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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres navires du même nom, voir Magenta (navire).


Magenta
Image illustrative de l’article Magenta (1861)
Le Magenta à Brest.
Type Frégate cuirassée
Classe Magenta
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Architecte Henri Dupuy de Lôme[1]
Chantier naval Arsenal de Brest
Quille posée [2]
Lancement
Armé
Statut détruite le
Équipage
Commandant Véron (1870)
Benic (1870-1872)
Galiber (1875)
Équipage 674 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 88,6 m
Maître-bau 17,34 m
Tirant d'eau 8,44 m
Déplacement 6 965 t
Voilure 1 711 m2
Propulsion 1 hélice
8 chaudières
Machine alternative 2 cylindres à bielle renversée
Puissance 1 000 ch
4 019 ch machines poussées
Vitesse 12,9 nœuds (24 km/h)
Caractéristiques militaires
Armement Initial :
34 canons de 16 cm
16 canons de 19 cm
2 obusiers de 22 livres
Final :
10 canons de 24 cm
4 canons de 19 cm
Carrière
Coût 3 347 361 francs
Localisation
Coordonnées 43° 06,808′ nord, 5° 55,477′ est

Géolocalisation sur la carte : Toulon

(Voir situation sur carte : Toulon)
Magenta
Magenta

La Magenta était une frégate cuirassée lancée en 1861 à Brest pour la Marine française. Affectée comme navire amiral de la flotte française de Méditerranée dès 1865, elle passe par le Mexique en 1867 avant d'être mise à quai pour le changement de son artillerie.

La nuit du , en rade de Toulon, la Magenta, de croisière durant laquelle elle avait été chargée à La Goulette en Tunisie du produit de fouilles effectuées sur le site archéologique de Carthage par Evariste Pricot de Sainte-Marie, explose suite à un incendie incontrôlé.

Après que des scaphandriers parviennent à réaliser quelques missions de récupération d'objets en particulier d'artefacts archéologiques en particulier puniques et romains qui rejoignent les collections du musée du Louvre et le cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France, l'épave est détruite afin de ne pas encombrer le port.

Le navire, retrouvé en 1994, fait l'objet de fouilles archéologiques à partir du milieu des années 1990 pendant trois saisons, qui permettent de retrouver outre le produit des fouilles de Pricot de Sainte-Marie des objets permettant d'appréhender la vie quotidienne de ses habitants.

Sommaire

Description du navireModifier

Le Magenta est connu par de nombreuses illustrations de presse, gravures, peintures et également photographies[3].

Le navire possède une coque en bois, un blindage et un système de propulsion à vapeur[4]. La propulsion est réalisée par la société Mazeline au Havre[5].

Le navire mesure 97 m de long et un équipage de 600 marins[6]. 692 hommes composent l'équipage au moment de la destruction du navire[7].

La surface de la voilure passe de 1 711 m2 à 1 751 m2 puis 2 041 m2 en 1864[8].

Le système de blindage du navire, constitué de plaques d’acier conçues à Saint-Chamond fixées sur du bois, pèse au total 812 tonnes[9]. L‘éperon de bronze du Magenta conçu au même endroit que les plaques de blindage pesait à lui seul 15,8 tonnes et est alors « la plus grosse pièce d’acier moulé en France au XIXe siècle »[10]. La cuirasse pesait 812 tonnes ce qui nécessite un renforcement de la coque[11].

Le navire est équipé au départ de 52 canons de 16 cm mais cet équipement est modifié en 1864, 1868 puis 1875[12]. Les 10 canons de 24 cm présents sur le navire à partir de 1868 pesaient 20 tonnes et lançaient des obus de plus de 140 kg. 4 canons de 19 cm lourds de plus de 11 tonnes complètent le dispositif mais sont considérés comme devant être remplacés par le dernier commandant du navire[13].

La figure de proue, un aigle impérial, est retirée à la suite de la chute du second empire[14].

HistoireModifier

Histoire de la frégate avant l'accidentModifier

 
Photographie ancienne du navire

Le Magenta fait partie d’une série de navires conçus par Dupuy de Lôme entre 1859 et 1872, « bâtiments à coques en bois les plus grands jamais construits dans les chantiers navals français »[4]. La série comporte 23 navires dont un jumeau au Magenta, le Solférino, en 1861[15].

La construction de la frégate cuirassée Magenta est lancée à Brest le . Lancée le , elle est armée le ou [15].

Elle connaît une avarie sur les pales d’hélice dès les premiers essais, avarie qui se renouvelle malgré un remplacement par des pales en acier[16].

Elle participe alors à une grande campagne d'essais des cuirassés, en compagnie des Solférino, Couronne, Invincible et Normandie à partir de Cherbourg et jusqu’aux Canaries[17].

En 1864 le Magenta est à Cherbourg en même temps que le USS Kearsage après le combat de ce dernier contre le CSS Alabama le 19 juin[18].

En 1865, elle devient navire amiral de la flotte de Méditerranée[19]. Le navire devient navire amiral en remplacement du Solférino le 1er février 1870[20].

Elle fait un passage au Mexique en 1867[2], ayant été munie d’une galerie extérieure présente sur ce genre de navire[21].

Le navire connaît une nouvelle avarie mineure en juillet 1865[22] puis en janvier 1866 suite à un ouragan à Cherbourg[23].

Le navire participe à l’embarquement des troupes françaises suite à l’expédition du Mexique en 1867[24].

Le Magenta quitte Cherbourg en 1868 pour Toulon via Alger[25].

Le navire est à Tunis lors de la chute de l’Empire lors de la Guerre franco-allemande de 1870 le 4 septembre 1870[26]. En février 1871 le Magenta participe aux répressions qui suit les troubles des 8, 9 et 10 février à Nice puis suite à une émeute de Kabylie en mai[27].

Le navire est mis en réserve en juillet 1871 puis réarmé avec effet en mars 1875[28]. Galiber prend son commandement le 15 avril 1875 et une avarie de la coque est constatée à la fin du mois[29].

Le Magenta part pour le Levant en juin-juillet 1875 et recueille les marins du Forfait suite à une manœuvre manquée[30].

En septembre 1875 est reçue une dépêche informant de la mise en réserve du navire après la campagne[31].

Le navire fait une halte dans la Régence, à La Goulette[32] après une halte à Alger[33].

L'amiral Pierre-Gustave Roze autorise l'embarquement vers la France des vestiges archéologiques dégagés par Pricot de Sainte-Marie, embarquement qui s’effectue dans 46 caisses le 27 septembre[33]. Le navire passe à Tripoli puis La Goulette et est inspecté comme tous les navires de l’escadre du 7 au 23 octobre[33]. Il arrive tard le soir du 30 octobre dans le port de Toulon[6].

Expédition archéologique de Pricot de Sainte-MarieModifier

 
Plan de Carthage par Christian Tuxen Falbe

Au moment de l'accident, le Magenta avait à son bord, dans les soutes avant[19], une cargaison d'antiquités puniques et romaines chargées à La Goulette, exhumées par Evariste Pricot de Sainte-Marie, né à Tunis en 1843 et drogman (interprète) au consulat général de France en 1864 puis à partir de 1873[34].

Curieux dans tous les postes qu’il est amené à occuper, il est un archéologue amateur très actif en Tunisie jusqu’à son départ en juin 1876 pour d’autres affectations[35].

Le site de Carthage est alors quasiment vide de constructions sauf quelques rares villas[36].

Pricot de Sainte-Marie choisit de travailler l’épigraphie punique et néo-punique[36]. Son travail est également bibliographique et il s’intéresse également à la Tunisie chrétienne[37].

Après une demande auprès du ministère[37], Pricot est missionné par l'Académie des inscriptions et belles-lettres[38],[39],

Pricot de Sainte-Marie envoie des estampes d’une trentaine[37] de stèles en 1873-1874 à la commission du Corpus Inscriptionum Semiticarum[40] et il est missionné en mars 1874 pour effectuer des fouilles sur le site archéologique de Carthage[41] avec une aide financière pour mener ses fouilles et des directives d’Ernest Renan pour localiser les découvertes et envoyer des stèles à Paris ou les faire photographier. Il est aidé dans sa tâche en particulier par des agents du consulat[42].

 
La chapelle Saint-Louis en 1888 sur une carte postale ancienne

Il s’installe à la chapelle Saint-Louis où le logis du desservant inutilisé sert comme premier musée archéologique[43]. Les fouilles, effectuées dans 11 points désignés au hasard, respectent le calendrier des moissons, les contraintes climatiques et s’adaptent au calendrier des fêtes religieuses musulmanes[44].

Il effectue des fouilles d'août à décembre 1875 dans le quartier de Dermech, dans le lieu dit Feddan el Behim, "le champ de l'âne"[45]. Il utilise les techniques de son temps, avec tranchées, puits et galeries, mais tient un journal de ses explorations[46]. Il ouvre des tranchées qui sont remblayées une fois une fois vidées[47]. Le lieu est connu car fouillé déjà par Nathan Davis et par le fils de Mustapha Khaznadar dans les années 1850-1860 et il est fouillé par la suite par Salomon Reinach, Ernest Babelon et Alfred Louis Delattre dans les années 1880[48]. Parmi ces antiquités, se trouvaient notamment 2080 stèles (ou 2170[41]) puniques, une statue de marbre de l'impératrice Sabine et deux inscriptions (grecque et romaine) chargées dans 39 caisses[41]. Les stèles découvertes proviennent en immense majorité d’un seul point de fouille « A » situé à proximité de l’agora punique et du temple d’Apollon. Il découvre dans un autre point, celui du temple de Sérapis, de nombreux vestiges romains[49].

Les stèles découvertes par Pricot de Sainte-Marie sont datées de la première moitié du IIe siècle avant J.-C[50].

 
Photochrome de l'intérieur du musée d'Alger au début du XXe siècle, qui accueille une partie des artefacts trouvés par Pricot de Sainte-Marie

Selon le découvreur les stèles étaient situées en réemploi dans des fondations romaines, ce qui a été contredit par Salomon Reinach et Auguste Audollent, Stéphane Gsell évoquant pour sa part une possible proximité avec un sanctuaire punique[51]. Le tophet de Carthage est découvert en décembre 1921 à 1,2 km et un rattachement des stèles au site est envisagé, démenti prudemment par Eusèbe Vassel puis par Madeleine Hours-Miédan. Colette Picard opte pour sa part pour une provenance du site du tophet, tout comme Anna Maria Bisi à la fin des années 1960[52]. Hélène Bénichou-Safar reprend le dossier à la fin des années 1980[53]. Friedrich Rakob découvre non loin du site Feddan el Behim car à 100 m un temple en 1990 daté pour sa période initiale du VIe-Ve siècle et pour sa dernière phase du IIIe et IIe siècle av. J.-C. et semble trancher le débat de localisation des stèles présentes sur le Magenta[54]. Le site du temple a livré une représentation de temple boy, identifié par Jean Ferron à « Horus enfant, dieu du soleil levant », et présente aussi sur des stèles de Feddan el Behim[55]. Ce temple serait celui dédié à Apollon cité par Appien, hypothèse déjà soulevée par Vassel et Gsell[56].

Le fouilleur fait face au refus du Louvre et de la Bibliothèque nationale de payer les frais d’envoi des antiquités, le premier acceptant la statue de Sabine et un certain nombre d’inscriptions. Pricot de Sainte-Marie obtient une subvention du gouverneur général d’Algérie pour des fouilles et l’envoi d’œuvres destinées au musée des antiquités d’Alger. Après une campagne de presse les stèles furent acceptées mais sans budget destiné à leur transport[57]. La flotte de Méditerranée, présente en Tunisie, prit en charge les 46 caisses contenant les œuvres le 29 septembre pour les amener à Toulon[58].

En mars 1876 le fouilleur envoie au Musée national des antiquités et des arts islamiques d'Alger des antiquités romaines et quitte Tunis en juin la même année. Son ouvrage sur les fouilles, Mission à Carthage, n’est publié qu’en 1884[59].

