1987[16]. L'emplacement d'un "mur" d'enceinte en terre, sous forme d'épais talus, était encore bien visible dans les années 1950, dans l'herbage en contrebas, avant l'arasement du terrain transformé en terre de labour.

En même temps que le nouveau château fort de pierre sur le plateau, est construite une nouvelle église. Au cours des siècles, la paroisse s'étend - devient Sarcus-le-Grand - et les petites fermes s'échelonnent jusqu'à La Viefville. La dernière maison située près de La Viefville est détruite au début du XXe siècle.

Le château est totalement transformé dans le goût de la Renaissance entre 1520 et 1525 par Jean de Sarcus[17]. Le château Renaissance a accueilli Louis XIII en 1638 et Louis XIV au cours de l'un de ses voyages aux Pays-Bas[18] Ce bel édifice est rasé en 1833 par son dernier propriétaire, Gabriel de Grasse. La famille de Sarcus était partie s'installer au château de Bussy-Rabutin à la fin du XVIIIe siècle. Des vingt-deux arcades de la cour d'honneur du château de Sarcus, sept seront sauvées. Quatre se trouvent à Pouilly (Oise) et trois autres à Nogent-sur-Oise[19].[1]

 
Le château du XIXe siècle, sur la place du village.

Le château actuel a été construit au milieu du XIXe siècle par la famille Boulnois, devant les fondations de l'ancien château. Sarcus a donc connu quatre châteaux de styles différents en huit siècles[20].

La commune, instituée lors de la Révolution française, absorbe celle d'Élencourt, de 1826 à 1832[21].

Le village est desservi, à partir de 1875 par la gare de Brombos-Sarcus, située sur le territoire de Brombos, à quatre kilomètres environ du centre de Sarcus. Devenue simple halte à la fin des années 1950, l'arrêt est ensuite supprimé. L'ancienne gare, aujourd'hui maison privée, porte toujours l'inscription "Brombos-Sarcus".

À la fin de la Première Guerre mondiale, le château est la résidence du général Foch du 7 avril au 5 juin 1918. Son état-major ne loge pas au château mais dans la propriété du docteur Hémet, quelques centaines de mètres plus loin. "L'accord de Beauvais" a confié à Foch la direction stratégique des opérations sur le front occidental le 3 avril 1918[22],

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune se trouve dans l'arrondissement de Beauvais du département de l'Oise. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la deuxième circonscription de l'Oise.

Elle a été le chef-lieu d'un canton de Sarcus de 1793 à 1801, avant d'intégrer cette année là le canton de Grandvilliers[21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, où la commune est toujours intégrée, s'agrandit et passe de 23 à 101 communes.

IntercommunalitéModifier

La commune est membre depuis 1997 de la communauté de communes de la Picardie verte, qui succède à plusieurs SIVOM, dont celui de Grandvilliers auquel elle adhérait déjà.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1958[23] après 1958 Cénès Laignier    
Les données manquantes sont à compléter.
1986[24] 2014 Xavier Boulnois SE  
mars 2014 En cours
(au 4 avril 2018)
Yolande Cozette[25]   Exploitante agricole

DémographieModifier

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[27].

En 2016, la commune comptait 264 habitants[Note 1], en diminution de 6,71 % par rapport à 2011 (Oise : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
625584632667790657653648649
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
615579555532535506504509479
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
443403414313342337318378346
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
351274272200212260265275267
2016 - - - - - - - -
264--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (22,5 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 27 %, 15 à 29 ans = 12,8 %, 30 à 44 ans = 18,4 %, 45 à 59 ans = 22,7 %, plus de 60 ans = 19,1 %) ;
  • 48,7 % de femmes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 12,7 %, 30 à 44 ans = 23,9 %, 45 à 59 ans = 14,9 %, plus de 60 ans = 26,1 %).
Pyramide des âges à Sarcus en 2007 en pourcentage[29]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90  ans ou +
0,7 
9,2 
75 à 89 ans
12,7 
9,9 
60 à 74 ans
12,7 
22,7 
45 à 59 ans
14,9 
18,4 
30 à 44 ans
23,9 
12,8 
15 à 29 ans
12,7 
27,0 
0 à 14 ans
22,4 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[30]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Pierre et Saint-Paul
  • L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XVIe siècle) , avec son clocher de 42 m de hauteur (XVIIe siècle)[31], le plus haut du canton, et ses fonts baptismaux du XVIe siècle[32].
  • Chapelle Notre-Dame de La Viefville, dans le cimetière, "brique et pierre", en partie du XVIe s., remaniée aux XVIII et XIXe s., restaurée en 2018[33].
  • La croix de La Viefville (XVIe siècle), abattue en 1793 et rétablie en 1852[34].
  • Le monument aux morts de 1914-1918.
  • Les stèles de deux soldats fusillés pour l'exemple à Sarcus au cours de la Première Guerre mondiale, celle du caporal Sylvestre Marchetti, inaugurée le 25 novembre 2010, et celle du soldat Julien Lançon, inaugurée le 18 octobre 2016[35].
  • Le château et son jardin (XIXe siècle)[36] (privé).
  • La mairie-école, inaugurée en 1910, en remplacement de l'ancienne école.
  • La fontaine Wanamaker, inaugurée en 1935.
  • La ferme du Wallon, manoir du XVIIe siècle transformé en ferme aux XVIIIe et XIXe siècles[37] (privé).
  • La propriété dite du Docteur Hémet, où logeait l'état-major de Foch en avril-mai 1918 (privé).

Le picard et la tradition, vie culturelleModifier

Le picard était la langue couramment parlée par les habitants de Sarcus, jusque dans les années 1960[38].

Actuellement, des expressions ou tournures picardes sont encore employées dans la conversation en français, exemples : un tiot (un petit), chés herbages (les prés), du hour (du houx), un borne (une borne), un poute (une poutre), unhne noque (une gouttière), un boquillon (un bûcheron), unhne badrèye ou badrée (une tarte, flan), roudrouiller (travailler en musardant), déwoègner (disjoindre), décraper (nettoyer), peut qu'manquer (de toute façon), unhne rude panche (un gros ventre), i n'n est ch'qu'i n'n est (c'est ainsi), nom dé zeu ! (juron), etc.[39]

La tradition orale a transmis le blason populaire "Chés gueux glorieux d'Sertchu" (Les gueux glorieux de Sarcus)[40], "glorieux" ayant le sens de "fier" en picard. Ce surnom (suplitchet) vient vraisemblablement du fait que Sarcus était une commune enviée par les habitants des paroisses voisines. Il y avait un château renommé, un notaire royal, un relais de poste et le pays était traversé par la route royale Beauvais / Saint-Valéry (ancienne voie romaine). Les paysans et artisans étaient actifs, la population importante (environ 700 habitants avant la Révolution). Sarcus avait une vie culturelle indépendante. Encore avant 1914, une chorale et une petite troupe de théâtre, se produisaient régulièrement. Dans les années 1920-1930, un groupe de jeunes filles jouait des pièces de théâtre et des opéras.

Un gâteau traditionnel picard à SarcusModifier

Il existe un gâteau traditionnel picard. À l'origine, il n'est pas exclusif de Sarcus, mais sa recette s'est peut-être transmise là plus qu'ailleurs. On l'appelle « badrèye », « badrée », « tarte àl badrèe » ou « flan àl badrèe ». C'est un flan qui était préparé avec uniquement les produits de la ferme à l'occasion des fêtes[41].

