Ouvrir le menu principal

Julien Freund

sociologue et philosophe français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Freund.
Julien Freund
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 72 ans)
ColmarVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Université de Strasbourg (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Conjoint
Marie-France Freund-Kuder (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Jean-Noël Freund (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Parti politique
Directeur de thèse
Distinction
Œuvres principales
L’Essence du politique (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Julien Freund, né à Henridorff le et mort à Colmar[1] le , est un philosophe, sociologue et résistant français.

Freund fut un « libéral conservateur insatisfait », selon Pierre-André Taguieff. Son œuvre de sociologue et de théoricien du politique prolonge celle de Carl Schmitt. Il fut aussi un médiateur entre la pensée allemande et française[2]. Dialectophone du fait de son lieu de naissance, Julien Freund — comme beaucoup de personnes issues de la partie germanophone du département mosellan — s’exprimait aussi bien en français qu’en allemand. Principal introducteur de Max Weber en France, ses traductions sont vues comme problématiques[3],[4],[5][pertinence contestée]

Il publia donc un grand nombre d’articles dans les deux langues. Ses œuvres ont été traduites en près de 20 langues.

BiographieModifier

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Né à Henridorff (Moselle) le 8 janvier 1921, d’une mère paysanne et d’un père ouvrier socialiste, Julien Freund était l’aîné de six enfants. Après la mort de son père, il dut interrompre prématurément ses études et devint instituteur dès l’âge de 17 ans et secrétaire de mairie dans son village natal.

Son frère Antoine, enrôlé de force comme « malgré-nous » dans la Wehrmacht, fut blessé à la bataille d’Orel en Russie et déserta[6], ce qui aurait dû entraîner la déportation du reste de la famille qui œuvrait par ailleurs dans la résistance lorraine et faisait partie de réseaux de passeurs lorrains[7]. Fort heureusement, ils réussirent, grâce à une complicité, à faire disparaître le dossier compromettant détenu par la Gestapo. En 1940[8], le jeune Julien Freund fit preuve d’un courage exceptionnel en prenant volontairement la place d’un père de famille nombreuse (8 enfants) de son village pris en otage à la suite d’un attentat ayant coûté la vie à un soldat allemand[9].

Gaulliste de la première heure et régionaliste, comme le rappelle Taguieff et bien d’autres[10], Freund fut comme Schuman, dès le retour de la paix, un partisan de la réconciliation franco-allemande et de l’Europe[11]. Il resta toute sa vie antinazi malgré sa fréquentation de Carl Schmitt comme il le lui écrivit : « Si nous nous étions rencontrés plus tôt, nous n’aurions pas été du même bord. » (cité également par Taguieff).

Bachelier à 15 ans, sorti de la résistance et de la guerre à 22 ans en 1943. Julien Freund a été le second découvreur de Carl Schmitt en France la première[Quoi ?] ayant eu lieu en 1930 et 1940[12]. Comme le souligne David Cumin : « Courageusement Freund a donc été l’avocat de Schmitt.. alors que lui-même n’était que partiellement « schmittien »! C’est ce que révèle la comparaison de leur conception du politique, aussi bien les formes et intentions des ouvrages clés que les approches et les contenus. Malgré des prémisses wébériennes communes, les différences sont sensibles[13]. Au regard de ces analyses évoquer une fascination de Freund pour Schmitt est intellectuellement faux et erroné, car ce serait induire l’idée d’une subjugation de Freund par Schmitt, Freund s’était intéressé au politique avec la relation ami-ennemi de Schmitt et sa théorie du partisan. Ces études révélaient par ailleurs qu’essentiellement pour Carl Schmitt la politique relevait d’une finalité théologale supplantant tout alors que pour Freund elle visait la concorde intérieure et la paix extérieure, sa finalité étant le bien commun[13]. Il fut également élu conseiller municipal de la ville de Sarrebourg où la mairie lui échappa de peu.

Il affectionnait aussi la gastronomie régionale : « L’honneur de la cuisine alsacienne est d’être alsacienne, donc à nulle autre pareille, même à l’intérieur de l’hexagone. »[14][pertinence contestée]

Il avait refusé de quitter sa Lorraine natale tout comme l’Alsace où il s’était établi pour venir s’installer dans la capitale : « Kant vivait à Königsberg et non à Berlin », répondait-il à ceux qui s’en étonnaient. Il était amateur de peinture — il avait épousé en 1948 la fille du peintre alsacien René Kuder (1882-1962), Marie-France, pharmacienne, dont il avait fait la connaissance à Gergovie dans la résistance ; ils auront deux fils, René et Jean-Noël.

