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BiographieModifier

L'enfance et les études (1894-1919)Modifier

Orphelin dès l'âge de deux ans, Georges Eugène Fréset est recueilli par une famille protestante et passe son enfance dans le petit village franc-comtois de Belverne dans le canton d'Héricourt, avant de rentrer dans sa ville natale de Luxeuil-les-Bains pour y poursuivre ses études d'instituteur. Il est reçu premier à l'École Normale d'Instituteur de Vesoul en 1905[2].

Tout juste diplômé, pupille de l'État, Georges Fréset est mobilisé durant la Première Guerre mondiale dans l'Infanterie et refuse un poste d'officier préférant faire valoir ses connaissances de terrain en restant agent de liaison. Il est blessé lors de la Campagne de Salonique menée en Macédoine grecque et termine la guerre en France décoré de la Croix de Guerre, de la médaille militaire et de la médaille d'Orient. À son retour de la guerre, passionné par l'art et répondant à l’appel de la nature qu’il vénère, Georges Fréset achète sa première boîte de peinture en 1919 pour commencer son œuvre. À l'École Normale comme au collège de Luxeuil, ses talents de dessinateur sont confirmés. Son inspiration, il la puise essentiellement dans la contemplation de la beauté de la nature qui l'entoure.

Le mariage et l'essor de son art (1920-1945)Modifier

Il se marie en 1920 avec Irène Balandier, également institutrice, et s'installe dans le hameau des Larmets de la commune de Fresse en Haute-Saône pour y travailler. Ils auront deux filles Madeleine puis Marguerite. La cadette, Marguerite, naturellement douée pour les arts et la peinture, suivit les pas de son père et entra à l'école des beaux arts de Paris, où elle rencontra son mari Georges Lambret, architecte renommé à la Mairie de Paris. Marguerite peint plusieurs peintures à l'huile et aquarelles, mais se consacra finalement à sa famille. Durant ces 24 années qu'il passa aux Larmets, Georges Fréset peint essentiellement les paysages du Sud des Vosges.

En 1921 Georges Fréset présente ses compositions pour la première fois à Luxeuil-les-Bains lors d'une exposition de peintres franc-comtois. Il rencontre et se lie alors d'amitié avec Jules Adler, professeur à l'École des Beaux-Arts de Paris, peintre naturaliste français et président du Jury, et étudie à ses côtés. Suit ensuite en 1924, une exposition de peintres franc-comtois, lorrains et alsaciens à Belfort, où Georges Fréset présente ses œuvres aux côtés de Jules Adler, Joseph-Paul Alizard, Jules-René Hervé et Jules-Alexis Muenier. En 1926 se crée la « Société Belfortaine des Beaux-Arts »[3] qui organise chaque année jusqu'à la Seconde Guerre mondiale des expositions importantes aux musées de Belfort auxquelles Georges Fréset participe en compagnie de Jacques-Émile Blanche, Jean-Eugène Bersier, Raymond Legueult, Anders Osterlind, René-Xavier Prinet, Henry de Waroquier, Jules-Émile Zingg.

 
Portrait de G. Fréset par Jules Adler, 1931.

Il expose ensuite régulièrement à Langres. La première fois en 1927, aux côtés là-encore de Jules Adler, Jules-René Hervé et René-Xavier Prinet, mais aussi de Gustave Alaux, le jury dont fait Marie Calvès lui décerne une mention honorable. Après avoir reçu la médaille de bronze en 1929, puis de vermeil en 1932, le jury de 1935 lui décerne une médaille d’or[4] lors de son exposition aux côtés de Robert Fernier et Clément Serveau.

En 1928, Georges Eugène Fréset devient sociétaire du Salon des artistes français à Paris et y expose régulièrement jusqu'en 1939[5]. En 1933, il forme « l'Amicale Artistique Franc-Comtoise des Cinq »[6] avec André Beuret, Maurice Ehlinger, César Mammes, André Roz, tous élèves de Jules Adler, avec qui il expose à Besançon, Belfort, Dijon, Héricourt, Lure, Luxeuil et Vesoul. Georges Fréset expose deux toiles[4] à l’Exposition universelle de 1937 qui se tint à Paris.

