Jean-Baptiste Henri Durand-Brager

peintre français

Jean-Baptiste Henri Durand-Brager né à Dol-de-Bretagne le et mort à Saint-Maurice le [1] est un peintre, graveur, illustrateur et photographe de guerre français.

Jean-Baptiste Henri Durand-Brager
Image dans Infobox.
Jean-Baptiste Henri Durand-Brager
photographié par Nadar.
Naissance
Décès
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Saint-MauriceVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
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Mouvement

Il est connu pour ses marines et ses paysages orientaux.

BiographieModifier

Jean-Baptiste Henri Durand-Brager effectue de nombreux voyages en Europe, en Algérie, le long des côtes atlantiques de l'Afrique avant d'entrer dans l'atelier d'Eugène Isabey. En 1840, il fait partie de l'expédition chargée de ramener les cendres de [[Napoléon Ier {{{2}}}|Napoléon Ier {{{{{2}}}}}]]. Rentré en France, il peint de nombreux tableaux de batailles navales (Combat de la frégate Niemen contre les frégates Aréthusa et Amethyst 1843), dont certains lui sont commandés par l'État (Bombardement de Mogador, Prise de l'île de Mogador, Combat naval devant la côte marocaine, 1845). Pendant la guerre de Crimée (1853-1855), il assiste au siège de Sébastopol, puis il participe à une expédition en mer Noire et à l'issue du conflit, il peint une Bataille de Sinope à la demande du tsar de Russie. Si les batailles navales (Bombardement de Shimonoseki 1869) et les marines constituent toujours une part importante de son œuvre, il réalise également des peintures ayant pour sujet les paysages de l'orient (Le Port de Trébizonde, Bateaux sur le Bosphore).

Parallèlement à son activité de peintre, il s'intéresse également à la gravure ainsi qu'à l'illustration de livres ou de périodiques. Il eut pour élève le peintre Charles Euphrasie Kuwasseg ainsi qu'Edouard Adam. En 1863, il illustre l'ouvrage d'Arthur Mangin, Voyages et découvertes : outre-mer au XIXe siècle.

Durand-Brager s'intéresse également à la photographie. Dans les années 1850, il va en Crimée pendant la guerre avec la Russie et il est l'un des quinze photographes, dont Felice Beato, Roger Fenton et James Robertson, à avoir photographié le conflit[2],[3].

Plus tard, il retourne à Constantinople, où il photographie les paysages, les monuments et la population.

Notes et référencesModifier

  1. Archives du Val-de-Marne, commune de Saint-Maurice, acte de décès n°52 (vue 37 /165).
  2. M. Hewitson, The People's War: Histories of Violence in the German Lands, 1820-1888, Oxford University Press, 2017, p. 194.
  3. C. Bustarret, Crimée, 1854-1856 : premiers reportages de guerre, exposition du 24 octobre 1994 au 8 janvier 1995, musée de l'Armée, hôtel national des Invalides, Paris, Le Musée, 1994, pp. 99 et 103.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Arthur Mangin, Voyages et découvertes outre-mer au XIXe siècle : Illustrations par Durand-Brager, Tours, Ad Mame et Cie, , 528 p. (lire en ligne).

Liens externesModifier