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Réseau routier de l'Allier
Carte du réseau routier national (autoroutes et routes nationales) dans le département de l'Allier
Carte du réseau routier national (autoroutes et routes nationales) dans le département de l'Allier
Géographie
Pays France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Allier
Superficie 7 340 km2
Population 339 384 hab. (2016)
Caractéristiques générales
Longueur totale 13 412 km (2017) [1]
Densité de réseau 1.8 km/km2
Densité de réseau 2 40 km/1 000 hab.
Consistance
Autoroutes 111 km (2017)
Routes nationales 209 km (2017)
Routes départementales 5 282 km (2017)
Voies communales 7 810 km (2017)
Accidentalité routière
Nombre d'accidents 257 (2017) [2] ,[a]
dont mortels 23 (2017)
Tués 25 (2017)
-40 % (2017/2010)
(France : - 14 %)
Blessés hospitalisés 160 (2017)
Blessés légers 172 (2017)

Cet article présente l'histoire, les caractéristiques et les événements significatifs ayant marqué le réseau routier du département de l'Allier en France.

Au , la longueur totale du réseau routier du département de l'Allier est de 13 412 kilomètres, se répartissant en 111 kilomètres d'autoroutes, 209 kilomètres de routes nationales, 5 282 kilomètres de routes départementales et 7 810 kilomètres de voies communales.

HistoireModifier

 
Carte Levasseur du département de l'Allier (1852).

XVIIIe siècleModifier

De 1750 à 1784, l’ensemble du réseau routier est pour la première fois cartographié à grande échelle (au 1/86 400e) et de manière complète par Cassini de Thury[3], à la demande de Louis XV. Ces cartes sont d’une grande richesse toponymique, mais d’une grande pauvreté quant à la figuration du relief et de l’altimétrie. De même les chemins secondaires sont rarement représentés, du fait d’une part de leur état médiocre, d’autre part de leur faible importance économique.

XIXe siècleModifier

L’Atlas national illustré réalisé par Victor Levasseur est un précieux témoignage du XIXe siècle, les cartes coloriées à la main sont entourées de gravures indiquant statistiques, notes historiques et illustrations caractéristiques des départements. Sur ces cartes sont représentées les routes, voies ferrées et voies d’eaux. Par ailleurs, les départements sont divisés en arrondissements, cantons et communes.

Huit routes départementales avaient été définies au début de ce siècle et celles-ci nécessitaient un entretien[4] :

  1. de Moulins à Decize par Ennemont ;
  2. de Moulins à Bourges par Souvigny, Bourbon, Cérilly ;
  3. de Montmarault à Gannat par Chantel-la-Ville et Tousac ;
  4. de Gannat à Digoin par Vichy, Cusset, la Palisse ;
  5. de Montluçon à Évaux par Chambon, Lignerolles ;
  6. de Moulins à Digoin par Chevagnes et Dompierre ;
  7. d'Urçay au Veurdre par la forêt de Tronçais ;
  8. de Montluçon à Culant par Émiral.

En 1836, le département totalisait 232,449 km de routes départementales[5] et 496,915 km de routes royales que sont les routes nos 7, 9, 73, 106, 143, 144, 145, 146 et 153[6].

En 1851, le département comptait neuf routes nationales totalisant 494,653 km, huit routes départementales (235,865 km) et vingt-huit chemins de grande communication (972,863 53 km)[7] :

Routes nationales
Numéro de la route et directions Longueur
R.N. 7 de Paris à Antibes par Lucenat, Villeneuve, Moulins, Bessay, Varennes, Saint-Gérand-le-Puy, Lapalisse, Droiturier 79,231 km
R.N. 7BIS : embranchement de Lapalisse sur Vichy 13,055 km
R.N. 9 de Paris à Perpignan, passant par Moulins, le Pont de Moulins, Bressolles, Chemilly, Châtel-de-Neuvre, Saint-Pourçain, Gannat 57,832 km
R.N. 9BIS : embranchement de Gannat sur Vichy 18,699 km
R.N. 73 de Moulins à Bâle par Moulins, Garnat [et franchissant la Loire] 31,000 km
R.N. 106 de Moulins à Nîmes, partant de la route no 7, à Saint-Gérand, passant à Cusset et Vichy 34,730 km
R.N. 143 de Clermont à Tours, par Néris et Montluçon 45,822 km
R.N. 144 de Clermont à Bourges, passant par Montluçon, Saint-Victor, Estivareilles, Reugny, Meaulne, Urçay 39,839 km
R.N. 145 de Limoges à Moulins, passant par Lamaids, Montluçon, Chamblet, Montmarault, Le Montet, Châtillon, Souvigny, Coulandon 87,338 km
R.N. 146 de Limoges à Varennes-sur-Allier, passant par Montmarault, Louchy, Saint-Pourçain, traversant l'Allier au pont de Chazeuil et s'embranchant sur la route no 7 entre Chazeuil et Varennes 33,766 km
R.N. 153 d'Orléans à Moulins, passant par Ainay-le-Château, la forêt de Tronçais, Cérilly, Ygrande, Bourbon-l'Archambault, Saint-Menoux, Souvigny, s'embranchant sur la route no 145 53,341 km
Routes départementales
No  et directions Longueur
R.D. 1 de Moulins à Decize par Moulins et Saint-Ennemond 17,051 km
R.D. 3 de Montmarault à Gannat par Saint-Marcel, Chantelle-la-Vieille, Chantelle-le-Château, Jenzat et s'embranchant sur la route no 9 à Saulzet 26,869 km
R.D. 3BIS de Montmarault à Gannat par Saint-Marcel, Chantelle-la-Vieille, Bellenaves, Vicq, Ébreuil 25,025 km
R.D. 4 de Lapalisse à Digoin par Bussolles, le Barrois, Meilleraie, le Donjon 36,750 km
R.D. 5 de Montluçon à Évaux par Argenty et Teillet 13,350 km
R.D. 6 de Moulins à Digoin par Chevagnes, Dompierre, Diou, Pierrefitte, Vesvre, Coulanges, Le Péage, La Broche 39,090 km
R.D. 7 d'Urçay au Veurdre par Bomais, Les Forges, Lurcy 40,735 km
R.D. 9 de Lapalisse à Dompierre 33,995 km

Concernant les chemins vicinaux de grande communication existant en 1851, seules les villes principales sont indiquées et les distances sont arrondies à l'hectomètre[8].

  1. de Saint-Pourçain à Sancoins par Le Montet et Bourbon-l'Archambault (70,4 km)
  2. de Moulins à Marcigny par Toulon-sur-Allier, Neuilly-le-Réal, Jaligny-sur-Besbre, Le Donjon (56,9 km)
  3. de Montluçon à la R.D. no 7 par Hérisson et Cérilly (43,5 km)
  4. de Montmarault à Évaux par Saint-Bonnet-de-Four et Marcillat-en-Combraille (25,3 km)
  5. de Montluçon à Boussac par Domérat et Huriel (25,1 km)
  6. de Saint-Pourçain à Vichy par Saint-Rémy-en-Rollat, Charmeil et Vesse (20,2 km)
  7. de Lapalisse à Laprugne par Saint-Prix et Le Mayet-de-Montagne (39,2 km)
  8. de Saint-Pourçain à Montaigut par Chantelle, Bellenaves et Échassières (31,6 km)
  9. de Montluçon à Pionsat par Lavault-Sainte-Anne, Villebret et Marcillat (24,9 km)
  10. de Cusset à Varennes par Creuzier-le-Vieux, Saint-Germain-des-Fossés et Billy (20,8 km)
  11. de Moulins à Vallon par Souvigny, Buxière-la-Grue et Hérisson (45,7 km)
  12. de Moulins à Dompierre par Iseure, Montbeugny et Thiel (60,8 km avec embranchements de Vaumas et Neuilly)
  13. de Moulins au Veurdre par Neuvy, Bagneux, Agonges et Limoise (34 km)
  14. de Bourbon à la R.D. no 7 par Couleuvre (21,2 km)
  15. du Donjon à Decize par Saligny, Dompierre, Garnat et Gannay (60,4 km avec embranchement de Jaligny à Dompierre)
  16. de Montmarault à Cérilly par Villefranche, Cosne (44,8 km avec embranchement de Cosne à Theneuille)
  17. de Montluçon à Ygrande par Désertines et Cosne (32,9 km)
  18. de Saint-Pourçain à Ygrande par Verneuil et Cressanges (38,9 km)
  19. d'Ébreuil à Montaigut par Lalizolle et Échassières (13,6 km)
  20. de Lapalisse à Marcigny par Andelaroche (11,5 km)
  21. de Varennes à Digoin par Jaligny (45,3 km)
  22. de Chantelle à Cosne par Le Montet (41,3 km)
  23. de Saint-Gérand-le-Puy au Donjon (27 km)
  24. de Cusset à Saint-Priest-la-Prugne par Ferrières-sur-Sichon (54 km avec embranchement vers Le Mayet-de-Montagne)
  25. de Cusset à la Croix-du-Sud par Châtel-Montagne (33,7 km)
  26. de Lapalisse à la Croix-du-Sud par Arfeuilles (16,4 km)
  27. de Vichy à Saulzet par Vendat et Escurolles (16,1 km)
  28. de Meaulne à la RN 151BIS par Ainay-le-Château (17,5 km)

XXe siècleModifier

Réforme de 1930Modifier

Devant l’état très dégradé du réseau routier au lendemain de la Première Guerre mondiale et l’explosion de l’industrie automobile, l’État, constatant l’incapacité des collectivités territoriales pour remettre en état le réseau routier pour répondre aux attentes des usagers, décide d’en prendre en charge une partie. L’article 146 de la loi de finances du prévoit ainsi le classement d’une longueur de l’ordre de 40 000 kilomètres de routes départementales dans le domaine public routier national[G 1].

En ce qui concerne le département de l’Allier, ce classement devient effectif à la suite du décret du [S 1].

Réforme de 1972Modifier

En 1972, un mouvement inverse est décidé par l’État. La loi de finances du prévoit le transfert dans la voirie départementale de près de 53 000 kilomètres de routes nationales[G 2]. Le but poursuivi est[G 3] :

  • d’obtenir une meilleure responsabilité entre l’État et les collectivités locales en fonction de l’intérêt économique des différents réseaux,
  • de permettre à l’État de concentrer ses efforts sur les principales liaisons d’intérêt national,
  • d’accroître les responsabilités des assemblées départementales dans le sens de la décentralisation souhaitée par le gouvernement,
  • d’assurer une meilleure gestion et une meilleure programmation de l’ensemble des voies.

Le transfert s’est opéré par vagues et par l’intermédiaire de plusieurs décrets publiés au Journal Officiel. Après concertation, la très grande majorité des départements a accepté le transfert qui s’est opéré dès 1972. En ce qui concerne le département de l’Allier, le transfert est acté avec un arrêté interministériel publié au journal officiel le , avec prise d'effet au [Note 1],[S 2].

XXIe siècleModifier

Réforme de 2005Modifier

Une nouvelle vague de transferts de routes nationales vers les départements intervient avec la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, un des actes législatifs entrant dans le cadre des actes II de la décentralisation où un grand nombre de compétences de l’État ont été transférées aux collectivités locales. Dans le domaine des transports, certaines parties des routes nationales sont transférées aux départements et, pour une infime partie, aux communes (les routes n’assurant des liaisons d’intérêt départemental)[G 4].

Le décret en Conseil d’État définissant le domaine routier national[G 5] prévoit ainsi que l’État conserve la propriété de 8 000 kilomètres d’autoroutes concédées et de 11 800 kilomètres de routes nationales et autoroutes non concédées et qu’il cède aux départements un réseau de 18 000 kilomètres[G 6].

Dans le département de l’Allier, le transfert est décidé par arrêté préfectoral signé le [S 3]. 177 kilomètres de routes nationales sont déclassées. La longueur du réseau routier national dans le département passe ainsi de 392 kilomètres en 2004 à 251 en 2006 pendant que celle du réseau départemental s’accroît de 5 021 à 5 179 kilomètres.

CaractéristiquesModifier

Consistance du réseauModifier

Le réseau routier comprend cinq catégories de voies : les autoroutes et routes nationales appartenant au domaine public routier national et gérées par l’État[G 7], les routes départementales appartenant au domaine public routier départemental et gérées par les conseils généraux[G 8] et les voies communales[G 9] et chemins ruraux[G 10] appartenant respectivement aux domaines public et privé des communes et gérées par les municipalités. Le linéaire de routes par catégories peut évoluer avec la création de routes nouvelles ou par transferts de domanialité entre catégories par classement ou déclassement, lorsque les fonctionnalités de la route ne correspondent plus à celles attendues d’une route de la catégorie dans laquelle elle est classée. Ces transferts peuvent aussi résulter d’une démarche globale de transfert de compétences d’une collectivité vers une autre.

Au , la longueur totale du réseau routier du département de l'Allier est de 12 141 kilomètres, se répartissant en 98 kilomètres d'autoroutes, 213 kilomètres de routes nationales, 5 234 kilomètres de routes départementales et 6 596 kilomètres de voies communales.

Il occupe ainsi le 38e rang au niveau national sur les 96 départements métropolitains quant à sa longueur et le 71e quant à sa densité avec 1,7 kilomètre par kilomètre carré de territoire.

Trois grandes réformes ont contribué à faire évoluer notablement cette répartition : 1930, 1972 et 2005.

L'évolution du réseau routier entre 2002 et 2017 est présentée dans le tableau ci-après.

Évolution du réseau routier entre 2002 et 2017[1]
2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
Autoroutes 88 88 88 88 88 88 98 98 98 98 98 98 98 111 111 111
Routes nationales 390 392 392 245 251 220 215 213 213 213 211 211 209 208 209 209
Routes départementales 4 990 5 021 5 021 5 032 5 179 5 209 5 209 5 209 5 209 5 234 5 241 5 242 5 253 5 253 5 254 5 282
Voies communales 5 472 5 502 5 563 5 618 5 730 5 919 5 919 6 243 6 596 6 596 7 165 7 397 7 397 7 458 7 598 7 810
TOTAL 10 940 11 003 11 064 10 983 11 248 11 436 11 441 11 763 12 116 12 141 12 715 12 948 12 957 13 030 13 172 13 412

Nomenclature des routesModifier

À l'exception de certaines routes qui ont été transférées vers le réseau routier national dans les années 1930, les chemins de grande communication sont devenus des routes départementales portant le même numéro (par exemple, le Gc 6 est devenu la RD 6, mais pas le Gc 24 qui est devenu la RN 495 pour être déclassée dans les années 1970).

Les chemins d'intérêt commun (Ic) ont été renumérotés dans les routes départementales en ajoutant 100 (par exemple, le chemin Ic 107 est devenu la RD 207)[9],[10].

Les routes nationales déclassées à l'issue de la réforme de 1972 portent habituellement les deux derniers numéros de la route nationale, précédés du chiffre 9. Ainsi, la RN 106 devient la RD 906 (en partie) et la RN 495 devient la RD 995. Quelques exceptions subsistent :

  • les RN 478 et 479, bien que déclassées suivant la règle, sont suivies du suffixe A (RD 978A et 979A), puisque le département de la Nièvre a déjà une RD 978 et une RD 979 issus du déclassement des RN 78 et 79 ;
  • les RN 493 et 689 sont respectivement devenues les RD 1093 et 1089, les numéros 993 et 989 étant déjà utilisés dans le département pour les déclassements respectifs des nationales 693, et 489 ;
  • la route départementale issue du déclassement de la RN 480 porte le même numéro ;
  • la RN 694 est devenue la RD 94 car le numéro 994 a déjà été utilisé pour le déclassement de la RN 494 ;
  • la RN 698A est devenue la RD 69.

Cas particulier : la RN 695.

Les routes nationales déclassées à l'issue de la réforme de 2005 portent les trois derniers numéros de la route nationale, précédés du chiffre 2 : la RN 9 est devenue la RD 2009, la RN 209 est devenue la RD 2209.

Entretemps, à la suite de la construction de déviations, les sections appartenant auparavant au réseau routier national ont été déclassées dans le réseau routier départemental. Le numéro de la route départementale est constitué des deux derniers chiffres de la route nationale, précédés du chiffre 7. Par exemple, la traversée de Moulins est la RD 707 tandis que la RN 7 la contourne.

Réalisations ou événements récentsModifier

Cette section a pour objet de recenser les événements marquants concernant le domaine de la Route dans le département de l’Allier depuis 1990. Seront ainsi citées les déclarations d’utilité publique, les débuts de travaux et les mises en service. Seuls les ouvrages les plus importants soit par leur coût soit par leur impact (déviation de bourgs) seront pris en compte. De même il est souhaitable de ne pas recenser les projets qui n’ont pas encore fait l’objet d’une utilité publique.

Route Centre-Europe AtlantiqueModifier

L'Allier est traversé d'ouest en est par une route d'intérêt européen (axe E62), la RCEA. La branche centrale passe dans le département ; elle comprend l'axe Guéret – Montluçon (assuré par la RN 145 jusqu'à l'échangeur du Pont des Nautes au sud de Saint-Victor puis par l'autoroute A714 jusqu'au péage de Bizeneuille), une partie de l'A71 (entre ledit péage et celui de Montmarault), puis la RN 79 en direction de Mâcon et Chalon-sur-Saône.

Le contournement de Lamaids (avec échangeur 41 pour desserte) a été livré en 2007, puis celui de Quinssaines en 2010. Celui de Montluçon est achevé en 2011 par la mise à 2×2 voies et aux normes autoroutières d'un tronçon déjà existant.

Sur la section assurée par la RN 79, les travaux de mise à deux fois deux voies sont en cours ; la fin des travaux est prévue en 2020, pour un coût de 361 millions d'euros[11].

Le pont du Val d'Allier entre Chemilly et l'échangeur avec la RN 7 sera doublé et allongé[12].

Route nationale 7Modifier

Le département est également traversé du nord vers le sud-est par la route nationale 7. Le projet d'aménagement à 2×2 voies entre Saint-Pierre-le-Moûtier-Sud et Avermes et entre Toulon-sur-Allier et Saint-Germain-Lespinasse-Nord (contournement de Moulins exclu car déjà réalisé) a été déclaré d'utilité publique le 20 septembre 1995[13].

Certains tronçons de voies express sont déjà en service : déviation de Moulins en 1996, de Toulon-sur-Allier en 2000, de Lapalisse et de Saint-Prix en octobre 2006, raccordement de Saint-Prix à la frontière départementale avec la Loire le 19 mars 2014. Ce dernier, long de 9,5 km, devait initialement ouvrir en 2011 mais des malfaçons ont retardé sa mise en service[14],[15],[16].

La déviation de Varennes-sur-Allier est en construction (4,8 km)[17],[18]. Elle comprend à ses sorties la réalisation de carrefours giratoires : en 2007, sur la RD 46 à la suite de la suppression d'un passage à niveau de la ligne ferroviaire à Chazeuil, puis sur la RN 209 en 2009 pour desservir le centre d'entretien et d'intervention ainsi que le nord de l'agglomération de Vichy. Une digue a dû être détruite sur la rivière Allier[19]. Les travaux ont été interrompus[Quand ?] à la suite d'un contentieux entre deux entreprises et l'État ; la reprise a été retardée à la suite d'un recours environnemental au printemps 2013[20]. Quatre millions d'euros supplémentaires (s'ajoutant aux 101 millions[réf. souhaitée]) ont été débloqués par l'État pour achever ces travaux commencés en 2009. La déviation a été mise en service le 21 décembre 2016[21].

Il reste à réaliser les raccordements de Moulins à Varennes-sur-Allier (avec la reconfiguration de l'échangeur avec la route Centre-Europe Atlantique), puis de Varennes-sur-Allier à Lapalisse.

Desserte de VichyModifier

L'agglomération de Vichy fut la seule de France à ne pas posséder d'infrastructures routières décentes.

Autoroute A719Modifier

 
Chantier de l'autoroute A719 en mars 2014.

Un premier tronçon de l'autoroute A719, contournant Gannat par le nord, a ouvert en 1997. Son prolongement, déclaré d'utilité publique le 16 août 2011[22], a permis le désenclavement de l'agglomération de Vichy en donnant une véritable adresse autoroutière. Construit par APRR pour un montant de 100 millions d'euros, ce prolongement de 14 kilomètres est livré à la circulation au début de l'année 2015. L'autoroute se termine sur un carrefour giratoire, déjà en service, avec les départementales 2209, 215 et le contournement sud-ouest de Vichy.

Contournement nord-ouest de VichyModifier

Le contournement nord-ouest de Vichy est une route en projet reliant l'A719 au moyen d'un échangeur et le giratoire des départementales 6 et 67, dit « de la Goutte », sur la commune de Saint-Rémy-en-Rollat. Il comprend aussi la réutilisation de la RD 67, ouverte à la fin des années 1990, jusqu'au rond-point de Creuzier-le-Neuf. Ce contournement doit désengorger la route départementale 6 ainsi que la route nationale 209 au nord de Creuzier-le-Neuf ou la route départementale 2209 entre Vichy et Gannat qui subissent une augmentation du trafic. Il sera géré par l'État ; la RD 67 devrait être classée dans le réseau routier national[23].

La concertation s'est tenue du 13 au 29 novembre 2013 ; sa mise en service est prévue en 2020.

Le coût du projet dépasse 50 millions d'euros. Ce contournement sera à deux voies et comprendra des carrefours giratoires. Il comprendra deux points d'échanges intermédiaires, au droit de Montpertuis et au carrefour avec la route départementale 27 à la sortie de Charmeil[24].

Six variantes ont été étudiées : au sud de la RD 27, les variantes « Thévenins » et « Gros Bois » ; au nord, « Nord Bois Perret », « Sud Bois Perret » et « voie ferrée »[24].

  • Les variantes nord nécessitent soit le franchissement, soit le déplacement de la voie ferrée Saint-Germain – Gannat.
  • Les variantes sud nécessitent la création d'un carrefour giratoire pour desservir la future zone d'activités économique de Montpertuis.

À l'issue de la concertation, la réalisation de ce contournement aura des impacts sur les milieux naturel et agricole ainsi que l'activité économique[25].

Des riverains d'une association locale dénoncent un tracé « inacceptable »[26], et même mal placé car traversant des zones « urbanisées », « boisées », « humides » et « agricoles »[27].

Contournement sud-ouest de VichyModifier

Le projet du contournement sud-ouest de l'agglomération vichyssoise est inscrit dans le schéma directeur d'agglomération du 20 décembre 2001. Il a été soumis à une enquête publique entre le 12 juin et le , puis déclaré d'utilité publique par arrêté interpréfectoral du . En 2010, le département a recours à un partenariat public-privé avec la société Allicso pour financer les travaux. Pour ces raisons, le chantier du contournement n'a pu démarrer qu'en octobre 2011 après avis d'enquête publique préalable à la demande d'autorisation d'aménager ce contournement au titre de la loi sur l'eau, approuvé le 20[28]. À cette époque, la livraison était prévue pour fin 2013 ou début 2014.

Un projet arrêté pour des raisons environnementalesModifier

Avant le début des travaux, une association de défense de l'environnement, la FRANE (Fédération de la région Auvergne pour la nature et l'environnement), avait déposé un recours au tribunal administratif pour « atteinte irréversible » constituée par un pont à construire au sud de Saint-Yorre, conduisant à l'annulation de l'arrêté du 20 octobre 2011 pour « insuffisances multiples du dossier »[29],[30]. Les travaux sont arrêtés en février 2012. Lors de l'enquête publique, la FRANE stipule des manquements au dossier faune et flore, avec l'existence d'espèces protégées en ignorant les incidences du projet. Seule une nouvelle enquête publique permet de résoudre le problème[31]. Le tribunal administratif de Clermont-Ferrand a annulé l'arrêté le 30 octobre 2012[32] ; des manifestations ont eu lieu au droit du chantier le 9 novembre[33]. Le nouveau pont aurait des conséquences catastrophiques sur la rivière Allier. Le contournement est « incompatible avec les enjeux écologiques liés à l'eau potable, les écosystèmes et la dynamique fluviale[34] »[35].

Une autre association a critiqué une nouvelle enquête publique (du 29 avril au 31 mai 2013) : peu d'améliorations en matière d'environnement avec des conséquences hydrographiques catastrophiques[36].

Reprise des travauxModifier

Un nouvel arrêté autorisant, au titre de la loi sur l'eau, la réalisation de ce contournement, a été signé par le préfet de l'Allier. Les dossiers ont été révisés et approuvés par le CNPN. Les travaux ont repris début 2014, avec « la création de zones humides nouvelles en compensation de [celles] détruites », malgré l'opposition d'associations de défense de l'environnement. Le surcoût dû à l'interruption des travaux est évalué à 16,5 millions d'euros[37],[38].

Caractéristiques du contournement sud-ouestModifier

Le contournement sud-ouest ne traverse aucune agglomération sur les sept communes desservies : Saint-Yorre, Saint-Priest-Bramefant, Saint-Sylvestre-Pragoulin, Hauterive Brugheas, Serbannes et Espinasse-Vozelle.

Ce nouveau tracé, qui s'appelle D 906[Note 2], est long de 18,6 km. Outre son rôle de désenclavement de Vichy et plus particulièrement du sud-ouest de l'agglomération, cette nouvelle route permet de réduire les nuisances sonores subies par les riverains de la D 906 (renommée D 906E) et dans l'ensemble de l'agglomération, l'amélioration de la desserte des zones d'activités et de la sécurité routière[39]. Inauguré le [40], il est ouvert depuis le 2 février[41].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons présente d’autres illustrations sur le contournement sud-ouest de Vichy.

Autres routesModifier

  • 2004 : Déviation de La Chapelaude sur la D 943[42]
  • 2007 : déviation avec 2 giratoires sur la D 46 (raccordement N 7) (suppression d'un passage à niveau)
  • 2010 : Raccordement D 480 - N 7 (contournement de Lapalisse) - D 907

Interdiction de circulation des poids lourdsModifier

 
Cette route départementale, de desserte locale, est interdite aux poids lourds de plus de 7,5 tonnes en transit.

Depuis le 15 mars 2010, afin de combler l’important retard sur les autres départements français, les véhicules de transport de marchandises de plus de 7,5 tonnes sont interdits de circulation sur certaines routes départementales de l’Allier. Les routes nationales 7 et 79 étant dans un état déplorable, cette catégorie de véhicules emprunte le réseau routier départemental[43],[44]. Les chiffres 2009 de la sécurité routière dans le département ont été « catastrophiques » (37 décès contre 24 en 2008). Les itinéraires de substitution n'étaient pas calibrés pour supporter un fort trafic de poids lourds[45].

L’arrêté d’interdiction de circulation des poids lourds en transit a été signé le 8 mars 2010, mais elle a été jugée illégale par la préfecture[46]. Toutes les routes départementales ne sont pas concernées afin de ne pas pénaliser l'économie locale, ni celles participant à la fluidité du trafic[45].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les statistiques d'accidents recensent les accidents s'étant produits sur les réseaux publics (autoroutes, routes nationales, routes départementales et voies communales) mais aussi hors réseau public, sur les parkings publics et sur les autres voies.
  1. Sauf une partie de la RN 146 déclassée au [S 2].
  2. Ce nouveau tracé s'éloigne de la route nationale 106 historique ; les traversées de Saint-Yorre et d'Abrest sont renommées D 906E.


RéférencesModifier

Références généralesModifier

  1. Jacques Borredon, Code de la voirie routière et textes annexes - explicitations et commentaires, Éditions du Papyrus, , 645 p. (ISBN 2-87603-160-4, lire en ligne), p. 22-23-87.
  2. « Projet de loi relatif aux libertés et aux responsabilités locales - Chapitre 1 - la voirie », sur le site du Sénat (consulté le 11 février 2012).
  3. Rapport sur le transfert du réseau de la voirie nationale secondaire dans la voirie départementale, Conseil général du Loiret, séance du 6 décembre 1972.
  4. « La décentralisation : acte II », sur vie-publique.fr, (consulté le 11 février 2012).
  5. Décret no 2005-1499 du 5 décembre 2005 relatif à la consistance du réseau routier national.
  6. « Rapport d’information sur la mise en application de la loi no 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales » [PDF], sur le site de l'Assemblée nationale, (consulté le 11 février 2012), p. 42.
  7. Art. 123-1 du Code de la voirie routière.
  8. Art. 131-1 du Code de la voirie routière.
  9. Art. 141-1 du Code de la voirie routière.
  10. Art. 161-1 du Code de la voirie routière.

Références spécifiques au départementModifier

  1. Fac-simile du décret signé par le Président de la République Gaston Doumergue, publié au Journal officiel en date du , classant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de Wikisara.
  2. a et b Fac-simile de l’arrêté interministériel publié au Journal officiel en date du [PDF], déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de WikiSara.
  3. Fac-simile de l’arrêté préfectoral signé le [PDF], déclassant une partie du réseau routier national dans le domaine public routier départemental, sur le site de WikiSara.

Autres référencesModifier

  1. a et b Ministère de la transition écologique et solidaire, « Mémento des transports urbains et routiers 2017 », sur https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/ (consulté le 18 mars 2019)
  2. Ministère de la transition écologique et solidaire, « Les accidents corporels de la circulation 2017 - Recueil de données brutes », sur http://www.securite-routiere.gouv.fr/ (consulté le 18 mars 2019)
  3. pour la zone de Moulins et pour la zone de Gannat sur Gallica.
  4. « Décret relatif à la perception de Centimes additionnels pour la réparation et l'entretien des Routes départementales dans 122 départements (13 août 1813) », dans Collection générale des lois, décrets, arrêtés, sénatus-consultes…, t. 12, Paris, Imprimerie royale, (lire en ligne).
  5. Recueil de documents statistiques, p. 522.
  6. Direction générale des ponts et chaussées et des mines, Recueil de documents statistiques, t. 1 : Routes royales, routes départementales, Paris, Imprimerie Royale, (lire en ligne), p. 418.
  7. L.-J. Alary, Petite géographie du département de l'Allier, p. 69 à 74 (voir bibliographie).
  8. Petite géographie du département de l'Allier, p. 71-74
  9. « Nomenclature des routes départementales de l'Allier (03) », sur WikiSara (consulté le 25 janvier 2016).
  10. Carte Michelin 1910 no 28, réédition 2010 Michelin - Centre-France à l'occasion du 100e anniversaire de la carte Michelin (ISBN 978-2-06-715455-1).
  11. Communiqué de presse sur l'aménagement de la RCEA [PDF], 11 juillet 2013.
  12. « RCEA : le pont du Val d'Allier sera doublé et allongé », sur La Montagne, .
  13. Décret du 20 septembre 1995 déclarant d'utilité publique les travaux d'aménagement à 2 x 2 voies de sections de la R.N. 7 entre Cosne-Cours-sur-Loire et L'Hôpital-sur-Rhins et de sections de la R.N. 82 entre L'Hôpital-sur-Rhins et Balbigny, portant mise en compatibilité des plans d'occupation des sols des communes concernées et classant dans la catégorie des autoroutes certaines sections comprises entre Cosne-Cours-sur-Loire et Nevers-Sud et dans la catégorie des routes express certaines sections comprises entre Nevers-Sud et Balbigny (JO du 22 p. 13894).
  14. Jean-Pierre Ducros, « 9,5 km de plus à la sortie de l'hiver », La Montagne,‎ (lire en ligne).
  15. Jean-Pierre Ducros, « RN 7 : La deux fois deux voies au sud de Lapalisse mise en service », La Montagne,‎
  16. Philippe Cros, « Nouvelle deux fois deux voies pour la RN 7 », La Montagne,‎ , p. 5.
  17. Arrêté préfectoral no 425/10 du 10 février 2010 portant ouverture de l’enquête publique relative à la demande d’autorisation de réaliser le contournement de Varennes sur Allier [PDF], sur le site de la préfecture de l’Allier.
  18. RN7 : le contournement de Varennes sort de terre, site de la Chambre de commerce et d'industrie de Moulins-Vichy.
  19. « RN7 – Déviation de Varennes : une digue sera détruite en bord d’Allier », La Montagne,‎ (lire en ligne) (éditions de Moulins et de Vichy).
  20. « À Varennes-Sud, les travaux de terrassement vont bon train », La Montagne,‎ .
  21. « Allier : la déviation de Varennes est mise en service », sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes (consulté le 20 juillet 2017).
  22. Décret du 16 août 2011 déclarant d'utilité publique les travaux de construction de l'autoroute A 719, section Gannat―Vichy, entre l'antenne autoroutière A 719 (commune de Gannat) et la RD 2209 (commune d'Espinasse-Vozelle), dans le département de l'Allier, et portant mise en compatibilité du schéma directeur de l'agglomération de Vichy valant schéma de cohérence territoriale et des plans locaux d'urbanisme des communes d'Espinasse-Vozelle et de Vendat (NOR: TRAT1115043D).
  23. Chantal Jouanno, « Contournement de l'agglomération vichyssoise », sur le site du Sénat,  :

    « La création de ce contournement de sept kilomètres de long repose […] sur une requalification d’une section actuelle de la RD 67, qui devra être reclassée dans le domaine routier national. »

    — Réponse du Secrétariat d'État chargé de l'écologie, publié dans le Journal Officiel du Sénat du 16 juin 2010, p. 4745.

  24. a et b Dossier de concertation sur le contournement nord-ouest de Vichy [PDF], DREAL Auvergne, novembre 2013.
  25. Bilan de la concertation [PDF], DREAL Auvergne, 22 janvier 2014.
  26. Philippe Cros, « Le tracé de contournement nord-ouest de l'agglomération face à une fronde des riverains du tracé : « Un projet totalement aberrant » », La Montagne,‎ .
  27. Philippe Cros, « Voilà pourquoi le contournement nord-ouest de Vichy ne verra (peut-être) jamais le jour », sur La Montagne, (consulté le 25 janvier 2016).
  28. « Travaux début 2012 pour le contournement sud-ouest », sur La Montagne, (consulté le 14 octobre 2011).
  29. FRANE, « Annulation du contournement sud-ouest de Vichy » [PDF], (consulté le 25 août 2013).
  30. Denis Lorut, « Des questions sur le chantier sud-ouest », La Montagne,‎ .
  31. Catherine Gréau, « Retour à la case enquête publique ? », La Montagne,‎ .
  32. Jean-Pierre Ducros, « Le tribunal administratif annule l'arrêté », La Montagne,‎ .
  33. Denis Lorut, « Les partisans du contournement font bloc », La Montagne,‎ .
  34. « Simple coup d'arrêt ou coup fatal pour le contournement ? », La Montagne,‎ .
  35. Denis Lorut, « Des questions sur le chantier sud-ouest », La Montagne,‎ , p. 7 (éditions de l'Allier).
  36. « Contournement sud-ouest de Vichy : un projet mal engagé », sur alliersauvage.org, (consulté le 26 octobre 2013).
  37. Laurent Bernard, « Le contournement est relancé », La Montagne,‎ , p. 9 (éditions de l'Allier).
  38. Philippe Cros, « Voir plus clair dans les contournements », La Montagne,‎ , p. 10 (édition de Vichy).
  39. « Contournement Sud Ouest de Vichy », sur le site du conseil départemental de l'Allier (consulté le 25 janvier 2016).
  40. Philippe Cros, « Contournement sud-ouest de Vichy : résumé en cinq sons et une vidéo », sur La Montagne, (consulté le 31 janvier 2016).
  41. « La date d'ouverture du contournement sud-ouest connue », sur La Montagne, (consulté le 28 janvier 2016).
  42. Carte Michelin 326 (Allier - Puy-de-Dôme), édition 2004
  43. Olivier Jacquinot, « Allier : des routes départementales interdites aux poids lourds de + 7,5 t ? », l’Officiel des transporteurs, sur WK Transport Logistique, (consulté le 21 février 2012).
  44. « Les camions « non grata » dans l’Allier », sur newsAuvergne.com, (consulté le 21 février 2012).
  45. a et b « Le Conseil Général limite la circulation des poids lourds à partir de lundi 15 mars », sur La Semaine de l'Allier, (consulté le 1er décembre 2013).
  46. « Allier : les poids lourds devront passer leur route », sur newsAuvergne.com, (consulté le 21 février 2012).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • L.J. Alary, Petite géographie du département de l'Allier, Moulins, Imprimerie de P.-A. Desrosiers, (lire en ligne), p. 69-74
  • Jean Cluzel, Une ambition pour l'Allier, Librairie générale de droit et de jurisprudence, (ISBN 978-2-27500654-3), p. 253 et suivantes

Articles connexesModifier

Sources et liens externesModifier

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