Kisangani

ville de la République démocratique du Congo, en Afrique centrale

Kisangani, (anciennement Stanleyville ou Stanleystad de 1883 à 1966), est une ville de la République démocratique du Congo en Afrique centrale. Chef-lieu de la province de la Tshopo dans le Nord-Est de la République démocratique du Congo, elle est la cinquième aire urbaine la plus peuplée du pays avec une population estimée en 2021 à 1 356 640 habitants[1].

Kisangani
Stanleyville, Stanleystad, Boyoma Singa mwambé
Blason de Kisangani
Héraldique
Kisangani
Kisangani
Administration
Pays Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo
Communes Lubunga, Makiso, Mangobo, Tshopo, Kabondo, Kisangani
Province Tshopo
Députés de la ville 5
Maire Jean-Louis Alaso
Démographie
Gentilé Boyomais(es)
Population 539 158 hab. (2021[1])
Population de l'agglomération 1 356 640 hab. (2021[1])
Densité 710 hab./km2
Géographie
Coordonnées 0° 31′ 09″ nord, 25° 11′ 46″ est
Superficie de l'agglomération 191 000 ha = 1 910 km2
Divers
Langue nationale swahili et lingala
Langue officielle français
Localisation
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Kisangani
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Kisangani

Située au centre de la forêt du bassin du Congo, à la confluence des rivières Lindi, Tshopo et du fleuve Congo dont elle occupe les deux rives malgré l'absence de ponts, Kisangani bénéficie du deuxième port intérieur de la République démocratique du Congo dont elle assure la connexion avec un hinterland via quatre routes nationales.

La pauvreté demeure particulièrement élevée, un rapport d'ONU-Habitat de 2014 indiquant un PIB en parité de pouvoir d'achat par habitant de 282 dollars[2], le tiers de la valeur nationale de cette même année estimée à 849,8 dollars selon la Banque mondiale[3].

En 2000, la ville fut en grande partie détruite durant la guerre des six jours avec de 7 000 à 10 000 obus tirés[4].

Depuis la fin de la guerre, entre 2000 et 2022, la population de l'aire urbaine de Kisangani fut multipliée par 2,3, passant de 586 000 à 1 366 000 habitants[5]. Toutefois, la défaillance de la centrale hydroélectrique du barrage de la Tshopo en 2021, privant d'électricité les habitants durant 4 mois et provoquant la colère d'une partie de la population, démontre les difficultés encore actuelles de la ville dans sa capacité à assurer aux populations l'accès à des services élémentaires[6].

HistoireModifier

Période colonialeModifier

Les origines de la ville remontent à la fondation d'un poste militaire en 1877 par l'explorateur britannique Henry Morton Stanley sur une île du fleuve Congo à proximité du site actuel[7].

En est fondée Falls Station (la « station des chutes ») devenu ensuite Stanley Falls puis Stanleyville[8].

Henry Morton Stanley chargea l'ingénieur écossais Adrien Binnie d'établir des relations commerciales avec les indigènes et de représenter l'État Indépendant du Congo, nom du royaume privé revendiqué par le roi des Belges Léopold II.

Peu après, des esclavagistes originaires de Zanzibar, généralement appelés à tort « Arabes » par les Européens de l'époque (en fait il s'agissait de bantous swahilis islamisés), atteignirent les chutes Stanley. Les relations entre les représentants de l'État indépendant du Congo et ces esclavagistes « arabes » se dégradèrent et la station fut abandonnée à la suite des affrontements en 1887[réf. souhaitée].

En 1888, l'État indépendant du Congo (EIC) rétablit une souveraineté en nommant Tippo Tip, l'un des principaux esclavagistes de Zanzibar, comme gouverneur (Wali) du district des chutes Stanley.

De 1890 à 1893, c'est le neveu de Tippo Tip, Rachid bin Mohammed, qui occupa cette fonction. Stanley Falls disposait alors d'une garnison dirigée par Haneuse (1888-1889) puis Tobback (1889-1893).

L'État indépendant du Congo conquit définitivement la ville au cours de la guerre contre les Arabo-Swahilis en .

