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Nouvelle École
Image illustrative de l’article Nouvelle École

Pays Drapeau de la France France
Langue français
Périodicité annuelle
Genre idées, philosophie
Diffusion 2000 ex.
Date de fondation 1968

Directeur de publication Alain de Benoist
Rédacteur en chef Michel d'Urance
ISSN 0048-0967
Site web revue-nouvelle-ecole.com

Nouvelle École est une revue d'idées française fondée en 1968 et dirigée par Alain de Benoist et Michel d'Urance. Ce périodique du GRECE (« Nouvelle Droite ») paraît annuellement aux éditions SEPRECOM, selon une formule de numéros thématiques.

Sommaire

GenèseModifier

Le premier numéro est daté de février-[1]. Anne-Marie Duranton-Crabol relève qu'à l'origine, « les préoccupations de la revue ne diffèrent guère de celles d'Europe-Action », à savoir le « réalisme biologique », « les races, les mélanges et la sélection »[1]. Le numéro 14 s'inscrit ainsi dans une perspective eugénique[1].

À partir de 1970, toujours selon Duranton-Crabol, « le champ de ses intérêts s'élargit » à l'archéologie ou la philosophie[2] ; la revue se dote aussi d'un comité de patronage, dont les noms phares sont Giorgio Locchi[3], Armin Mohler[4] et Louis Rougier[5]. Le comité s'étoffera progressivement[2].

DescriptionModifier

En 1985, son tirage varie entre 7 000 et 10 000 exemplaires[6].

La revue a consacré plusieurs numéros à des penseurs très divers comme Friedrich Nietzsche, Vilfredo Pareto, Ernst Jünger, Carl Schmitt, Charles Darwin, Knut Hamsun, et à des sujets plus vastes comme le christianisme, le paganisme, la culture de masse, les Indo-Européens, la géopolitique ou l'archéologie.

Ses orientations doctrinales, issues des travaux des auteurs du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne, lui permettent de capter un lectorat d'orientation « révolutionnaire-conservatrice » se distinguant fondamentalement de l'extrême droite, comme de la droite « classique » et même de la gauche.

Ses prises de positions lui ont valu de nombreuses controverses, notamment sur les thèmes des origines de la « civilisation européenne », du christianisme et du paganisme.

Comité de patronageModifier

Nouvelle École est dotée depuis 1970 d'un comité de patronage.

Il est composé principalement d'universitaires.

Membres françaisModifier

Il comporte des membres français :

Membres étrangersModifier

Il comporte aussi des membres étrangers :

RéférencesModifier

  1. a b et c Duranton-Crabol 1988, p. 30.
  2. a et b Duranton-Crabol 1988, p. 31.
  3. G. Katzarov, dir., Regards sur l'antiaméricanisme. Une histoire culturelle, Ed. L'Harmattan, Paris, 2004, p.152
  4. Philippe Lamy (sous la dir. de Claude Dargent), Le Club de l'horloge (1974-2002) : évolution et mutation d'un laboratoire idéologique (thèse de doctorat en sociologie), Paris, université Paris-VIII, , 701 p. (SUDOC 197696295, lire en ligne), p. 145
  5. Pierre-André Taguieff, Jacques Tarnero, Robert Badinter Vous avez dit fascismes ?, Arthaud, 1984
  6. Duranton-Crabol 1988, p. 32.
  7. a b c d et e Pierre Milza, Fascisme français. Passé et présent, Paris, Flammarion, Champs, 1987, p. 372-373.
  8. Duranton-Crabol 1988, p. 216.
  9. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai aj ak al am an ao ap aq ar as at au av aw ax ay az ba bb bc bd be bf bg bh bi bj bk bl bm bn bo bp bq br bs et bt Duranton-Crabol 1988.
  10. a b c d e f g h i j et k « Comité de patronage », Nouvelle École, no 66,‎ , p. 2-5.
  11. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa et ab « Droit de réponse de M. Alain de Benoist, concernant Nouvelle École », Courrier hebdomadaire du CRISP, vol. 9, no 715,‎ , p. 1-44 (DOI 10.3917/cris.715.0001).
  12. a et b Duranton-Crabol 1988, p. 201.
  13. Lamy 2016, p. 209.
  14. a b et c Lamy 2016, p. 174.
  15. a b c d e f et g Lamy 2016, p. 117.
  16. Lamy 2016, p. 272.
  17. Lamy 2016, p. 167.
  18. Benoit Marpeau, « Réponse à François-Xavier Dillmann », Annales de Normandie, vol. 44, no 1,‎ 1993, p. 115-117 (lire en ligne).
  19. Lamy 2016, p. 345.
  20. Lamy 2016, p. 185.
  21. Duranton-Crabol 1988, p. 166.
  22. Duranton-Crabol 1988, p. 165.
  23. Lamy 2016, p. 289.
  24. Lamy 2016, p. 180.
  25. Duranton-Crabol 1988, p. 36.
  26. Alain de Benoist, « Claude Polin, contre le libéralisme et pour le carpe diem », Éléments, no 174,‎ octobre-novembre 2018, p. 25.
  27. a et b Duranton-Crabol 1988, p. 124.
  28. Lamy 2016, p. 184.
  29. a b c d e et f Lamy 2016, p. 160.
  30. François 2014, p. 29.
  31. a b c d et e Stéphane François, « La Nouvelle Droite et les Indo-Européens : une anthropologie d’extrême droite », Terrain, no 56,‎ , p. 136-151 (lire en ligne).
  32. a et b François 2014, p. 80.
  33. Stéphane François (préf. Laurent Olivier), Au-delà des vents du Nord : l'extrême droite française, le pôle Nord et les Indo-Européens, Lyon, Presses universitaires de Lyon, (ISBN 978-2-7297-0874-0), p. 200.
  34. Lamy 2016, p. 145.
  35. Lamy 2016, p. 193.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Alain Schnapp et Jesper Svenbro, « Du nazisme à Nouvelle École : repère sur la prétendue Nouvelle Droite », Quaderni di storia, no 11,‎ , p. 107-119.
  • « Liste des membres du comité de patronage de Nouvelle École à l'été 1979 », dans Anne-Marie Duranton-Crabol, Visages de la Nouvelle Droite : le GRECE et son histoire (thèse de doctorat en histoire remaniée), Paris, Presses de la fondation nationale des sciences politiques, (ISBN 2-7246-0561-6), p. 254-258.
  • Anne-Marie Duranton-Crabol, « Nouvelle École », dans Jacques Julliard et Michel Winock (dir.), Dictionnaire des intellectuels français : les personnes, les lieux, les moments, Paris, Le Seuil, (ISBN 978-2-02-099205-3), p. 1026-1027.
  • « Nouvelle École et G. Sorel », dans Philippe Lamy (sous la dir. de Claude Dargent), Le Club de l'horloge (1974-2002) : évolution et mutation d'un laboratoire idéologique (thèse de doctorat en sociologie), Paris, université Paris-VIII, (SUDOC 197696295, lire en ligne), p. 119-121.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier