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Sancoins

commune française du département du Cher

Sancoins
Sancoins
Donjon de Jouy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement de Saint-Amand-Montrond
Canton Dun-sur-Auron
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Provinces
Maire
Mandat
Pierre Guiblin
2014-2020
Code postal 18600
Code commune 18242
Démographie
Gentilé Sancoinais(es)
Population
municipale
3 090 hab. (2016 en diminution de 6,39 % par rapport à 2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 58″ nord, 2° 55′ 11″ est
Altitude Min. 192*/ m
Max. 233 m
Superficie 53,52 km2
Localisation

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Sancoins
Liens
Site web sancoins.fr

Sancoins est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants se nomment les Sancoinais(es).

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

HistoireModifier

ToponymieModifier

Bas latin Cenconio. Cingonius, nom de personne d’origine gauloise.

Histoire moderne et contemporaineModifier

Sancoins est chef-lieu de son district de 1790 à 1795, regroupant les cantons de Dun-le-Roi, La Guerche-sur-l’Aubois, Nérondes, Ourouer-les-Bourdelins et Sancoins.

Articles détaillés : Retirada et Histoire du département du Cher.

Au moment de l'effondrement de la république espagnole, qui provoque la Retirada, d’importantes arrivées de réfugiés espagnols ont lieu. Entre le 30 janvier et le 9 février 1939, 3 002 réfugiés espagnols fuyant devant les troupes de Franco, arrivent dans le Cher[1],[2]. Ils sont acheminés en quatre convois à la gare de Bourges[3]. L’atelier du carrossier Rétif, fermé depuis peu, fait partie des lieux choisis pour les héberger[1],[2].

Les réfugiés sont essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, du fait des risques d’épidémie[4]. Le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[5]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés au camp de Châteaufer (commune de Bruère-Allichamps)[6].

HéraldiqueModifier

Article connexe : armorial des communes du Cher.

Les armes de Sancoins se blasonnent ainsi :

Parti : au premier de gueules au château de deux tours, couvert d'argent, ouvert et ajouré du champ, au second d'azur à la fleur de lys d'or[7].

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1834 ? M. Germain   Conseiller d'arrondissement
mars 1965 mars 1971 Jean-Baptiste Touret SFIO puis DVG Ancien conseiller général (1945-1961)
mars 1971 mars 1989 Pierre Caldi DVD[8] Conseiller général (1983-2004)
mars 1989 mars 1995 Jean Sandrin    
mars 1995 mars 2001 Pierre Caldi DVD Conseiller général
mars 2001 septembre 2012 Raymond Jourdain UMP  
septembre 2012 octobre 2012 Jean-Claude Perrot   Maire par intérim - Photographe
octobre 2012 en cours Pierre Guiblin DVG Cadre
Réélu pour le mandat 2014-2020[9]

DémographieModifier

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4191 4861 6591 8322 0212 2452 4642 6103 046
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9173 1333 4503 8334 0014 4844 7064 8654 808
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 7374 8514 6854 0063 9203 9903 9653 8233 751
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 5293 5023 5563 6673 6343 5623 2693 3093 107
2016 - - - - - - - -
3 090--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Macé de La Charité (XIIIe siècle), moine et curé de Sancoins, qui traduisit la Bible en quarante mille octosyllabes.
  • Jean Barillet dit de Xaincoins (1415-1495), receveur général des finances.
  • Vincent Amy, de son nom complet Vincent, Charles, Cyr Amy (1813 - 1886), né et décédé à Sancoins, notaire, maire et conseiller général de Sancoins en 1848. Député du Cher (1871-1876).
  • Laurent Grillet (1851-1901), compositeur de musique festive de danses de Paris au XIXe siècle.
  • Oscar Méténier (1859-1913), homme de théâtre, fondateur du Grand Guignol à Paris, auteur dramatique et romancier.
  • Marguerite Audoux (1863-1937), romancière.
  • Hugues Lapaire (1869-1967), poète, romancier et conteur berrichon.
  • Raymond Lainé (1902-1972), négociant et homme politique, député du Cher[14] (1956-1958).
  • Léon Belot, artiste peintre.
  • Gabriel Gravier (1827-1904), géographe, fondateur, président honoraire et secrétaire général de la Société normande de géographie, né à Sancoins.
  • Ferdinand Béletre (1876-1940), médecin installé dans la ville de Sancoins au début du XXe siècle et dont le nom a été donné à une rue de la ville.
  • Robert Béletre (1904-1962), chirurgien, ancien interne des hôpitaux de Paris, responsable de l'hôpital de Sancoins, né à Sancoins. Vice-président du Comité de Libération[15] après la Seconde Guerre mondiale.
  • Yves Béletre (1945-2012), né à Sancoins, juriste qui fut secrétaire de la Fédération Nationale du Cheval au sein de la FNSEA ; il eut un rôle actif dans la préservation du cheptel français[16].
  • Didier Le Pêcheur, écrivain et réalisateur : son film Home Sweet Home a été tourné à Sancoins en novembre et décembre 2007.
  • Raoul Michalon : il s'agit là d'un canular présenté au Conseil de l'ordre du Grand Orient de France par Stéphan Meyer, grand maitre-adjoint, et Alain Vernet, grand officier délégué aux affaires humanitaires ; il avait été demandé par ses soi-disant filles une subvention afin de mettre en place un muséo-bus, dans le but d'exposer les collections d'art tonkino-maçonnique que ce natif de Sancoins était censé avoir rapporté d'un long séjour en Indochine, d'où il avait ramené aussi, disait la demande, « des fièvres et des convictions » ; une suite favorable avait été donnée à cette demande. Ce canular fut adressé à la commission culture du Conseil de l'ordre du GODF et à ses responsables : Théophylle Prince et Georges Ferré. Les procès verbaux du conseil de l'Ordre en font foi.
  • Serge Camaille, écrivain

CultureModifier

  • Cinémobile
  • Musée et centre artistique Jean Baffier. Ce petit musée sancoinnais présente des sculptures de Jean Baffier et les œuvres de quelques gloires locales parmi lesquelles Marguerite Audoux et Hugues Lapaire. Ouverture le mercredi en été pendant la durée du marché et sur rendez-vous.

ManifestationModifier

À Sancoins se tient chaque mercredi un grand marché à bétail, au Parc des Grivelles. Pendant très longtemps, il fut l'un des plus grands marchés de France[17]. L'accordéoniste Serge Berry lui a dédié l'un de ses succès, « La foire à Sancoins »[18].

TourismeModifier

Le GR 654, dont le tracé s'inspire de l'ancienne voie de Vézelay ou via Lemovicensis, passe à Sancoins ; il vient de Nevers et se dirige vers Saint-Amand-Montrond. S'en détache à Sancoins le GR 300 (chemin de Saint-Jacques en Bourbonnais), en direction de Clermont-Ferrand.

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps, 1996, no 44, p. 43.
  2. a et b Didier Arnold, Les réfugiés de la Guerre d'Espagne dans le Cher. 1936-1946, documents disponibles aux Archives départementales du Cher, Archives départementales du Cher, mis à jour en mars 2013 (consulté le 25 mars 2013).
  3. Alain Gardant, « L’enfance pendant les deux conflits mondiaux », L’enfance dans le Cher (1830-1945), p. 3 (consulté le 25 mars 2013).
  4. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 44.
  5. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  6. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  7. Le blason de la commune sur Gaso (consulté en février 2009).
  8. L'Executif des départements et des régions, Compagnie Europeenne d'Editions et de Publications Periodiques, 1991, page 112
  9. « Les onze maires du canton et leurs adjoints ont été élus », L'Écho du Berry (Édition du Cher), no 3124,‎ , p. 15
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. « Donjon de Jouy », notice no PA00096903, base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Tour de Jeanne d'Arc », notice no PA00096904, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Lire en ligne
  15. Lire en ligne
  16. Lire en ligne
  17. Présentation du parc des Grivelles sur le site officiel de la ville.
  18. Lire en ligne, sur serge-berry.fr.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier