Autoroute A48 (France)

autoroute française

Autoroute A48
Cartouche de la route
Carte de la route.
Autres dénominations Autoroute du Dauphiné
Historique
Ouverture de 1968 à 1975
Déclassement 2011 : à l'entrée de Grenoble
Caractéristiques
Longueur 51 km
Direction nord-ouest / sud-est
Extrémité nord-ouest A43 à Cessieu
Intersections A49 à Voreppe
Extrémité sud-est A480 à Saint-Égrève
Réseau Autoroute
Dénomination européenne : E 711
Territoire traversé
1 région Auvergne-Rhône-Alpes
1 département Isère
Villes principales Voiron
Grenoble
Exploitation
Concessionnaire AREA

L'autoroute A48 est une autoroute permettant la liaison de Lyon à Grenoble. Elle se connecte à l'A43 au niveau de Coiranne (Bourgoin-Jallieu) et se termine à Saint-Égrève à proximité du centre de Grenoble au niveau de l'échangeur avec l'A480. Elle est surnommée « l'Autoroute du Dauphiné ». Elle est concédée à l'AREA.

CaractéristiquesModifier

  • 2 × 2 voies avec des voies véhicules lents supplémentaires dans certaines montées (env. 9 km) ;
  • 2 × 3 voies entre l'A49 et A480 (10 km) ;
  • 51 kilomètres de longueur ;
  • 2 aires de service et 6 aires de repos.

La voie spécialisée partagéeModifier

Une Voie Spécialisée Partagée (VSP) est aménagée entre l'entrée de Voreppe (sortie 12) et la sortie Grenoble-Gares (sortie 16, maintenant sur la N481). Cette voie, prise sur la bande d'arrêt d'urgence, est ouverte dynamiquement à la circulation des bus lorsque la circulation est trop ralentie sur les voies normales (vitesse inférieure à 50 km/h)[1]. Elle permet de maintenir de bonnes performances pour les transports en commun quelque soient les conditions de circulation. La VSP a été mise en service progressivement entre 2004 et 2014.

HistoriqueModifier

Accès gratuit.

  • 1971 : mise en service du demi-diffuseur de Saint-Égrève-nord en direction de Grenoble (en 2 × 3 voies).
  • 1975 : ouverture de la section entre le Pont-de-Veurey et l'A43 à Coiranne, sous concession de l'AREA. Section payante. L'AREA récupère aussi la concession entre le Pont-de-Veurey et la sortie Saint-Égrève-Nord, section qui reste gratuite.
  • 1975 : ouverture de la sortie de Z.I. de Saint-Martin-le-Vinoux depuis Grenoble.
  • 1982 : le diffuseur de Saint-Égrève-nord est complété en direction de Lyon.
  • 1989 : passage en 2 × 3 voies entre Saint-Égrève-nord et le Pont-de-Veurey.
  • 1991 : ouverture de l'entrée depuis la Z.I. de Saint-Martin-le-Vinoux vers Grenoble. Ouverture du demi-diffuseur du Pont d'Oxford en direction de Lyon.
  • 1993 : ouverture du diffuseur de Voiron.
  • 2011 : pour la réalisation de la ligne E du tram qui nécessite de réduire la largeur de la chaussée, la section entre l'échangeur de l'A480 et la Porte de France à Grenoble a été déclassée le et a été reclassée dans le domaine public routier national sous la dénomination RN 481[2].
  • 2014 : mise en service du demi-diffuseur de Mauvernay (no 11), dans le Pays Voironnais, raccordant l'autoroute et la RD 121, évitant désormais aux automobilistes de La Buisse ou de la zone d'activités Centr'Alp de rejoindre les diffuseurs de Rives ou de Voreppe pour rejoindre Lyon ; le diffuseur étant alors orienté uniquement vers Grenoble. Les travaux ont coûté 8 millions d'euros, financés par la société d'autoroutes AREA, le Pays Voironnais et le Conseil général de l'Isère[3].
  • 2015 : la section restant à la charge de l'État (Saint-Égrève-nord - Saint-Égrève-sud) est concédée à l'AREA, en même temps que l'A480, en vue de l'élargissement de cette dernière.

DéveloppementsModifier

Un projet d'extension de l'autoroute A48 a existé : il aurait relié Bourgoin-Jallieu à Ambérieu-en-Bugey, rejoignant l'A42. Ce segment aurait été long de 50 km et aurait permis d'éviter l'agglomération lyonnaise. Le coût de la réalisation se serait élevé à 722,6 millions d'euros à raison de 15 millions d'euros par kilomètre par décision ministérielle du 30 avril 2002, avec un trafic de 25 000 véhicules par jour à l'horizon 2020[4],[5]. Au jour de décembre 2013, il est considéré comme mis à l'abandon pour des raisons budgétaires, une décision matérialisée par le non-renouvellement du projet d'intérêt général[6].

SortiesModifier

 
La barrière de péage de Rives.
 
Le viaduc de la Fure.

Lieux sensiblesModifier

Le principal point sensible de l’autoroute est le col de Rossatière (altitude 573 m), situé au niveau du PK 57. Bien que d'altitude modeste, le col est situé au cœur des Terres Froides, lesquelles sont sujettes à de brusques abats de neige. Par exemple, il est tombé plus d'un mètre de neige du 8 au 13 décembre 1990[7]. L'autoroute passe aussi, quelques kilomètres au sud du col, par la trouée de Colombe, qui, en canalisant les vents, favorise très localement les précipitations. Ces éléments conjugués aux fortes pentes (5 %) de l'autoroute dans le secteur sont sources de situations de blocage[8].

Croisements autoroutiersModifier

Département traverséModifier

L'autoroute A48 traverse uniquement le département de l'Isère selon un axe nord-sud.

La liste suivante répertorie les villes desservies et sites à visiter à proximité d'une sortie autoroutière.

Notes et référencesModifier

  1. La gestion dynamique des voies, egis
  2. Décret du 23 février 2011
  3. Anne Hédiard, « Un nouvel échangeur inauguré sur l'autoroute A48 entre Grenoble et Lyon à hauteur de Moirans », France 3 Alpes, (consulté le ).
  4. La liaison A48 Ambérieu-Bourgoin, Schéma de cohérence territoriale Nord-Isère
  5. L'autoroute A48 [PDF], Syndicat mixte de la Boucle du Rhône en Dauphiné
  6. Albane Pommereau, « L’A48 et la ligne LGV mises à l’arrêt », sur Le Dauphiné libéré, (consulté le 17 février 2016).
  7. 8 décembre 1990, chute de neige exceptionnelle sur l'Isère, blog de FMarmotte5
  8. « Automobilistes bloqués sur l'A48 par la neige : la polémique après la pagaille de mercredi », sur le site internet de la radio France Bleu, (consulté le 4 novembre 2014).

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier