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Maromme

commune française du département de la Seine-Maritime

Maromme
Maromme
Maison Pélissier.
Blason de Maromme
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Canteleu
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
David Lamiray
2014-2020
Code postal 76150
Code commune 76410
Démographie
Gentilé Marommais
Population
municipale
10 942 hab. (2016 en diminution de 3,59 % par rapport à 2011)
Densité 2 729 hab./km2
Population
aire urbaine
523 236 hab.
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 57″ nord, 1° 02′ 34″ est
Altitude Min. 11 m
Max. 137 m
Superficie 4,01 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-maromme.fr

Maromme est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en Normandie.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Elle fait partie de la banlieue Nord de Rouen.

Maromme possède également un lieu-dit sur les hauteurs de la vallée : La Maine.

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 401 hectares ; son altitude varie de 11 à 137 mètres[1].

Maromme possède un domaine forestier vaste de plus de 145 hectares, soit près d'un tiers de la superficie de la commune.

Grâce à la gestion de son parc forestier (dont elle est propriétaire sur plus de 64 hectares) et de la présence de 7 arbres remarquables sur sa commune (trois séquoias, un noyer, un platane, un cèdre bleu et un hêtre pourpre), Maromme devient la première ville de Normandie à recevoir le prix national de l'arbre.[2],[3]

HydrographieModifier

La commune est traversée par le Cailly.

ClimatModifier

Voies de communication et transportsModifier

Six lignes de bus du réseau TCAR roulent dans les rues de Maromme :

La gare de Maromme sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre est située sur les communes de Notre-Dame-de-Bondeville et de Déville-lès-Rouen.

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

Il existe plusieurs quartiers :

  • les Belges ;
  • la Côté de Velour ;
  • le Val aux Dames ;
  • la Clérette ;
  • les Grosses Pierres ;
  • la Maine ;
  • la Commune ;
  • le Moulin à Poudre ;
  • le Centre Ville ;
  • Binche ;
  • Clair Joie.

LogementModifier

En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de 5 616, alors qu'il était de 5 500 en 1999[I 1].

Parmi ces logements, 94,9 % étaient des résidences principales, 0,3 % des résidences secondaires et 4,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 69,5 % des appartements[I 2].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 35,0 %, en diminution par rapport à 2007 (36,3 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 48,3 %[I 3].

Projets d'aménagementsModifier

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous la forme Matrona en 1028 - 1034[4], Marrona vers 1135, Marrone en 1156-1162, Marrona en 1154-1175, Maronam vers 1175, Marrona en 1180, Marrone en 1198, Marrona en 1210, Marronne en 1234, Marronam en 1235, Marrona en 1271, Maroma en 1271, Marroma XIIIe siècle[5].

Matrona (celtique *Mātronā) est basé sur le thème celtique *mātr « mère », dérivé en -onā, d'où la signification de « grande mère » cf. la Marne et le moyen gallois Modron, nom d'une déesse[6]. Malgré les apparences, le terme n'est pas issu du latin matrona, qui est cependant un proche parent du mot celtique.

Homonymie avec les noms de la Marne, Marronne à Bazenville, Mayronnes, Meyronne, etc.[4].

Remarque : alors qu'ailleurs, le [n] s'est conservé, on observe pour Maromme, un passage de [n] à [m] à la fin du XIIIe siècle. Il a pu se produire spontanément ou alors être motivé par la finale des noms d'îles et de villages au bord de l'eau du type le Hom ou -(h)omme. Cet appellatif toponymique est issu de l'ancien scandinave holmr « îlot, terre entourée d'eau, prairie inondée » devenu Houlme (cf. le Houlme), Hom ou -(h)omme dans Engohomme au XIeMartot, ancien nom d'une île entre Seine et Eure); île Meuromme (Seine-Maritime, Freneuse, XIXe siècle) cf. aussi le toponyme anglais Marholm. En revanche, c'est l'inverse qui s'est produit pour Petit- et Grand-Couronne (Seine-Maritime, Corhulma en 1032 - 1035).

HistoireModifier

 
Carte Cassini du XVIIIème siècle

L'endroit a certainement été utilisé par les Celtes (Gaulois) comme lieu de culte, d'où son nom de Matrona « déesse mère », particulièrement vénérée au bord des rivières[4], dans ce cas le Cailly, rivière qui coule sur ce territoire.

Le village de Marrona ou Matrona appartenait à l’abbaye de Fécamp depuis 1034.

La première église Saint-Martin fût édifiée au XIIIè siècle. Etant devenue trop exiguë et dangereuse (l’une des cloches tomba en 1836), elle fût reconstruite de 1852 à 1869 dans le style néogothique par le conseil de la fabrique. Maromme aurait aussi accueilli une léproserie au XIIIe siècle mais il n’en reste aucune trace actuellement. De même, une chapelle dédiée à Saint Sulpice, datant du XIIIe siècle, se trouvait sur la commune et donnait lieu à un pèlerinage. Elle était encore mentionnée au XVIIIe siècle sur les cartes de Cassini.

Appartenant à l'Hôtel-Dieu de la Madeleine de Rouen à l'époque, le fief de Maromme fait l'objet d'une acquisition le 12 août 1763 par Jean-Claude Trugard, lieutenant général de police de Rouen et laïc. La commune est constituée en seigneurie et Jean-Claude Trugard devient alors le premier seigneur de Maromme. Les papiers de la seigneurie se trouve aujourd’hui conservés aux archives départementales sous la cote 104 J et regroupent des documents s’échelonnant entre le XVe et le XVIIIe siècle[7].

En 1879, Maromme comptait 2 795 habitants[8]. Les activités de la villes étaient la filature, le tissage et le retordage de coton, la fabrique d’indiennes, la blanchisserie, la teinturerie, la fonderie de fonte, l'huilerie, la tannerie, la corderie, et la scierie de sucre. Toutes ses activités ont été permises grâce à la rivière du Cailly, largement utilisée pour déverser les produits chimiques utilisés pour l'industrie textile.

Le moulins à poudre, dont l'édifice est encore visible aujourd'hui, fût la fonderie de canon du Royaume de France, active de 1793 jusqu'à son arrêt en 1834.

Politique et administrationModifier

 
Mairie de Maromme.

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au dernier recensement étant compris entre 10 000 et 19 999, le nombre de membres du conseil municipal est de 33[9].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1795 Dieul    
1795 1815 Jean-Jacques Moulin    
1815 1824 Nicolas Bérrubé    
1824 1828 Benjamin Prévost    
1828 1830 Lemarchand    
1830 1830 Victor Chouillon   Manufacturier
1830 1840 Léon Leclerc    
1840 1843 Ferdinant Lehandel    
1843 1843 Nicolas-Tranquille Bérrubé    
1843 1846 Charles Louis Niel    
1846 1848 Louis Acheray    
1848 1848 Saffray    
1848 1858 Nicolas-Tranquille Bérrubé    
1858 1859 Marcel Leseigneur    
1859 1865 Nicolas-Tranquille Bérrubé    
1865 1868 Marcel Leseigneur    
1868 1869 Aristide Henri    
1869 1874 Jacques Lame    
1874 1875 Edouard Legris    
1875 1877 Ange Lanfray    
1877 1890 Charles Besselièvre   Industriel (1830-1894) [10]
1890 1914 Louis Besselièvre   Industriel
1914 1919 Édouard Fort    
1919 1921 Maurice Silvestre Socialiste Ouvrier d'usine [1893-1938]
1921 1925 Jules Filliatre    
1925 1940 Edmond Lefebvre    
1940 1944 René Joly   Entrepreneur de menuiserie à Maromme
1944 1977 Paul Vauquelin SFIO puis
DVG
Technicien industriel
1977 1998 Colette Privat PCF Enseignante, conseillère générale du canton de Maromme (1967-2004)
Députée (1978-1981)
1998 2008 Boris Lecœur PCF Enseignant
2008 En cours
(au cours de mandat (réélu au 1er tour en 2014))
David Lamiray PS puis
DVG
Fonctionnaire de la police nationale,
conseiller municipal de Canteleu (2001-2008),
conseiller général du canton de Maromme (2004-2015),
conseiller départemental du canton de Canteleu depuis 2015,
vice-président de la Métropole Rouen Normandie chargé de la culture et du sport (depuis 2014).

JumelagesModifier

Au 16 août 2015, Maromme est jumelée avec[11] :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[13],[Note 1].

En 2016, la commune comptait 10 942 habitants[Note 2], en diminution de 3,59 % par rapport à 2011 (Seine-Maritime : +0,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2591 1821 4421 3292 4112 9563 0313 2802 933
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 1243 1012 8292 8612 7953 0923 3593 4333 576
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 8603 9984 1283 9984 0554 1074 5014 8966 051
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
7 97810 10711 62212 43112 74412 41111 86511 34910 942
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Plusieurs écoles sont présents sur la commune :

  • école maternelle Paul-Fort (la Maine)
  • école maternelle Lucie-Delarue-Mardrus
  • école primaire Gustave-Flaubert
  • école primaire Robert-Desnos
  • école primaire Thérèse-Delbos
  • école primaire Jules-Ferry (la Maine)

et trois collèges et lycées :

  • collège Alain
  • lycée professionnel Bernard-Palissy
  • lycée Sainte-Thérèse (privé).

SportModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Martin.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Maromme se blasonnent ainsi :
taillé au 1) de gueules à la ruche d’or mouvant du trait de la partition, au 2) d’or aux trois cheminées de gueules de tailles croissantes vers senestre et issantes des quatre toits d’usine du même mouvant de la pointe ; le tout sommé d’un chef de sinople chargé de trois abeilles d’or.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Martine Bekaert et Pierre Leduc, Relevé de mariages de la paroisse de Maromme de 1549 à l'an VI : Table filiative, Rouen, Cercle généalogique Rouen Seine-Maritime, , broché (OCLC 465723909)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

InseeModifier

  1. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie.
  2. LOG T2 - Catégories et types de logements.
  3. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation.

Autres sourcesModifier

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. « Maromme est la seule ville de France a recevoir cette année le Prix national de l’arbre », sur www.paris-normandie.fr (consulté le 23 août 2019)
  3. « Maromme reçoit le Prix National de l’Arbre – Ville de Maromme » (consulté le 22 août 2019)
  4. a b et c François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, , 180 p. (ISBN 2-7084-0040-1, OCLC 6403150)
    Ouvrage publié avec le soutien du CNRS
  5. Beaurepaire (Charles de), Laporte (dom Jean), Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, Paris, 1982-1984.p. 620 [1]
  6. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, Editions Errance 1994, p. 29 et 197.
  7. Jean-Claude Trugard, 104 J Chartrier de Maromme, Maromme, xviie - xviiiesiècles (lire en ligne)
  8. Joanne, Adolphe, 1813-1881., Géographie du département de la Seine-Inférieure, Hachette, (ISBN 2012350623 et 9782012350625, OCLC 464061135, lire en ligne)
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  10. Charles Besselièvre repose au Cimetière monumental de Rouen, carré C-1.
  11. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 16 août 2015).
  12. « Maromme » Site web de la ville de Norderstedt, consulté le 20 mai 2016.
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.