Depuis l'indépendanceModifier

En 1961, Antoine Gizenga prit la tête d'un gouvernement sécessionniste, de celui de Kinshasa à Stanley ville.

En 1964, la ville fut occupée par les guerriers Simbas qui prirent la population en otage et assassinèrent dix prêtres missionnaires de la Congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Saint-Quentin (15 prêtres de la même congrégation furent assassinés à Wamba). Stanley ville fut reprise au cours de l'opération Dragon rouge menée par le 1er régiment paracommando de l'armée belge après l'échec d'une tentative de négociation menée par le ministre belge des Affaires étrangères, Paul-Henri Spaak[9].

En 1966, Stanleyville est renommée Kisangani [9].

En dans le cadre de la Première guerre du Congo, la ville est le théâtre d'une victoire de l'AFDL pro-Kabila, soutenue par le Rwanda, sur les forces zaïroises pro-Mobutu.

En 1999, Kisangani fut le théâtre des premiers échanges de tirs entre l'Ouganda et le Rwanda (épisode dit de la guerre de 3 jours, du au ), consécutifs à la fin de la coalition anti-gouvernementale du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) en deux factions basées à Kisangani et Goma. Les combats concernaient également les mines de diamants situées à proximité de la ville. De nombreux viols, massacres et crimes de guerre y furent perpétrés entre 1996 et 2003 par les troupes des généraux rebelles du RCD, essentiellement le général Nkunda Batware[10].

Fin , la promulgation de la « loi sur le découpage territorial » fit de Kisangani le chef-lieu de la nouvelle province de la Tshopo issu de l'ancien district du même nom.

GéographieModifier

La ville est située en aval des Chutes Boyoma entre le fleuve Congo et la rivière Tshopo, au coeur de la forêt du bassin du Congo. La fin des chutes Boyoma marque le changement de toponyme du fleuve Lualaba en fleuve Congo.

La capitale Kinshasa située au nord-ouest est distante de 1 724 km par voie fluviale, représentant 31 jours de navigation pour un navire circulant à 20 km/h en descente sur le fleuve Congo[11].

La ville bénéficie du deuxième port intérieur après la capitale Kinshasa[8].

Kisangani en elle-même est divisée en six communes toutes de la rive droite du fleuve Congo à l'exception de Lubunga, la traversée ne se faisant que par bateau.

TempératureModifier

L'amplitude thermique faible de Kisangani est caractéristique d'un climat tropical. La saison chaude s'étend de janvier à mars lorsque les températures moyennes sont supérieures à 30 °C. Les mois de juillet à novembre correspondent à la période la plus froide avec une température moyenne inférieure à 22 °C.

Tableau climatique de Kisangani
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 22,4 22,8 22,7 22,6 22,6 22,1 21,7 21,7 21,8 21,9 21,9 22,1
Température moyenne (°C) 25,9 26,4 25,9 25,4 25,2 24,9 24,7 24,4 24,5 24,5 24,5 25
Température maximale moyenne (°C) 30,9 31,5 30,6 29,7 29,4 29,1 29,1 28,7 28,8 28,8 28,6 29,5
Ensoleillement (h) 8 8,1 7,4 6,4 5,9 6,3 6,6 6 6 5,8 5,5 6,7
Précipitations (mm) 74 98 165 163 130 101 102 146 170 193 187 117
Humidité relative (%) 79 80 85 88 89 88 86 89 89 89 89 86
Source : Climate-data « données climatiques », sur Climate-data.org (consulté le )

PluieModifier

Afin montrer la variation au cours des mois et non pas seulement les totaux mensuels, on peut montrer que l'accumulation de pluie au cours d'une période glissante de 31 jours centrée sur chaque jour de l'année. La ville de Kisangani connaît des variations saisonnières extrêmes pour ce qui concerne les précipitations de pluie mensuelles.

Les Chutes de pluie au cours de l'année à la ville de Kisangani. On peut voir que la plus grande accumulation de pluie a lieu au cours des 31 jours qui sont centrés aux alentours du 25 octobre, avec une accumulation totale moyenne de 167 millimètres.

La plus petite accumulation de pluie se fait aux alentours du 16 janvier, pour une accumulation totale moyenne de 54 millimètres.

[[1]]

SoleilModifier

Au cours de l'année la longueur du jour à Kisangani ne varie pas beaucoup, car ça restete que 9 minutes de 12 heures tout au long de l'année. En 2019, le jour le plus court était le 22 décembre, avec 12 heures et 6 minutes de jour ; le jour le plus long était le 21 juin, avec 12 heures et 9 minutes de jour.

Le lever de soleil le plus tôt se fait à 05:59 le 2 novembre et le lever de soleil le plus tardif se fait à 31 minutes plus tard à 06:30 le 12 février. Le coucher de soleil le plus tôt était lieu à 18:05 le 3 novembre et le coucher de soleil le plus tardif s'était fait à 31 minutes plus tard à 18:36 le 12 février. [2]

HumiditéModifier

Le niveau de confort concernant l'humidité de la ville est sur le point de rosée, car il détermine si la transpiration s'évaporera de la peau, ce qui cause alors un rafraîchissement de l'organisme. Les points de rosée plus bas sont ressentis comme un environnement plus sec et les points de rosée plus haut comme un environnement plus humide. Contrairement à la température, qui peut varier généralement entre le jour et la nuit, les points de rosée varient plus lentement. Ainsi, bien que la température qui peut chuter la nuit, une journée avec une humidité lourde est généralement suivie d'une nuit ayant une humidité lourde.

Le niveau d'humidité perçu à la ville de Kisangani, qui est mesuré par le pourcentage de temps durant lequel le niveau d'humidité est lourd, oppressant ou étouffant, cependant il ne varie pas beaucoup au cours de l'année, car il se maintenant à 3 % de 97 %. [3]

AdministrationModifier

 
Armories de la ville de Kisangani.

Chef-lieu provincial de 377 107 électeurs enrôlés pour les élections de 2018, elle a le statut de ville constituée de six communes urbaines dont 5 de moins de 80 000 électeurs[12]:

  • Kabondo, (66 995 électeurs, 7 conseillers municipaux)
  • Kisangani, (44 206 électeurs, 7 conseillers municipaux)
  • Lubunga, (53 686 électeurs, 7 conseillers municipaux)
  • Makiso, (82 507 électeurs, 9 conseillers municipaux)
  • Mangobo, (68 508 électeurs, 7 conseillers municipaux)
  • Tshopo, (61 205 électeurs, 7 conseillers municipaux)

La ville de Kisangani est dirigée par un maire de la ville assisté par un adjoint. Elle est divisée en six communes qui sont dirigées par un bourgmestre titulaire et son adjoint. Les six communes de la ville de Kisangani sont : Kisangani, Kabondo, Lubunga, Tshopo, Mangobo, Makiso. Elle comprend en plus de ces six communes une entité périurbaine nommée Lubuya-bera.

Kisangani est également le siège de plusieurs bureaux administratifs (divisions, directions, etc.) qui dépendent du pouvoir central.

PolitiqueModifier

À partir de 2006, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie et le Mouvement social pour le renouveau (partis de la majorité) ont pris la direction de la ville et de la province avec Médard Autsai Asenga au gouvernorat, Philippe Masikini à l'assemblée provinciale et Osumaka à la mairie.

Pour la législature 2011-2016 la ville fut représentée à l'assemblée nationale par les députés Awenze Makiaba, Apaka Tombila, Basango Makedju, Simene wa Simene et Daruwezi Mokombe.

CultureModifier

L'alliance franco-congolaise dispose d'une bibliothèque et de la seule salle de spectacle de la ville (à part l'espace Ngoma situé non loin de l'ancien Athénée Royal Belge).

Fondés par Faustin Linyekula, les studios Kabako accompagnent depuis 2006 des artistes de la ville, de la formation à la production et diffusion, dans les domaines de la danse, du théâtre, de la musique et du cinéma.

Lieux de culteModifier

Les Boyomais disposent de lieux de cultes catholique, protestant et musulman.

 
La cathédrale Notre-Dame du Très Saint Rosaire de Kisangani.