Il poursuit et étoffe son œuvre en s’essayant non sans succès à la gravure sur bois, la xylographie, avec des sujets toujours inspirés de la nature vosgienne. Il a beaucoup collaboré au journal Le Pays Comtois auquel il fourni beaucoup d'illustrations, mais aussi aux ouvrages de son ami écrivain Marcel Donjon comme Geneviève Desforêts (prix Pro Arte 1924) et Les Caresses (1937)[7].

Georges Fréset passe la guerre entre 1939 et 1945 dans sa Franche-Comté natale, isolé du monde artistique parisien, il s'immerge dans la nature merveilleuse et mystérieuse qui l'entoure. Il retrouve les sous-bois de son enfance et commence à peindre ses paysages de premier plan, tel qui les voyait étant enfant.

La retraite à Bourbonne et la confirmation (1945-1975)Modifier

Georges Fréset s'installe en 1945 dans la ville thermale de Bourbonne-les-Bains en Haute-Marnes, où sa femme y a des attaches, et où il noue des liens étroits avec René-Xavier Prinet, membre de l'Académie des Beaux-Arts et résident de Bourbonne, et devient son élève aux côtés de Brianchon, Bersier, Dunoyer de Segonzac, Bessie Davidson ou Mela Muter. Cette rencontre fut également déterminante dans sa quête pour la représentation de la beauté, de la douceur et de la complexité de la nature, et en particulier pour les premiers plans des sous-bois pris au ras du sol. Georges Fréset se qualifiera alors lui-même « peintre des fleurs champêtres et sylvestres ».

 
Rue Georges Fréset à Bourbonne-les-Bains.

Les rencontres et amitiés que Georges Fréset tissa avec ces artistes locaux, sa sensibilité et son amour pour son pays, ont largement inspiré son œuvre naturaliste postimpressionniste.

En 1945, lors de sa première exposition personnelle à Paris, Jean Chabanon, fondateur et rédacteur de la revue Le Peintre[8], s'intéresse à son œuvre. À cette même occasion, et alors qu'il continue à exposer ses toiles en Franche-comté, il est distingué par le critique d'Art Claude Roger-Marx, qui le saluera plus tard dans Le Figaro Littéraire[9], et sa carrière prend une nouvelle dimension. Georges Fréset expose en 1948 à la Galerie Max Rohr à Berne, à Genève en Suisse, à la salle Gaveau à Paris. Il présente ensuite régulièrement ses œuvres dans les Galerie d'art parisienne lors d'exposition personnelle comme à la Galerie Chardin, puis à Galerie André MauriceRaymond Nacenta, Directeur de la Galerie Charpentier le remarque et lui propose d'exposer dans sa galerie à l'occasion des expositions temporaires de 1961 Formes et couleurs et de 1964 Primitifs d'aujourd'hui.

En 1955, Georges Fréset s’essaye à la lithographie dans les ateliers de Gaston Dorfinant à Paris et aborde des sujets tels que les papillons, les champignons, les oiseaux, les plantes...

 
Vue éternelle sur les paysages de Haute-Marnes depuis le cimetière de Serqueux.

Tout en restant fidèle à ses terres franc-comtoises, ces expositions à Paris lui octroient une certaine renommée. En effet il vend plusieurs de ses toiles à l'État[10], aux Musées Nationaux, aux Musées Régionaux, à des personnalités comme Romain Gary. La Préfecture de Chaumont comme la Ville de Bourbonne-les-Bains lui commandent des compositions de grande dimension.


En 1975, l'année de son ultime exposition au Salon des artistes français, il est pris d'un malaise lors d'une promenade dans les bois de Coiffy qui l'a tant inspiré. Georges Fréset est retrouvé épuisé au pied d'un arbre de cette forêt vosgienne. Appelé parfois « le magicien des prés et des bois », il s’éteint finalement chez lui quelques instants plus tard, à Bourbonne-les-Bains où il possédait une maison au 11 rue du Bassigny.

Une rue de sa dernière ville de résidence porte désormais son nom : la rue Georges Fréset à Bourbonne-les-Bains[11]. Georges Fréset est enterré au cimetière de Serqueux d'où il admire pour l'éternité les plaines vallonnées de la Haute-Marnes qu'il aura aimées, contemplées et peintes tout au long de sa vie.

Georges Fréset, avant tout peintre naturaliste, a essentiellement peint les paysages et la nature de sa région : plaines vallonnés, montagnes vosgiennes, villages perchés, mais aussi et surtout sous-bois, mousses, plantes, fleurs, animaux et insectes. Une large partie de son œuvre a été léguée au Musée de Bourbonne-les-Bains[12] par sa fille, Marguerite Lambret-Fréset.

ŒuvresModifier

Les paysages composés d'ensembles de montagnes, de collines, de plaines vallonnées appartenant au massif des Vosges, mais aussi de petits villages et de sous-bois, sont pour Georges une source d'inspiration infinie. Cette exploration perpétuelle de la nature et sa représentation des couleurs, lumières et textures ont construit une œuvre colossale qui a fait la renommée de l'artiste.

PaysagesModifier

Durant les années où il réside aux Larmets, Georges Fréset se tourne tout d'abord vers la représentation des paysages du Sud des Vosges qui l'ont vu grandir et qu'il admire, et lui vaudra le nom du « paysagiste des Vosges Saônoises »[13] qui donne en toute saison une grande variété de perspectives et de couleurs. Sa peinture postimpressionniste se caractérise par une grande minutie, et ses paysages d'automne comme d'hiver, avec ses neiges bleutées, sont particulièrement appréciés. Georges Fréset apporte ainsi un regard nouveau sur le monde végétal et sur l’environnement qui nous entoure à travers des compositions harmonieuses de vallées et de collines. Suite à sa rencontre avec René-Xavier Prinet, il travaille essentiellement sur des plans rapprochés en pleine nature qui s’élèvent souvent jusqu’à des perspectives lointaines du paysage environnant.

Gravures et illustrationsModifier

Éternellement avide de découverte et de renouveau, la curiosité naturelle de Georges Fréset le mène dans les années 1940 à s'intéresser à l'art de la gravures sur bois, puis à la lithographie pour lesquels il acquit au fil des ans un haut niveau de technicité.

Artiste complet, curieux et ouvert sur de nouvelles manières de représenter le monde, Georges Eugène Fréset a en particulier travaillé pour le journal Le Pays Comtois et auprès de son ami écrivains Marcel Donjon :

  • Bois gravés de Georges Fréset dans Les Caresses de Marcel Donjon, 1937[7].
  • Bois gravés de Georges Fréset dans Geneviève Desforêts - Institutrice de Village de Marcel Donjon.

Sous-bois et botaniqueModifier

À l'occasion de son installation à Bourbonne-les-Bains en 1945, il décide de peindre ses sujets tels qu'il les voyait enfant, au ras du sol, des gros plans rapprochés pris dans les champs et les bois. Il propose dès lors un univers singulier constitué de fleurs, branches, de mousses et de souches.

Ses peintures du monde des sous-bois des forêts vosgiennes restent le cœur de l'œuvre de Georges Fréset. Il se qualifiera lui-même « peintre des fleurs champêtres et sylvestres ». Amoureux de la nature qui nous est offerte, infini souvenir de son enfance, il aimait passer de longues journées au pied d'un arbre à capter et fixer sur sa toile les jeux d'ombres et de lumières, les couleurs et les textures, avec une minutie qui lui est propre, de chaque détail de la mystérieuse et complexe vie végétale qui l'entoure depuis sa plus tendre enfance : fleurs, fougères, mousses, arbres, lichens, souches, ronces, mais également oiseaux et insectes...

Natures mortes et abstraitsModifier

Cet artiste amoureux de la beauté de sa région, a également peint de nombreuses natures mortes, et s'est essayé non sans succès à la peinture abstraite afin de s'affranchir des contraintes de la réalité, mais tout en conservant des références végétales dans ses compositions.

