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Composition initialeModifier

La nomination du Premier ministre est publiée au J.O. du 31 mars 2004[1], et celles des membres du Gouvernement au J.O. du 1er avril 2004[2],[3].

Premier ministreModifier

Image Fonction Nom Parti
  Premier ministre Jean-Pierre Raffarin UMP

Ministre d'ÉtatModifier

Image Fonction Nom Parti
  Ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie Nicolas Sarkozy UMP

MinistresModifier

Image Fonction Nom Parti
  Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche François Fillon UMP
  Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales Dominique de Villepin UMP
  Ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo Radical-UMP
  Garde des Sceaux, ministre de la Justice Dominique Perben UMP
  Ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie UMP
  Ministre des Affaires étrangères Michel Barnier UMP
  Ministre de la Santé et de la Protection sociale Philippe Douste-Blazy UMP
  Ministre de l'Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer Gilles de Robien UDF
  Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État Renaud Dutreil Radical-UMP
  Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales Hervé Gaymard UMP
  Ministre de l'Écologie et du Développement durable Serge Lepeltier UMP
  Ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres UMP
  Ministre de la Famille et de l'Enfance Marie-Josée Roig UMP
  Ministre de l'Outre-mer Brigitte Girardin UMP
  Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative Jean-François Lamour UMP
  Ministre de la Parité et de l'Égalité professionnelle Nicole Ameline UMP

Ministre déléguésModifier

Image Fonction Ministre de rattachement Nom Parti
  Ministre délégué aux Relations avec le Parlement Premier ministre Henri Cuq UMP
  Ministre délégué à l'Industrie Ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie Patrick Devedjian UMP
  Ministre délégué aux Petites et moyennes entreprises, au Commerce, à l'Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation Ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie Christian Jacob UMP
  Ministre délégué au Commerce extérieur Ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie François Loos Radical-UMP
  Ministre délégué à la Recherche Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche François d'Aubert UMP
  Ministre délégué à l'Intérieur, porte-parole du Gouvernement Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales Jean-François Copé UMP
  Ministre délégué aux Relations du Travail Ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale Gérard Larcher UMP
  Ministre déléguée à la Lutte contre la précarité et l’exclusion Ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale Nelly Olin UMP
  Ministre délégué aux Anciens combattants Ministre de la Défense Hamlaoui Mékachéra UMP
  Ministre déléguée aux Affaires européennes Ministre des Affaires étrangères Claudie Haigneré Sans étiquette
  Ministre délégué à la Coopération, au Développement et à la Francophonie Ministre des Affaires étrangères Xavier Darcos UMP
  Ministre délégué aux Personnes âgées Ministre de la Santé et de la Protection sociale Hubert Falco UMP
  Ministre délégué au Tourisme Ministre de l'Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer Léon Bertrand UMP

Secrétaires d'ÉtatModifier

Image Fonction Ministre de rattachement Nom Parti
  Secrétaire d'État au Budget et à la Réforme budgétaire Ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Dominique Bussereau UMP
  Secrétaire d'État au Développement durable Ministre de l'Écologie et du Développement durable Tokia Saïfi Radical-UMP
  Secrétaire d'État aux Personnes handicapées Ministre de la Santé et de la Protection sociale Marie-Anne Montchamp UMP
  Secrétaire d'État à l'Insertion professionnelle des jeunes Ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale Laurent Hénart Radical-UMP
  Secrétaire d'État au Logement Ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale Marc-Philippe Daubresse UMP
  Secrétaire d'État à l'Intégration et à l'Égalité des chances Ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale Catherine Vautrin UMP
  Secrétaire d'État aux Droits des victimes Garde des Sceaux, ministre de la Justice Nicole Guedj UMP
  Secrétaire d'État aux Affaires étrangères Ministre des Affaires étrangères Renaud Muselier UMP
  Secrétaire d'État à l'Assurance maladie Ministre de la Santé et de la Protection sociale Xavier Bertrand UMP
  Secrétaire d'État à la Réforme de l’État Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’État Éric Woerth UMP
  Secrétaire d'État aux Transports et à la Mer Ministre de l’Équipement, des Transports, de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer, François Goulard UMP
  Secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire Ministre de l’Équipement, des Transports, de l’Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer, Philippe Briand UMP
  Secrétaire d'État à l'Agriculture, à l'Alimentation, à la Pêche et aux Affaires rurales Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales Nicolas Forissier UMP

Déclaration de politique généraleModifier

Le 5 avril 2004, le Premier ministre obtient la confiance de l'Assemblée nationale par 379 voix pour, 178 contre et 0 abstentions[4].

