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Muriel Baptiste

actrice française
Muriel Baptiste
Description de l'image Defaut.svg.
Nom de naissance Yvette Baptiste
Naissance
Lyon, France
Nationalité Drapeau : France Française
Décès (à 52 ans)
Paris, France
Profession Actrice
Films notables Les Sultans
Les Risques du métier

Muriel Baptiste, née Yvette Baptiste le à Lyon et morte le dans le XVIIIe arrondissement de Paris, est une actrice française.

BiographieModifier

Yvette Baptiste (devenue comédienne sous le nom de Muriel Baptiste) est la fille de Roger Baptiste (1915-1971) et de Mireille Renée Yvette Meunier (1922-1998). Ses parents divorcent le . D'un second mariage, la mère de Muriel met au monde un fils, Jérôme Gémine (1954-1991).

Muriel Baptiste est d'abord élevée par sa tante puis envoyée dans des pensions en Angleterre et en France. Elle choisit à dix ans la danse et entre comme petit rat au Châtelet, mais un accident de ski à l'âge de 13 ans remet en cause cette vocation. Elle veut devenir journaliste et entre comme secrétaire à la rédaction de Paris Match, mais le métier la déçoit et elle démissionne. Devenue modèle pour des photos de mode au journal Marie Claire, elle est remarquée par un producteur de cinéma italien. Le film envisagé ne se fait pas, mais cette expérience l'incite à devenir comédienne. Elle prend des cours chez Yves Furet.

Sa carrière commence avec la pièce de théâtre Gigi en 1964. Elle a été choisie par la propre fille de Colette, Mme de Jouvenel, parmi de nombreuses candidates. Le succès est immédiat. Elle tourne quatre films pour le cinéma dont les plus connus restent Les Sultans et Les Risques du métier. Son premier film Déclic et des claques de Philippe Clair (1964) avec Annie Girardot, la cantonne dans un rôle mineur ; ensuite, Les Sultans (1966), de Jean Delannoy, avec Gina Lollobrigida, Louis Jourdan et Daniel Gelin, et Le Mois le plus beau (1967) avec Georges Géret, Yves Rénier et Christian Marin, connaît une carrière plus que discrète. En 1967, elle est Martine Ogier, l'ancienne élève de l'instituteur que joue Jacques Brel dans Les Risques du métier. En 1971, elle joue dans le film de Michel Mitrani, La Cavale, aux côtés de Juliet Berto, d'après le roman d'Albertine Sarrazin, mais les séquences où elle apparaît sont coupées au montage.

Ses trois plus grands succès au théâtre sont Gigi (1964-65), Zoé de Jean Marsan (1971) et Tchao avec Pierre Brasseur (1971).

Muriel Baptiste va devenir, pendant une dizaine d'années, une grande vedette de télé, en accumulant les feuilletons et les téléfilms. Son premier rôle sera dans Quelle famille ! en 1965 avec Danièle Évenou et Mary Marquet. Puis elle décroche le second rôle d'un téléfilm policier, Plainte contre X en 1966.

Son amitié avec Renée Saint-Cyr lui permet d'obtenir la vedette de La Princesse du rail, où elle joue le rôle d'une petite gitane Annunciata Vidal.

Elle joue un petit rôle dans Les Chevaliers du ciel (1967) aux côtés de Jacques Santi et Christian Marin.

Muriel Baptiste joue ensuite dans d'autres téléfilms : Par mesure de silence, Lucide Lucile (1967), Le Corso des tireurs (1967). S'ensuit une traversée du désert de quelques années, puis elle tourne un petit rôle dans le téléfilm Allo Juliette en 1969, écrit par le duo formé par Guy Grosso et Michel Modo, réalisé par Jacques Pierre, dont Danièle Évenou est la vedette. Le téléfilm est diffusé sur la première chaîne ORTF le .

En 1970, elle est la princesse Hélène dans Lancelot du lac ; ce téléfilm de Claude Santelli a été diffusé à Noël de la même année.

Ensuite elle tourne Maigret aux assises avec Jean Richard, La Double Vie de Mademoiselle de La Faille[1] (diffusé en 1974), puis un feuilleton suisse de 30 épisodes dont elle est la vedette, Les Dernières Volontés de Richard Lagrange.

En France, Les Dernières Volontés de Richard Lagrange sont diffusées en juillet 1972 chaque soir ; et chaque midi est rediffusé La Princesse du rail.

Elle connaît avec le personnage dramatique de Marguerite de Bourgogne dans Les Rois maudits, sous la direction de Claude Barma, son plus beau rôle diffusé à la Noël 1972.

Dans la foulée de ce succès, elle joue au théâtre des Variétés à partir du 1er mars 1973 dans la pièce de Marcel Aymé, Les Quatre Vérités, mise en scène et jouée par René Clermont. Elle y a pour partenaires Marthe Mercadier, Jacques Duby, Guy Pierauld, Monique Dood, Axelle Abbadie, Gérard Croce, Alain Hitier, Noëlle Musard, Jean Antolinos et Francis Arnaud.

Elle figure encore au générique de Témoignages (1973), Le Premier Juré (1973), Elle joue à l'automne 1973 le rôle de Sonia, dans un épisode de 15 minutes de Un curé de choc, intitulé La mariée s'envole (diffusé le 24 juillet 1974). Elle tourne un dernier rôle, Irène Leblond, dans le téléfilm L'affaire Bernardy de Sigoyer diffusé le 6 mars 1974. Ce tournage a eu lieu trois mois après Un curé de choc mais la comédienne, malade, a physiquement beaucoup changé. Ce sont les prémices d'une maladie qui va l'écarter définitivement des écrans.

Elle ne trouve plus de rôle après 1974. Peu à peu, elle sombre dans l'oubli, tant du public que des professionnels.

Le seul article de presse que l'on trouve sur elle durant ces années, et le dernier, paraît dans Le Parisien Libéré le 1er juillet 1977 à l'occasion de la rediffusion de Zoé.

Elle tente en vain de revenir au café-théâtre à la rentrée 1977. Le projet n'aboutit pas.

Le , Muriel Baptiste perd son demi-frère Jérôme, mort du sida.

Elle se suicide le , à l'âge de 52 ans, par absorption de médicaments et d'alcool[2].

Les obsèques de Muriel Baptiste eurent lieu le à Pantin (115e division, 3e ligne, 2e tombe, sous son vrai nom, Yvette Baptiste). Le fait que la comédienne fut retrouvée morte seule à son domicile au bout de quatre jours fit que son corps fut transporté à l'Institut médico-légal.

FilmographieModifier

CinémaModifier

TélévisionModifier

  • 1965 : Quelle famille de Roger Pradines (feuilleton) : Martine Anodin

ThéâtreModifier

BiobliographieModifier

Voir aussiModifier