Electrobeach Music Festival

Electrobeach Music Festival
EMF
Image illustrative de l’article Electrobeach Music Festival
La scène principale lors de l'édition 2014

Genre EDM, House, Techno, Hardstyle
Lieu Le Barcarès, Drapeau de la France France
Coordonnées 42° 49′ 39″ nord, 3° 02′ 28″ est
Période Juillet 2021
Scènes Jardins du Lydia
Capacité environ 55 000 personnes en moyenne/jour
Date de création 2009
Statut juridique SEM
Organisateurs Events Made in France[1]
Direction Maxime Ferrand[2]
Site web electrobeach.com

L'Electrobeach Music Festival, parfois désigné par son acronyme EMF, est un festival français de musiques électroniques ayant lieu au Barcarès dans les Pyrénées-Orientales[3]. La programmation musicale reste éclectique et pas uniquement centrée sur l'EDM.

Le festival se déroule en face du Lydia, le seul paquebot au monde ensablé. La capacité d'accueil de l'espace principal est de 50 000 festivaliers environ. Le festival évolue année après année et est composé de trois scènes à la programmation différente en 2019.

L’édition 2020 est annulée en raison de la Pandémie de Covid-19[4]. Les billets achetés pour cette édition seront valables pour l'édition 2021.

HistoireModifier

Le festival est créé en 2009. En 2012, l’événement attire environ 40 000 personnes. Au cours des années, il a grandi passant d’un festival sur une journée et une seule scène à un festival multi-scènes sur trois jours : la scène principale dans les jardins du Lydia, une scène sur la plage, une scène techno et une scène hardstyle.

Pour l'édition 2013, l’événement dure deux jours, et dispose d'une seule grande scène d'une surface de 300 m2 ainsi que 350 m2 d'écrans led[5]. Cette année est marquée par la venue de non pas une tête d'affiche mais de plusieurs comme David Guetta, Hardwell, Afrojack, Sebastian Ingrosso et Markus Schulz.

Lors de l'édition 2014, DJ Mag met en place une Pool Party[6] qui est le Closing officiel de l'EMF. Cette édition devient payante mais le nombre de spectateurs augmente malgré tout[7] avec 80 000 festivaliers sur deux jours venus pour Armin Van Buuren, Calvin Harris, Fatboy Slim, W&W, Axwell, Sander Van Doorn[8]. L'été venu, la prestation de Calvin Harris, pourtant tête d'affiche, se révèle très décevante[9]. Aux caprices de la star écossaise viennent s'ajouter le risque de fortes rafales de vent qui mettent en danger la structure[10]. Une quarantaine de nationalités sont présentes dans le public[10] et une seconde scène voit le jour de l'autre côté du Lydia vers la plage[8].

En 2015, la Pool Party en Closing du festival de l'année précédente se déroule cette fois-ci au début du festival en tant qu'Opening officiel[11]. Elle a lieu autour de la piscine du Marina, la veille du premier jour, entre midi et 22 h. Pour cette édition, les quantités de lumières et d'écrans sont revus à la hausse[12]. « On a à cœur de proposer des effets de lumières, des effets vidéo et des feux d’artifice. Des choses spectaculaires qu’on ne voit jamais en France. Si ce n’est lors d’un concert de Madonna ou de U2 »[13]. Les spectacles se passent pour la première fois sur trois jours et accueille environ 140 000[14] festivaliers, la plus forte hausse de public des festivals français, plus 75 %[14]. L'événement fait maintenant partie du peloton de tête des festivals français[13],[15]. Quelques mois auparavant, 120 000 visiteurs était prévu[12]. Pour la première fois les spectateurs, âgés en moyenne de 24 ans[13] ont accès au Lydia, transformé le temps de l'événement en un espace pour les VIP. La seconde scène sur la plage face à la mer, voit se produire Michael Calfan, The Magician ou encore Popof : « la Beach Stage sera une vraie scène à part entière, avec des artistes crédibles, qui pour certains auraient pu être sur la main stage » annonce le directeur du festival[12]. De grands noms du deejaying mondial sont présents sur la scène principale, tels Dimitri Vegas & Like Mike, Armin Van Buuren, Tiësto, Avicii, Alesso, Axwell /\ Ingrosso ou encore Steve Angello[16].

