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Launac

commune française du département de la Haute-Garonne

Launac
Launac
Château de Launac.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Léguevin
Intercommunalité Communauté de communes Save Garonne Coteaux de Cadours
Maire
Mandat
Nicolas Alarcon
2014-2020
Code postal 31330
Code commune 31281
Démographie
Gentilé Launacais
Population
municipale
1 405 hab. (2016 en augmentation de 10,46 % par rapport à 2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 44′ 38″ nord, 1° 10′ 53″ est
Altitude Min. 139 m
Max. 253 m
Superficie 22,32 km2
Localisation

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Liens
Site web http://mairie-launac.fr/

Launac est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Launacais et les Launacaises.

GéographieModifier

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située à 30 km au nord-ouest de Toulouse en Pays Tolosan.

Communes limitrophesModifier

Launac est limitrophe de sept autres communes.

 
Carte de la commune de Launac et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Launac[1]
Drudas Le Burgaud Saint-Cézert
Pelleport   Grenade
Thil Larra

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 2 232 hectares ; son altitude varie de 139 à 253 mètres[2].

HydrographieModifier

La commune est arrosée par le Ruisseau de Marguestaud et son affluent le Ruisseau de Saint-Pierre, ainsi que deux affluents de ce dernier, le Ruisseau de Fontarrieu et le Ruisseau de Bartasse. Coulent également dans l'ouest de la commune deux affluents du Ruisseau de Fontarrieu, le Ruisseau de Claoué et le Ruisseau du Bernadou. Un lac de barrage est aussi présent dans le nord du village, où passe le Ruisseau de Fontarrieu.

Voies de communication et transportsModifier

ToponymieModifier

HistoireModifier

La baronnie de LaunacModifier

La baronnie de Launac fut créée en 1200 par les Comtes de l’Isle à l’emplacement d’un ancien domaine romain. En 1297, Izarn Jourdain de l’Isle organisa la vie du village en lui octroyant une charte de coutumes qui comprenait l’ensemble des droits et devoirs du seigneur et des habitants. Le village, construit contre le château, était entouré de fossés. Il comportait cinq rues parallèles et une rue perpendiculaire, la rue du puits. Un pont-levis permettait d’accéder au château. Le tracé des rues n’a pas changé, à l’exception de la rue obscure qui disparut quand on construisit la halle au XIXe siècle. Les dernières parties du fossé n’ont été comblées qu’au milieu du XXe siècle. La Traversée des fossés et la Promenade des anciens fossés en rappellent aujourd’hui le souvenir.

GalembrunModifier

Galembrun est un hameau de Launac. Une bastide, c’est-à-dire une ville nouvelle, y fut fondée le 14 mai 1290 par Izarn Jourdain de l’Isle, seigneur de Launac, qui offrit à tous ceux qui bâtiraient ici privilèges, franchises et sauvegarde. Mais à la fin du XIVe siècle seulement quarante foyers étaient venus s’y installer et Galembrun fut alors rattaché à Launac, chef-lieu de baronnie [3].

Bataille de Launac, 5 décembre 1362Modifier

En 1286 l’union du comté de Foix et de la vicomté de Béarn rassembla un vaste territoire et marqua le début de la rivalité avec le comté d’Armagnac. Gaston III de Foix dit Fébus, (1331-1391), comte de Foix et vicomte de Béarn, fut l’un des seigneurs les plus puissants de son temps. Fin lettré, il entretint à Orthez une cour fastueuse. La bataille de Launac, le 5 décembre 1362, marqua le sommet de ce conflit. Gaston Fébus fut victorieux du comte d’Armagnac. Il captura la majorité de ses adversaires et leur extorqua une énorme rançon qui en fit un des seigneurs les plus riches de son temps. Le baron de Launac, allié des Armagnac, fut fait prisonnier [4].

Launac au XVIIIe siècleModifier

Au XVIIIe siècle, Launac était un centre commercial important et le siège d’une puissante baronnie. On aménagea alors la place devant l’église et on fit construire les maisons à couverts. Le village était peuplé de nombreux bourgeois enrichis qui occupaient les charges de la seigneurie : juges, hommes de loi, praticiens. Les maisons aisées furent construites dans l’actuelle rue du Parc. La famille de Goudin s’y fit construire un hôtel particulier, bordé à l’arrière par un grand parc avec une orangerie à arcades. Passé par héritage dans la famille Framond de la Framondie, l’hôtel particulier accueille aujourd’hui la mairie de Launac [5].

Launac au XIXe siècleModifier

Au XIXe siècle, le village changea de physionomie et les routes furent tracées. La halle, réalisée par l’architecte Pierre Esquié, fut achevée en 1854. L’église Saint-Étienne fut dessinée par les architectes Delort et Jaffert. Achevée en 1854, elle fut consacrée en 1880. Enfin, au bout de l’allée du foirail, on construisit la mairie-école [6],[7].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[8],[9].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Save Garonne Coteaux de Cadours et du canton de Léguevin (avant le redécoupage départemental de 2014, Launac faisait partie de l'ex-canton de Grenade) et avant le 1er janvier 2017 de la communauté de communes de Save et Garonne.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 1981 Jean-Marie Latrille    
1981 février 2013 Jean Arrecgros PS Décédé[10]
Mars 2013 2014 François Campos    
Mars 2014 En cours Nicolas Alarcon Sans étiquette Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[12].

En 2016, la commune comptait 1 405 habitants[Note 1], en augmentation de 10,46 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6137368749271 0861 0691 0541 0611 063
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1191 0711 048966948930836842804
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
762707668649653655660646576
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
5545165166267409631 1261 2481 396
2016 - - - - - - - -
1 405--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 141 147 170 155 141 137 138 131
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

ÉconomieModifier

L'économie de la commune est essentiellement basée sur l'agriculture.

EnseignementModifier

Launac fait partie de l'académie de Toulouse. Launac fait partie du secteur de recrutement du collège de Cadours et du lycée de Pibrac.

CultureModifier

Activités sportivesModifier

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes de Save et Garonne[19].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Le château de LaunacModifier

Article détaillé : Château de Launac.

Les vicomtes de Gimoes élevèrent au XIIe siècle un puissant château autour duquel fut créé un village fortifié qui devint un des centres les plus importants de la région. En 1148 le château passa dans la maison de l’Isle (Jourdain), qui accorda à Launac sa charte de coutumes en 1297. Démantelée après le traité de Paris de 1229, la forteresse fut rebâtie au XVe siècle par les Carmaing de Nègrepelisse. Elle comportait quatre tours d’angle dont une ancienne tour du XIIe siècle. Ce château fut sans doute à nouveau démantelé par Richelieu sous le règne de Louis XIII. Il en subsiste aujourd’hui deux ailes, dont l’aile nord coiffée d’une rangée de mâchicoulis et d’un chemin de ronde ainsi que la tour du XIIe siècle. À partir du XVIIe siècle le château devint la propriété de différents parlementaires toulousains, dont Nicolas d'Aguin en 1710 qui modernisa l’édifice, et en 1737, Jean-François Tournier de Vaillac, qui choisit cependant de résider dans son château de Larra. À l’intérieur du château se trouvent une cheminée monumentale et des décors peints du XVe siècle.

Église Saint-ÉtienneModifier

L’église date de 1854, elle fut construite à l’emplacement d’un édifice ancien mentionné dans le testament de Bertrand de l’Isle du 16 février 1360. Cette première église fut incendiée en 1580 par les protestants venus de Mas-Grenier. En 1850, le conseil municipal décida de détruire la vieille église de terre qui était vétuste. Le chantier fut conduit par le curé Crabier, curé de la paroisse de 1841 à 1891. Les plans furent dessinés par les architectes Delort et Jaffert et la construction réalisée par les maîtres maçons Esparbes et Delille. En 1867 le curé fit un courrier à l’Impératrice pour demander un secours supplémentaire (4 800 francs avaient déjà été accordés). Les travaux furent achevés en 1871. Le chantier avait coûté 34 369,29 Francs. En 1877 on réalisa la voûte de l’église et on travailla aux deux chapelles. En 1879 on modifia le clocher avec un beffroi. On installa les vitraux et la rosace. Le 29 mai 1880 l’église fut consacrée par le cardinal Deprez, archevêque de Toulouse, comme en témoigne le vitrail de la chapelle des fonts baptismaux. Dans le chœur sont représentées des scènes de la vie de saint Étienne qui donne son nom à l’église. Il s'agit actuellement d'une des seule églises du département[20] ou la messe est célébrée selon le rite tridentin[21],[22].

Église Saint-Barthélemy de GalembrunModifier

L’existence d’une première église est mentionnée dans les archives en 1360. Au XIXe siècle, elle était devenue vétuste et il fut donc décidé de la reconstruire. L’architecte Edmond Chambert réalisa cette église à nef unique à partir de 1846 mais le clocher fut ajourné dans l’attente de nouvelles ressources. C’est Jacques-Jean Esquié, architecte départemental, qui, à partir de 1851, construisit l’élégant clocher–tour octogonal sur porche. De 1858 à 1862 il éleva les murs de l’église et réalisa une fausse voûte d’ogives. Le tableau (fin XVIIIe, début XIXe siècle) Saint Exupère distribuant des aumônes aux nécessiteux est classé. En 1896, le décor s’enrichit de deux vitraux de A. Domerc et de trois autels de marbre. En 1986, de nouveaux travaux de restauration furent réalisés.

Halle de LaunacModifier

La première halle de Launac se tenait contre l’église. Mais le 5 août 1850 elle s'effondra faisant une quarantaine de blessés. La municipalité décida de la reconstruire à un nouvel emplacement. Elle confia les travaux à l’architecte toulousain Jacques-Jean Esquié (1817-1884). Les travaux de la nouvelle halle s’étalèrent de 1852 à 1854. La façade principale est ouverte par un grand arc et les façades latérales comptent chacune sept arcades en plein cintre séparées par six contreforts. Le couvrement d’origine fut remplacé ultérieurement par une charpente métallique. L’appareil mixte de briques et galets, initialement enduit, fut mis au jour lors de la restauration en 2009. Il y avait autrefois quatre foires par an : le 3 février, le 8 juin, le 4 août et le 8 novembre. On y vendait les productions locales, l’activité agricole étant la vocation dominante de Launac.

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Étienne Grillou, L’Histoire locale enseignée à Thil, Launac, Garac, Galembrun, Caubiac en Gimoes, Toulouse, Imprimerie Lion, 1941, 104 p.
  4. http://alac.larra.free.fr/Larra/Histoire/Monographie/hist07.htm
  5. Rumeau, Cahier de doléances de Launac et Thil, préludes des Etats Généraux de 1789, 1892.
  6. Campistron, Monographie de Launac, 1885.
  7. Jean-Louis Frapech, Patrice Lagorce, Le Pays de Save et Garonne, collection Mémoire en Images, Editions Alan Sutton, 2007, 128 p. (ISBN 978-2-84910-722-5)
  8. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  9. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031261.html.
  10. [1]
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  16. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. http://www.cc-saveetgaronne.fr/collecte/launac
  20. http://www.amdg.asso.fr/lieux_messes_spv.htm#31
  21. http://a-c-l.perso.neuf.fr/
  22. http://www.doyennedugrandselve.fr/
  23. Musée Paul-Dupuy, Jacques-Jean Esquié, architecte de fonction toulousain, 1817-1884, éditions Imprimerie du Sud, 1992, 112 p. (ISBN 2-905880-07-4)