Ouvrir le menu principal
Regina King
Description de cette image, également commentée ci-après
Regina King au Comic-Con de San Diego en juillet 2018.
Nom de naissance Regina Rene King
Naissance (48 ans)
Los Angeles, Californie, (États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Actrice
Réalisatrice
Productrice
Films notables Boyz N the Hood
Jerry Maguire
Ennemi d'État
Ray
Si Beale Street pouvait parler
Séries notables Southland
The Leftovers
American Crime
Seven Seconds

Regina King est une actrice, réalisatrice et productrice américaine née le à Los Angeles, en Californie (États-Unis).

Elle commence sa carrière à la fin des années 1980, en jouant l'un des rôles principaux de la sitcom 227 (inédite en France).

Dans les années 1990, elle perce au cinéma, lancée par le cinéaste John Singleton qui la dirige à trois reprises : Boyz N the Hood, Poetic Justice et Fièvre à Columbus University. Il s'en suit de nombreux seconds rôles dans divers longs métrages tels que Friday, Jerry Maguire, Sans complexes, Ennemi d'État, Mon ami Joe, sans qu'elle ne parvienne réellement à se faire un nom.

C'est ainsi que durant la décennie suivante, elle diversifie ses activités. Elle pratique notamment le doublage (The Boondocks, Lucas, fourmi malgré lui, Planes 2), passe par la production, et se tourne vers la télévision ou elle enchaîne les apparitions isolées dans diverses séries télévisées et quelques téléfilms.

Elle se fait remarquer en jouant un rôle régulier dans la sixième saison de 24 heures chrono (2007) mais se fait surtout connaître du grand public par la série télévisée dramatique Southland (2009-2013). Ce rôle lui apporte une première reconnaissance et lui permet d’entamer, en parallèle, une carrière de réalisatrice.

Elle finit par connaître un plus large succès, grâce à la série d'anthologie acclamée American Crime (2015-2017), qui lui permet de remporter de prestigieuses récompenses lors de cérémonies de remises de prix (dont 2 Primetime Emmy Awards).

En 2018, elle confirme cette percée en étant l'une des vedettes de la mini-série Seven Seconds, qui lui vaut son troisième Emmy Awards. L'année suivante, elle remporte tous les suffrages en jouant dans le drame Si Beale Street pouvait parler qui lui vaut un Golden Globe ainsi que l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle.

Sommaire

BiographieModifier

JeunesseModifier

King est née à Los Angeles, en Californie, elle est la fille de Gloria, une professeur, et Thomas King, un électricien. Les deux ont divorcé en 1979. Elle est la sœur aînée de l'actrice Reina King[1]. « Regina » et « reina » signifient « reine » en latin et en espagnol, respectivement.

King étudie au Westchester High School et à l'Université de Californie du Sud[2].

Débuts précoces et seconds rôlesModifier

En 1985, King lance sa carrière d'actrice à l'âge de 14 ans, dans le rôle de Marla Gibbs, la fille Brenda dans la sitcom 227, un rôle qu'elle a joué jusqu'en 1990, soit durant cinq saisons[2],[3].

Elle enchaîne au cinéma, en participant aux films indépendants de John Singleton : la comédie dramatique Boyz n the Hood, Poetic Justice aux côtés de Janet Jackson et Higher Learning, un drame sur les diversités raciales[2], ainsi que quelques apparitions dans des séries télévisées.

En 1995, elle est à l'affiche de la comédie indépendante à succès, Friday, lui permettant d'enchaîner l'année suivante avec une grosse production : la comédie dramatique Jerry Maguire, avec Tom Cruise et Cuba Gooding, Jr., dont elle joue l'épouse. Ses deux films lui permettent d'enchaîner les projets[2] et de se faire connaître auprès du grand public[4].

Elle se distingue en 1998 dans le blockbuster Ennemi d'État, de Tony Scott, où elle joue cette fois l'épouse du héros incarné par Will Smith, puis en participant la production familiale Mon ami Joe, menée par Charlize Theron.

Après une poignée de seconds rôles dans des films et téléfilms moins exposés, elle tente de revenir à la télévision qui lui permet d'être plus disponible pour l'éducation de son fils malgré les réserves de son agent artistique[4].

