Ouvrir le menu principal

Gouvernement Jean-Pierre Raffarin (2)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Gouvernement Jean-Pierre Raffarin.
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin II
Ve République
Description de l'image defaut.svg.
Président Jacques Chirac
Premier ministre Jean-Pierre Raffarin
Formation
Fin
Durée 1 an, 9 mois et 13 jours
Composition initiale
Partis politiques UMP
Ministres 17
Secrétaires d'État 23
Femmes 10
Hommes 30
Représentation
XIIe législature
398 / 577
Drapeau de la France

Le deuxième gouvernement Jean-Pierre Raffarin est le 29e gouvernement de la Ve République française. Le second gouvernement français, sous le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, du au , pendant la présidence de Jacques Chirac, (1995-2007) a été constitué à la suite des élections législatives de juin 2002 qui a vu la victoire de l'Union pour la Majorité Présidentielle à l'Assemblée nationale. Il a pris fin après la défaite de la droite aux élections régionales de 2004 pour laisser place au troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, reconduit au poste de Premier ministre par le Président de la République.

Sommaire

Composition du gouvernementModifier

La nomination du Premier ministre et de celle des membres du gouvernement a été annoncée le et publiée au Journal officiel du [1],[2]. Le gouvernement a fait l'objet d'un seul remaniement, le , à la suite de la démission de Pierre Bédier, remplacé par Nicole Guedj[3]. Il a démissionné le 30 mars 2004, à la suite de la défaite de la droite aux élections régionales[4]. Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a été reconduit pour former son troisième gouvernement.

Premier ministreModifier

Image Fonction Nom Parti
  Premier ministre Jean-Pierre Raffarin UMP

MinistresModifier

Image Fonction Nom Parti
  Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales Nicolas Sarkozy UMP
  Ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité François Fillon UMP
  Garde des Sceaux, ministre de la Justice Dominique Perben UMP
  Ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin UMP
  Ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie UMP
  Ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche Luc Ferry Sans étiquette
  Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie Francis Mer Sans étiquette
  Ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer Gilles de Robien UDF
  Ministre de l'Écologie et du Développement durable Roselyne Bachelot-Narquin[2] UMP
  Ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées Jean-François Mattei UMP
  Ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation, de la Pêche et des Affaires rurales Hervé Gaymard UMP
  Ministre de la Culture et de la Communication Jean-Jacques Aillagon UMP
  Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de l'Aménagement de territoire Jean-Paul Delevoye UMP
  Ministre de l'Outre-Mer Brigitte Girardin UMP
  Ministre des Sports Jean-François Lamour UMP

Ministre déléguésModifier

Image Fonction Ministre de rattachement Nom Parti
  Ministre délégué au Budget et à la Réforme budgétaire Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie Alain Lambert UMP
  Ministre déléguée à l'Industrie Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie Nicole Fontaine UMP
  Ministre délégué aux Libertés locales Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales Patrick Devedjian UMP
  Ministre déléguée aux Affaires européennes Ministre des Affaires étrangères Noëlle Lenoir Sans étiquette
  Ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie Ministre des Affaires étrangères Pierre-André Wiltzer UMP
  Ministre délégué à l'Enseignement scolaire Ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche Xavier Darcos UMP
  Ministre déléguée à la Recherche et aux Nouvelles technologies Ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche Claudie Haigneré Sans étiquette
  Ministre délégué aux Commerce extérieur Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie François Loos Radical-UMP
  Ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine Ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité Jean-Louis Borloo Radical-UMP
  Ministre délégué à la Famille Ministre de la Santé, de la Famille et des Personnes handicapées Christian Jacob UMP
  Ministre déléguée à la Parité et à l'Égalité professionnelle Ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité Nicole Ameline UMP

Secrétaires d’ÉtatModifier

Image Fonction Ministre de rattachement Nom Parti
  Secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement,
porte-parole du Gouvernement
Premier ministre Jean-François Copé UMP
  Secrétaire d'État au Développement durable Ministre de l'Écologie et du Développement durable Tokia Saïfi UMP
  Secrétaire d'État à la Lutte contre la précarité et l'exclusion Ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité Dominique Versini UMP
  Secrétaire d'État aux Personnes handicapées Ministre de la Santé, de la Famille, et des Personnes handicapées Marie-Thérèse Boisseau UMP
  Secrétaire d'État aux Petites et moyennes entreprises, au Commerce, à l’Artisanat, aux Professions libérales et à la Consommation Ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie Renaud Dutreil UMP
  Secrétaire d'État aux Transports et à la Mer Ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer Dominique Bussereau UMP
  Secrétaire d'État à la Réforme de l'État Ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de l'Aménagement de territoire Henri Plagnol UMP
  Secrétaire d'État au Tourisme Ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer Léon Bertrand UMP
  Secrétaire d'État aux Anciens combattants Ministre de la Défense Hamlaoui Mékachéra UMP
  Secrétaire d'État aux Personnes âgées Ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité Hubert Falco UMP
  Secrétaire d'État aux Programmes immobiliers de la justice Garde des Sceaux, ministre de la Justice Pierre Bédier
jusqu'au 22 janvier 2004
UMP
  Nicole Guedj
à partir du 22 janvier 2004
UMP
  Secrétaire d'État aux Affaires étrangères Ministre des Affaires étrangères Renaud Muselier UMP

Composition par ordre fonctionnelModifier

Comparaison avec le premier gouvernement RaffarinModifier

Portefeuilles enrichis ou reformulés :

  • Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération et de la Francophonie s'appelle désormais ministère des Affaires étrangères
  • Le ministère de la Défense et des Anciens combattants s'appelle désormais ministère de la Défense
  • Le ministre délégué au Budget est désormais aussi délégué à Réforme budgétaire
  • le ministre délégué à la Ville est désormais aussi délégué à la Rénovation urbaine

Délégations de ministère créées :

  • l'Industrie
  • la Coopération et la Francophonie
  • la Recherche et les Nouvelles technologies
  • le Commerce extérieur
  • la Famille
  • la Parité et l'Égalité professionnelle

Délégations de ministère supprimées :

  • l'Enseignement supérieur et la Recherche

Secrétariats d'État créés :

  • les Personnes handicapées
  • la Réforme de l'État
  • le Tourisme
  • les Anciens combattants
  • les Personnes âgées
  • les Programmes immobiliers de la justice
  • les Affaires étrangères

Fusion de portefeuilles :

  • le secrétariat d'État chargé de la Mer et celui chargé des Transports fusionnent

Changement de ministre, à portefeuille identique :

  • la délégation de ministère aux Affaires européennes, précédemment confiée à Renaud Donnedieu de Vabres, est désormais à la charge de Noëlle Lenoir

Déclaration de politique généraleModifier

Le 3 juillet 2002, le Premier ministre obtient la confiance de l'Assemblée nationale par 374 voix pour, 173 contre et 2 abstentions[5].

Détails du vote sur la déclaration de politique générale du 03/07/2002
Position Groupe Non-inscrits Total
COM SOC UDF UMP
POUR 0 0 27 343 4 374
CONTRE 22 139 0 0 12 173
ABSTENTION 0 0 0 0 2 2
NON-VOTANT 0 2 2 22 2 28

ChronologieModifier

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (décembre 2009)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Juin 2002Modifier

Juillet 2002Modifier

Août 2002Modifier

Septembre 2002Modifier

Octobre 2002Modifier

Novembre 2002Modifier

Décembre 2002Modifier

Janvier 2003Modifier

  • 8 janvier : Le ministre de Affaires étrangères Dominique de Villepin demande que les Américains transmettent, immédiatement, toutes les informations disponibles qu'ils disent détenir aux inspecteurs de la COCONIVU et de l'AIEA, afin de permettre au Conseil de sécurité des Nations unies d'apprécier la réalité des faits.
  • 17 janvier : Inauguration du tunnel du Somport entre la France et l’Espagne. Les maires français de la vallée d'Aspe ont boycotté l’évènement.
  • 18 janvier : Quatrième visite en Corse du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. Boycotté par les élus nationalistes, il ne parvient pas à mettre d'accord les autres élus sur l'avenir institutionnel de l'île.
  • 22 janvier : Cérémonies de commémoration du 40e anniversaire du traité de l'Élysée entre le président de la République De Gaulle et le chancelier Adenauer. Au programme : conseil des ministres conjoint, réunion des douze cents députés des deux pays dans la salle des Congrès du château de Versailles, puis cérémonies à Berlin le lendemain.
  • 28 janvier : L'Assemblée nationale vote le projet de loi sur la sécurité intérieure par 381 voix contre 164. Au Sénat, début d'examen du projet de révision des lois de bioéthiques adoptées en 1994.

Février 2003Modifier

Mars 2003Modifier

Avril 2003Modifier

Mai 2003Modifier

  • 1er mai :
    • Les défilés syndicaux du 1er mai, avec comme premier mot d'ordre « la défense des retraites » regroupent entre 160 000 et 300 000 personnes.
    • Le défilé annuel politique du Front national, en hommage au travail et à Jeanne d'Arc regroupe entre 80 000 et 120 000 personnes. Jean-Marie Le Pen déclare : « Entre le monde islamo-musulman et le monde américano-capitaliste, la France a un rôle à jouer, mais pour cela il faut qu'elle reprenne conscience d'elle-même ».
  • 4 mai : Le recteur de la grande mosquée de Paris devient président du Conseil français du culte musulman.
  • 9 mai : 5e sommet des chefs d'États et de gouvernements du Triangle de Weimar (France, Allemagne, Pologne), à Wrocław en Pologne. Soutien au président Alexandre Kwasniewski et au gouvernement polonais pour la victoire du « oui » au prochain référendum d'adhésion de la Pologne à l'Union européenne.
  • 13 mai : « Journée nationale de défense des retraites » qui voit défiler entre 1 et 2 millions de manifestants.
  • 15 mai :
    • Après une nuit de négociation, le ministre François Fillon finit par rallier la CFDT et la CGC à son projet de réforme. Nouvelles grèves et manifestations les 19 et 25 mai.
    • En pleine campagne générale anti-française des médias américains, l'ambassadeur de France Jean-David Levitte proteste dans une lettre au gouvernement américain contre une « campagne de désinformation qui vise à ternir l'image de la France ».
  • 16 mai : 17e congrès du PS français à Dijon (Côte-d'Or). Résolution exigeant le retrait du projet de réforme des retraites et des « mesures Ferry » sur l'Éducation nationale. Le 22, François Hollande est réélu premier secrétaire avec 84,74 % des voix. 19 fédérations sur 102 passent à l'opposition.
  • 17 mai : Réunion des ministres des finances des pays du G8, à Deauville.
  • 18 mai : Dans le cadre de l'affaire Alègre, l'ancien maire de Toulouse, Dominique Baudis, actuel président du CSA, révèle que son nom est cité dans l'enquête, et dénonce une « effarante machination », qui serait selon lui liée « aux milieux liés à l'industrie pornographique ».
  • 20 mai : Durcissement de la grève des enseignants vis-à-vis de la réforme vers une décentralisation de l'éducation, proposée par Luc Ferry et celle des retraites proposée par François Fillon.
  • 21 mai :
  • 25 mai : Manifestation rassemblant entre 350 000 (police) et 800 000 (syndicats) manifestants du service public et du service privé à Paris contre les projets de MM. François Fillon et Luc Ferry concernant l'augmentation de la durée des cotisations retraites et la décentralisation de la gestion des personnels de l'Éducation nationale (sauf enseignants).
  • 27 mai : Dans le cadre de l'affaire Alègre, le procureur de Toulouse, annonce qu'il est mis en cause dans l'affaire. Il est remplacé le 28.
  • 28 mai : Adoption en Conseil des ministres du projet de réforme des retraites. Le 29, le gouvernement décide du report à l'automne de son projet de réforme des universités.
  • 29 mai : Premières manifestations des altermondialistes contre le prochain sommet du G8 à Évian-les-Bains en Haute-Savoie.

