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Gina Lollobrigida

actrice italienne
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Gina Lollobrigida
Description de cette image, également commentée ci-après
Gina Lollobrigida dans les années 1960.
Naissance (91 ans)
Subiaco, Italie
Nationalité Drapeau de l'Italie Italienne
Profession Actrice
Peintre
Sculptrice
Photographe
Films notables Fanfan la Tulipe
Plus fort que le diable
Pain, amour et fantaisie
Notre-Dame de Paris
Salomon et la Reine de Saba
Vénus impériale
Gina Lollobrigida en 1963

Gina Lollobrigida, de son vrai nom Luigia Lollobrigida[1], est une actrice et photographe italienne, née le à Subiaco[2].

Sommaire

BiographieModifier

Jeunesse et introduction dans le milieu du cinémaModifier

Issue d'une modeste famille du milieu ouvrier contrainte de quitter sa « province » pour Rome, Gina Lollobrigida se montre très attirée par le milieu artistique et devient étudiante à l'Académie des Beaux-arts. En 1945, elle joue un rôle dans la comédie Santarellina par Eduardo Scarpetta au Teatro della Concordia de Monte Castello di Vibio (Italie), le plus petit théâtre à l'italienne du monde[3]. Elle se voit confier le rôle principal dans un roman-photo qui va la faire remarquer par le milieu cinématographique. Elle participe également à des concours de beauté ; en 1947, elle termine deuxième au concours de Miss Rome et troisième à celui de Miss Italie derrière Lucia Bosé et Gianna Maria Canale, deux futures étoiles du cinéma italien.

Succès au cinémaModifier

Durant quatre longues années (1947 à 1951), le cinéma, jouant de sa superbe plastique, ne lui offrira que des rôles secondaires : dans L’Aigle noir de Riccardo Freda, Le Crime de Giovanni Episcopo d'Alberto Lattuada, Achtung! Banditi! de Carlo Lizzani et Traque dans la ville de Pietro Germi entre autres, elle travaille aussi avec Luigi Zampa et Mario Monicelli, jusqu'au film de Christian-Jaque, Fanfan la Tulipe, où elle interprète aux côtés de Gérard Philipe un rôle plus remarqué.

Entretemps, elle épouse le le docteur Milko Škofič qui, abandonnant son activité, devient son impresario.

Après un détour par Hollywood où elle doit repousser les avances du richissime Howard Hughes, elle se retrouve devant les caméras de René Clair pour Les Belles de nuit en 1952 (où elle rivalise avec Martine Carol) et de Luigi Comencini pour Pain, Amour et Fantaisie en 1953, suivi l'année suivante par Pain, Amour et Jalousie, où elle envoûte Vittorio De Sica, deux triomphes qui dépassent largement les frontières du pays. Elle gagne enfin une stature internationale avec John Huston qui la fait jouer auprès d'Humphrey Bogart dans Plus fort que le diable, et le Britannique Carol Reed pour Trapèze avec Burt Lancaster et Tony Curtis ; le rôle d'Esmeralda dans Notre-Dame de Paris de Jean Delannoy la confirme encore en 1956 auprès d'Anthony Quinn dans le rôle du difforme Quasimodo. En Italie, La Marchande d'amour de Mario Soldati et La Belle Romaine de Zampa confortent son statut de vedette.

En 1957, elle met au monde Milko Škofič Jr., tourne avec Vittorio De Sica pour Anna de Brooklyn et avec Jules Dassin pour La Loi (avec Yves Montand, Pierre Brasseur et Marcello Mastroianni) puis repart aux États-Unis où elle crève l'écran devant les caméras de John Sturges en 1958 avec Frank Sinatra et Steve McQueen pour La Proie des vautours, puis celles de King Vidor en 1959 pour Salomon et la Reine de Saba, avec pour partenaire Yul Brynner en remplacement de Tyrone Power lorsque ce dernier succombe à la suite d’une attaque cardiaque sur le plateau[4].

Déclin au cinémaModifier

Au début des années 1960, à Hollywood, Gina Lollobrigida s'illustre dans Le Rendez-vous de septembre de Robert Mulligan au côté de Rock Hudson avant de rejoindre l'Europe en 1962 pour Vénus impériale de Delannoy où elle prête sa beauté à Pauline Bonaparte, La Mer à boire avec Jean-Paul Belmondo et La Femme de paille avec Sean Connery. Ces films rencontrent peu de succès à l'exception de celui de Jean Delannoy.

Privilégiant la comédie, Gina Lollobrigida paraît encore dans Les Poupées de Mauro Bolognini (où elle rivalise avec Virna Lisi, Monica Vitti et Elke Sommer) et Moi, moi, moi... et les autres du vétéran Alessandro Blasetti (avec Silvana Mangano et Walter Chiari), avant de retrouver Rock Hudson dans Étranges compagnons de lit de Melvin Frank et de rejoindre avec Alec Guinness le Paradiso, hôtel du libre-échange, adapté de Georges Feydeau par Jean-Claude Carrière et mis en scène par l'anglais Peter Glenville.

Ni Les Sultans de Jean Delannoy avec Daniel Gélin et Louis Jourdan, ni Les Aventures extraordinaires de Cervantes de Vincent Sherman avec Horst Buchholz, ni La mort a pondu un œuf de Giulio Questi avec Jean-Louis Trintignant, ni enfin La Marine en folie de Frank Tashlin avec Bob Hope, Jeffrey Hunter et Mylène Demongeot ne relancent sa carrière.

1973 : changement d'orientation de carrière, la photographieModifier

 
Gina Lollobrigida au festival de Cannes 1991.

1968 est une année charnière dans la vie de Gina Lollobrigida qui met fin à dix-neuf années de mariage, perdant ainsi son impresario. Elle met un frein à sa carrière après le tournage de Buona sera Madame Campbell de Melvin Frank aux côtés de Shelley Winters et de Ce merveilleux automne de Mauro Bolognini qui la met en scène dans le rôle d'une femme mûre vivant une liaison avec un adolescent.

Gina Lollobrigida participe encore avec Lee Van Cleef et James Mason au western parodique Les Quatre mercenaires d'El Paso, avec David Niven à la comédie de Jerzy Skolimowski Roi, Dame, Valet, avant de retrouver Luigi Comencini pour incarner la fée Turquoise dans la série télévisée Les Aventures de Pinocchio avec Nino Manfredi en Geppetto.

Après le drame Roses rouges et piments verts avec Danielle Darrieux et Susan Hampshire, où justement elle joue une photographe, elle cesse de tourner en 1973 pour se lancer dans une nouvelle passion, la photographie.

On la revoit à la télévision en 1984 dans plusieurs épisodes de la série Falcon Crest où son personnage fait montre d'une grande sensualité et du plus grand mépris pour ses cousins américains, puis en 1985 dans la série Prête-moi ta vie avec Stefanie Powers en vedette, et enfin en 1988 dans Très belle et trop naïve (it) de Giuseppe Patroni Griffi d'après le roman d'Alberto Moravia qui inspira La Belle Romaine trente-quatre ans plus tôt, où elle joue une mère qui vit une relation conflictuelle avec sa fille incarnée par Francesca Dellera.

En 1986, elle est présidente du jury du Festival international du film de Berlin et y reçoit la Caméra de la Berlinale, récompense nouvellement créée et décernée aux cinéastes et aux acteurs qui ont rendu d'éminents services au festival.

En 1989, le rosiériste français Meilland honore l'actrice en baptisant une de ses obtentions Gina Lollobrigida[5]. Elle est nommée chevalier de la Légion d'honneur et reçoit ses insignes en 1995 des mains du président François Mitterrand. La même année, elle apparaît, aux côtés d'une kyrielle de grands acteurs, dans le film d'Agnès Varda, Les Cent et Une Nuits de Simon Cinéma, dans lequel la cinéaste tient un discours critique à son égard : la fée du cinéma, que Gina Lollobrigida incarne, serait vénale. Ses derniers rôles remontent à 1996 dans Una donna in fuga, avec Dalila Di Lazzaro et Ben Gazzara, et dans XXL d'Ariel Zeitoun, auprès de Gérard Depardieu, les deux au cinéma et 2011 dans Box Office 3D - Il film dei film (it) d'Ezio Greggio, le premier film en 3D réalisé en Italie.

Le 16 octobre 1999, Gina Lollobrigida est nommée Ambassadrice de bonne volonté[6] de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

La même année elle se présente aux élections européennes en numéro 2 sur la liste d'Antonio Di Pietro, mais échoue pour accéder au Parlement européen[7].

Gina Lollobrigida se consacre depuis à la sculpture et à la photographie.

En 2018, elle est invitée à danser lors de la finale de la 13e édition de l'émission italienne Ballando con le stelle.

FilmographieModifier

CinémaModifier

 
Vittorio De Sica et Gina Lollobrigida dans Pain, Amour et Fantaisie en 1953
 
Renato Tontini et Gina Lollobrigida dans La Belle Romaine en 1954
 
Gina Lollobrigida en 1959, avec Yul Brynner dans Salomon et la Reine de Saba.
 
Gina Lollobrigida en 1965

TélévisionModifier

RécompensesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a, b, c, d, e et f Le Bambi Gala est un gala de remise de récompenses qui se déroule en Allemagne où les impétrants se voient remettre une figurine représentant un cerf, un Bambi. Le site officiel du gala est http://www.bambi.de/ (de).
  2. La ville de Trenčianske Teplice est une localité de cure de 5 000 habitants, située dans la vallée de Teplicka, près de Trenčín en Slovaquie, à environ 135 km au nord-est de Bratislava. Le site officiel du festival est http://www.artfilm.sk/history/index.html (en).
  3. Les Prix internationaux Flaiano sont décernés annuellement dans les catégories littérature, théâtre, cinéma et télévision/radio. Le site officiel des récompenses est http://www.premiflaiano.it/ (it).
  4. Les Prix Joseph Plateau sont des prix cinématographiques décernés annuellement pendant le Festival international du film de Flandre-Gand.
  5. Le Festival du film de Taormine a lieu annuellement dans la ville sicilienne de Taormine. Le festival décerne le Ruban d'argent. Le site officiel du festival est http://www.taorminafilmfest.it/ (it)/(en).

RéférencesModifier

  1. Lollobrigida Sig. Luigia, Grande Ufficiale Ordine Al Merito Della Repubblica Italiana
  2. Un village au pied des monts Simpruini, dans les monts Abruzzes, à environ 75 km à l'ouest de Rome.
  3. Storie, vicende e protagonisti . Histoire du Teatro della Concordia sur le site officiel du théâtre, 2011.
  4. « Salomon et la reine de Saba (1959) de King Vidor », sur http://films.blog.lemonde.fr (consulté le 5 septembre 2018)
  5. Rosiers de Jardin | Grandes fleurs sur le site officiel Meilland International. Consulté le 11 mai 2012.
  6. fao.org.
  7. Le Magazine du Monde du 22 août 2015, p. 15.
  8. (en) Sillia Nittoli, « Gina Lollobrigida honored with a star on the Walk of Fame », sur ItaloAmericano.org, (consulté le 17 avril 2018)

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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