Il sera enterré à Villé. Il était un homme de foi[15]. Lecteur de Chestov et de sa théologie négative, qui enseignait que l’impérialisme du savoir obscurcit le gouffre de la vie, Julien Freund supportait mal que la science envahisse tout et veuille supplanter la métaphysique et la foi religieuse. Après l’éclipse religieuse de sa jeunesse, il était revenu vers la foi de ses parents notamment celle de sa mère. Pour sa messe d’enterrement, il avait souhaité qu’on interprétât le Dies iræ, qui fut chanté par la chorale des étudiants de Strasbourg.

La résistanceModifier

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il participa activement à la Résistance. Membre du mouvement de résistance Libération fondé par Jean Cavaillès[16], pris en otage par les Allemands en juillet 1940, il parvint à passer en zone libre et, dès janvier 1941, milita à Clermont-Ferrand (où s’était repliée l’université de Strasbourg) dans le mouvement Libération d’Emmanuel d’Astier de la Vigerie, puis dans les groupes-francs de Combat animés par Henri Frenay, tout en achevant une licence de philosophie.

Arrêté en juin 1942 à Clermont-Ferrand, puis en septembre à Lyon, il fut avec Emmanuel Mounier l’un des accusés du procès Combat. Incarcéré à la prison centrale d’Eysses, puis à la forteresse de Sisteron, il parvint à s’évader le 8 juin 1944 et rejoignit jusqu’à la Libération les maquis FTP des Basses-Alpes et de la Drôme. Rentré à Strasbourg en novembre 1944, il se consacra quelque temps au journalisme et à l’action politique, expériences qui furent pour lui une source de déception en même temps que le point de départ d’une longue réflexion. Il fut en 1945-46 responsable départemental du Mouvement de libération nationale (MLN) de la Moselle, et eut pendant quelque temps une activité de représentant syndical comme secrétaire académique du SNES.

À la libération, il découvre l’épuration sauvage et les règlements de compte partisans, ce qui le bouleversera profondément[17].

En 1945-1946, il est secrétaire départemental de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance en Moselle.

Carrière universitaireModifier

Il fut jeune instituteur à Hommarting (Moselle).

Dès 1946, il bifurque vers l'enseignement secondaire. Il fut reçu à l’agrégation de philosophie en 1949[18], puis enseigna successivement au collège Mangin de Sarrebourg (1946-49), au lycée Fabert de Metz (1949-53) et au lycée Fustel de Coulanges de Strasbourg (1953-60).

De 1960 à 1965, il fut maître de recherche au CNRS, spécialisé dans les études d’analyse politique. En 1965, l'année suivant la soutenance de sa thèse de doctorat ès lettres à la Sorbonne[19], il fut élu professeur de sociologie à l’université de Strasbourg, où il fut le principal fondateur puis le directeur de la faculté des sciences sociales. Il y créa un certain nombre d’institutions, comme l’Institut de polémologie de Strasbourg (témoignage de sa proximité avec Gaston Bouthoul), le Centre de recherches et d’études en sciences sociales (en 1967), la Revue des sciences sociales de la France de l’Est (en 1972) ou le Centre de recherche en sociologie régionale (1973). Il enseigna également de 1973 à 1975 au Collège d’Europe de Bruges, puis en 1975 à l’université de Montréal.

Nommé en 1979 président de l’Association internationale de philosophie politique[Quoi ?][Information douteuse] [?], il prit peu de temps après une retraite anticipée, réprouvant les évolutions de l’enseignement et de l’administration universitaires. Retiré à Villé, il se consacra entièrement à ses livres. Il fut également durant cette période un conférencier à l'international.

TravauxModifier

Marqué par la pensée de Max Weber, de Georg Simmel, de Vilfredo Pareto et de Carl Schmitt, auteurs qu’il contribua à mieux faire connaître en France, Julien Freund s’était imposé avec son livre sur « L’essence du politique », issu de la thèse de doctorat qu’il avait soutenue le 26 juin 1965 sous la direction de Raymond Aron (le philosophe Jean Hippolyte ayant préféré se récuser pour n’avoir à patronner ses thèses).