Détails du vote sur la déclaration de politique générale du 05/04/2004
Position Groupe Non-inscrits Total
COM SOC UDF UMP
POUR 0 0 29 349 1 379
CONTRE 22 148 0 0 8 178
ABSTENTION 0 0 0 0 0 0
NON-VOTANT 0 1 1 15 3 20

RemaniementsModifier

Remaniement du 14 avril 2004Modifier

  • Secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire (auprès du ministre de l'Équipement, des Transports, de l'Aménagement du territoire, du Tourisme et de la Mer) : Frédéric de Saint-Sernin (à la suite de la démission de Philippe Briand)[5].

Remaniement du 21 juin 2004Modifier

  • Démission de Tokia Saïfi et suppression du poste de secrétaire d'État au Développement durable (auprès du ministre de l'Écologie et du Développement durable)[6].

Remaniement du 28 octobre 2004Modifier

  • Ministre déléguée à l'Intégration, à l'Égalité des chances et à la Lutte contre l’exclusion (auprès du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale) : Nelly Olin (reprend les attributions de Catherine Vautrin)[7].
  • Ministre délégué au Logement et à la Ville (auprès du ministre de l'Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale) : Marc-Philippe Daubresse (changement d'intitulé)[7].
  • Secrétaire d'État aux Personnes âgées (auprès du ministre de la Santé et de la Protection sociale) : Catherine Vautrin, à la suite de la démission d'Hubert Falco[7].

Remaniement du 29 novembre 2004Modifier

Ce remaniement[8] est réalisé du fait de la démission de Nicolas Sarkozy, élu à la tête de l’UMP.

  • Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie : Hervé Gaymard, en remplacement de Nicolas Sarkozy.
  • Ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille : Philippe Douste-Blazy (reprend les attributions de Marie-Josée Roig).
  • Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et de la Ruralité : Dominique Bussereau, en remplacement d'Hervé Gaymard.
  • Ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, des Professions libérales et de la Consommation : Christian Jacob (auparavant ministre délégué).
  • Ministre déléguée à l'Intérieur (auprès du ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales) : Marie-Josée Roig, en remplacement de Jean-François Copé.
  • Ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire, porte-parole du Gouvernement (auprès du ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie) : Jean-François Copé, en remplacement de Dominique Bussereau.

Remaniement du 25 février 2005Modifier

Contexte politiqueModifier

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Malgré une très importante défaite de la droite gouvernementale, cependant très nettement amplifiée par l'existence dans toutes les régions de triangulaires (gauche unie / droite gouvernementale / Front national) et par le nouveau mode de scrutin adopté pour les élections régionales qui donne 25 % des sièges en prime à la liste arrivée en tête, le président Jacques Chirac reconduit le premier ministre sortant Jean-Pierre Raffarin et le charge de former le nouveau gouvernement.

Une véritable « vague rose » submerge le pays, et la gauche contrôle désormais 20 régions sur 22, excepté l'Alsace et la Corse. Quatre bastions traditionnels de droite sont remportés par la gauche : Auvergne, Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, « fief » du premier ministre, prise par l'ancienne ministre Ségolène Royal.

Les cantonales ont aussi été l'occasion de résultats un peu plus mitigés pour la droite, les changements possibles ont été tempérés par le fait que seule la moitié des conseillers généraux étaient renouvelables, et la droite reste donc majoritaire dans un grand nombre de départements, même si la gauche unie est majoritaire par rapport à la droite gouvernementale sur l'ensemble du pays. À noter, la perte du département de la Loire-Atlantique, toujours à droite depuis 1790.

François Fillon parle d'un « 21 avril à l'envers ». Après l'effondrement, électoral, politique et moral de la gauche en avril 2002, c'est le tour de la droite gouvernementale.