Le culte catholique de Kisangani peut être pratiqué à la cathédrale Notre-Dame-du-Très-Saint-Rosaire de Kisangani, siège de l'archidiocèse de Kisangani.

Le culte protestant de Kisangani comprend plusieurs Églises :

Le culte musulman est également pratiqué dans des mosquées.

ÉducationModifier

L'enseignement primaire et secondaire est assuré par des établissements publics et privés. On y retrouve plus de 393 écoles primaires et 267 écoles secondaires[14]. Parmi lesquelles on peut citer :

  • l'Institut Maele  ;
  • l'institut Chololo Pedacom (ISMA) ;
  • l'école belge ;
  • le lycée technique Mapendano ;
  • le lycée Anuarité ;
  • l'International Hope School ;
  • l'école La Roche ;
  • le complexe scolaire Mapele.

ÉconomieModifier

La situation hydrographique de Kisangani, à la confluence des rivières Lindi, Tshopo et du fleuve Congo fait de la ville un hub du trafic fluvial entre l’est et l’ouest du pays. Une position stratégique permettant à la ville de jouer un rôle économique important pour la République démocratique du Congo.

L'économie locale est essentiellement fondée sur des activités du secteur primaire.

 
Pêcheurs wagenia dans les chutes Boyoma de Kisangani.

La ville est située à proximité de mines de diamants essentiellement exploitées par la société minière de Bakwanga. La convoitise de ces mines est l'une des causes de la Guerre des six jours en 2000 qui provoqua plus de 4000 morts. Le cinéaste congolais Dieudonné Hamadi né à Kisangani illustre l'injustice provoquée par cette guerre pour les mines dans son documentaire de 2020 En route pour le milliard. Dans les mines la concurrence est forte et entraîne une dévaluation de la main d’œuvre ainsi et de nombreuses situations de violence.

Une grande partie de la population dépend d'une agriculture de subsistance.

La pêche est une autre importante activité économique de la ville de Kisangani. En aval des chutes Boyoma, la communauté des Wagenia use en effet d'une technique « unique au monde »[15] consistant à immerger de grandes nasses artisanales durant plusieurs heures. Les nasses reposent sur des échafaudages en bois et leurs manipulations requiert une importante agilité et force physique donnant leur surnom de « pêcheurs acrobates »[15].

DémographieModifier

Évolution démographique de l'aire urbaine de Kisangani
1950 1960 1970 1980 1990 2000 2005 2010 2015
38 000134 000235 000291 000400 000586 000709 000859 0001 040 000
2020 2021 2022 - - - - - -
1 261 0001 312 0001 366 000------
(Source : Population Stat[16])

Personnalités liéesModifier

ÉducationModifier

L'enseignement primaire, secondaire et professionnel est assuré par plusieurs écoles tant publiques que privées.

L'enseignement professionnel est assuré principalement par l'Institut national de préparation professionnelle.

Enseignement supérieurModifier

L'enseignement supérieur est assuré par les établissements publics ainsi que par quelques institutions privées dépendant du Ministère national ayant la charge de l'enseignement supérieur et universitaire :

TransportsModifier

Transports aériensModifier

La ville dispose de deux aéroports. Le plus ancien, l'aéroport de Kisangani-Simisini situé à l'ouest de la ville, est désormais réservé aux vols militaires. Le second est l'aéroport international de Kisangani Bangoka, situé à une vingtaine de kilomètres à l'est de la ville et assurant l'essentiel du trafic notamment de la mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo en hélicoptères et avions.

Transport ferroviaireModifier

La ville est le point de départ de la ligne ferroviaire reliant Kisangani à Ubundu. La gare de la ville est située sur la rive gauche du fleuve Congo. Le réseau ferroviaire est géré par la Société nationale des chemins de fer du Congo.

Transports fluviauxModifier

 
Navetteurs sur le fleuve Congo, rive droite de Kisangani, 2007.

Les bateaux constituent les seuls moyens de transport permettant de relier les deux parties de la ville séparées par le fleuve Congo. Des bacs, baleinières et pirogues servent donc à la navigation sur le fleuve Congo mais aussi sur la rivière Tshopo, et Lindi.

Transports routiersModifier

Des transports en commun en motos et taxis ainsi que des vélos-taxis appelés toleka permettent d'effectuer des déplacements intra-urbains.

 
Rond-point du canon Kisangani.

MédiasModifier

La ville de Kisangani possède une dizaine de chaînes de radio (dont six possèdent également une chaîne de télévision) et quelques journaux écrits.

Nom de la chaîne Radio (fréquence) TV (fréquence)
1 Radio télévision nationale congolaise   (103.0 Mgrz)   OK (..?..Mgrz)
2 Radio télévision amani   (100.0FM)   OK (..?..Mgrz)
3 Radio Télévision Numérique Boyoma   (88.6FM)   OK (..?..Mgrz)
4 Canal Orient   (89.0FM)   OK (..?..Mgrz)
5 Radio Okapi   94.8 FM  
6 Oped FM   104.2 FM  
7 Radio Télé Kintwadi   93.3 FM
8 Radio Flambeau de l'orient   94.3 FM
9 Radio Télé pour le Développement Intégral   (91.0FM)   OK (..?..Mgrz)
10 NURU FM ( Eglise cité de réfuge) (89.4 Mgrz) 89.4 FM OK
11 la radio ECC 95.5 FM
12 Radio Télévision Force des Médias 102.4 FM 232.5 Mgrz
13 CCTV-Radio Liberté Kisangani 105.6 Mghz
12 radio de 3 anges 107.0 FM
13 radio communautaire MWANGAZA 99.0 FM
14 radio Maria 107.6 FM
15 radio canal Hebron 93.0 FM
16 radio réseau céleste du message de l'heure 98.1 FM

SportModifier

L'Entente urbaine de football de Kisangani s'occupe des matchs de football à Kisangani. Les plus grandes équipes de football de la ville sont : TS Malekesa, AS Nika et CS Makiso.a côté de ces trois grands clubs s'ajoute le football club Dynamique, qui également prenne part a la linafoot division 2.

La ville dispose d'un seul stade connu sous le nom de Stade Lumumba. Quelques autres terrains peuvent toutefois abriter des rencontres, comme le Terrain de l'Athénée Royal de Kisangani dans la commune Makiso, le Terrain de la Révolution à Kabondo, le Terrain de Molunge à Mangobo, le Terrain de Faculté de Psychologie aux alentours de l'Université de Kisangani.

Outre le football, on trouve aussi à Kisangani des pratiques du basket-ball, du volley-ball, du tennis ou encore des arts martiaux tels que le Karaté, la Boxe, le Judo et tant d'autres, sans souci d'exhaustivité. Au côté de l'entente urbaine de football de Kisangani, nous trouvons également la ligue de football de la province de la Tshopo. Cette ligue est constituée des ententes de l'ituri, de bas uele, haut uele et Tshopo.

Dans l’artModifier

  • La villa Régina à Kisangani, dans ce qui fut le quartier européen, a servi de décor au film L'Odyssée de l'African Queen sorti en 1951. Elle est toujours visible mais est aujourd'hui en ruine[17].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

BibliographieModifier

  • Dans Stanleyville. Patrick Nothomb, Duculot, Paris - Louvain-la-Neuve, 1993, réédition en 2011 avec 16 pages de photos, 345 p. aux éditions Masoin (https://dynamedia.be/category/services-fr/edition-3/)
  • Stanleyville ou le Luluaba devenait Congo. Roger Depoorter, Didier Hatier 1992
  • Stanleyville sous la terreur Simba. Frans Quinteyn, l’Harmattan,
  • Odyssée et reconquête de Stanleyville. Colonel e-r Vandewalle, Bruxelles, 1970, 459 pp
  • Les Compagnons de l’Ommegang. Colonel BEM e-r André Closset, 1995, éditions de l’Aronde.
  • 111 days in Stanleyville. David Reed[19], Harper & Row, New York, 1965, 279 pp.
  • Ré-édition : Save the Hostages. David Reed, Bantam 1988, 320 pp.
  • L'Année du Dragon : Congo 1964. Eddy Hoedt & Baudouin Peeters. . Éditions Masoin. 256 pages, 400 illustrations. Distribution "Dynamedia" - Bruxelles. Ce livre richement illustré nous conduit d'heure en heure à travers l'évolution à la fois héroïque et tragique de la plus grande prise d'otages du XXe siècle vécue à Stanleyville dans la République démocratique du Congo. Il détaille et analyse les opérations militaires grâce à de nombreux témoignages recueillis auprès de soldats et d’expatriés.

FilmographieModifier

  • Nos paras sautent sur Stanleyville -  : RTBF série Ce jour-là 1re diffusion . Réalisateur : Michel Mees ; Producteur : Renaud Gilles ; Journaliste : Bernard Balteau[20].
  • Stanleyville '64 (l'évacuation des Belges en ). Série Les Années belges, RTBF .
  • Little Miss Nobody (). Coproduction RTBF-Films de la Passerelle. Documentaire de Bernard Balteau. 50 ans après le massacre des otages en , Brigitte Peneff, rescapée miraculeuse, revient pour la première fois au Congo, dans sa ville natale (Stanleyville/Kisangani). Hommage aux victimes belges et congolaises. Interview du chef des rebelles.
  • Les larmes de Stanleyville- : Documentaire de Donatien Aliana Alipanagana.
  • Mordene i Kongo film norvégien de 2018

Notes et référencesModifier

  1. a b et c « Ville de Kisangani » (consulté le ).
  2. « République démocratique du Congo : Profil Urbain de Kisangani | UN-Habitat », sur unhabitat.org (consulté le )
  3. « PIB par habitant, ($ PPA internationaux courants) - Congo, Dem. Rep. | Data », sur donnees.banquemondiale.org (consulté le )
  4. Freddy Mulongo, « RDC: 19 ans de la guerre de 6 jours à Kisangani par deux armées d'o... », sur Mediapart (consulté le )
  5. « Kisangani, Democratic Republic of the Congo Population (2022) - Population Stat », sur populationstat.com (consulté le )
  6. « RDC : la ville de Kisangani plongée dans le noir depuis des semaines », sur RFI, (consulté le )
  7. Pierre Vennetier, « KISANGANI », sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  8. a et b (en) The Editors of Encyclopaedia Britannica, « Kisangani », sur Encyclopedia Britannica, (consulté le )
  9. a et b (en) Francois Emizet, « Kisangani », dans Historical Dictionary of the Democratic Republic of the Congo, Rowman & Littlefield, USA, , p.279.
  10. « Histoire de la ville de Kisangani découvert par Stanley en 1883 », sur ammafricaworld.com (consulté le )
  11. RTBF? Un ancien bateau reprend du service sur la ligne Kinshasa-Kisangani, 9 février 2015
  12. CENI, Répartition des sièges pour les élections, p.36, 2018
  13. J. Gordon Melton, Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 777
  14. Congo Autrement, Présentation de la ville de Kisangani (nouvelle province de la Tshopo)
  15. a et b « Fleuve Congo : les Wagenia, ces pêcheurs intrépides », sur Franceinfo, (consulté le )
  16. (en) Population Stat, « Évolution démographique de l'aire urbaine de Kisangani », sur Population Stat (consulté le ).
  17. Stephen Smith, Le fleuve Congo, Arles, Actes Sud, , 108 p. (ISBN 978-2-7427-4362-9 et 2-7427-4362-6), p.75-76
  18. Stephen Smith, Le fleuve Congo, Arles, Actes Sud, , 108 p. (ISBN 978-2-7427-4362-9 et 2-7427-4362-6), p.80-81
  19. David E. Reed (1927-1990), journaliste itinérant du Reader's Digest
  20. Elodie de Sélys a rencontré Étienne Davignon (chef de cabinet de Spaak en 1964), Patrick Nothomb (consul ad-intérim à Stan en 1964), Brigitte Peneff (habitante à Stanleyville, 7 ans en 1964), François de Radigues (13e compagnie parachutistes), Joël Dedecker, Christian Duez (boulanger à Stanleyville en 1964), Élisabeth Tabu (épouse Duez), Marie-Pierre Devoir (dominicaine missionnaire à Watsa) et Frédéric François (journaliste RTB 32 ans en 1964).