En 2002, elle joue dans la sitcom Leap of Faith, aux côtés de Sarah Paulson et Lisa Edelstein. Mais le programme est arrêté au bout de quelques épisodes.

Elle reste donc au cinéma pour des seconds rôles dans des comédies[1],[3] telles que l'École paternelle et La blonde contre-attaque, deux productions commercialisées en 2003, qui connaissent un franc succès au box-office[5],[6].

 
L'actrice en janvier 2007.

Mais en 2004, c'est pour sa performance dramatique dans un biopic qu'elle se distingue[3], l'oscarisé Ray. Elle y incarne la maîtresse de Ray Charles, incarné par Jamie Foxx qui recevra l'Oscar du meilleur acteur pour son interprétation. Pour l'actrice, ce rôle lui offre sa première récompense lors de la cérémonie des BET Awards[7]. La même année, autre succès lorsqu'elle est à l'affiche de la comédie pour adolescents Comme Cendrillon portée par les jeunes Hilary Duff et Chad Michael Murray qui fonctionne commercialement[8].

En 2005, en dépit d'une mauvaise réception critique[9], la comédie d'action Miss FBI - Divinement armée dans laquelle elle seconde Sandra Bullock est un succès au box-office[10]. L'année suivante, elle pratique le doublage pour le film d'animation Lucas, fourmi malgré lui et elle rejoint le pilote d'une série télévisée dramatique en développement, par le réseau emblématique américain ABC, mais qui n'est finalement pas retenu pour intégrer la grille des programmes.

Reconnaissance critiqueModifier

 
Regina King, à Los Angeles, en 2010.

Son retour à la télévision s'effectue donc dans ce registre : en 2007, elle rejoint la saison 6 de la série à succès 24 heures chrono, pour le rôle récurrent de Sandra Palmer, la sœur du président des États-Unis.

Puis en 2009, elle décroche le principal rôle féminin de la série policière Southland, où elle joue la Détective Lydia Williams durant cinq saisons[1].

 
Regina King en Tracy Reese, pour le défilé The Heart Truth's Red Dress Collection de 2010.

Désormais plus rare sur le grand écran, elle profite du succès de la série pour jouer dans la comédie romantique La Guerre des pères de Rick Famuyiwa aux côtés de Forest Whitaker.

Elle enchaîne dès 2014 avec un rôle récurrent dans la quatrième saison de la série dramatique Shameless, puis dans la première saison de la série horrifique The Strain.

En 2015, elle livre une performance remarquée dans la série anthologique American Crime, qui lui vaut un Emmy Award de la meilleure actrice dans un second rôle pour une mini-série[7] ; elle rejoint ensuite la seconde saison de la série dramatique The Leftovers.

En 2016, elle remporte à nouveau l'Emmy Award de la meilleure actrice dans un second rôle pour une mini-série pour son interprétation de Terri LaCroix dans la seconde saison de l'anthologie American Crime[7].

Entre 2015 et 2018, elle est la réalisatrice d'épisodes de séries populaires comme This Is Us, Scandal, Shameless, Good Doctor et d'autres[4].

King remporte en 2018 son troisième Emmy Awards, celui cette fois-ci de la meilleure actrice pour une mini-série pour le rôle de Latrice Butler dans Seven Seconds[7]. La même année, elle remporte le Golden Globe de la meilleure actrice dans un second rôle pour son interprétation dans le drame Si Beale Street pouvait parler[11],[12] de Barry Jenkins. Dans cette production, consacrée à l'Amérique noire et au racisme, elle incarne une mère de famille qui défend le petit ami de sa fille accusé, à tort, d'un viol. Au moment de la remise de son prix, elle livre un discours applaudi par l'assemblée et s'engage à faire avancer l'égalité entre les hommes et les femmes à Hollywood[13] :

« Sur les deux prochaines années, je fais le serment, et ça va être difficile, de m'assurer que toute oeuvre que je produis compte 50% de femmes[4]. »

Le 24 février 2019, elle remporte l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle à l'issue de sa première nomination[14],[15],[16].

