Saint-Germain-Laprade

commune française du département de la Haute-Loire

Saint-Germain-Laprade
Saint-Germain-Laprade
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Haute-Loire
Arrondissement Le Puy-en-Velay
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay
Maire
Mandat
Guy Chapelle
2020-2026
Code postal 43700
Code commune 43190
Démographie
Gentilé Saint-Germinois[1]
Population
municipale
3 597 hab. (2020 en augmentation de 1,44 % par rapport à 2014)
Densité 128 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 02′ 20″ nord, 3° 58′ 12″ est
Altitude Min. 601 m
Max. 920 m
Superficie 28,09 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Le Puy-en-Velay
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Puy-en-Velay-3
Législatives Première circonscription
Localisation
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Saint-Germain-Laprade
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Saint-Germain-Laprade

Saint-Germain-Laprade est une commune française située dans le département de la Haute-Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

GéographieModifier

La commune de Saint Germain Laprade s'étend sur 2 811 hectares du pied du Meygal aux portes du Puy-en-Velay. Par rapport aux autres villes, elle se situe, à 9 km du Puy-en-Velay, 75 km de Saint-Étienne et 132 km de Clermont-Ferrand. Son altitude moyenne avoisine les 677 mètres (altitude minimale 601 mètres - altitude maximale 920 mètres).

LocalisationModifier

Représentations cartographiques de la commune
 
  Mairie
 
Carte OpenStreetMap
 
Carte topographique
 
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

La commune de Saint-Germain-Laprade se trouve dans le département de la Haute-Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes[I 1].

Elle se situe à 9 km par la route[Note 1] du Puy-en-Velay[2], préfecture du département.

Les communes les plus proches[Note 2] sont[3] : Blavozy (2,2 km), Brives-Charensac (3,5 km), Saint-Étienne-Lardeyrol (4,5 km), Lantriac (5,0 km), Saint-Pierre-Eynac (5,2 km), Le Monteil (5,2 km), Arsac-en-Velay (5,7 km), Chaspinhac (5,7 km).

Hameau de Fay-la-TriouleyreModifier

Fay-la-Triouleyre est un village situé sur la commune de Saint-Germain-Laprade. Le village de Fay-la-Triouleyre est situé en bordure de la RN 88 à 3,5 km du centre du bourg de Saint-Germain-Laprade et à 5 km du Puy-en-Velay. Le village est entouré à l'ouest par le plateau de la Chaud, au nord par la vallée de la Sumène et au sud par le mont Brunelet.

La première référence à ce village est faite par les moines de l'abbaye de Doue en 1216 sous le nom de « Faet »[4].

Scipion-Sidoine-Apollinaire-Gaspard-Armand XX, marquis de Polignac et de Chalencon (1660-1739) cède ses droits seigneuriaux sur son fief de Fay-la-Triouleyre à la Chartreuse de Brives par un acte du 24 févr. 1693[5].

Démographie de 'Fay-la-Triouleyre
Date Population de Fay-la-Triouleyre[6] Population commune de Saint-Germain-Laprade Part de la population de Fay-la-Triouleyre dans la population de la commune (%)
1806 346 1924 18,0
1820 321 1785 18,0
1846 364 2610 13,9
1851 340 2450 13,9
1856 326 2464 13,2
1861 317 2604 12,2
1866 324 2607 12,4
1872 326 2620 12,4
1876 339 2679 12,7
1881 329 2611 12,6
1886 333 2663 12,5
1901 325 1792 18,1
1911 302 1760 17,2
1921 252 1601 15,7
1926 232 1570 14,8
1931 227 1514 15,0
1936 201 1403 14,3

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Saint-Germain-Laprade est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 3],[7],[I 2],[8].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 59 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,8 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (70 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (41,6 %), zones agricoles hétérogènes (25,2 %), forêts (23,6 %), zones urbanisées (6,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2,8 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Habitat et logementModifier

En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 1 626, alors qu'il était de 1 511 en 2013 et de 1 405 en 2008[I 5].

Parmi ces logements, 90,3 % étaient des résidences principales, 3 % des résidences secondaires et 6,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 94,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 5,6 % des appartements[I 6].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Germain-Laprade en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (3 %) inférieure à celle du département (16,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 80,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (80,5 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 7].

Le logement à Saint-Germain-Laprade en 2018.
Typologie Saint-Germain-Laprade[I 5] Haute-Loire[I 8] France entière[I 9]
Résidences principales (en %) 90,3 71,5 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 3 16,1 9,7
Logements vacants (en %) 6,7 12,4 8,2

ToponymieModifier

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Si furent trouvées des traces d'occupation magdaléniennes dans la Grotte rouge du mont Brunelet, aujourd'hui sur la commune de Brives-Charensac, rien n'indique une quelconque présence préhistorique sur le territoire de Saint-Germain-Laprade, ni même une implantation Gauloise.

De l'époque gallo-romaine furent trouvés certains éléments qui laissent présumer la création du village : le tracé de la voie romaine Anicium - Valentia ou Acunum; de nombreux fragments de poteries; des monnaies; une stèle; le soubassement du clocher de l'église constitué d’éléments d’un temple antique.

Moyen ÂgeModifier

Le village tire son nom d’un des deux saints, Germain d'Auxerre (384-448) ou Germain de Paris (496-575). Laprade désigne une étendue de prés.

La première mention de l'église apparaît en 1164, mais sa construction a dû commencer vers 976[10], et s’est faite ensuite en plusieurs étapes : à la structure primitive romane fut ajouté à la fin du XIVe siècle deux chapelles latérales gothiques, puis au début du XVIe siècle deux chapelles au Nord. Eurent lieu encore de nombreuses et importantes transformations : en 1755, en 1772, au XIXe siècle, et encore au XXe siècle.

En 976, sous l’épiscopat de Guy d'Anjou et dans le cadre du mouvement spirituel et social de la Paix de Dieu, se tint dans une prairie aux abords de Laprade un "Plaid" (assemblée de justice), qui imposa la paix à des seigneurs toujours en guerre[11].

En 1138 est fondée l' abbaye de Doue. Occupée par l’ordre des Prémontrés, elle connut plusieurs siècles de prospérité, mais est pillée lors de la guerre de Cent Ans par le "routier" Seguin de Badefol. Lors des guerres de Religion elle est sommairement fortifiée et subit des combats entre partisans de la Ligue catholique et soutiens du roi Henri IV, en [12]. Elle est de nouveau pillée à la Révolution[réf. nécessaire]. Diverses restaurations ont permis de la sauver de la ruine.

Une baronnie fut créé au XIIe siècle, et diverses familles furent seigneurs du lieu : les de Turenne, de Poinsac, de Morgues, de Clérico.

En 1217, l'évêque du Puy Robert de Mehun est assassiné par Bertrand de Cayres près du village. Son corps est inhumé dans l'église abbatiale de Doue.

Un château est bâti au XVe siècle à l'écart du bourg, l'imposant du Villard[13]. Est aussi bâtie à la même époque une maison-forte dans le village. Tous deux seront plusieurs fois restaurés ou remaniés.

Les HospitaliersModifier

En 1159, Guichard de Saint-Germain fit don de sa dépendance de Pébellit aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem de la commanderie Saint-Jean du Puy, celle-ci appartenant auparavant aux Lépreux de Brives[14],[15]. Ce fut toujours une annexe qu'on retrouve ensuite parmi les possessions de la commanderie de Devesset[16].

De la Renaissance à aujourd'huiModifier

Comme déjà vu dans le chapitre précédent, le village connut les tourments des guerres de Religion, surtout lors de la huitième (1585-1598), la ville du Puy ayant été un des bastions de la Sainte Ligue, soutenant une lutte acharnée qui eut des répercussions dans tout le Velay.

Le château du Villard fut le théâtre de combats en 1590, sa garnison dirigée par Gabriel de Morgues étant passée au fil de l'épée.

Saint-Germain-la-Prade (ce nom lui est donné en 1801[17]. Avant cela, c'est un peu flou, entre "La Prade", "Laprade", "Saint-Germain".) devient commune en 1790, et fait partie du département nouvellement créé de Haute-Loire. Plusieurs villages sont intégrés à la municipalité : Fay-la-Triouleyre, Marnhac, Noustoulet, Servissac, le Pin, les Pandraux. L'un d'eux, Blavozy, quitte cette union à la fin du XIXe siècle pour s’ériger en commune indépendante.

Depuis 1906 y est produit la Maurin Quina (en), alcool emblématique de Haute-Loire avec la Verveine du Velay 55 Pagès.

Soixante-six enfants de la municipalité sont tombés au champ d'honneur lors de la Première Guerre mondiale, sept lors de la seconde. Deux monuments aux morts rappellent ce lourd bilan. Un troisième, au lieu-dit Peyrard, témoigne que le trois résistants furent abattus là par la Wehrmacht.

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Saint-Germain-Laprade est membre de la communauté d'agglomération du Puy-en-Velay[I 10], un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Le Puy-en-Velay. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[18].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement du Puy-en-Velay, au département de la Haute-Loire, en tant que circonscription administrative de l'État, et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[I 10].

Sur le plan électoral, elle dépend du canton du Puy-en-Velay-3 pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[I 10], et de la première circonscription de la Haute-Loire pour les élections législatives, depuis le redécoupage électoral de 1986[19].

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Jean-Paul Peyrelon    
1947 1971 François Gippet    
1971 2001 Augusta Badiou    
2001 2014 Daniel Exbrayat    
2014 avril 2021
(démission)
André Cornu Gauche
écologique
Enseignant en électrotechnique
Conseiller départemental (2015-2021)
mai 2021 En cours Guy Chapelle Gauche
écologique
 
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

La commune de Saint Germain Laprade est jumelée avec :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[20]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[21].

En 2020, la commune comptait 3 597 habitants[Note 5], en augmentation de 1,44 % par rapport à 2014 (Haute-Loire : +0,41 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1181 9222 0062 3342 1842 4692 5202 6102 450
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5642 6042 6072 6202 6792 6112 6632 6891 913
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8211 8141 7601 6101 5121 5221 4051 2241 187
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 1351 1661 4912 1692 7392 9923 3253 4383 611
2020 - - - - - - - -
3 597--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 33,5 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 24,9 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 851 hommes pour 1 802 femmes, soit un taux de 50,67 % d'hommes, légèrement supérieur au taux départemental (49,13 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 11]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
1,0 
4,7 
75-89 ans
6,9 
18,1 
60-74 ans
18,6 
22,6 
45-59 ans
24,4 
17,3 
30-44 ans
19,2 
16,1 
15-29 ans
13,4 
20,8 
0-14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département de la Haute-Loire en 2018 en pourcentage[I 12]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,4 
75-89 ans
11,6 
19,7 
60-74 ans
19,6 
21,6 
45-59 ans
20,5 
17,2 
30-44 ans
16,4 
15,3 
15-29 ans
13,4 
17,4 
0-14 ans
16,1 

Manifestations et évènementsModifier

ÉconomieModifier

Longtemps largement rurale, la commune connait un renouveau économique à partir des années 1970. En effet, il est décidé de concert avec la commune voisine de Blavozy l'installation d'une zone industrielle qui deviendra la ZI Laprade et voit l'arrivée de l'entreprise Michelin. À cet endroit, se trouve aussi la distillerie de la Verveine du Velay. Actuellement, la zone compte une soixantaine d'entreprises, dont le spécialiste des céréales en agriculture biologique Celnat, ou l'entreprise pharmaceutique Fareva (ex-C.C.M.S.D.) (200 p.)[24].

RevenusModifier

En 2018, la commune compte 1 468 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 3 725 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 22 520 [I 13] (20 800  dans le département[I 14]). 52 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 7] (42,8 % dans le département).

EmploiModifier

Taux de chômage
Division 2008 2013 2018
Commune[I 15] 6 % 4 % 5 %
Département[I 16] 6,3 % 7,7 % 7,7 %
France entière[I 17] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 2 344 personnes, parmi lesquelles on compte 75,4 % d'actifs (70,4 % ayant un emploi et 5 % de chômeurs) et 24,6 % d'inactifs[Note 8],[I 15]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction du Puy-en-Velay, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 18]. Elle compte 1 517 emplois en 2018, contre 1 517 en 2013 et 1 287 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 662, soit un indicateur de concentration d'emploi de 91,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,9 %[I 19].

Sur ces 1 662 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 384 travaillent dans la commune, soit 23 % des habitants[I 20]. Pour se rendre au travail, 94,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,5 % les transports en commun, 2,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,3 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 21].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Liste des sites inscrits ou classés à Saint-Germain-Laprade :

  • Château du Bourg : portail d'entrée, façades et toitures, cuisine avec sa cheminée au sous-sol, grand salon avec son décor, salle à manger avec son décor de toiles au premier étage.
  • Vestiges de l'église de l'ancienne abbaye de Doue y compris la dalle d'enfeu portant sur une épitaphe et encastrée dans l'abside, et la chapelle Sainte-Catherine, ainsi que le sol de l'ancienne emprise de l'abbaye.
  • Ancienne abbaye de Doue : parties suivantes des bâtiments conventuels : aile est, y compris la salle capitulaire et la pièce aux lambris peints ; aile sud, y compris le grand salon lambrissé et la chambre à alcôve dite de l'abbé.
  • Église Saint-Germain.
  • Château du Villard, façades et toitures de l'ensemble des bâtiments (à l'exclusion de la façade du XIXe siècle) ainsi que le mur de clôture avec son portail.

CulteModifier

  • Église évangélique Bonne Nouvelle[25].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Guy d'Anjou (- mort en 996), l'un des principaux inventeurs de la paix de Dieu. Il embrasse la carrière monastique. Devenu évêque du Puy, il dirige les plaids de Laprade (vers 975-980) et de Saint-Paulien dit « du Puy » (vers 993/994).
  • Mathieu de Morgues (1582-1670), dit sieur de Saint-Germain, né à Saint-Germain-Laprade[26], est un pamphlétaire français[27].
  • Jean-François Régis (né en 1597 - mort en 1640), jésuite missionnaire des campagnes et en particulier de l'Ardèche. Canonisé en 1737, il est fêté le . Saint Jean-François Régis est le patron des Jésuites de la province de France. Le deuxième cimetière de Saint-Germain-Laprade porte son nom en son hommage, il fut terminé en 1997.
  • Le Dr Claude Auguste Reynaud (1804-1878) a acheté le château du Villard vers 1860. Il y accueillera Émile Reynaud (voir ci-dessous), fils de son cousin germain, et sa mère devenue veuve.
  • Émile Reynaud, (né en 1844 - mort en 1918) - photographe, dessinateur et enseignant français, inventeur du praxinoscope, du théâtre optique, du dessin animé non-cinématographique et précurseur du cinéma. Il étudia dans la bibliothèque du château du Villard, village de la commune. La salle amphithéâtre du Centre culturel municipal de Saint-Germain-Laprade porte son nom en son honneur, elle a été inaugurée en présence de ses descendants en .
  • Victor Constant (né en 1869 - mort en 1965), homme politique français devenu conseiller municipal du Puy-en-Velay et conseiller d'arrondissement en 1904. Il s'investit pleinement dans la vie politique et sociale, devenant 'vice-président du Syndicat départemental des liquides, administrateur du journal L'Avenir de la Haute-Loire; il était aussi chef du Parti républicain libéral du Puy-en-Velay et président de l'œuvre des conférences populaires. Il devient maire de Saint-Germain-Laprade en 1908 jusqu'en 1929.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. La distance est mesurée entre chefs-lieux de communes par la voie routière et évaluée à l'aide d'un calculateur d'itinéraires.
  2. Les distances sont mesurées entre chef-lieux de communes à vol d'oiseau.
  3. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  6. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  7. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  8. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

RéférencesModifier

Site de l'InseeModifier

  1. « Métadonnées de la commune de Saint-Germain-Laprade » (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  5. a et b « Chiffres clés - Logement en 2018 à Saint-Germain-Laprade » (consulté le ).
  6. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Saint-Germain-Laprade - Section LOG T2 » (consulté le ).
  7. « Chiffres-clés - Logement en 2018 à Saint-Germain-Laprade - Section LOG T7 » (consulté le ).
  8. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la Haute-Loire » (consulté le ).
  9. « Chiffres clés - Logement en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  10. a b et c « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Saint-Germain-Laprade » (consulté le ).
  11. « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Saint-Germain-Laprade (43190) », (consulté le ).
  12. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Haute-Loire (43) », (consulté le ).
  13. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Saint-Germain-Laprade » (consulté le ).
  14. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans la Haute-Loire » (consulté le ).
  15. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Saint-Germain-Laprade » (consulté le ).
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Autres sourcesModifier

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  5. Le nobiliaire du Velay et de l'ancien diocèse du Puy sur Gallica.
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  10. Site internet www.catholique-lepuy.fr __"Église de Saint-Germain-Laprade".
  11. Son millénaire a été célébré en 1987 par un spectacle historié non loin du lieu d’origine. Plusieurs centaines de villageois y ont participé devant près de 2000 spectateurs.
  12. Site internet zogotounga.free.fr __"Chronologie Vellave".
  13. Site internet https://monumentum.com __"Château du Villard à Saint-Germain-Laprade". Le site internet stgermainlaprade.free.fr avance de nombreuses informations historiques qui semblent fausses au vu d'autres données compulsées ici où là. Ainsi, sur ce site il est écrit que le château date du XIIe siècle, mais cette information ne paraît nulle part ailleurs.
  14. Cubizolles 2005, p. 181.
  15. Augustin Chassaing, Cartulaire des Hospitaliers (ordre de Saint-Jean de Jérusalem) du Velay, (lire en ligne), p. XXVIII-XXIX.
  16. Chassaing 1888, p. VIII.
  17. Site internet www.annuaire-mairie.fr __"Ville de Saint-Germain-Laprade".
  18. « communauté d'agglomération du Puy-en-Velay - fiche descriptive au  », sur la Base nationale sur l'intercommunalité (consulté le ).
  19. « Découpage électoral de la Haute-Loire (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  20. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  21. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  24. https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/haute-loire/puy-velay/comment-une-usine-de-haute-loire-produit-des-principes-actifs-pour-des-medicaments-destines-aux-etats-unis-2048449.html
  25. « Eglise Evangélique de Haute-Loire »
  26. Lim Seung-Hwi, « Mathieu de Morgues, Bon Français ou Bon catholique ? », Dix-septième siècle, no 213,‎ , p. 655-672 (lire en ligne)
  27. Christiane de Morgues, « Pamphlet et contraintes d’expression au XVIIe siècle. Autour de la Tres-humble, tres véritable et tres-importante Remonstrance au Roy de Mathieu de Morgues », Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay,‎
  28. Trésor découvert sous la Restauration et conservé dans le médailler du musée Crozatier au Puy-en-Velay