Personnalités liées à la communeModifier

 
La fontaine Wanamaker.
  • Jean, seigneur de Sarcus (vers 1478 - 5 décembre 1537), capitaine-général des légionnaires de Picardie, conseiller du roi François Ier, défend en 1512 la ville de Thérouanne contre les Anglais, fait bâtir en 1523 le château de style Renaissance. Il est le père de François de Sarcus, évêque du Puy-en-Velay, et le cousin-germain d'Anne de Pisseleu, duchesse d'Etampes[42].
  • Baron Louis Jacques François Boulnois, général du Premier Empire.
  • Louis Maximilien Gellée, né à Sarcus en 1798, mort à Beauvais en 1854, prêtre philanthrope, "curé des pauvres" à Beauvais, candidat à la députation en 1848. La chapelle du cimetière de Beauvais a été édifiée par souscription publique, en 1856, pour lui servir de sépulture. Il est inhumé dans la crypte. Une rue de Beauvais porte son nom, côté portail nord de la cathédrale[43].
  • Rodman Wanamaker (1863-1928), homme d'affaires et philanthrope américain de Philadelphie, défenseur des Indiens, protecteur des arts, "citoyen honoraire et bienfaiteur de la commune de Sarcus", commandeur de la Légion d'honneur. Une rue du village porte son nom, ainsi qu'une fontaine inaugurée le 28 avril 1935, près de la mairie-école. Il est notamment le donateur de cette mairie-école imposante, en brique et pierre avec fronton aux armes de Sarcus, inaugurée en 1910, et a financé l'adduction d'eau dans le village peu de temps avant sa mort. Il tenait ainsi à honorer sa femme dont il était très amoureux, née Henry, et son beau-père originaire de Sarcus[44],[45].
  • François Beauvy, né le 16 juin 1944 à Sarcus, écrivain[46], docteur ès lettres de l'Université de Paris X - Nanterre[47].

HéraldiqueModifier

Les armes de Sarcus se blasonnent ainsi :

De gueules au sautoir d’argent cantonné de quatre merlettes de même. Le blason se tient entre des tenants : deux anges, et il est surmonté d'une couronne de marquis. Il peut se voir complet au château de Bussy-Rabutin où les Sarcus se sont installés à la fin du XVIIIe siècle. Il apparaît également complet sur le fronton de la mairie-école de Sarcus[48].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, publié dans l'Annuaire statistique et administratif du département de l'Oise, Beauvais, 1840, 115 p.
  • Armand-Gustave Houbigant, Notice sur le portique dit de Sarcus existant à Nogent-les-Vierges et faisant partie de l'habitation de M. Houbigant, Beauvais, dans Mémoires de la Société académique, 1858, p. 369-398.
  • A.-G. Houbigant, Notice sur le château de Sarcus tel qu'il devait être en 1550, Beauvais, dans Mémoires de la Société académique, tome IV, 1859, p. 158-220.
  • A.-G. Houbigant, Réponse aux critiques faites par M. Paul Lacroix de deux notices sur le château de Sarcus, Paris, Henri Plon, 1860, 30 p.
  • L. Meister, Epigraphie du canton de Grandvilliers, Beauvais, dans Mémoires de la Société académique, tome XX, troisième partie, 1909, p. 811-846.
  • Maréchal Foch, Mémoires pour servir à l'Histoire de la Guerre de 1914-1918, Paris, Librairie Plon, 1931, tome second.
  • Lucien Tesson, L'Abbé Gellée, notice de 9 p. et Anniversaire de la Révolution de 1848, catalogue de l'exposition de l'Abbé Gellée, 8 p., Beauvais, Imprimerie moderne du Beauvaisis, 1948.
  • Emile Lambert, Les 697 communes du département de l'Oise, leurs dépendances, les lieux détruits, Creil, Librairie Queneutte, 1953, 128 p.
  • Pierre Goubert, Cent mille provinciaux au XVIIe siècle - Beauvais et le Beauvaisis de 1600 à 1730, Paris, Flammarion, 1968, 439 p.
  • Émile Lambert, Toponymie du département de l'Oise, Amiens, Musée de Picardie, 1963, 547 p.
  • François Beauvy, Lexique picard de Sarcus, Amiens, collection Eklitra, 1981, 64 p.
  • Émile Lambert, Dictionnaire topographique du département de l'Oise, Amiens, Musée de Picardie, 1982, 623 p.
  • François Beauvy, Pékavi, 15 nouvelles en picard du Beauvaisis (livre bilingue) dont 7 se déroulent à Sarcus, Amiens, collection Éklitra, 1985, 125 p.
  • Bernard Petit, "Fouilles du puits de la motte féodale de Sarcus (Oise), dans Bulletin de recherches et d'études de la céramique du Beauvaisis n° 10 de 1988, p. 161-179.
  • François Beauvy, Dictionnaire picard des parlers et traditions du Beauvaisis, Amiens, collection Éklitra, 1990, 359 p.
  • François Beauvy, "Feusillè por ll'ampe/ Fusillés pour l'exemple" (à Sarcus), dans Acoute, min tiot (livre bilingue), p. 106-111, Beauvais, Awen, 2006 et 2007.
  • Joseph Cipriani et Jean-Claude Flament, Le Chemin de l'enfer / A Strada di l'infernu, récit à la mémoire de Sylvestre Marchetti et Julien Lançon fusillés pour l'exemple le 22 octobre 1916 (à Sarcus), 20229 Nucariu (Corsica), Éd. Cismonte è Pumonti, 2010, 103 p.
  • Général André Bach, Justice militaire, 1915-1916, Paris, Éd. Vendémiaire, 2013, p. 455-480.
  • François Beauvy, À l'ombre de Jules Ferry , roman d'écoliers beauvaisiens de l'après-guerre (dont 2 chapitres se déroulent à Sarcus, p. 89-109), Trosly-Breuil, Au Poney économe (Éd. du Trotteur ailé), 2014.
  • François Beauvy, Contes de ma mère l'Oise, nouvelles en picard du Beauvaisis dont 3 se déroulent à Sarcus (bilingue avec CD en picard), Amiens, Éd. de la Librairie du Labyrinthe, 2015, 165 p.
  • Jean-Claude Flament et Hervé Lançon, Julien Lançon dans l'enfer de 14-18, fusillé pour l'exemple en 1916 (à Sarcus), Tarascon, Presses de la Tarasque, 2016,125 p.

FilmographieModifier

Mme Jackie Poggioli, Fucilati in prima ligna / Fusillés en première ligne, film documentaire (2011) sur les Corses fusillés pour l'exemple au cours de la Première Guerre mondiale, dont Sylvestre Marchetti, fusillé à Sarcus le 22 octobre 1916 (you tube).

Festival : Sarcus FestivalModifier

Le nom du village fait également écho au Sarcus Festival crée en 2016 dans la commune.

L'édition 2017 a eu lieu au Moulin de Gambais dans les Yvelines (78), fin Septembre.

L'édition 2018 a lieu du 28 au 30 septembre sur le domaine de 5 hectares de l'Abbaye de la Clarté-Dieu (Saint-Paterne) (protégée par l'UNESCO).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, page 66
  2. François Beauvy, Dictionnaire picard des parlers et traditions du Beauvaisis, p. 292.
  3. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, page 93
  4. Carte IGN, « Poix, numéros 5-6 », 25 000e,‎
  5. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, p. 3.
  6. Emile Lambert, Les 697 communes du département de l'Oise, leurs dépendances, les lieux détruits, page 109
  7. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, page 3
  8. François Beauvy, Dictionnaire picard des parlers et traditions du Beauvaisis, p. 262 et 302.
  9. Attentat du 11 septembre 2001 aux États-Unis.
  10. Émile Lambert, Toponymie du département de l'Oise, p. 178.
  11. François Beauvy, Lexique picard de Sarcus, p. 52.
  12. Émile Lambert, Dictionnaire topographique du département de l'Oise, p. 598.
  13. François Beauvy, "Sarcus, ses châteaux et ses gueux glorieux", dans Le Bonhomme picard du 12 septembre 1991.
  14. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, p. 66.
  15. Pierre Goubert, Cent mille provinciaux au XVIIe siècle - Beauvais et le Beauvaisis de 1600 à 1730, p. 150.
  16. Bernard Petit, Fouille du puits de la motte féodale de Sarcus (Oise).
  17. A.-G. Houbigant, Notice sur le château de Sarcus tel qu'il devait être en 1550, p. 176 et s.
  18. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, p. 63.
  19. A.-G. Houbigant, Notice sur le portique dit de Sarcus existant à Nogent-les-Vierges, p. 373 et s.
  20. François Beauvy, "Sarcus, ses châteaux et ses gueux glorieux", dans Le Bonhomme picard du 12 septembre 1991
  21. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Maréchal Foch, Mémoires pour servir à l'histoire de la Guerre de 1914-1918, tome second, p. 38 et s. : "l'accord de Beauvais"
  23. « Noces de diamant. Paulette et Bernard Laloup se sont mariés en 1958 : Paulette et Bernard Laloup ont unis leur destin en 1958 à la mairie de Sarcus. Ils sont retournés à la mairie du village saixante ans plus tard », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3492,‎ , p. 10.
  24. Nathalie Codevelle, « Sarcus : Xavier Boulnois quitte la commune », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3273,‎ , p. 8
  25. « Yolande Cozette succède à Xavier Boulnois », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers, no 3283,‎ , p. 11
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  29. « Évolution et structure de la population à Sarcus en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  30. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 novembre 2010)
  31. Louis Graves, Précis statistique sur le canton de Grandvilliers, p. 64.
  32. Notice no PM60001520, base Palissy, ministère français de la Culture
  33. Jérémie Longuet, « Sarcus : priés de vendre le presbytère pour rénover la chapelle : La commune a mis en vente les lieux pour 120 000 €. L’argent doit permettre la rénovation de la chapelle qui tombe en ruine », Le Parisien, édition de l'Oise,‎ (lire en ligne, consulté le 4 octobre 2017).
  34. L. Meister, Mémoires de la Société académique de l'Oise, tome XX, 3e partie, p. 828.
  35. Le Parisien du 19 octobre 2016, édition de l'Oise, p. IV : "Un fusillé pour, l'exemple exhumé cent ans après ; Courrier picard du 19 octobre 2016, p. 9: "Épilogue pour les fusillés de Sarcus". Antérieurement : Courrier picard du 11 novembre 2003, p. 40 : "Deux croix de bois à Sarcus".
  36. Notice no IA60001484, base Mérimée, ministère français de la Culture
  37. Notice no PA00114986, base Mérimée, ministère français de la Culture
  38. François Beauvy, A l'ombre de Jules Ferry, pages 89-109
  39. François Beauvy, Lexique picard de Sarcus.
  40. François Beauvy, Pékavi, p. 86-91.
  41. François Beauvy, Dictionnaire picard des parlers et traditions du Beauvaisis, p. 51, 119 et 280.
  42. A.-G. Houbigant, Notice sur le château de Sarcus tel qu'il devait être en 1550, p. 158 et s.
  43. Lucien Tesson, L'abbé Gellée.
  44. Réf. Archives départementales de l'Oise, série des dons et legs
  45. Arnaud Brasseur, « Sur les pas de Rodman Wanamaker en 1910 : Un siècle après son passage à Sarcus, la trace de Rodman Wanamaker est toujours visible dans le village », Le Bonhomme picard, édition de Grandvilliers,‎ , p. 9.
  46. Dictionnaire des littératures française et étrangères, Paris, Ed. Larousse, 1985 et 1992, p. 1212.
  47. Journal Le Monde du 7 mars 2003, p. 27.
  48. Comte de Sarcus, "Généalogie de Sarcus depuis le XIIIe siècle", dans Notice historique et descriptive sur le château de Bussy-Rabutin, Dijon, imp. Tricault, 1854, p. 20-26)