Juin 2003Modifier

Juillet 2003Modifier

Août 2003Modifier

  • 2 août :
    • Le leader syndical paysan, José Bové, est libéré après 40 jours de détention à la maison d'arrêt de Maguelonne près de Montpellier, mais avec une assignation à résidence après 3 semaines de prison.
    • Les 2 et 3 août, en Corse, 22e Journées internationales de Corte lors desquelles Yvan Colonna, le meurtrier présumé du préfet Érignac est célébré comme un héros. Dans la nuit, la stèle du préfet Érignac, à Ajaccio est brisée.
  • 8 août : Du 8 au 10 août, grand rassemblement altermondialiste Larzac 2003 : sur le plateau du Larzac : 150 000 à 300 000 participants. José Bové, récemment sorti de prison, y tient la vedette.
  • 12 août : Fin de la canicule en France qui a été la plus importante vague de chaleur depuis l'été 1947. Selon la direction générale de la Santé, la vague de chaleur a provoqué directement ou indirectement une surmortalité de 14 802 morts pour la France entière. Au-delà de la surmortalité chez les personnes les plus fragiles, la gestion de la canicule a révélé une vision darwinienne[6] de la politique du gouvernement. Au-delà du nombre de décès, comparable en proportion à ce que les voisins européens connurent, ont transparu les conceptions naturalistes de la politique libérale du moment - c'est la nature, on ne peut rien - qui s'étaient traduit plus tôt par la réduction des prises en charge des personnes isolées sans laquelle le nombre des victimes eût été beaucoup moins important.
  • 13 août :
    • Dans l'affaire de l'attentat de Lockerbie, un accord entre les familles des victimes et le gouvernement de la Jamahiriya arabe libyenne, a été signé à Londres, par lequel les autorités libyennes s'engagent à payer 2,7 milliards de dollars, en échange de la levée des sanctions de l'ONU et des États-Unis.
    • La France, dans l'affaire de l'attentat contre le DC-10 au-dessus du Ténéré (vol 772-UTA) en 1989, réclame une réévaluation des 35 millions de dollars accordés en 1999 aux familles des victimes.
  • 14 août : Attentat à la bombe à Ajaccio : 5 blessés.
  • 17 août : Attentat à Bastia : 1 blessé.
  • 18 août : Le premier bilan de la canicule estimant cinq milliers de morts, est considéré comme une hypothèse plausible par le ministre de la Santé Jean-François Mattéi qui met en cause le directeur général de la Santé, le professeur Lucien Abenhaïm. Celui-ci démissionne et contre-attaque. La polémique tourne à la crise politique et on peut commencer à parler d'affaire de la canicule.
  • 21 août : Le président Jacques Chirac, dans une allocution télévisée annonce un plan d'aide aux personnes âgées.
  • 22 août : Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, reçoit les représentants de certains syndicats agricoles et leur annonce une aide de 500 millions d'euros, destinée à compenser une partie des pertes (1 à 4 milliards d'euros) dues à la sécheresse. La confédération paysanne et son leader José Bové protestent de ne pas avoir été reçus.
  • 23 août : Au Stade de France de Saint-Denis, lors de la cérémonie d'ouverture des 9echampionnats du monde d'athlétisme, une partie de l'assistance siffle et conspue le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
  • 24 août : Un ancien sympathisant de FLNC, Maurice Galeani est assassiné en plein Ajaccio.
  • 25 août : 4 détenus de droit commun s'évadent de la maison d'arrêt d'Ajaccio, et un autre centre de détention est la cible d'un attentat.
  • 26 août : Dans l'affaire du préfet Érignac, Marc Simeoni, un des fils d'Edmond Simeoni, figure historique de l'autonomie corse, est arrêté dans le cadre de l'enquête sur les complicités dont aurait bénéficié Yvan Colonna dans sa cavale.
  • 29 août : L'INVS (Institut national de veille sanitaire) fait état de 11 435 décès qui serait dus à la canicule.

Novembre 2003Modifier

Mars 2004Modifier

  •  : à la suite de la défaite de la droite aux élections régionales, Jean-Pierre Raffarin présente la démission de son gouvernement, qui est formellement acceptée[4] ; il est toutefois nommé à nouveau Premier ministre[8] et forme un nouveau gouvernement.

Juin 2004Modifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier