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Élections cantonales françaises de 1992

Élection des législatures des départements français en 1992

Les élections cantonales ont eu lieu les et . Le premier tour se déroule en même temps que les élections régionales.

RésultatsModifier

Le taux d'abstention au premier tour est seulement de 29,34 %, score exceptionnel au vu des années précédentes (plus de 50 % en 1988).

Les résultats confirment la tendance des élections régionales. Alors au pouvoir, le Parti socialiste perd six présidences de conseil général au profit de l'opposition de droite (RPR et UDF) : Nord, Puy-de-Dôme, Drôme, Gers, Dordogne, Vaucluse. La gauche conserve finalement un total de 21 présidences.

Après cette défaite électorale, le président de la République, François Mitterrand, nomme un nouveau Premier ministre, Pierre Bérégovoy, qui le forme son gouvernement, qui n'empêchera pas la défaite historique de la gauche aux législatives.

Résultats selon le ministère de l'Intérieur[1],[2],[3]
Partis politiques
ou coalitions
1er tour 2d tour
Voix % Voix % Sièges
Extrême gauche 105 991 0,85 35 824 0,42 9
Parti communiste français 1 177 266 9,48 590 799 6,94 101
Parti socialiste 2 359 750 19,01 2 102 522 24,72 309
Majorité présidentielle 372 420 4,37
Divers gauche 506 101 4,08 95
Mouvement des radicaux de gauche 108 764 0,88 88 774 1,04 33
Les Verts 991 802 7,99 143 432 1,68 2
Génération écologie 253 596 2,04 40 142 0,47 1
Régionalistes 38 849 0,31 9 243 0,10 NC
Union pour la démocratie française 1 840 939 14,83 1 622 761 19,08 497
Rassemblement pour la République 1 811 180 14,59 1 700 579 19,96 467
Divers droite 1 673 791 13,48 1 257 108 14,78 430
Front national 1 528 682 12,31 540 569 6,35 1
Extrême droite 18 899 0,15
Inscrits 14 748 812 100,00
Votants 9 146 262 62,01
Exprimés 8 540 173 93,37

Notes et référencesModifier

  1. « Résultats des élections cantonales premier tour du 22/03/1992 par canton », sur data.gouv.fr.
  2. « Élections cantonales 1992 », sur www.france-politique.fr (consulté le 26 janvier 2016).
  3. « La totalisation du « Monde » et celle du ministère de l'intérieur », Le Monde,‎ , p. 2

BibliographieModifier

  • Jean-Jacques Becker, Crises et alternances, 1974-1995, Paris, Seuil, coll. « Nouvelle histoire de la France contemporaine », , chap. 19.