Toujours en 2019, lors de la 50e cérémonie des NAACP Image Awards, elle est en lice pour trois prix : Celui de la meilleure actrice dans un second rôle pour Si Beale Street pouvait parler, celui de la meilleure actrice dans une mini-série pour Seven Seconds, et enfin, pour le prix spécial, Entertainer of the Year, face à Beyoncé, Chadwick Boseman, LeBron James et Ryan Coogler[17]. Et c'est son interprétation dans Seven Seconds qui l'emporte et lui permet de repartir avec un prix. Elle s'incline face à Danai Gurira pour celui de la meilleure actrice dans un second rôle et face à Beyoncé pour l'Entertainer of the Year.

Vie familialeModifier

Elle épouse Ian Alexander, le 23 avril 1997, avec qui elle a un garçon né le 19 janvier 1996[1]. Elle demande le divorce le 8 novembre 2006[3], citant de la violence physique, de la consommation de drogues, et des affaires extra-conjugales[18].

Entre 2011 et 2013[1], elle fréquente l'acteur Malcolm-Jamal Warner. Ils se connaissent depuis les années 1980, lorsqu'ils participent encore enfants, à des populaires sitcoms familiales de la chaîne américaine NBC[19].

FilmographieModifier

CinémaModifier

Courts métragesModifier

Longs métragesModifier

TélévisionModifier

Séries téléviséesModifier

TéléfilmsModifier

DoublageModifier

En tant que réalisatriceModifier

En tant que productriceModifier

DistinctionsModifier

 
Lors de la 72e cérémonie des Peabody Awards, en 2013.

Note : Cette section récapitule les principales récompenses et nominations obtenues par Regina King. Pour une liste plus complète, se référer à la base de données IMDb[7].

RécompensesModifier

 
L'actrice aux Independent Spirit Awards 2010.

NominationsModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e « La biographie de Regina King avec Gala.fr », sur Gala
  2. a b c et d « Regina King : Sa biographie - AlloCiné », sur AlloCiné
  3. a b c et d « Regina King : biographie, news, photos et vidéos », sur Télé-Loisirs
  4. a b c et d « Un Oscar pour Regina King, nouvelle star d'Hollywood », sur Ouest France,
  5. « Daddy Day Care (2003) - Box Office », sur JP's Box-Office
  6. « Legally Blonde 2: Red, White & Blonde (2003) - Box Office », sur JP's Box-Office
  7. a b c d et e (en) « Regina King Awards », sur IMDb
  8. « A Cinderella Story (2004) - Box Office », sur JP's Box-Office
  9. (en) « Miss FBI - Divinement armée (2005) Critic Reviews », sur IMDb
  10. « Miss Congeniality 2: Armed and Fabulous », sur JP's Box-Office
  11. Billy Nilles, « Regina King défie Hollywood de respecter l'égalité homme/femme à 100 %, après son premier Globe », sur E News,
  12. « Golden Globes du second rôle à Regina King pour "Si Beale Street pouvait parler" », sur Inc.nc,
  13. « Oscars 2019: qui est Regina King, meilleure actrice dans un second rôle? », sur Le Figaro,
  14. Thomas Sotinel, « Oscars 2019 : « Roma » nommé dans dix catégories, dont meilleur film », sur Le Monde,
  15. (en) Kelsey Bloom, « Oscar nominee Regina King: My commitment to gender equality must only be the beginning », sur Usa Today,
  16. (en) Ruth Kinane, « Regina King on the heart behind her Oscar-nominated role », sur Entertainment Weekly,
  17. (en) Patrick Hipes, « NAACP Image Awards Nominees: ‘Black Panther’, ‘Beale Street’, Netflix, HBO Top List », sur Deadline,
  18. Richard Johnson (2006-11-08). "We hear . . . we hear . . .". New York Post. http://www.nypost.com/seven/11082006/gossip/pagesix/we_hear_______we_hear_______pagesix_.htm. Retrieved 2008-09-10.[dead link]
  19. http://www.usmagazine.com/celebrity-news/news/malcolm-jamal-warner-splits-with-regina-king-2013213
  20. (en) « Women in Law (2006– ) Company Credits », sur IMDb
  21. « Regina King dans Leftovers », sur Fun-Ludo.fr, (consulté le 21 avril 2015)
  22. nomination partagée avec Aunjanue Ellis, Jamie Foxx, Terrence Howard, Harry Lennix, Clifton Powell, Larenz Tate et Kerry Washington