Influencé par Carl Schmitt, il s’efforçait dans sa thèse d’analyser les catégories fondatrices du politique, insistant sur la triple relation entre obéissance et commandement, ami et ennemi, public et privé. Il ne cessera, par la suite, de s’intéresser aux invariants de l’esprit humain, qu’il s’agisse de l’esthétique, de l’éthique, de l’économique ou du religieux. Il a également mis en évidence le rôle du tiers en reprenant les théories du conflit posées par Weber et Simmel dans sa Sociologie du conflit.

En France, l’aura de Julien Freund fut tardivement reconnue, alors qu’il jouissait d’une réputation flatteuse dans le monde entier, en particulier pour son livre sur Max Weber, mais surtout pour son Essence du Politique et plus tard pour son ouvrage sur La Décadence et son analyse du conflit[réf. nécessaire].

Son appropriation d ’un certain nombre de concepts de Carl Schmitt, indissociable de son approche fondamentalement agonistique du politique, de même que son engagement dans la revue « Nouvelle École » du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE ; il fait partie du comité de patronage de la revue) et publie dans la revue Nationalisme et République » ainsi que dans « Thule Seminar » de Pierre Krebs, ce qui fait de lui pour Alain Bihr un penseur engagé auprès de groupuscules d’extrême-droite.[réf. nécessaire]

Ainsi, Julien Freund participe une première fois au Congrès du GRECE les 27 et 29 septembre 1974 à Nice. Il réintervient lors d’un autre Congrès du GRECE à Paris le 25 juin 1975. Le thème de ce dernier congrès est alors « Des élites pour quoi faire ? ». Freund y intervient aux côtés de Alain de Benoist, Pierre Bercot, Jacques Bompaire Armin Mohler (ancien secrétaire de Ernst Jünger et longtemps conseiller de Franz-Joseph Strauss). Sa contribution portait le titre de « Plaidoyer pour l’aristocratie »[20]. Il intervient également lors du congrès du GRECE le 11 novembre 1984 aux côtés d’Alain de Benoist, Guillaume Faye (un des théoriciens de l’extrême-droite française contemporaine), Pierre Vial .Sa contribution porta sur le thème du pluralisme de valeurs[21].

Il intervient ainsi dans le premier numéro de la revue « Elemente » (pendante de la revue « Éléments » du GRECE) et qui compte plusieurs plumes historiques de l’extrême-droite. Communiste libertaire et spécialiste de l’extrême droite[22],[23], Alain Bihr voit dans cette collaboration à la revue « Elemente » la preuve d’un engagement clair de Julien Freund aux côtés de nostalgiques du nazisme. Il signale notamment que « Yann Broun de Colstoun, apparaît dès le numéro 3 de la revue Elemente comme son régisseur de publicité puis comme chargé de son « management » alors qu’il « faisait partie de l’équipe dirigeant la librairie parisienne Ogmios, spécialisée notamment dans la littérature révisionniste (négationniste) ». De même Ernst Anrich « qui fit un passage éclair, en 1979, au comité de patronage de Nouvelle École, en même temps presque que Freund y faisait son entrée, avant de collaborer de nombreuses années durant à cette revue » était le « principal idéologue du parti néo-nazi NPD, Anrich faisait aussi partie de la direction du Witiko Bund, une organisation d’Allemands originaires des Sudètes, dont les cadres étaient presque tous d’anciens animateurs de la NSDAP dans la région. »[24]

Cette accusation, compte tenu du passé reconnu de résistant et déporté de Julien Freund, a entrainé de vives réactions parmi ceux qui le connaissaient. Julien Freund lui-même a récusé le nazisme sous toutes ses formes sa vie durant. Il s’agit d’une conclusion isolée d’Alain Bihr qui pose la question de sa pertinence, car on n’en trouve aucune autre équivalente dans la littérature extrêmement abondante consacrée à Julien Freund, ne serait-ce dans les deux recensions quasi exhaustives de Piet Tommissen (de). Jean-Paul Sorg le défend en excipant de « son expérience même de maquisard et puis de militant politique, si brève fût-elle »[25].

