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Poupry

commune française du département d'Eure-et-Loir

Poupry
Poupry
La mairie et l'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Eure-et-Loir
Arrondissement Châteaudun
Canton Voves
Intercommunalité Communauté de communes Cœur de Beauce
Maire
Mandat
Dany Bertheau
2014-2020
Code postal 28140
Code commune 28303
Démographie
Population
municipale
108 hab. (2016 en augmentation de 2,86 % par rapport à 2011)
Densité 7,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 06′ 01″ nord, 1° 50′ 22″ est
Altitude Min. 118 m
Max. 129 m
Superficie 14,48 km2
Localisation

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Poupry
Liens
Site web www.mairie-poupry.fr

Poupry est une commune française située dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

GéographieModifier

SituationModifier

Poupry est au sud est de l'Eure-et-Loir, limitrophe du département du Loiret avec les communes d'Artenay et Sougy.

Territoire de la commune de Poupry

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Communes et département limitrophesModifier

Communes limitrophes de Poupry
Baigneaux
Lumeau   Dambron
Terminiers Sougy (Loiret) Artenay (Loiret)

HydrographieModifier

Le relief du bassin versant amont de la rivière Conie met en évidence le réseau hydrographique fossile, ses assecs et la dépression de la cuvette de Poupry, dont le village se trouve sur la bordure sud.

 
Relief du bassin versant amont de la Conie et la cuvette de Poupry

Voies de communicationModifier

Traversée par l'autoroute A10, la commune constitue le point d'entrée sud de l'Aquitaine dans le département d'Eure-et-Loir. Poupry, bénéficiant de la sortie no 13 de cette autoroute, développe la zone d’activité de Villeneuve avec des entreprises de logistique et de grande distribution, notamment XPO Logistics, STEF et Carrefour[1].

ToponymieModifier

  • Porpriacum, Purpiriaco, Porpreium, Praperye, Pourpry, Poupry
  • Buxetum, Boissei, Boissay (ensemble de buis)
  • Mansus Meraldi (la manse de Mérault), citée dans le Cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans en 972 ; Mémerault jusqu'au XVIIIe siècle, Mamerault

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Des restes d'habitations préhistoriques et de l'Antiquité ont fait l'objet de fouilles archéologiques sur la commune de Poupry.

Lors de la construction de l'autoroute, un site protohistorique a été fouillé, comprenant des fosses silos et du mobilier du second âge du fer (période gauloise avant la conquête romaine)[2].

Une fumière et des traces de bâtiments agricoles ont été trouvées[3]

Au bois d'Auneux existe un site gallo-romain où a été trouvée de la céramique sigillée. À plusieurs endroits sur le territoire de Poupry, on trouve des tuiles (tegulae), de la céramique.

Moyen AgeModifier

Le lieu-dit Villeneuve sur le territoire de Poupry est, au Moyen Âge, un péage-droit de passage du seigneur du Puiset[4] occupé dès le Xe siècle[5]. Il est devenu le péage de l'autoroute A10 fin du XXe siècle.

Guerre de Cent ansModifier

Durant la Guerre de Cent ans,L'armée du comte de Salisbury prend « Janville, en Beauce, fin août 1428, qui sera longtemps l'une des bases importantes du dispositif anglais pour la conquête des villes de la Loire et le siège devant Orléans[6]. » « De Janville sont lancées, dans plusieurs directions, des colonnes volantes. L'une d'elles, par Artenay, Poupry, Terminiers et Patay, alla soumettre plusieurs petites places entre cette dernière ville et Châteaudun, Sougy, (...)[6]. » Parmi les 40 villes que Salisbury déclare avoir conquises, notons « Yenville, Lapesett, Towry, Saint Ely, Praperye, Termenerys, Sowche, Harteney, Patoye[7] ». Salisbury met ensuite le siège devant Orléans le . Poupry est libéré des Anglais après la bataille de Patay le 18 juin 1429.

Attaque de la ferme du Milhouard en 1798Modifier

Article détaillé : Chauffeurs d'Orgères.

Dans la nuit du , la bande de brigands appelée les Chauffeurs d'Orgères se déplace, en provenance du bois de Goury et passant par Lumeau, allant vers le bois Pussin à l'est après Poupry. Ils volent et assassinent Nicolas Fousset, cultivateur du hameau du Milhouard[8]. Les membres de la bande sont alors arrêtés, interrogés et enfermés dans les caves du château de Villeprévost, quatre vingt deux d'entre eux sont déferrés au tribunal de Chartres : quarante sont condamnés au bagne et vingt trois sont condamnés à mort.

Bataille du Modifier

Article détaillé : Bataille de Loigny-Lumeau-Poupry.

Lors de la guerre franco-allemande de 1870, les allemands arrivent à Poupry le 28 septembre 1870. « Les Prussiens s'établissent à Toury au nombre de 5 000 hommes, se répandent à Janville, le Puiset, Mervilliers, etc, puis le 28 dans le canton de Voves et dans quelques communes du canton d'Orgères, où ils font immédiatement les plus onéreuses réquisitions[9]. »

Le champ de bataille du entre l'Armée de la Loire et la confédération prussienne et bavaroise s'étend de Loigny à Lumeau et Poupry. Se font face d'une part le 15e corps d'armée du général Martin des Pallières basé à Artenay et le 16e corps d'armée du général Chanzy basé à Terminiers, et d'autre part la 17e division d’infanterie prussienne basée à Lumeau et la 22e division d’infanterie prussienne basée à Baigneaux. À 9 heures, les combats commencent à Lumeau et Loigny. Tandis que la 3e division du 16e corps, commandée par le général Morandy, attaque Lumeau, en provenance de Terminiers et Neuvilliers, les Prussiens ripostent. « Après une canonnade d'une demi-heure, l'infanterie française attaque Lumeau ; nos soldats atteignent déjà les premières maisons du village de Lumeau, lorsque les Allemands reçoivent d'importants renforts. La 22e division prussienne, arrivée à Baigneaux, n'a devant elle qu'une faible portion de notre 15e corps ; son chef s'empresse de diriger vers Auneux la 44e brigade avec 6 batteries d'artillerie, pour venir en aide à la 17e division, et le bataillon de chasseurs, resté à Baigneaux, rallie sa division à Lumeau. Le combat est engagé sur toute la ligne d'Auneux-Neuvilliers à la ferme d'Écuillon (vers Loigny et Goury) Le général von Treskow, jugeant alors l'attaque suffisamment préparée, lance sa division sur les régiments du général Morandy et les repousse de tous côtés[10]. »

« Vers une heure de l'après midi, la 43e brigade de la 22e division prussienne d’infanterie, arrivée à Lumeau, combat à Auneux, prend Domainville, Milhouard et Mamerault et poursuit au sud de Poupry contre une brigade du 15e corps d'armée français venu d'Artenay. » Les Prussiens établissent des batteries d'artillerie à Milhouard et Mamerault. « Le 15e corps (divisions Peytavin et Martineau), après avoir repoussé les forces qu'il avait devant lui, se portait sur Mamerault et Domainville. »

Néanmoins, à l'autre extrémité du champ de bataille, à Loigny, l'ordre de retraite est donné à 3 heures de l'après midi. « Les 16e et 17e corps d'armée se replient de Guillonville-Villepion-Terminiers sur la ligne Péronville-Patay-Sougy. » « À six heures, le 15e corps d'armée se replie sur la ligne Chevilly-Creuzy-Artenay-Villereau. » La 22e division d'infanterie prussienne quitte Poupry vers 10 heures du soir et se replie sur Lumeau et Auneux. Le lendemain, « la 22e division d'infanterie occupe Poupry[11]. »

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

 
La mairie de Poupry.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Yves Chenu    
fevrier 2016 2020 Dany Bertheau SE  

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2016, la commune comptait 108 habitants[Note 1], en augmentation de 2,86 % par rapport à 2011 (Eure-et-Loir : +0,82 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
201250270237231251248214244
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
244263272241259258253234235
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
223210205196209219191190193
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
175162123115103110103103107
2016 - - - - - - - -
108--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Notre-Dame
  • Zone d'activité de Villeneuve, à la sortie de l'autoroute A10

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Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Dans le voisinageModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Ahmed Taghza, « A Poupry, le logisticien STEF a créé 50 emplois », sur http://www.lechorepublicain.fr, (consulté le 22 mai 2017)
  2. Anne Ollagnier, Dominique Joly et Michel Provost (dir.), Carte archéologique de la Gaule : L'Eure-et-Loir, 28, Fondation maison des sciences de l'homme, coll. « Académie des inscriptions et belles-lettres ; Ministère de la culture et de la francophonie ; Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche », , 372 p. (ISBN 2-87754-032-4 et 9782877540322, notice BnF no FRBNF35838160).
  3. Fumière du lieu-dit Villeneuve à Poupry : cf. Grégory Poitevin et al., « La question des fumières antiques dans le secteur de la Loire moyenne : identification, caractérisation et interprétation des structures archéologiques », dans Frédéric Trément (dir.), Produire, transformer et stocker dans les campagnes des Gaules romaines. Problèmes d’interprétation fonctionnelle et économique des bâtiments d’exploitation et des structures de production agro-pastorale., Bordeaux, Aquitania, supplément 38, (ISBN 978-2-910763-00-8), p. 285-303.
  4. Ch. Cuissard, « Les péages du Puiset », Bulletin de la Société dunoise : archéologie, histoire, sciences et arts, vol. IX,‎ , p. 330-332 (ISSN 0335-9166, notice BnF no FRBNF34375323, lire en ligne).
  5. Sophie Liegard, « Poupry (Eure-et-Loir). Villeneuve [notice archéologique] », Archéologie médiévale, no 47,‎ (lire en ligne)
  6. a et b « Jeanne d'Arc, sa famille, son épopée, ses traces dans l'Histoire », sur fr.geneawiki.com.
  7. Abbé Sainsot, « Un document du XVe siècle concernant la Beauce : lettre du comte de Salisbury au maire et aldermen de la cité de Londres (5 septembre 1428) », Mémoires de la Société archéologique d'Eure-et-Loir,‎ , p. 230-242 (ISSN 1149-7238, notice BnF no FRBNF34427921, lire en ligne).
  8. Armand Fouquier, Causes célèbres de tous les peuples. : Les Chauffeurs. La bande d'Orgères, Lebrun, 1858-1867 (notice BnF no FRBNF30453979, lire en ligne), p. 17
  9. Albert Le Guay (dir.) et Lucien Merlet, Aperçu général sur l'invasion prussienne dans le département d'Eure-et-Loir ; rapport du préfet, Chartres, Conseil général d'Eure-et-Loir, , 384 p. (lire en ligne), p. 286, 285, 290, 317
  10. Henry Morel (pseud. Eusèbe Martin), La bataille de Loigny, 2 décembre 1870, Lille, B. Bergès, In-8°, II-58 p., carte p. (notice BnF no FRBNF30978308, lire en ligne).
  11. Amédée Le Faure, Histoire de la guerre franco-allemande 1870-71 : illustrée de dix-neuf cartes et plans, de portraits, vues, épisodes de batailles, etc, t. deuxième, Paris, Garnier frères, , 2 vol. (442, 458 p.) : ill., portr., cartes et plans ; gr. in-8 p. (notice BnF no FRBNF30771429, lire en ligne), p. 190-202.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. Louis XI, Joseph Vaesen (Éditeur scientifique), Bernard de Mandrot (Éditeur scientifique) et Étienne Charavay (Éditeur scientifique), Lettres de Louis XI, roi de France, publiées d'après les originaux pour la Société de l'histoire de France, Paris, H. Loones (H. Laurens), 1883-1909, 11 vol. in-8° (notice BnF no FRBNF34022465)