L'édition 2016 voit ses ventes s'envoler rapidement[15]. La « Pool Party », avec 1 700 danseurs et les DJs Tujamo ou Florian Picasso, fait toujours l'ouverture du festival à peu de distance du Lydia[17]. L'attentat de Nice survenu durant le premier jour du festival laisse craindre une annulation des journées suivantes, avant que finalement la sécurité ne soit renforcée à partir du jour suivant ; de plus, le vent violent survenu dès le début change la configuration des décors[18]. Une troisième scène sous chapiteau, la « Techno Stage » fait son apparition cette année-là, avec en têtes d'affiche Sven Väth qui effectue un set de trois heures, Luciano ou Loco Dice[15]. Elle est un échec de par sa faible fréquentation[18]. La « Beach Stage » à côté de la mer reçoit uniquement des artistes français[19], tels Quentin Mosimann ou encore Michaël Canitrot. Côté Mainstage, excepté Martin Garrix dont c'est la première fois à Port-Barcarès, les têtes d'affiches font leur grand retour, comme Tiësto son mentor, David Guetta, Nicky Romero et Hardwell tous deux déjà présents en 2013, ou encore Axwell /\ Ingrosso[15] en clôture durant une heure et demie[17]. D'autres artistes font une prestation plus particulièrement remarquée, à l'image d'Eric Prydz et ses multiples lasers, de Robin Schulz absent l'année précédente, DJ Snake en pleine notoriété ou le français Martin Solveig sur la scène principale avec une programmation pendant une heure entièrement nationale[20],[n 1].

Le 08 avril 2020, le maire du Barcarès, Alain Ferrand, en accord avec les organisateurs, annonce l'annulation de l’édition 2020 en raison de la crise sanitaire que traverse le pays en pleine Pandémie de Covid-19 : "La situation de crise sanitaire actuelle due au Covid-19 et l’incertitude des semaines à venir sur l’évolution du coronavirus, nous amènent à prendre la décision extrêmement douloureuse et difficile de reporter l’édition EMF 2020 en juillet 2021 [...]. Il est de notre responsabilité de ne prendre aucun risque quant à la santé de nos festivaliers, de nos artistes et de nos équipes." Les billets achetés pour l’édition 2020 seront automatiquement valables pour 2021[4].


FréquentationModifier

Total sur l'ensemble de la durée du festival.

  • L'édition 2011 a accueilli 30 000 personnes[réf. nécessaire].
  • L'édition 2012 a accueilli 40 000 personnes[21].
  • L'édition 2013 a accueilli 60 000 personnes[22].
  • L'édition 2014 a accueilli 80 000 personnes[réf. nécessaire].
  • L'édition 2015 a accueilli 140 000 personnes[23].
  • L'édition 2016 a accueilli 176 000 personnes[24],[25].
  • L'édition 2017 a accueilli 192 000 personnes[26].
  • L'édition 2018 a accueilli 165 000 personnes[27].
  • L'édition 2019 a accueilli 165 000 personnes[28].
  • L'édition 2020 a été annulée en raison de la Pandémie de Covid-19[4].

ProgrammationModifier

LogosModifier

Logo Electrobeach 2015 (multicolore)

Logo Electrobeach depuis 2016 (bleu blanc rouge)

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Justice, David Guetta, DJ Snake, Kungs, The Avener, M83, Daft Punk ou Shiba San[18].

RéférencesModifier

  1. Martial Mehr, « Alain Ferrand: "L'Électrobeach est devenu essentiel pour l'économie locale" », sur lindependant.fr, (consulté le 11 novembre 2016)
  2. Eric Bureau, « Au coeur de la foire aux DJ d'Amsterdam », sur leparisien.fr, (consulté le 4 novembre 2016)
  3. « Festival Electrobeach : une machine bien rodée », L'Écho du Roussillon, no 103,‎ , p. 11
  4. a b et c Simon Colboc, « Coronavirus : le festival Electrobeach annulé au Barcarès », (consulté le 13 avril 2020)
  5. Jean David Bousmaer, « Festival ElectroBeach 2013 avec - David Guetta »,
  6. Staff, « Pool Party DJ Mag ce Dimanche 13 juillet en closing du festival Electrobeach »,
  7. Rambaud 2014, p. 14
  8. a et b Rambaud 2014, p. 16
  9. Rambaud 2014, p. 14 et 15
  10. a et b Rambaud 2014, p. 15
  11. Ludovic Rambaud, « Une Pool Party DJ MAG en Opening de l'EMF ! »,
  12. a b et c DJ Mag - 10. 2015, p. 10.
  13. a b et c David de Araujo, « L'EDM, un succès foule », Libération, next,‎ (ISSN 0335-1793, lire en ligne)
  14. a et b Odile de Plas et Cécilia Sanchez, « Le bilan des festivals d'été 2015 », sur telerama.fr,
  15. a b c et d « Rendez-vous à l'Electrobeach », DJ Mag, no 14,‎ mai - juin 2016, p. 7 (ISSN 2271-006X)
  16. « Le triomphe de l'Electrobeach », DJ Mag, no 12,‎ décembre 2015 - janvier 2016, p. 33 (ISSN 2271-006X)
  17. a et b Rambaud 2016, p. 37.
  18. a b et c Rambaud 2016, p. 36.
  19. DJMag HS 2016, Electrobeach, p. 13.
  20. Rambaud 2016, p. 36 et 37.
  21. « Pari gagné pour le festival des musiques électroniques, Electrobeach, qui a rassemblé hier plus de 40 000 personnes ! »,
  22. Laura Meunier, « L'Electrobeach music festival va électriser Le Barcarès », sur lindependant.fr,
  23. Odile de Plas avec Cécilia Sanchez, « Le bilan des festivals d'été 2015 », sur http://www.telerama.fr/,
  24. Pierre Gueudar Delahaye, Quentin Thome, Amélie Dubois, « Le bilan des festivals de l'année 2016 », sur http://www.touslesfestivals.com/,
  25. Victoire de Faultrier-Travers, « Electrobeach Music Festival: plage sous tension », Culture, sur parismatch.com, (consulté le 29 septembre 2016)
  26. Quentin Thome, Camille Mazelin, Pierre Gueudar Delahaye, Vincent Creuzenet, « Le bilan des festivals de l'année 2017 », sur http://www.touslesfestivals.com/,
  27. Jodie Nougnard, Anja Dimitrijevic, Quentin Thome, « Le bilan des festivals de l'année 2018 », sur http://www.touslesfestivals.com/,
  28. Manon Chapuis, Anja Dimitrijevic, Quentin Thome, « Le bilan des festivals de l'année 2019 », sur http://www.touslesfestivals.com/,
  29. a et b (en) « EMF 2013 – 19&20 JULY 2013 : Electrobeach Music Festival », sur teckyo.com
  30. Ludovic Rambaud, « ElectroBeach 2015, un line-up de gros calibre ! », sur djmag.fr,
  31. Ludovic Rambaud, « Le line-up complet de la Beach Stage (Electrobeach) », sur djmag.fr,
  32. Ludovic Rambaud, « Electrobeach Festival 2016, le programme complet ! », sur djmag.fr, (consulté le 3 avril 2016)

SourcesModifier

  • Ludovic Rambaud, « Electrobeach toujours plus fort », DJ Magazine (Belgique), Lyon, no 6,‎ septembre - octobre 2014, p. 14 à 16 (ISSN 2271-006x)  
  • « Electrobeach confirme son ambition », DJ Magazine, Lyon, no 10,‎ , p. 10 (ISSN 2271-006X)  
  • « Le guide des festivals », DJ Mag, vol. Hors série Été 2016, no 2 H,‎ (ISSN 2271-006X)  
  • Ludovic Rambaud, « Electrobeach, la fierté nationale », DJ Magazine, Lyon, no 15,‎ octobre - novembre 2016, p. 36 à 37 (ISSN 2271-006x)  

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

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