Intronisé « Citoyen d’honneur de la ville de Sélestat » en 1984 par le maire d’alors, le Docteur François Kretz, ce dernier dit à cette occasion : « Malgré le contexte culturel français où les idées et les valeurs ne sont pas neutres, ce qui les rend récupérables, accaparables, monopolisables, Julien Freund a su en toutes circonstances préserver son indépendance et sa probité intellectuelles, exercice douloureux, puisque les coups viennent de tous les côtés. Sa biographie est là pour le rappeler. »[26]. Jean Hur rapporte aussi cette remarque de Julien Freund lui-même : « C’est avec le sourire que j’accumule les diverses manières de me classer politiquement, depuis l’extrême-gauche jusqu’à l’extrême-droite »[27].

Julien Freund était essentialiste ; il cherchait les invariants des activités humaines, invariants qui les sous-tendaient, quel que soit le régime politique ou l’époque. « Il y a une essence du politique ». De même pour l’économique, l’art, le religieux. Et ces activités sont autonomes. Il aimait manier le paradoxe dans son approche philosophique.

Les partisans de Freund rappellent que Julien Freund a aussi intégré dans ses travaux une grande partie du libéralisme antique et renaissant (Aristote, Machiavel). Une place plus importante est accordée à l’individualisme méthodologique wébérien et au réalisme hobbesien[réf. nécessaire].

En 1984 paraît « La Décadence », qui fait suite à « La Fin de la Renaissance » (1980). L’ouvrage est une somme, selon l’expression de Taguieff. Il sort à peu près en même temps que « Plaidoyer pour une Europe décadente » de Raymond Aron. L’ouvrage traduit l’esprit de synthèse de Julien Freund.

Il n’aimait pas parler de choses qu’il ne connaissait pas et avançait parfois avec prudence[travail inédit ?] : témoin « Racisme Antiracismes », car il avait conscience des nombreux problèmes soulevés par l’immigration[28]. Il savait toutefois prendre position sur des questions brûlantes comme l’affaire Rushdie, auteur des Versets sataniques : ce qui serait en jeu ce serait la liberté de création, présentée comme une espèce d’absolu dans la littérature ou dans l’art. Freund n’approuve ni l’un ni l’autre au motif que toute civilisation a pour fondement une hiérarchie des valeurs et des normes qu’un absolu réduirait à néant. Quelle que soit la civilisation, les valeurs ne se valent pas, ou bien elle devient moribonde[29]. En cela il rejoint la pensée de Max Weber sur « Le polythéisme des valeurs », mais se distancie de la pensée prédominante[pas clair].

Attaché à la démocratie (et préférant peut-être même la mésocratie), Freund considère qu’elle est un régime politique et réside dans la manière tempérée d’appliquer la contrainte, mais qu’elle peut se corrompre par « démocratisation » étant entendu que le politique ne doit pas résoudre tous les problèmes. On voit mal le politique résoudre les problèmes de l’art ou du religieux. À l’inverse, il n’appartient pas au religieux d’imposer tous ses principes au politique en démocratie. Il attire également l’attention sur les corruptions du langage et la ruse « La démocratie se décompose quand elle dilapide la sincérité en démagogie et en flatterie »[30].

« La mésocratie[31] selon Julien Freund » Ce terme est employé par le philosophe J. Freund la première fois en 1978. Pour lui le terme de démocratie a été galvaudé. « Quand tout le monde est démocrate, personne n’est démocrate ». « La mésocratie[32] est comme la racine grecque permet de le deviner, un pouvoir qui respecte une certaine mesure, un pouvoir qui est entouré de contre-pouvoirs. Il n’y a rien de plus terrible que le pouvoir solitaire. » Les contre-pouvoirs doivent contrôler le pouvoir ce qui suppose une constitution. La liberté c’est aujourd’hui et non demain. Plutôt que de parler de la « liberté » J. Freund préfère utiliser le terme de libertés concrètes, de la liberté de la presse, d’association, de conscience. Si l’on ne donne pas d’abord les libertés concrètes, on n’aura jamais la liberté au singulier. Dans la mésocratie telle que la conçoit Julien Freund la séparation des pouvoirs se fait automatiquement du fait qu’il y a plusieurs pouvoirs. Il rappelle également que la politique confisque la violence pour la domestiquer dans une sorte de monopole du pouvoir et elle est la seule à pouvoir le faire sinon ce sera la guerre civile.

Philosophe de formation, Freund souhaitait remettre la philosophie à l’honneur et notamment la métaphysique[33]. Il y œuvra dans Philosophie Philosophique. Sa dernière œuvre achevée sera L’essence de L’Économique. Il mourra peu après. Dans ce livre figure une note manuscrite de l’auteur dans laquelle il se confie, notamment au sujet de sa santé. Depuis plusieurs années déjà il avait accumulé les problèmes de santé qu’il avoue avoir combattus grâce à l’écriture.

En 1993, Julien Freund s’est vu remettre par Pierre Chaunu[34] le Prix Émile Girardeau de l'Académie des sciences morales et politiques pour l’ensemble de son œuvre[réf. souhaitée].

Ses travaux ont fortement influencé deux de ses anciens élèves, la philosophe Chantal Delsol et le sociologue Michel Maffesoli[35], mais aussi Pierre-André Taguieff.[pertinence contestée]

OuvragesModifier

  • L’Essence du politique (Sirey, 1965 ; Dalloz, 2003, 870 p.).
  • Sociologie de Max Weber (PUF, 1966 et 1983).
  • Europa ohne Schminke (Drückerei Winkelhagen, Goslar 1967).
  • Qu’est-ce que la politique ? (Seuil, 1968 et 1978).
  • Max Weber (Collection « Sup-Philosophie » PUF, 1969).
  • Le Nouvel âge. Éléments pour la théorie de la démocratie et de la paix (Marcel Rivière, 1970).
  • Le Droit d’aujourd’hui (PUF, 1972).
  • Les Théories des sciences humaines (PUF, 1973).
  • Pareto. La théorie de l’équilibre (Seghers, 1974).
  • Georges Sorel. Eine geistige Biographie (Siemens-Stiftung, Munich 1977).
  • Les Problèmes nouveaux posés à la politique de nos jours (Université européenne des affaires, 1977),
  • Utopie et violence (Marcel Rivière, 1978).
  • Il luogo della violenza (Cappelli, Bologna 1979).
  • La Fin de la Renaissance (PUF, 1980).
  • La crisis del Estado y otros estudios (Instituto de Ciencia política, Santiago de Chile 1982).
  • Idées et expériences. Les activités sociales : regards d’un sociologue (Institut des Sciences Politiques et Sociales de l’U.C.L., Louvain-la-Neuve 1983).
  • Sociologie du conflit (PUF, 1983).
  • Idées et expériences (Institut de sociologie de l’UCL, Louvain-la-Neuve 1983).
  • La Décadence. Histoire sociologique et philosophique d’une catégorie de l’expérience humaine (Sirey, 1984).
  • Philosophie et sociologie (Cabay, Louvain-la-Neuve 1984).
  • Politique et impolitique (Sirey, 1987).
  • Philosophie philosophique (Découverte, 1990).
  • Études sur Max Weber (Droz, Genève 1990).
  • Essais de sociologie économique et politique (Faculté catholique Saint-Louis, Bruxelles 1990).
  • L’Aventure du politique. Entretiens avec Charles Blanchet (Critérion, 1991).
  • D’Auguste Comte à Max Weber (Economica, 1992).
  • L’Essence de l’économique (Presses universitaires de Strasbourg, Strasbourg 1993).
  • Diritto e Politica. Saggi di filosofia giuridica (Edizioni Scientifiche Italiane, Napoli 1994).
  • Il Terzo, il nemico, il conflitto. Materiali per una teoria del Politico (Giuffrè, Milano 1995).
  • Warfare in the modern world: a short but critical analysis (Plutarch Press, Washington D.C. 1996).
  • Voci di teoria politica (Antonio Pellicani Editore, Roma, 2001).
  • Vista de conjunto sobre la obra de Carl Schmitt (Struhart & Cía., Buenos Aires, 2002).
  • Les Lettres de la vallée (non paru).
  • Die Industrielle Konfliktgesellschaft(1977)
  • Der Unauffindbare Friede(1964 Berlin pour le 75e anniversaire de Carl Schmitt)
  • Die Politik als Heillehre(1974)
  • Die Demokratie und das Politische(Berlin 1967 288 pages)
  • Die neue Bewertung des Krieges als Mittel der auswärtigen Politik nach 1870(1970)

TraductionsModifier

  • Max Weber, Le Savant et le Politique, Plon, Paris 1959.
  • Max Weber, Essais sur la théorie de la science, Plon, Paris 1965, et Agora/Presses-Pocket, 1992.
  • Max Weber, Économie et société, Plon, Paris 1971.

Autres publicationsModifier

Son œuvre comprend aussi un nombre très important d’articles, d’essais, de préfaces et de communications. On en trouvera la liste dans une bibliographie de Julien Freund établie par Piet Tommissen (de), qui va jusqu'en 1984 et qui figure en annexe de Philosophie et Sociologie (Cabay, Louvain-la-Neuve, 1984, p. 415-456 : « Julien Freund, une esquisse bio-bibliographique »).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Revue européenne des sciences sociales, « Critique des théories du social et épistémologie des sciences humaines : études en l’honneur de Julien Freund », 19, no 54-55, Droz, Genève 1981.
  • Revue des sciences sociales de la France de l’Est, « Région et conflits. Hommage à Julien Freund » (Strasbourg), no 10.
  • Tijdschrift voor de studie van de verlichting en van het vrije denken, "Politiek en decadentie volgens Julien Freund", 11, no 4, 1983.
  • Studi Perugini, Università degli Studi di Perugia, no 1, 1996.
  • « Empresas políticas »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Sociedad de Estudios Políticos de la Región de Murcia, no 5, 2004.
  • Olivier Arnaud (dir. Pierre Manent), La Signification du libéralisme à partir de la philosophie politique de J. Freund, Paris, École des hautes études en sciences sociales, 2001 (thèse de doctorat en philosophie).
  • Alain Bihr, "L’extrême droite à l’université : le cas Julien Freund", Revue Agone, no 54, 2014.
  • Charles Blanchet, "Julien Freund (1921-1993). Le maître de l’intelligence du politique et notre ami à l’« enfance éternelle »", Paysans (París), vol. 37, no 221, 1993, p. 7-20.
  • Alessandro Campi, Carl Schmitt, Freund, Miglio: figure e temi del realismo politico europeo, La Roccia di Erec, Fiorenza 1996.
  • Gil Delannoi, Pascal Hintermeyer, Philippe Raynaud et Pierre-André Taguieff., Julien Freund La dynamique des conflits, Berg International, Paris, 2010 (ISBN 978-2-917191-36-1)
  • Jerónimo Molina Cano (en), La filosofía económica de Julien Freund ante la economía moderna, Cuadernos Veintiuno (Madrid), no 10, 1997.
  • Jerónimo Molina Cano, Julien Freund, lo político y la política, Sequitur, Madrid, 1999.
  • Jerónimo Molina Cano, Conflicto, gobierno y economía (cuatro ensayos sobre Julien Freund), Struhart & Cía., Buenos Aires 2004.
  • Thierry Paquot, "Julien Freund, l’intellectuel frontière qui n’a pas de frontière", Revue des sciences sociales, no 40, 2008, p. 154-161.
  • Sébastien de La Touanne, Julien Freund. Penseur « machiavélien » de la politique, L’Harmattan, Paris, 2004.
  • Frodouald Ngamije (dir. Jean-Pierre Cléro), La Portée de la pensée de Julien Freund concernant les conflits internes aux régimes politiques contemporains, Rouen, université de Rouen, 2009 (thèse de doctorat en philosophie).
  • Juan Carlos Valderrama Abenza, Julien Freund, la imperiosa obligación de lo real. Estudio bio-bibliográfico, Isabor, Murcia 2006.
  • Juan Carlos Valderrama Abenza, "El dolor y la muerte en Julien Freund", in: ANRUBIA, E. (ed.), Filosofías del dolor y la muerte, Comares, Granada 2007, p. 53-89.
  • Juan Carlos Valderrama Abenza, "El orden social: Síntesis de la actualidad de las esencias", in: Juan Carlos Corbetta et Ricardo Sebastián Piana, El valor de lo político: Estudios sobre Julien Freund, Prometeo Libros, Buenos Aires 2010, pp. 95-120.
  • Juan Carlos Valderrama Abenza, "Julien Freund, analista político. Contextos y perspectivas de investigación", in: Pablo Sánchez Garrido et Consuelo Martínez Sicluna (eds.), Miradas liberales. Análisis político en la Europa del s. XX, Biblioteca Nueva, Madrid 2014.
  • Alain de Benoist, Ce que penser veut dire. Penser avec Goethe, Heidegger, Rousseau, Schmitt, Péguy, Arendt..., Éditions du Rocher, 2017.

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Henridorff, « Bulletin municipal no 20 » cf. page 58 du bulletin (= page 59 du pdf).
  2. Jean Hur « Julien Freund, philosophe, sociologue et ethnologue ; médiateur entre la pensée allemande et française », dans Biographie alsacienne, Heimetsproch, 1993.
  3. Jean-Pierre Grossein, « Max Weber « à la française » ? », Revue française de sociologie, vol. 46, no 4,‎ , p. 883 (ISSN 0035-2969 et 1958-5691, DOI 10.3917/rfs.464.0883, lire en ligne, consulté le 20 décembre 2018)
  4. Philippe Roman, « Max Weber, Isabelle Kalinowski, La science, profession et vocation. Suivi de "Leçons wébériennes sur la science & la propagande" », Lectures,‎ (ISSN 2116-5289, lire en ligne, consulté le 20 décembre 2018)
  5. « Weber, savant et politique », sur L'Humanité, (consulté le 20 décembre 2018) : « Si Freund et Aron s'étaient attachés à transmettre la mise en garde de Weber sans déformation, ils auraient fait oeuvre pie. Mais en en faisant un principe de « neutralité axiologique », ils ont, intentionnellement ou non, forgé la machine de guerre dont l'Université française avait besoin pour mieux faire barrage à une vision marxiste de l'économique et du social qui, dans les années soixante, se montrait particulièrement conquérante intellectuellement »
  6. Déserteurs recherchés par la Gestapo : archives de la Moselle Metz, Cote 4 AR 14. En liste 1, KUGLER Hermann 20.7.1921 Forbach SKT GEORG mari de Émilie Freund ainée des sœurs de Julien Freund, et en liste 2, Freund Antonius Heinrichsdorf disparu à Heinrichsdorf (N° 3). Les noms ont été germanisés.
  7. Joseph Dillenschneider « Les passeurs lorrains », Souvenirs de Guerre de passeurs et de résistants au pays de Sarrebourg et de Dabo 1940-1945, Éditions Pierron (Sarreguemines), décembre 1979 Dépôt légal : 79/4-N° 337.
  8. Annexion 1940-1945 Témoignages du Pays de Sarrebourg Société d’histoire et d’Archéologie de Lorraine Édition Sarrebourg Recueillis et classés par Bruno Schoeser Imprimerie Sarrebourgeoise — Novembre 1993 — Dépôt légal 11-1993 N° 03781 (ISBN 2-909-433-04-8).
  9. Henridorff, Village-Rue Du Pays De Phalsbourg, Auguste Kolopp, André Martinelle, Edmond Riedinger et Yvonne Krumenacker-Dreyer, Scheuer (éditeur), 1988.
  10. Le Républicain Lorrain du 12.09.1993, article nécrologique de Gérard Stricher intitulé « Disparition d’un grand penseur ».
  11. Dernières Nouvelles d’Alsace (date ?), Festival européen des écrivains à Strasbourg, article signé Christian Lutz-Sorg : « Julien Freund à l’honneur, Prix européen de l’écrivain d’Alsace ».
  12. Muller Pierre : Carl Schmitt et les intellectuels français. La réception de Carl Schmitt en France, Mulhouse, Éditions de la Fondation alsacienne pour les Études historiques et culturelles, 2003 p. 55-104.
  13. a et b David CUMIN : Le concept du politique : Carl Schmitt et Julien Freund Comparés p. 203 à 216 in Julien Freund et la dynamique des conflits Berg International (ISBN 978-2-917191-36-1).
  14. La Cuisine alsacienne et la Cuisine à l’alsacienne. Citation de J. Freund par Gilles Pudlowski dans « La jeune cuisine d’Alsace », Albin Michel, (ISBN 2-226-02816-1).
  15. Julien Freund Le maître de l’intelligence du politique et notre ami à l’« enfance éternelle » Ifocap Philosophie 1993.
  16. Rémi Soulié, Julien Freund, maître oublié.
  17. Paul-François Paoli, « Julien Freund, l'«inconformiste» capital », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  18. « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 », sur CNRS (consulté le 17 août 2019).
  19. « Notice détaillée », sur Sudoc (consulté le 17 août 2019).
  20. Alain Bihr, « Julien Freund : De la résistance à la collaboration », « 'H&A »', no 7, 1994.
  21. Les Actes du congrès ont été publiés aux éditions Labyrinthe, Paris, 1985, pages 7 à 19.
  22. « L’extrême droite à l’université : le cas Julien Freund », sur cairn.info : « Professeur émérite de sociologie à l’université de Franche-Comté, spécialiste de l’extrême droite, Alain Bihr est l’auteur de nombreux ouvrages ».
  23. « Alain BIHR », sur UQAC : « Ses travaux et publications ont successivement porté sur [...] l’émergence du Front National sur la scène politique française et, plus largement, la réémergence dans le courant des années 1980 de mouvements et d’idées d’extrême-droite, à forte composante nationaliste, dans l’ensemble des pays européens; ».
  24. Alain Bihr, « Julien Freund : de la résistance à la collaboration », op. cit.
  25. Jean-Paul Sorg « Julien Freund, ou de la difficulté de penser la politique ! », réponse à Alain Bihr dans Histoire et Anthropologie n° 8, juillet-septembre 1994.
  26. Le Doyen Julien Freund, dans Biographie alsacienne Heimetsproch de Jean Hur.
  27. Julien Freund, philosophe, sociologue et ethnologue, médiateur entre la pensée allemande et française » dans Biographie alsacienne Heimetsproch de Jean Hur, chapitre « Un esprit singulier et non conformiste ».
  28. Racisme Antiracismes, sous la direction d’André Béjin et de Julien Freund, MERIDIENS KLINCKSIECK, 1986, (ISBN 2-86563-163-X).
  29. Lettre d’Europe, Faux raisonnements sur l’affaire Rushdie » par Julien Freund, L’Analyste 27/automne 1989 (revue du Québec).
  30. La démocratie et ses dégénérations, Julien Freund dans Spécial démocratie. Revue Géopolitique N° 11, automne 1985, préface de M.F. Garaud.
  31. LA MESOCRATIE : CRITERES Montréal N° 22,1978 p. 31-46.
  32. http://agora.qc.ca/dossiers/Mésocratie site consulté le 13.03.2015.
  33. Julien Freund : Vive la philosophie ! Idées.1990) « On attend d’elle (la philosophie) qu’elle soit ce qu’elle a toujours été : l’illustration du monde et de l’être par les idées ».
  34. Républicain Lorrain du 31.12.1993, « L’hommage à Julien Freund ».
  35. Paul-François Paoli, « Michel Maffesoli : Julien Freund, penseur libre et non libre penseur », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

    « J’ai rencontré Julien Freund au cours de mes études à Strasbourg où il dirigeait l’Institut de polémologie. J’avais été frappé par son esprit décapant, ouvert, non conformiste. En mai 1968, il était un des rares professeurs à être à la fois présent et opposé au mouvement ; n’hésitant pas à venir haranguer les étudiants et leur signaler telle ou telle incohérence. Fort de son aura universitaire, cette attitude avait suscité le respect… Entre Julien Freund, admirateur de la pensée de Carl Schmitt et auteur de « L’Essence du politique » — essai considéré comme un maître livre par Raymond Aron — et Michel Maffesoli, théoricien d’une postmodernité dionysiaque, auteur du « Temps des tribus », on imagine assez mal une amitié intellectuelle. Celle-ci eut pourtant lieu. « Le vrai maître n’impose rien, il accompagne une œuvre en cours, affirme Michel Maffesoli. En initiateur, Julien Freund s’est employé à faire croître ce qui lui semblait original dans ma démarche. Faut-il le préciser, celle-ci était parfois fort éloignée de ses propres positions. Mais là n’était pas l’essentiel. L’important était les discussions passionnées que nous avions, notamment durant des colloques où il m’emmenait, à Rome, Athènes, Munich… » Maffesoli ajoute : « Je n’oublie pas qu’il m’a fait découvrir le philosophe et sociologue Georg Simmel. C’est grâce à tout cela que j’ai pu engager mes recherches sur la postmodernité. Voilà ce que je retiens de l’œuvre et de la pensée d’un tel maître, qui se moquait des « libres penseurs » et se qualifiait avant tout de « penseur libre ». »