ExpositionsModifier

Fort d'une notoriété acquise au fur et à mesure de son apprentissage, Georges Eugène Fréset expose dans de nombreux musées de Franche-Comté à Langres, Vesoul, Luxeuil-les-Bains, Bourbonne-les-Bains, aux Salons des artistes français annuels, ou dans les Galeries d'art à Paris qui lui rendent grâce à travers des hommages et expositions collectives ou personnelles :

Expositions collectivesModifier

Expositions particulièresModifier

Œuvres dans la collection publiqueModifier

DistinctionsModifier

Critiques d'artModifier

  • « Avec le succès de Georges Fréset, c'est une des plus jolies régions de nos Vosges saônoises qui est mise en valeur. La montagne y est accueillante, l'air infiniment pur, les sommets ont une gravité douce, la vallée profonde n'est qu'un gazouillis de cascades et un murmure de clairs ruisseaux, les hameaux se blottissent dans le creux des vallons capitonnés de tendre verdure, les fermes riantes s'égaillent sur les pentes enchâssées dans les hêtraies. C'est dans ce cadre adorable que Georges Fréset, pédagogue et peintre, travaille et mit un talent dont nous avons encore beaucoup à attendre. » - René Begeot dans Le Pays Comtois, 05-12-1932[23].
  • « Fréset nous expose aujourd'hui ses toiles si personnelles où, à une échalle appropriée à un carré d'herbe, à une rocaille, à une flaque, il nous montre ce fourmillement de vie prodigieuse, pascalien, révélant dans l'infini de la petitesse, l'infini de la grandeur. » - Charles Dornier l'exposition "Paysages de premier plan" à la Galerie de l'Art vivant à Paris, 1945.
  • « Georges Fréset se penche avec amour sur ce monde encore sauvage et pourtant si proche : herbes folles, fleurs des champs et leurs insectes familiers font le thème de ses compositions. Sa main traduit en une riche peinture l'émerveillement de ses yeux. » - Arts, février 1953.
  • « Quelle aventure hors de l'échelle humaine compose la brosse de cet artiste dont la palette formée de pétales et d'ailes transparentes, est source de lumière. » - Jean Chabanon, critique d'art et fondateur de la revue "Le Peintre"[8], dans la préface du catalogue de l'exposition particulière de G. Fréset à la Galerie Chardin à Paris, 1953.
  • « Le dessin souple et recherché donne à un détail l'importance qu'il lui plait. Le pinceau est vif et subtil, les coloris frais et charmants. L'homme d'expérience a su conserver l'attachante ingénuité d'un regard d'enfant. La puissance d'émerveillement est intacte. Ce sont ces surprenantes et lucides audaces qui ont retenu l'attention du public à la Galerie Charpentier. » - Arts 1963.
  • « Georges Fréset prend le parti de l'étrangeté, non seulement comme prétexte à un équilibre pictural, tarte-à-la-crème des peintres habituels, qui parfois se définit minutieusement dans la forme et le coloris. Peindre, pour lui, et surtout peindre la nature sous son aspect plus inattendu, dans son étouffement et dans son avènement végétal et floral, équivaut à une catharsis. Fréset cherche à se libérer, il nous l'a dit, de n'avoir parcouru le monde, connu des terres étrangères, s'être ouvert au prisme de couleurs et de senteurs sauvages et rares. Maintenant, nous a-t-il dit, qu'il est trop âgé pour voyager, l'étonnant refoulement joue toujours avec une gravité accentuées des formes et des couleurs que marque une inquiétude, une tristesse, une nostalgie de la terre promise et refusée. » - P.B. dans L'Est Républicain, 1966.
