Leffrinckoucke

commune française du département du Nord

Leffrinckoucke
Leffrinckoucke
La plage et la digue.
Blason de Leffrinckoucke
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Intercommunalité Communauté urbaine de Dunkerque
Maire
Mandat
Olivier Ryckebusch
2020-2026
Code postal 59495
Code commune 59340
Démographie
Gentilé Leffrinckouckois
Population
municipale
4 124 hab. (2021 en diminution de 3,94 % par rapport à 2015)
Densité 566 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 03′ 12″ nord, 2° 26′ 42″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 23 m
Superficie 7,28 km2
Type Commune urbaine et littorale
Unité urbaine Dunkerque
(banlieue)
Aire d'attraction Dunkerque
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Dunkerque-2
Législatives Quatorzième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Leffrinckoucke
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Leffrinckoucke
Géolocalisation sur la carte : Nord
Voir sur la carte topographique du Nord
Leffrinckoucke
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Leffrinckoucke
Liens
Site web http://www.leffrinckoucke.fr/

Leffrinckoucke (prononcé [ləfʁɛ̃kuk] ; Leffrinkhoeke[1] en flamand occidental) est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie modifier

Leffrinckoucke est située sur le rivage de la mer du Nord, à l'est de Dunkerque à une quinzaine de kilomètres de la frontière avec la Belgique.

Communes limitrophes modifier

 
Situation du canton et de la commune dans l'arrondissement


Climat modifier

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 705 mm, avec 11,8 jours de précipitations en janvier et 7,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Dunkerque à 5 km à vol d'oiseau[4], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,8 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Statistiques 1991-2020 et records DUNKERQUE (59) - alt : 11m, lat : 51°03'20"N, lon : 2°20'22"E
Records établis sur la période du 01-01-1891 au 03-12-2023
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,4 3,5 5,3 7,4 10,5 13,3 15,5 15,8 13,6 10,4 6,9 4,2 9,2
Température moyenne (°C) 5,5 5,7 7,7 10,3 13,3 16,1 18,4 18,8 16,5 13 9 6,2 11,7
Température maximale moyenne (°C) 7,6 8 10,2 13,1 16 18,9 21,2 21,7 19,3 15,6 11,1 8,3 14,3
Record de froid (°C)
date du record
−13,4
17.01.1985
−18
12.02.1929
−7
02.03.1929
−5,2
05.04.1911
−1
04.05.1929
3
30.06.1892
6
04.07.1911
4
28.08.1927
3,4
27.09.1912
−4
21.10.1908
−7
10.11.1908
−12,2
14.12.1899
−18
1929
Record de chaleur (°C)
date du record
16,4
01.01.22
19,1
24.02.21
24,8
24.03.1896
28,4
29.04.1955
34
31.05.1892
34,8
11.06.1900
41,3
25.07.19
36,2
19.08.1932
35,2
08.09.1898
28
01.10.1908
20,3
02.11.1899
16,6
23.12.1977
41,3
2019
Précipitations (mm) 53,9 45,4 41,9 36,7 45,5 54,5 58,5 64,2 64,9 73 79,5 72,8 690,8
Source : « Fiche 59183001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/12/2023 dans l'état de la base


Urbanisme modifier

Typologie modifier

Leffrinckoucke est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Dunkerque, une agglomération intra-départementale regroupant 8 communes[11] et 166 021 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dunkerque, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 66 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

La commune, bordée par la mer du Nord, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[16]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, par exemple le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[17],[18].

Occupation des sols modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (47,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (48,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,6 %), zones urbanisées (17,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,3 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (10,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,1 %), prairies (4,7 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports modifier

Leffrinckoucke est desservie par les lignes C1, C2, C3, 20, 21 et 24 du réseau de transports en commun de la communauté urbaine de Dunkerque, DK'Bus. Le pôle d'échange Leffrinckoucke Fort des Dunes situé à proximité du fort éponyme rassemble la plupart de ces lignes.

La commune possédait dans le passé une gare reconvertie depuis la fin de l'exploitation du rail.

