Objet céleste

corps physique d'une taille, d'une masse ou d'un rôle astronomique, présent naturellement dans un univers

Un objet céleste, ou corps céleste, est un objet quelconque de l'Univers.

Représentation logarithmique de l'Univers observable centrée sur le Système solaire et figurant des objets célestes notables.

Le terme « astre » est proche, mais est rarement utilisé en astronomie pour les galaxies, les amas d’étoiles ou les nébuleuses. En astrophysique, un objet est génériquement une structure aussi bien compacte (par exemple étoile, trou noir), que diffuse (nuage moléculaire) ou composée (étoile binaire, galaxie, amas ouvert).

Liste d'objets célestes modifier

Des précisions sur les objets listés ci-dessous sont données dans les articles concernés et sur l'article « Types d'objets astrophysiques ».

Système solaire Extrasolaire
Objets simples Objets composés Objets étendus

Type d'objets selon la nature physique modifier

Objets du Système solaire modifier

La classification primaire des objets du Système solaire fait intervenir des critères qui se ramènent, en première approche, à considérer leur taille et le type de corps qu'ils orbitent. Ces classes d'objets sont ensuite subdivisées en fonction de critères de composition, de localisation ou de propriétés observationnelles.

Ces classes d'objets peuvent se rencontrer hors du Système solaire ; toutefois, l'état actuel des techniques d'observation n'ont permis jusqu'à présent que de détecter avec certitude des exoplanètes de taille supérieure à celle de la Terre.

Objets orbitant autour du Soleil modifier

Planètes modifier
 
Planètes du Système solaire.

Une planète est un corps qui n'est pas un satellite, possède une masse suffisante pour que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique et/ou sous forme quasi-sphérique, et a éliminé tout corps se déplaçant sur une orbite proche. La taille d'une planète est de l'ordre de 3 000 km et plus. On distingue deux types de planètes :

Par ailleurs, on peut parler de planète double concernant une planète et son satellite (lune) lorsque le centre de gravité du système binaire n'est pas situé à l'intérieur d'un des deux corps, comme c'est le cas pour le couple Pluton/Charon, ou pour des couples d'objets de masses similaires, comme dans le cas du Système Terre/Lune.

Planètes naines modifier
 
Cérès.

Une planète naine est un corps qui n'est pas un satellite, possède une masse suffisante pour que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique et/ou sous forme sphérique, mais n'a pas, au contraire d'une planète, éliminé les corps se déplaçant sur une orbite proche. Les planètes naines confirmées sont, par ordre décroissant de taille : Éris, Pluton, Cérès. Une douzaine d'autres corps connus, dont Charon, ont un diamètre estimé entre 800 km et 3 000 km, ils vérifient probablement le critère de sphéricité nécessaire à cette classification.

Cette catégorie d'objets a été définie en 2006 afin de pallier des incohérences de classification : Pluton était traditionnellement considérée comme une planète tandis que des objets transneptuniens de taille similaire ou plus gros (Éris) étaient catégorisés comme astéroïdes.

Petits corps du Système solaire modifier
Astéroïdes modifier
 
Astéroïde (253) Mathilde.

Un astéroïde est un corps orbitant autour du soleil plus petit qu'une planète naine (typiquement moins de 800 km), c'est-à-dire qu'il ne possède une masse suffisante pour que sa gravité l'emporte sur les forces de cohésion du corps solide et le maintienne en équilibre hydrostatique et/ou sous forme sphérique, mais il est plus grand qu'un météoroïde (de l'ordre de 10 m au moins). Il ne doit pas s'agir d'une comète.

Les principaux groupements d'astéroïdes sont les suivants :

On classifie aussi les astéroïdes selon leurs propriétés spectrales. Les trois principaux types sont, par ordre d'occurrence décroissant :

  • les astéroïdes de type C, de composition solaire, d'albédo très faible (0,03) et de spectre bleu ;
  • les astéroïdes de type S, riches en fer, nickel et magnésium, d'albédo élevé (0,10–0,22) et de spectre rouge ;
  • les astéroïdes de type M, composé d'alliage de fer et nickel, brillants (albédo 0,10–0,18).

Un système astéroïdal consiste en plusieurs astéroïdes orbitant autour d'un centre de gravité commun. Un exemple est le système triple composé de (87) Sylvia et ses deux satellites naturels Romulus et Rémus.

Comètes modifier
 
Comète de Halley.

Une comète est un corps orbitant autour du soleil de même catégorie de taille qu'un astéroïde, mais qui présente en plus une chevelure (halo) et/ou une traînée lumineuse (queue) au voisinage de son périhélie. Les comètes ont généralement des orbites excentriques, elliptique pour les comètes périodiques. Parmi celles-ci, on distingue :

  • les comètes à courte période (moins de 200 ans) que l'on pense issues de la ceinture de Kuiper ;
  • les comètes à longue période (plus de 200 ans) supposées venir du nuage d'Oort.

Les comètes les plus connues sont la comète de Halley (visible à l'œil nu tous les 75 à 76 ans), Hale-Bopp (visible à l'œil nu en 1996-1997), Hyakutake (la grande comète de 1996, elle aussi visible à l'œil nu), Comète Shoemaker-Levy (qui s'est écrasée sur Jupiter).

Météoroïde modifier
 
Portion de la météorite de fer de Toluca.

Un météoroïde est un corps céleste d'au plus quelques dizaines de mètres de diamètre. Les météoroïdes se transforment en météores lorsqu'ils pénètrent dans l'atmosphère terrestre et, parfois, donner une météorite. On distingue :

Satellites naturels modifier

Lunes modifier
 
Io, lune de Jupiter.
 
(243) Ida et sa lune astéroïdale Dactyl.

Une lune est un satellite naturel d'une planète. La plupart des lunes orbitent autour des quatre planètes géantes qui en possèdent 157 confirmées ; Mars et la Terre en ont respectivement 2 et 1 ; Mercure et Vénus n'en sont pas dotées. Les lunes d'un diamètre supérieur à 2000 km sont :

Lunes astéroïdales modifier

Une lune astéroïdale est un objet de type astéroïdal orbitant autour d'un astéroïde (ou d'une planète naine ?). On connaît environ 80 lunes astéroïdales, dont les plus grandes sont des objets transneptuniens :

Objets hors du Système solaire modifier

Objets de type stellaire modifier

Objets de masse stellaire modifier

Une étoile est un astre compact suffisamment massif (0,08–120 masses solaires) pour entretenir une réaction de fusion nucléaire en son sein. Les étoiles les plus proches sont : le Soleil, et Proxima Centauri. On distingue les étoiles selon leur stade évolutif :

On les distingue aussi par leur type spectral qui donne une idée de leur température de surface, par exemple sur la séquence principale :

et la classe de luminosité qui donne une indication sur leur gravité de surface et, indirectement, leur luminosité et leur taille :

Une naine blanche.

Une étoile à neutrons.

Un trou noir stellaire.

Objets de masse substellaire modifier

Une naine brune est un astre trop peu massif pour entretenir des réactions de fusion de l'hydrogène (moins de 0,08 masse solaire) mais suffisamment pour brûler du deutérium (plus de 13 masses joviennes). On distingue les naines brunes selon quatre types spectraux donnant une indication sur leur température de surface : naines M, L et T (observées) et Y (prévues par les modèles).

Un objet libre de masse planétaire ou planémo est un astre de masse insuffisante pour initier une réaction de fusion de l'hydrogène et du deutérium (moins de 13 masses joviennes) mais suffisamment massif pour avoir une forme quasi-sphérique imposée par la gravité (800 km de diamètre). Le concept de planémo comprend dans le Système solaire les planètes, planètes naines et certains satellites d'icelles et en dehors de celui-ci les exoplanètes. Il s'agit dans ce cas d'objets qui sont formés selon le scénario de formation planétaire dans un disque d'accrétion, à proximité d'un objet central plus massif. Il peut aussi s'agir d'objets ne gravitant pas autour d'un compagnon plus massif, probablement formés de même manière que les étoiles dans un processus de contraction et fragmentation d'un nuage moléculaire, ils sont alors appelés objets libres de masse planétaire : un exemple est le système binaire Oph 162225-240515.

Systèmes d'étoiles modifier

Exoplanètes et exolunes modifier

Milieu interstellaire modifier

Galaxies modifier

Système de galaxies modifier

Type d'objet selon la propriété observationnelle modifier

Source radio modifier

Source gamma modifier

Source gravitationnelle modifier

Références modifier

  1. (en) William C. Keel, « The university of Alabama »  , sur Bibliothèques universitaires, (consulté le )
  2. (en) Paul Rincon, « Teacher finds new cosmic object », sur Science reporter, BBC News, (consulté le )