Accident de ToulonModifier

 
Le Magenta échoué en rade de Toulon, gravure par Fortuné Méaulle dans Le Monde illustré du 20 novembre 1875

Le , vers 0h30[33] ou h du matin[1], alors que la Magenta est en rade de Toulon, un incendie se déclare à son bord, à l'arrière du coqueron des officiers ; le capitaine de vaisseau Galiber est alors prévenu[32]. Les soutes avant sont noyées avec succès, mais l'impossibilité de noyer les soutes arrières[60] et la progression pousse l'amiral à évacuer le navire[61] 30 minutes après le début du sinistre[62]. Les fouilles archéologiques de la fin du XXe siècle ont permis de retrouver un élément de lance d’incendie[63].

Les navires de l'escadre du Magenta envoient leurs chaloupes pour secourir l'équipage[64].

À h 55 (ou h 30[65], ou h 35[66],[33]), la frégate explose par l'arrière du fait des 20 tonnes de poudre présentes à bord[19]. Les soutes à poudre n’avaient pas été noyées[67]. Trois victimes sont à déplorer[2]. La déflagration brise de nombreuses vitres dans la ville, projette des plaques de blindage du navire et des morceaux de bois enflammés tombent sur plusieurs navires dont la Victorieuse[68].

Un télégramme est envoyé au ministre de la marine et des colonies. 6 hommes sont portés manquants[66] et trois corps seulement sont retrouvés[69].

L'accident fait l'objet d'une couverture médiatique importante[6].

Le naufrage du Magenta n'est qu'une des catastrophes ayant eu Toulon comme cadre[70].

Une enquête est lancée dès le 7 novembre 1875 et un rapport est remis au ministre dès le 21 novembre, après avoir auditionné plus de 130 personnes. Le feu a démarré selon lui par une bougie utilisée dans le coqueron et favorisé par un appel d'air. Les soutes arrières n'ont pu être noyées du fait de la proximité du lieu d'origine du sinistre[71]. Un conseil de guerre se tient à Toulon le 25 novembre, au terme duquel Galiber est acquitté à l'unanimité[72]. Galiber continue sa carrière et est ministre de la Marine et des Colonies en 1885-1886[73].

Récupération après le naufrageModifier

 
Le monde illustré du 6 novembre 1875, débris subsistant du navire

Après l'explosion ne subsistent du navire que des mâts et des débris divers[74].

Le préfet maritime de Toulon Jérôme-Hyacinthe Penhoat décide de procéder à des récupérations et de libérer le port des vestiges du navire pour des raisons de sécurité[75].

Le 4 novembre Roze signale au ministre de la Marine la perte des antiquités, qui devaient être débarquées le lendemain matin. Il indique également que le sauvetage est possible du fait de la localisation du sinistre[76].

Les caisses sont remontées entre le 20 novembre et le 15 décembre. A cette date Pricot de Sainte-Marie est informé du sauvetage d’une grande partie du produit des fouilles, 1 400 stèles et la majeure partie de la statue[77]. Le visage de la statue fait l’objet d’une recherche approfondie, en vain, les scaphandriers remontant des fragments de hanche et de bassin[78]. 32 caisses d’éléments récupérés sont envoyées à Paris[79]. 1 571 inscriptions sont recensées comme retrouvées sur les 2 083 stèles dont certaines étaient anépigraphes[79].

Les techniques en vigueur permettent de relever le défi qui se pose, avec les travaux de Jean-Joseph Cabirol adaptant ceux d'Augustus Siebe et d'un coût moindre, permettant une acquisition par la marine française en 1857[80].

Dès le 9 novembre des récupérations de cabestans et ancre ont lieu, suivies 4 jours après de celles d'éléments de blindage[81].

 
L'Illustration datée du 27 novembre, journal évoquant la récupération d'objets sur l'épave. L'éclairage est assuré par une lampe à pétrole alimentée par de l'air comprimé[82].

Des essais de scaphandre ont lieu le 19 novembre[83]. Huit canons sont récupérés dont un est inutilisable[81], et une centaine de caisses à poudre encore en état d'usage[84] et d’un poids unitaire de plus de 180 kg[67]. La poudre non récupérable est noyée[85]. L'éperon n'est pas récupéré quant à lui, des demandes de récupération formulées au début du XXe siècle sont refusées[86].

Après avoir procédé aux récupérations d'un certain nombre d'éléments militaires, de 1400[19] ou 1500 stèles[40] et de morceaux de la statue par des scaphandriers sur des barges qui prennent les mesures des vestiges du bâtiment dans un premier temps[75], ensuite la soute à poudre de l'avant est sécurisée[87].

Les interventions des scaphandriers durent 4 mois[88]. L'épave fut détruite à l'aide d'explosifs, ce qui constitue une prouesse technologique pour l'époque[87], afin dégager l'accès au port[89].

La destruction de l'épave commence après la fin février[84],[90], et les débris sont évacués pendant un an[91]. La dynamite est utilisée en juillet pour anéantir les chaudières et les machines, et en octobre la partie arrière du navire est traitée[92]. Les démolisseurs utilisent des dames-Jeanne ou des pots de grès remplis de poudre et mis à feu électriquement[93]. La démolition a été constatée lors des fouilles et une forte charge avait été placée, produisant des effets sur la coque et dispersant le contenu de la cargaison[94]

Le premier artefact est retrouvé le 23 novembre, suivi de 200 le 26 novembre[95].

Les pièces archéologiques furent dispersées entre diverses collections dont le cabinet des médailles de la Bibliothèque nationale de France en 1876[19], le musée Guimet[40] et les réserves du Musée du Louvre[41]. La statue de Sabine rejoint le Louvre en 1876[6].

Les recherches sont abandonnées en 1876[39]. Sous douze mètres de fond, ce qui subsistait de l'épave s'est envasé peu à peu. Le naufrage fut oublié[19].

Redécouverte et fouilles de l'épave au XXe siècleModifier

 
La statue de Sabine de la fouille Pricot de Sainte Marie, détruite lors du naufrage, en 2008. À droite, le visage retrouvé en 1995 (0,185 de haut, 0,15 de large et 0,25 de profondeur[96] et non remis en place à cette date car noirci par l'incendie.

Projet de fouillesModifier

Le naufrage revient en mémoire des chercheurs en 1993, en particulier Jean-Pierre Laporte lors de la sortie de l'ouvrage de Serge Lancel sur Carthage[97]. Les deux s'engagèrent dans la recherche afin de retrouver l'épave[19].

L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres patronne le projet[6] en particulier Jean Leclant secrétaire perpétuel[39]. Max Guérout et le groupe de recherches archéologiques navales sont désignés pour les recherches[6].

Le projet de sauvetage du matériel archéologique est présenté à l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres puis au Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines. Les fouilles sont financées par la Ville de Toulon, la fondation Louis Roederer avec le soutien logistique de la Marine nationale[98] et la Direction du port de Toulon[39].

Les recherches sont considérées alors comme de la récupération de matériel archéologique par le ministère de la culture, cependant les équipes accordèrent du soin aux artefacts antiques mais également issus du matériel présent à bord du navire et datés du XIXe siècle[99].

CampagnesModifier

Les campagnes de fouilles se concrétisent par plus de 800 plongées[100].

Le coffre d’amarrage connu lors du naufrage est retrouvé et une épave est signalée en 1984 puis 1986[101]. Les premières plongées, avec un sonar latéral, ont lieu en janvier 1994[102].

L’épave fut localisée en avril 1994[6] par un voilier équipé d’un magnétomètre[103]. Une expertise a lieu entre le 22 et le 30 avril[104]. L’épave se situe à 300 m au sud du bassin Vauban[105] et la visibilité est médiocre du fait de courants, la fouille se déroulant « pratiquement en aveugle ». Les archéologues ont également travaillé avec de nombreux débris de charpente[106].

Des vestiges sont remontés dès les premières plongées[98]. La campagne de fouilles livre deux fragments de stèles puniques[6] en calcaire dont l’une avec un motif de main tendue[107]. Une première recherche est infructueuse. Les 46 caisses devaient occuper 30 à 40 m3 donc seulement 6 m sur 6 m[108]. La localisation des caisses a fait l’objet d’évaluation et une zone de fouilles a pu être définie[109].

Des campagnes archéologiques sont effectuées entre 1995 et 1998 par Max Guerout et le Groupe de recherche en archéologie navale afin de récupérer des stèles ainsi que la tête de la statue.

La campagne a duré du 27 avril au 26 mai 1995 et a concerné 21 personnes[110]. La fouille parvient aux structures internes du navire[111]. 37 artefacts du XIXe siècle sont dégagés outre la tête de Sabine dans cette campagne, mais aucune stèle[112].

En avril-mai 1995, la tête de la statue de Sabine en marbre Pentélique est retrouvée[98] et identifiée comme en provenance de Tunisie[6]. La tête est déposée au Louvre en décembre 1995[6]. La statue, suite à cette découverte, est presque complète[113].

Il n’y a pas de campagne en 1996 car le ministère de la culture considère les fouilles comme de la récupération de matériel archéologique[114].

En 1997 une campagne est possible, financée par le département du Var et Jean-Pierre Laporte[114]. Les fouilleurs désirent outre retrouver des artefacts étudier l’incendie et les explosions subies par le navire tant au moment de la catastrophe que lors des opérations visant à le détruire. La zone fouillée alors dessine un carré de 6 m de côté et a duré du 12 mai au 12 juin en mobilisant 26 personnes[115]. En avril-mai 1997, environ 45 stèles ou fragments ainsi que des brindilles ayant servi à l’emballage des oeuvres[116] ou 60 fragments de stèles ainsi que des fragments de la statue.

Une nouvelle campagne de fouilles est lancée en 1998 par des contributeurs nouveaux, le Conseil régional PACA, la fondation Singer-Polignac et le soutien du port de Toulon. La campagne dure du 6 septembre au 2 octobre et mobilise 23 personnes[54]. Des obus ont été retrouvés lors de cette fouille, cette présence n’ayant pas inquiété les fouilleurs du fait de leur résistance au processus de destruction à l’explosif de l’épave du navire et constatée dans les archives relatives aux récupérations réalisées au XIXe siècle[117].

Enfin, en 1998, 77 fragments ou stèles retrouvent la surface.

La structure du navire dont le vaigrage a pu être étudiée dans le secteur de la fouille[118]. L’emplanture du mât de misaine a également été étudiée[119].

Artefacts retrouvésModifier

Les fouilles ont permis de dégager des « vestiges chronologiquement éloignés de près de 2000 ans », 94 items antiques (87 stèles puniques, 7 fragments de la statue de Sabine) et plus de 280 éléments contemporains du naufrage[120].

Sauvetage de matériel archéologiqueModifier

Les stèles puniquesModifier
  Image externe
  Une stèle lors de sa découverte.

Les 2000 stèles de Pricot de Saint-Marie proviennent initialement de la dernière couche du tophet de Carthage selon Jean-Pierre Laporte et Hélène Bénichou-Safar[121], et brisées par la suite et placées dans les tranchées où elles furent trouvées. La dernière couche du tophet est datée du dernier siècle d'existence de la cité punique, avant la troisième guerre punique[121].

Les stèles et cippes étaient associés à des urnes[122]. L'enceinte du tophet était vouée au dieu Ba'al Hammon parfois associée à sa parèdre Tanit péné Ba'al[123]. Les débats historiographiques ont été très vifs entre partisans d'une lecture des sources anciennes qui considéraient cet espace comme un lieu de sacrifices des enfants lors de périodes de crises et une autre école considérant cet espace comme un lieu d'inhumation des jeunes enfants[124].

Toutes les stèles trouvées ont été estampées par le fouilleur[45].

Les stèles récupérées après le sinistre ont fait l’objet d’un inventaire en 1876 : 300 stèles parviennent à l’état de chaux, la grande majorité étant abîmée à des degrés divers, et 102 intactes. Pour l’essentiel les stèles intègrent par la suite les réserves du Louvre[125].

Les fouilles ont permis de récupérer 87 stèles[125] , cet état s'expliquant par l'explosion qui détruisit le navire.

La tête de la statue noircie par l'incendie est présentée au Musée du Louvre à côté de la statue remontée avec un moulage blanc.

Les fragments retrouvés sont confrontés aux estampages réalisés sur place par le fouilleur et publiés dans le Corpus Inscriptionum Semiticarum[126] . La destination finale des pièces archéologiques posait question en 1995 du fait en particulier de l'antériorité du naufrage au Traité du Bardo[127].

Les 80 stèles ou fragments retrouvés ont intégré les collections du musée du Louvre[40]. Environ 40 stèles sont dégagées en 1998[128].

Les 87 stèles retrouvées dans les années 1990 permettent une étude complète dont une trentaine seulement sont publiées en 2018[125] et des études complémentaires sont possibles.

Les stèles, de dimensions modestes car de 0,60 m de hauteur et 0,20 m de largeur sont dédiées à Tanit péné Baal et Baal Hammon et comportent des motifs décoratifs dont le signe de Tanit, des mains, des frises, et parfois des inscriptions[129].

Les stèles taillées dans un calcaire gris ont fait l’objet d’un soin particulier seulement sur la face portant l’inscription[129].

Le texte, gravé parfois dans un cartouche[121] est assez pauvre et stéréotypé[48]. Le nom du ou de la dédicante est associé à un remerciement donc les stèles sont des ex-votos[121].

Les stèles, qui ont été l’objet d’un estampage par le fouilleur, ont été endommagées par les péripéties du navire[120]. Des lignes d’inscription ont pu disparaître[126].

Les stèles portent un décor et des motifs divers, symboles dont certains astraux comme le signe de Tanit, animaux et personnages[129].

Une stèle retrouvée en 1998 (MGS 330) comporte selon Serge Lancel une représentation du dieu Ba’al Hammon[130].

La statue de Sabine, la « Vénus punique »Modifier
 
Visage de la statue en 2019 avec le visage remis en place dans l'exposition du musée du Louvre "L'archéologie en bulles" (26 septembre 2018-1er juillet 2019)

Le visage de la statue, « deux fois perdue et deux fois retrouvée »[114] est remonté à l’aveugle et le fouilleur n’identifie sa trouvaille qu’à la fin de sa plongée[131]. Le visage est noirci par les goudrons dégagés lors du sinistre[63]. Les fumées n’ont que noirci le visage qui aurait pu être transformé en chaux lors de l’incendie[132].

Des fragments de la hanche sont dégagées lors de la campagne de fouilles de 1998[133].

Le fragment est confié à un laboratoire pour dessalement et essai de nettoyage[112]. Le 17 décembre 1995 le fragment remis au département des antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre[114].

La statue appartient à une série présente en Afrique Proconsulaire identifiée par Andrea Carandini. Les œuvres de la série ont été découvertes, outre Carthage, à Hadrumète, Thuburbo Majus et Hippo Regius et ont été datées de 123 à 128 voire de 123 à 125[134].

Trois fragments de la statue ont été retrouvés en 1997 dont 2 ont pu être remis en place[135].

éléments de la vie quotidienne à bord d’un navire de guerreModifier

Les objets du XIXe siècle retrouvés peuvent être issus d’une occupation ultérieure due à la fréquentation du site[136]. Les fouilleurs ont dégagé des éléments militaires mais aussi des objets domestiques pour lesquels la période est foisonnante du fait de la Révolution industrielle[137].

 
Modèle 1872 de la bouteille à bille pour boisson gazeuse de Hiram Codd

Les fouilleurs ont trouvé des bouteilles d’eau gazeuse en verre avec des inscriptions moulées, d’autres d’un modèle breveté en 1872 par Hiram Codd (mais il s’agit peut-être d’un dépôt ultérieur au naufrage)[138]. Une bouteille de bière de la Brasserie Gruber a été dégagée[139] ainsi qu’une bouteille d’absinthe Pernod[140]. De la vaisselle destinée à la marine française car munie d’une ancre et d’une lettre a été retrouvée, éléments rares. Cette fourniture est réglementée en 1869. La lettre désignait les services[141]. 24 pots de fraise ont été retrouvés, de la région de Toulon. Ces céramiques bon marché dont certains proviennent d’Aubagne ne pouvaient contenir du liquide[142]. Les fouilles ont permis de recueillir des pots de condiments, de la moutarde Diaphane de la société Louit Frères et Compagnie dont des exemplaires ont été trouvés sur le Titanic[143]. Des terrines et des faïences de Sarreguemines ont été retrouvées tout comme une assiette de porcelaine de Limoges[144].

Des médicaments ont été retrouvés. Un flacon de verre moulé ayant contenu de la maticine, un cicatrisant a été retrouvé[145], un autre ayant contenu de l’eau de mélisse, remède préconisé lors des épidémies de choléra[146], un pot à onguent en grès[147]. Des produits d’hygiène ont également rejoint la surface ; un flacon d’huile de macassar, plusieurs flacons de parfum dont un qui conserve son contenu et des produits d’hygiène dentaire, de l’eau dentifrice et des brosses à dents[148]. Des éléments vestimentaires ont été retrouvés lors des fouilles : des boucles de ceinture en laiton, des boutons de caban d’un type utilisé de 1858 à 1921, des chaussures et des flacons de cirage Nubian, une entreprise dont la publicité est un « exemple du racisme endémique de la société française et au-delà de la société européenne de l’époque »[149].

 
Pipe Jacob du type de celles retrouvées sur l'épave

Des objets de la vie quotidienne des membres de l’équipage ont été retrouvés : des fourreaux de pipe dont certaines en terre Jacob de Gambier et des imitations de celles-ci[150], des éléments de jeux dont un domino et des pièces de jeu de butte, une pince à partition et 17 encriers[151].

Des objets qui évoquent les escales du navire ont été retrouvés : des alcarazas ont été retrouvés dont un complet, peut-être achetés en Tunisie même si issus d’une production de Provence ou d’Espagne et une contrefaçon d’une pièce de monnaie sapèque de Minh Mang empereur de Cochinchine de la Dynastie Nguyễn[152].

Les fouilleurs ont trouvé des éléments de façade des caisses de poudre[153]. Ils ont dégagé 14 obus de 24 cm dispersés et 4 de 84 mm encore dans leur caisse[154].

Les fouilleurs ont pris le parti d’enregistrer d’emblée les objets datés de cette époque[155].

Les fouilleurs ont dégagé des briquettes de charbon[156]. Du bois de chauffage en rondins a également été retrouvé[157]. Des tonneaux et des obus ont également été retrouvés[158].

Des chantiers de barrique ont été retrouvés et les fouilleurs ont pu reconnaître en particulier l’usage de barriques d’une contenance de 242 litres et d’une hauteur d’environ 1,50 m[159] ainsi que des fragments de tonnelets à la contenance estimée de 27 litres et pourvus de marque portant une année et un contenu, peut-être du tafia[160].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Chesneau et Koleśnik 1979, p. 287.
  2. a b et c Gille 1999, p. 24.
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  5. Guérout et Laporte 2018, p. 50
  6. a b c d e f g h i et j Laporte 1995, p. 411
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  13. Guérout et Laporte 2018, p. 60-61
  14. Guérout et Laporte 2018, p. 62
  15. a et b Guérout et Laporte 2018, p. 48
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  145. Guérout et Laporte 2018, p. 201-202
  146. Guérout et Laporte 2018, p. 203-204
  147. Guérout et Laporte 2018, p. 205
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  153. Guérout et Laporte 2018, p. 163
  154. Guérout et Laporte 2018, p. 170-173
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  157. Guérout et Laporte 2018, p. 126
  158. Guérout et Laporte 2018, p. 127
  159. Guérout et Laporte 2018, p. 164-165
  160. Guérout et Laporte 2018, p. 166-169

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

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  • (en) Roger Chesneau et Eugène M. Koleśnik, Conway's All the World's Fighting Ships (1860-1905), [détail de l’édition]  
  • Max Guérout et Jean-Pierre Laporte, Le Magenta - Du naufrage à la redécouverte, 1875-1995, (ISBN 2271093384)
  • Kate de Kersauson, « La Sabine « Pricot de Sainte Marie », La revue du Louvre et des Musées de France, no 2,‎ , p. 27-35
  • Serge Lancel, La fouille de l'épave du Magenta et le sauvetage de sa cargaison archéologique, CRAI, (lire en ligne), chap. 139-3, p. 813-816  
  • Jean-Pierre Laporte, « Une tête de l’Impératrice Sabine découverte dans le port de Toulon », Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, Paris,‎ , p. 410-414 (lire en ligne)  
  • Jean-Pierre Laporte, « Carthage : les stèles Sainte-Marie », Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, Paris,‎ , p. 133-146 (lire en ligne)