Histoire modifier

Époque gallo-romaine modifier

Durant les années 2000 à 2002, des poteries d'époque gallo-romaine ont été ramassées sur l'estran. Le rivage antique qui se situait en avant de son tracé actuel, à cause de la régression carolingienne, laisse supposer une strate archéologique présente sous la plage, et peut-être un gisement de l'âge du fer lié à l'exploitation ignigène du sel par les Gaulois ménapes qui occupaient alors tout le littoral.

Moyen Âge modifier

Avant 1789, Leffrinckoucke dépendait de la châtellenie de Bergues.

En 1176, Didier évêque des Morins (évêque de Thérouanne), avec l'approbation de l'archidiacre Walter (ou Gautier) et du curé de Tetingehem (Téteghem), détermine les avantages dont jouira dorénavant le desservant de la paroisse de Lefres (Leffrinckoucke), qui est érigée en paroisse distincte[20], et donc a priori séparée de celle de Téteghem.

On trouve le nom de Lefringhehoeck dans un charte de 1241, de Thomas II de Piémont, comte de Flandre.

Des recherches dans les archives, menées par A. Lesmaries en 1923, confirment la datation du site, mentionné dans un diplôme de 1265 émanant de Gui de Dampierre, comte de Flandre et marquis de Namur, accordant des privilèges :

« ...à ceulx qui demeurent ou venront manoir à Leffringhehouc sur la mer, au lieu qu'on appelle Le Herde Sainte Katherine... »

En 1309, Le Herde devenu Le Heyde (Les Dunes) perd sa référence à « Sainte Katherine » et se trouve relié au village de Leffrinckoucke par une route de terre. En 1318, Le Heyde devenu Le Hyde est doté d'un domaine propre ou « appartenances », fief concédé par le seigneur foncier de Dunkerque moyennant redevance annuelle (ammanie). Le rapport de dénombrement de 1458 est le dernier document faisant mention de Le Hidde et confirmant son rattachement à Dunkerque. Après sa disparition à la fin du XVIe siècle, il subsiste encore dans les textes une « Ammanie de Yde » jusqu'au XVIIIe siècle. Le nom du village côtier : Le Heyde/Le herde/Yde, fait référence à une crique (cf. Coxyde, Lombardsyde, etc.) située au débouché d'un cours d'eau dont le Zeegracht = fossé de la mer est un vestige (rectifié). Le lieu-dit Zuydcrabbenburg (au sud du Canal de Furnes) = château des crabes du sud atteste ironiquement d'anciennes invasions marines.

Leffrinckoucke appartient au comté de Flandre puis par le jeu des mariages et successions, devient possession des ducs de Bourgogne, puis des rois d'Espagne.

Du point de vue religieux, elle relève du diocèse de Thérouanne puis du diocèse d'Ypres, doyenné de Dunkerque[21].

Bataille des Dunes modifier

Le , Turenne met le siège devant Dunkerque. Le 25 juin dans les dunes de Leffrinckoucke, eut lieu une action décisive, qu'on appellera bataille des Dunes. L'armée franco-anglaise repousse alors l'armée des Pays-Bas espagnols ; par suite d'un accord entre Louis XIV et ses alliés, Dunkerque devient provisoirement anglaise. La possession anglaise recouvre non seulement la ville de Dunkerque mais aussi des territoires dont certains jusque là relevaient de la châtellenie de Bergues : Mardyck, Grande Synthe, Petite Synthe, une partie d'Armbouts-Cappel, Cappelle-la-Grande, une partie de Coudekerque, Téteghem, Uxem, Ghyvelde, Leffrinckoucke, Zuydcoote. En 1662, Louis XIV rachète ce territoire aux Anglais[22]. Leffrinckoucke est définitivement française

XVIIIe siècle modifier

Au XVIIIe siècle, on construit à Leffrinckoucke une écluse sur le canal de Furnes (Canal Nieuport-Dunkerque). Le commandant de la Flandre maritime Anne Louis Alexandre de Montmorency, prince de Robecq, grand d'Espagne de 1ère classe, lieutenant général des armées du Roi fait implanter sur le territoire de la commune un poste de garde, sur le canal de Furnes, dans l'objectif d'éviter les désertions. Des militaires restent donc à demeure sur la commune[23].

Révolution française modifier

Pendant la Révolution française, le curé qui dessert la paroisse de Leffrinckoucke refuse de prêter le serment voulu par la constitution civile du clergé. Mais il refuse également de quitter son église comme doit le faire en principe tout membre du clergé réfractaire. Il faut l'expulser de force[24].

En août , Leffrinckoucke se retrouva en première ligne lors du siège de Dunkerque par les ennemis coalisés contre la France, siège qui prit fin avec la victoire française lors de la Bataille d'Hondschoote.

Depuis la Révolution française modifier

En 1802-1803, il existe sur la commune un bac appelé Bac du Chapeau Rouge utilisé pour franchir le canal de Furnes et faire communiquer les deux rives[25].

En 1911, est construite à Leffrinckoucke une aciérie, l'usine des Dunes, qui compte parmi les plus modernes de son époque par les Aciéries et forges de Firminy.

À la fin du XIXe - début XXe siècle, une voie de chemin de fer assure la liaison entre Dunkerque et Bray-Dunes, vers la frontière belge et La Panne puis Furnes. Elle passe par les gares de Rosendaël, Leffrinckoucke, Sanatorium-maritime-de-Zuydcoote (halte), Zuydcoote.

Première Guerre mondiale modifier

Pendant la Première Guerre mondiale, en 1915-1916, Leffrinckoucke fait partie du commandement d'étapes d'Honschoote, c'est-à-dire d'un élément de l'armée organisant le stationnement de troupes, comprenant souvent des chevaux, pendant un temps plus ou moins long, sur les communes dépendant du commandement, en arrière du front.

Le 10 juillet 1916, un avion allemand a lancé cinq bombes dans les champs aux environs de l'usine de Firminy. Il n'y a pas eu de victimes, et ont été notés comme dégâts, cinq fils télégraphiques coupés sur la ligne de chemin de fer de Dunkerque-Locale à Bray-Dunes[26].

En mars 1917, une agricultrice de Leffrinckoucke eut maille à partir avec quelques soldats belges pris d'alcool. Ils ont passé la nuit dans sa ferme malgré son désaccord et elle eut à subir des menaces comme celle de « la faire dormir dehors »[27].

En 1917-1918, Téteghem est le siège d'un autre commandement d'étapes. Leffrinckoucke fait partie de ce nouveau centre et a accueilli des troupes à ce titre[28].

Le , le commandement d'étapes de Téteghem est transféré à Leffrinckoucke[29]. Relèvent du commandement d'étapes et ont accueilli des troupes, les communes de Téteghem, Malo-les-Bains, Coudekerque-Village, Zuydcoote, Uxem, Rosendaël, Coudekerque-Branche, Ghyvelde, Bray-Dunes, Saint-Pol-sur-Mer, Cappelle-la-Grande, Spycker, Armbouts-Cappel, Mardyck, Petite-Synthe, Grande-Synthe[28]. Il va cependant rapidement retourner à Tétéghem.

Seconde Guerre mondiale modifier

Du 25 mai au , le rivage de Dunkerque, Leffrinckoucke, Zuydcoote et Bray-Dunes fut le théâtre de l'opération Dynamo qui permit de ramener en Grande-Bretagne 338 226 combattants (dont 123 095 Français) encerclés dans la poche de Dunkerque.

Du au (lendemain de l'armistice), l'armée allemande occupa la ville ainsi que toute l'agglomération.

Depuis 1945 modifier

Le fort de Leffrinckoucke faisait partie de la ceinture de sécurité des villes-frontières érigée après la guerre de 1870. Six cents soldats pouvaient loger dans une série de constructions en brique, accessibles par un pont-levis. Depuis cinq ans, des bénévoles de jeunesse et reconstruction s'y installent chaque été. Les douves doivent encore être débroussaillées, les escaliers extérieurs restaurés et les murs débarrassés des lichens.

Politique et administration modifier

La ville est membre de la communauté urbaine de Dunkerque (Dunkerque grand littoral).

  • Maire de 1802 à 1807 : Fr. Brykaert[30],[31].
  • Maire en 1854 : Leuregans[32].
  • Maire en 1881 : Baeckeroot[33].
  • Maire en 1883 : A. Baeckeroot[34]
  • Maire de 1887 à 1897 : Th. Deswarte[35].
  • Maire de 1897 à 1899 : H. Ponseel[36].
  • Maire de 1899 à 1914 : J. Deswarte[37].
  • Maire de 1922 à 1929 : A. Outerleys[38].
  • Maire de 1929 à 1932 : E. Lepercq[39].
  • Maire de 1932 à 1938 : J. Farse[40].
  • Maire en 1938 et 1939 : M. Turck[41].
  • Maire de 1962 à 1965 : Ch. Broucke[42].
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1962 Blanche Kermoal SFIO  
1962 1965 Ch. Broucke    
1965 mars 1989 Alphonse Le Floch   Vice-Président de la Communauté urbaine de Dunkerque[43]
1er Vice-président du Syndicat Intercommunal du Littoral-Est de 1980 à 1989[44].
mars 2001 Raymond Dubois SE  
2020 Bernard Weisbecker Les Verts Vice-Président de la Communauté urbaine de Dunkerque[45]
Vice-président du Syndicat Intercommunal des Dunes de Flandres du 5 mai 2014 à juin 2020[46].
En cours Olivier Ryckebusch[47] DVC  
Les données manquantes sont à compléter.

Leffrinckoucke faisait partie du canton de Dunkerque-Est, formé d'une partie de Dunkerque et des communes de Bray-Dunes, Leffrinckoucke, Téteghem, Uxem et Zuydcoote, qui regroupait 38 569 habitants jusqu'en 2014. Dorénavant, la commune fait partie du canton de Dunkerque-2, regroupant une fraction de Dunkerque et les communes de Bray-Dunes, Ghyvelde, Leffrinckoucke et Zuydcoote, comptant 51 322 habitants.

Leffrinckoucke fait également partie de la communauté urbaine Dunkerque Grand Littoral dont le Président est Patrice Vergriete, maire de Dunkerque

Population et société modifier

Démographie modifier

Évolution démographique modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[48]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[49].

En 2021, la commune comptait 4 124 habitants[Note 3], en diminution de 3,94 % par rapport à 2015 (Nord : +0,23 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
283247269269285293279281286
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
286294290303296334355354373
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3824634601 4361 4351 7551 4091 2211 823
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 5093 1925 3075 2444 6414 9494 5714 5174 411
2017 2021 - - - - - - -
4 2624 124-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges modifier

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 28,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 32,5 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 065 hommes pour 2 190 femmes, soit un taux de 51,47 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[52]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ou +
0,4 
7,3 
75-89 ans
10,8 
22,4 
60-74 ans
23,8 
24,9 
45-59 ans
24,8 
14,0 
30-44 ans
14,9 
16,5 
15-29 ans
13,4 
14,7 
0-14 ans
11,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2020 en pourcentage[53]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,4 
5,1 
75-89 ans
14,6 
60-74 ans
16 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,6 
15-29 ans
19,1 
20,5 
0-14 ans
18,2 

Économie modifier

L'essor de la commune date du début du siècle, tout d'abord par la création d'une plage coquette et riante (avant-guerre), un peu à l'écart du bruit de la ville pour les vrais amoureux de la mer, avec des services de transports rapides, ce qui n'a pas empêché l'industrie d'y prendre une part importante par la suite.

En 1911, l'Usine de Dunes de Leffrinckoucke est construite par les Aciéries et forges de Firminy, qui fusionnent en 1954 avec les forges de la Marine pour créer la Compagnie des ateliers et forges de la Loire (CAFL).

Dans les années 1960, l'Usine de Dunes de Leffrinckoucke emploie 2 200 personnes et assure à elle seule 20 % environ du chiffre d'affaires de la Compagnie des ateliers et forges de la Loire (CAFL)[54].

Le développement de l'aciérie, tout comme celle toute proche de Usinor Dunkerque à partir de 1963, a fait passer la population de la commune de 463 habitants en 1960 à 3 000 en 1965, avec une zone de peuplement dotée en 1962 de toutes les caractéristiques des communes mono-industrielles : population jeune (46,4 % de moins de 20 ans), mais peu de services et commerces: aucun boucher, une boulangerie, une alimentation générale pour 418 personnes, aucun médecin, aucun cinéma[54].

Appartenant ensuite au groupe Ascometal, filiale en 1999 du groupe Lucchini acheté en 2005 par le groupe russe Severstal, cette usine emploie en 2008 près de 1 000 employés. En 2018, le groupe suisse Schmolz et Bickenbach AG a repris l'usine[55].

Un marché se tient chaque vendredi matin sur la commune.

Sports modifier

Le ministère des sports a décompté 38 équipements sportifs sur le territoire de la commune en 2013[56].

  • Chaque année, au mois de novembre, se déroule le Cross de l'Acier, où se côtoient amateurs et internationaux de la course à pied.
  • Leffrinckoucke est aussi un spot réputé pour la pratique du kitesurf et du speed sail.
  • Michel Hidalgo sélectionneur de l'équipe de France de football de 1976 à 1984 est né à Leffrinckoucke le . C'est aussi le cas de Christian Synaeghel, milieu de terrain des verts de Saint-Étienne, finaliste de la Coupe d'Europe en 1976.
  • Le stade municipal Georges Dacosse est mis par la ville à la disposition de l'US Football de Leffrinckoucke
  • Saison 2008-2009, exploit « historique » : après 26 ans d'attente, une équipe de l'US Football de Leffrinckoucke a réussi à atteindre la Ligue Nord/Pas-De-Calais; il s'agit de l'équipe 15 ans Excellence 2008-2009.

Un circuit de randonnée pédestre de 6 km, le « Circuit de la dune Dewulf » sur Leffrinckoucke-Ghyvelde permet de découvrir ce patrimoine[57].

Culture modifier

 
La Poudrière

L'office de tourisme de Leffrinckoucke renseigne les visiteurs sur lac richesses culturelles et patrimoniales de la ville

Patrimoine modifier

 
Le Fort des Dunes.
 
Batterie sur la plage, démontrant le recul du trait de côte.
  • Le Fort des Dunes : en 1874, le général Séré de Rivières qui dirigeait les services du génie était maître d'œuvre de la construction de réseau de fortifications. Un seul fort terrestre de type « Séré de Rivières » fut construit sur le littoral : « le Fort des Dunes » qui devait devenir l'une des pièces maîtresses de la stratégie de défense du territoire et de l'agglomération dunkerquoise.
    On choisit le goulet de Bray-Dunes formé du cordon dunaire et de polders primitifs, possédant un canal, deux routes et une voie ferrée venant de la frontière belge, pour édifier le fort.
    Le secteur dunaire permettait d'incorporer au paysage un ouvrage fortifié. De fait, le Mont de sable à la sortie de Leffrinckoucke abrite un fort de douze hectares, réalisé avec plus de 40 000 000 briques faites sur place.
  • La batterie de Zuydcoote, ouvrage militaire construit en 1879 sur la dune bordière à proximité du Fort des Dunes, chargé de protéger la passe maritime dite de Zuydcoote. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'occupant allemand renforce la position et l'intègre dans le mur de l'Atlantique. Un circuit pédestre de 2,5 km permet de la découvrir[58].
  • 150 hectares des dunes de Flandres qui constituent un patrimoine naturel exceptionnel, classé Réserve naturelle de la Dune Marchand dont la gestion est confiée au conservatoire du littoral.
  • La plage de Leffrinckoucke, longue de trois kilomètres.
  • La nécropole nationale du Fort des Dunes.

Personnalités liées à la commune modifier

Héraldique modifier

Les armes se blasonnaient des années 1930 à 1989 : L'usine d'argent à un ciel d'azur et d'or au lion léopardé de sable armé et lampassé de gueules à la bande de gueules brochant sur le tout de dextre à senestre.

Les armes se blasonnaient des origines aux années 1930 : Echiqueté d'argent et d'azur.

Leffrinckoucke dans la littérature et au cinéma modifier

Jumelages modifier

  Węgorzewo (Pologne) depuis le 1er juin 1992 (voir site web de la commune de Węgorzewo)

Pour approfondir modifier

Bibliographie modifier

La commune de Leffrinckoucke a été mentionnée dans la chanson De Leffrinckoucke à Coudekerque-Branche chantée par Raoul de Godewarsvelde.

Articles connexes modifier

Liens externes modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes modifier

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références modifier

  1. « proussel.voila.net/pages/noms_… »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  4. « Orthodromie entre Leffrinckoucke et Dunkerque », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Dunkerque » (commune de Dunkerque) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Dunkerque » (commune de Dunkerque) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Dunkerque », sur insee.fr (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Dunkerque », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  16. « Les communes soumises à la loi littoral. », sur observatoire-des-territoires.gouv.fr, (consulté le ).
  17. « La loi littoral »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur collectivites-locales.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Loi relative à l’aménagement, la protection et la mise en valeur du littoral. », sur cohesion-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome VII, 1ère partie, Année 1176.
  21. Mémoire de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts, 1862-1864, neuvième volume, p. 65, lire en ligne.
  22. Louis de Baecker, Recherches historiques sur la ville de bergues (lire en ligne), p. 83.
  23. Raymond de Bertrand, Notice historique sur Zuydcoote, Dunkerque, (lire en ligne), p. 86 à 88.
  24. Joseph Deschuytter, L'esprit public et son évolution dans le Nord, de 1791 au lendemain de Thermidor an II (1), FeniXX réédition numérique, , 246 p. (ISBN 978-2-307-02260-2, lire en ligne).
  25. Annuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. 211, lire en ligne.
  26. Journal de marche du commandement d'étapes d'Hondschoote, août 1915-septembre 1916, p. 687, lire en ligne.
  27. Journal de marche du commandement d'étapes d'Hondschoote, janvier-avril 1917, p. 63, lire en ligne.
  28. a et b « Journaux des marches et opérations des corps de troupe - Mémoire des hommes », sur memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le ).
  29. Journal de marche du commandement d'étapes de Téteghem, novembre 1917-mars 1918, p. 44, lire en ligne.
  30. Annuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. 272, lire en ligne.
  31. « Annuaire statistique du département du Nord Année 1807 », p. 138-139 (images 168-169)..
  32. Almanach du commerce du Nord Année 1854
  33. « Le Petit Nord : journal politique quotidien ["puis" journal républicain quotidien du matin "puis" journal républicain absolument indépendant] », sur Gallica, (consulté le ), p. 2-3..
  34. Annuaire Ravet Anceau du département du Nord Année 1883
  35. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1887 à 1897
  36. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1898 et 1899
  37. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1900 à 1914
  38. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1922 à 1929
  39. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1930 à 1932
  40. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1933 à 1938
  41. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1938 1939
  42. Annuaire Ravet Anceau Département du Nord Années 1963 à 1965
  43. Service relation publique de la Communauté Urbaine de Dunkerque
  44. Archives du S.I.D.D
  45. « 404 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Communauté urbaine de Dunkerque (consulté le ).
  46. « Syndicat intercommunal des dunes de Flandre : Paul Christophe, sans surprise, élu président », sur La Voix du Nord (consulté le ).
  47. « Municipales à Leffrinckoucke : Olivier Ryckebusch est désigné maire », sur Le Phare Dunkerquois, (consulté le ).
  48. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  49. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  50. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  51. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  52. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Leffrinckoucke (59340) », (consulté le ).
  53. Insee, « Évolution et structure de la population en 2020 - Département du Nord (59) », (consulté le ).
  54. a et b "Travaux de la Commission de géographie industrielle", Journées géographiques de Caen (5-8 mars 1966) - dans la Revue de Géographie Alpine de 1966 [1]
  55. La Voix du Nord du 5 avril 2019, p. 43.
  56. « Recensement des équipements sportifs, espace et sites de pratiques - détail par communes - », sur Site ministériel du recensement des équipements sportifs (consulté le ).
  57. « Circuit de la dune Dewulf ».
  58. « Circuit de la batterie ».
  59. Benjamin Cormier, « Leffrinckoucke: «Rosalie Blum», l’adaptation de la BD, en tournage », La Voix du Nord,‎ , p. 8 (2206) (lire en ligne).