Or, selon la plupart des observateurs, y compris dans ses rangs, la gauche n'a pas gagné sur ses idées et sur ses propositions. Ces élections doivent plutôt être considérées comme la sanction des urnes pour la droite gouvernementale qui paye :

  • L'insécurité sociale grandissante (chômage, affaire des chômeurs radiés, délocalisations accélérées, etc.).
  • « zapping électoral » d'une partie de plus en plus importante d'électeurs ;
  • La division du camp « des droites », partagé entre une UDF qui veut s'affirmer, en réaction à la tentative de parti unique de la droite que l'UMP avait tenté, et un Front national, dont les électeurs sont de moins en moins enclins à jouer les pompiers sauveurs pour la droite gouvernementale.

La France est installée pour trois ans dans une nouvelle forme de cohabitation, non plus à la tête de l'État, mais entre un pouvoir central tenu par la droite gouvernementale et un pouvoir régional désormais aux mains de la gauche, qui va être fortement tentée d'en faire un instrument politique, pour une reconquête du Palais de l'Élysée et de Matignon. Un cas de figure tout à fait inédit sour la Ve République et qui fait penser à l'Allemagne avec ses länders aux mains de la droite et le pouvoir fédéral aux mains de la gauche. La gauche française a repris de la vigueur, mais elle est toujours « orpheline » d'un véritable chef charismatique.

Principales réformes politiquesModifier

Le Régime social des indépendants en France est initié sous le gouvernement Raffarin, et la première ordonnance du 31 mars 2005 prévoit les organes et outils de gestions destinés à la mise en place du régime. Il se révèlera le fruit d'une « réforme mal construite et mal mise en œuvre » dont les graves problèmes de gestion perdureront des années[11],[12].

ChronologieModifier

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Mars 2004Modifier

Avril 2004Modifier

  • 14 avril 2004 : Philippe Briand, secrétaire d'État à l'Aménagement du territoire, a démissionné de ses fonctions pour des raisons professionnelles et sera remplacé à ce poste par Frédéric de Saint-Sernin. Maire de Saint-Cyr-sur-Loire (Indre-et-Loire) depuis 1989, Philippe Briand, 43 ans, préside le groupe de gestion immobilière Citya immobilier et dirige un cabinet d'assurances. Il avait fait son entrée le 31 mars dans le gouvernement Raffarin III. L'ex-secrétaire d'État, qui dirige une entreprise de plus de 400 salariés «dans un secteur très concurrentiel», n'a pas réussi à assurer sa succession dans des délais rapides. «Il préfère abandonner son poste ministériel et continuer à s'occuper de son entreprise. Il ne voulait pas de période de flottement ni risquer de mettre sa société en difficulté», a-t-on indiqué. explication du Figaro

Juin 2004Modifier

  • 13 juin 2004 : Élue députée européenne, la secrétaire d'État au Développement durable, Tokia Saïfi, a quitté le gouvernement. Son départ a été rendu officiel lundi 21 juin 2004. Elle ne sera pas remplacée. Le secrétariat d'État disparaissant, l'intégralité des dossiers relatifs au développement durable revient au ministre de l'Écologie, Serge Lepeltier, sous l'autorité duquel Tokia Saïfi était placée.

Juillet 2004Modifier

  • 4 des 6 Français détenus au Camp de Guantánamo sont libérés et retournent en France (les 2 autres le seront en mars 2005), où ils sont placés en détention provisoire en vue de leur jugement pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. » Malgré la légèreté des charges et le caractère illégal de l'interrogatoire effectué en 2002 (alors qu'Hubert Védrine était ministre des Affaires étrangères), cette inculpation fait partie d'un marché pour leur libération avec les États-Unis. La France est le seul pays à avoir inculpé des ex-détenus de Guantánamo[13].

Août 2004Modifier

  • Loi du 6 août 2004 modifiant la loi informatique et libertés de 1978. Elle réduit notamment les pouvoirs de la CNIL en ce qui concerne les fichiers liés à la défense du territoire et à la sécurité nationale, remplaçant la nécessité du gouvernement d'obtenir un avis conforme par un avis simple (qu'il peut ignorer en pratique)[14].
  • Loi n° 2004-809 du 13 août 2004 sur la décentralisation. Cette loi organise des transferts de compétences qui se matérialisent de deux manières : des transferts de masses budgétaires et des transferts de personnels, en particulier le transfert des personnels TOS du ministéere de l'Éducation nationale vers les conseils régionaux[15].

Février 2005Modifier

Mai 2005Modifier

DémissionModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier