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Le Burgaud

commune française du département de la Haute-Garonne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Burgaud.

Le Burgaud
Le Burgaud
Entrée du village.
Blason de Le Burgaud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Léguevin
Intercommunalité Save Garonne Coteaux de Cadours
Maire
Mandat
Laurent Zanetti
2014-2020
Code postal 31330
Code commune 31093
Démographie
Gentilé Burgaudains, Burgaudainnes
Population
municipale
955 hab. (2016 en augmentation de 18,63 % par rapport à 2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 47′ 44″ nord, 1° 09′ 47″ est
Altitude Min. 143 m
Max. 253 m
Superficie 24,18 km2
Localisation

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Le Burgaud
Liens
Site web Site officiel

Le Burgaud est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Burgaudains.

GéographieModifier

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située à 38 km au nord-ouest de Toulouse, en Pays Tolosan et c'est une commune limitrophe du département de Tarn-et-Garonne.

Communes limitrophesModifier

Le Burgaud est limitrophe de sept autres communes dont trois dans le département de Tarn-et-Garonne.

 
Carte de la commune de Le Burgaud et de ses proches communes.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 2 418 hectares ; son altitude varie de 143 à 253 mètres[2].

HydrographieModifier

La commune est arrosée par le Ruisseau de Marguestaud un affluent de la Garonne et par le Ruisseau Galinas un affluent du Ruisseau de Nadesse.

Voies de communication et transportsModifier

La commune est desservie par les lignes 729 et 889 du réseau Arc-en-Ciel.

ToponymieModifier

HistoireModifier

En 1214, le seigneur du Burgaud, Bertrand de Cobirac, fit don de ses terres à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Le Burgaud devint une commanderie de l’Ordre en 1215. Elle exista jusqu’à la Révolution[3],[4]. La maison forte du commandeur, aujourd’hui disparue, se situait sur l’actuelle place de l’église. On cultivait alors beaucoup de vignes au Burgaud et le chai se trouvait dans la maison du Commandeur. Une quarantaine de maisons étaient groupées autour de l’église. Les habitants choisissaient chaque année les quatre consuls qui les représenteraient auprès du Commandeur. En 1360 les consuls firent construire des murs bordés par des fossés. La partie intra-muros était appelée « la ville ». Le quartier correspondant porte toujours ce nom, en opposition au « village » qui est la partie située autour de la halle. Le puits ainsi que les anciens fossés qui bordent l’église, le sud et l’est du village, sont aujourd’hui des souvenirs de l’époque médiévale. Les maisons les plus anciennes du Burgaud sont construites en pans de bois[5],[6],[7],[8].

HéraldiqueModifier

  Blason D’azur au lion d’or, à la filière du même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 500 et 1 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de quinze[9],[10].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Save Garonne Coteaux de Cadours et du canton de Léguevin (avant le redécoupage départemental de 2014, Le Burgaud faisait partie de l'ex-canton de Grenade) et avant le 1er janvier 2017 de la communauté de communes de Save et Garonne.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
Mai 2014 En cours Laurent Zanetti SE Cadre
juin 1995 2014 Didier Roujean    

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[12].

En 2016, la commune comptait 955 habitants[Note 1], en augmentation de 18,63 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
800740811884859928896890840
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
840865862804781770717695715
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
687640658548591567563573576
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
509419397419429484542710939
2016 - - - - - - - -
955--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[15] 1975[15] 1982[15] 1990[15] 1999[15] 2006[16] 2009[17] 2013[18]
Rang de la commune dans le département 194 224 196 222 210 213 203 176
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

ÉconomieModifier

Aire de production du Saint-sardos (AOVDQS), vin en AOVDQS.

EnseignementModifier

Le Burgaud fait partie de l'académie de Toulouse. L'école du Burgaud regroupe les élèves du village et ceux de Saint-Cézert. Les collégiens sont au collège de Cadours et les lycéens au lycée de Pibrac.

CultureModifier

Activités sportivesModifier

Chasse, pétanque,

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes de Save et Garonne[19].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

HalleModifier

La halle se situe dans le quartier du Burgaud nommé « le village », par opposition à « la ville », quartier situé autour de l’église. La date de sa construction est indéterminée. Il semble que les piliers de bois sont situés dans la partie la plus ancienne, alors que les piliers de brique furent ajoutés ultérieurement lors d’un agrandissement de l’édifice en 1837. La halle présente une charpente complexe et une large toiture à quatre pans couverte de tuiles canal. Cette toiture abritait les salles des consuls entre les quatre piliers de bois de la partie centrale. Un des piliers porte encore les traces de l'ancien escalier qui menait à l'étage. Elle fut conçue pour accueillir le marché hebdomadaire et les quatre foires annuelles des 18 mars, 8 mai, 22 août et 5 novembre. Le Burgaud était un village rural où la plupart des habitants étaient des paysans qui venaient vendre ici leurs productions : céréales, légumes, fruits, volaille et viande. De plus, les terres du village étant pauvres, on y cultivait aussi largement la vigne qui se contente d’un sol médiocre. Une petite rivière, la Nauze, traverse le village et longe la halle. Depuis le début du XXe siècle elle est recouverte d’une voûte de brique et cachée sous la chaussée.

Église Saint-Jean-BaptisteModifier

La date de construction de l’église du Burgaud est indéterminée, elle fut dédiée à Saint Léonard à l’origine, puis placée ensuite sous le patronage de Saint-Jean Baptiste. Église et place forte à la fois, elle fut équipée de murs crénelés et de meurtrières pour pouvoir fournir un refuge aux villageois menacés. Quatre clefs de voûte furent placées au XVIe siècle lors du voûtement de l’édifice. Elles rappellent l’existence de la commanderie de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem fondée en 1215. En effet, elles sont ornées du blason du Commandeur Honoré de Grasse et surmontées des insignes de la commanderie. Le portail à voussures situé sur le côté de l’église donnait vraisemblablement accès à la maison du Commandeur. De nombreuses transformations du XVIe au XIXe siècle ont donné à l’église son aspect actuel : ouverture des chapelles, création des fonts baptismaux, maître-autel, mise en place du tambour, portail actuel. Le clocher s’effondra en 1705 et le clocher-mur fut reconstruit en 1721. Il reste une cloche antérieure à la Révolution, les autres cloches furent fondues sous la halle et baptisées en 1822. Une cloche fut remplacée en 1955. Les cinq vitraux de la nef datent de 1911.

Notre-Dame des AubetsModifier

Connue alors sous le nom de Sainte-Marie d’Onez, la chapelle est mentionnée dans les archives en 1254. Elle dépendait alors de la Commanderie du Burgaud. En 1494, le chevalier Oddet des Ganges bénit la chapelle qui venait d’être reconstruite. Au milieu du XVIIIe siècle elle continuait d’attirer des pèlerins mais, en 1793, l’édifice et les terrains qui en dépendaient, furent vendus comme bien nationaux. En 1802 l’autel de la chapelle, daté de 1705, fut déplacé à l’église du Burgaud, pour y devenir le maître-autel. Au XIXe siècle la chapelle s’effondrait peu à peu et elle fut acquise par un voisin qui la reconstruisit. Mais elle resta à nouveau à l’abandon, si bien qu’en 1895 elle menaçait ruine. Cependant, de nombreux pèlerins continuaient d’y venir. C’est alors que les habitants des villages alentour ouvrirent une souscription qui permit de bâtir le clocher actuel. En 1948 le diocèse fit l’acquisition du terrain et de la chapelle. Celle-ci fut reconstruite en 1993[20],[21].

LoisirsModifier

Animaparc[22] (parc animalier et de loisirs)

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Antoine du Bourg, Histoire du Grand-Prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France, 1883.
  4. Charles Higounet, Les origines d’une commanderie de l’Ordre de Malte, Annales du Midi, 1932.
  5. Charles Higounet, Le régime seigneurial et la vie rurale dans la commanderie du Burgaud, Toulouse, Éditions Privat, 1934.
  6. Charles Higounet, La communauté et les coutumes du Burgaud, Toulouse, Éditions Privat, 1936.
  7. Marcel Dirat, Le Burgaud, histoires et souvenirs, 44 p.
  8. Ricardie, Monographie de la commune du Burgaud, 1885.
  9. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  10. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031261.html.
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  16. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  19. http://www.cc-saveetgaronne.fr/collecte/leburgaud
  20. Henri Bassas, Les pèlerinages à Notre-Dame dans le diocèse de Toulouse, 1996
  21. Marcel Dirat, Notre-Dame des Aubets, 1974, 13 p.
  22. Parc animalier et de loisirs