  • « Herbiers vivants, les peintures d e Georges Fréset sont des leçons de choses merveilleusement dites. Elles frémissent et palpitent sur les rythmes du monde végétal et nous apprennent la grandeur et la beauté d'un monde où tout gravite autour des stigmates offerts. Ce Franc-comtois pêcheur de givre, confident de la nature, ce peintre remarquable et doux poète, dans un langage inconnu et pourtant si simple, s'adresse à nous. Nous devons l'entendre et retenir les deux courtes syllabes de son nom timidement apposés au bas des œuvres claires et si prenantes qui n'appartiennent qu'à lui avant de devenir les vôtres. » - Jean Chabanon dans la revue "Le Peintre", 1964.
  • « A Bourbonne-les-Bains, où il expose en ce moment même, un artiste, depuis trente ans, s'est uniquement consacré au petit univers qui continue à faire son enchantement. Il faudrait inventer un mot pour définir ces portraits-paysages que sont La Petite Grotte, La Ronde des mauves, La Vieilles Souche, Le Printemps dans les feuilles mortes, Lichens et mousses, Quand les mûres mûrissent. Alors que, parmi les spécialistes de la fleur, les uns n'ont cherché qu'à faire briller leur savoir, les autres qu'à parachever des planches documentaires, Georges Fréset, sans cesse d'observer minutieusement les particularités, conserve le sens de l'universel. Qu'il isole deux plantes dans la pénombre d'un sous-bois où flotte une odeur de mucilage ou rapproche dans le plein soleil d'un clairière une foule de fleurs que la hasard a rassemblées comme pour une fête, le décor (mot équivoque, car ici tout demeure naturel) joue un rôle essentiel. Ces évocations, rendant chaque espèce au sol qui l'a nourrie, n'oublient ni les mouvements de terrains ni ceux du ciel. Et jusqu'aux hésitations, aux timidités de certaines touches, jusqu'aux "tons morts" qui contribuent à mettre en valeur les autres, tout mortifie le merveilleux qu'un simple a su tirer des simples. » - Claude Roger-Marx, "Simple remarque sur les simples" dans le Figaro Littéraire, 05-08-1965[9].
  • « Georges Fréset, peintre amoureux de la nature dans toutes ses expressions, des fleurs, des lianes, et tout ce qu'on aperçoit au ras du sol, depuis Albert Dürer, personne n'y avait pensé ! » - André Parrot, Directeur du Musée du Louvre, 24 octobre 1969.
  • « Cet univers clos, espace bien limité aux seules broussailles - des arbres, on ne voit le plus souvent que le départ du tronc - est-il révélateur d'une sensibilité extrême de la part de l'artiste, orphelin à l'âge de deux ans ? Chaque peinture est une sorte de poème, poème à la nature, à la vie. Lianes, ronces, fleurs lumineuses, insectes laborieux, révèlent le sol généreux mais sont aussi des symboles de luttes, joies, courage. Au-delà du tableau, se profile l'histoire de Georges Fréset, peintre délicat, original, dont nous célébrons aujourd'hui la mémoire et le talent. » Fraoçoise Haudidier[24], Conservateur du Musée Charles de Bruyères de Remiremont lors de l'exposition "Hommage à Georges Fréset", 1987.
  • « Nous devons garder en mémoire Georges Fréset ce peintre intimiste de la nature qui nous la révèle dans ce qu'elle a de plus vivant et souvent d eplus somptueux. Toute son œuvre jette un regard nouveau sur le monde végétal et sur l'environnement que nous devons aussi sauvegarder. » Henri Troisgros lors de la rétrospective de 1994 "Georges Fréset, gravures, peintures, dessins" au Musée municipal de Bourbonne-les-Bains[22].
  • « Georges Fréset, le peintre pour qui la nature fut un royaume. Si la campagne fut pour Marcel Arland et Roger Clérici un refuge, elle le fut aussi pour Georges Fréset. L’intensité qu’il donne aux paysages et aux sous-bois à travers ses toiles en offre un vivant témoignage. Ce sont des scènes entre réalité et rêve qui invitent à y entrer de plein fouet. » - Hommage de Michel Thénard à l'occasion de l'exposition Remparts en 2012[18].

RécompensesModifier

  • 1918 : Croix de Guerre, médaille militaire et médaille d'Orient,
  • 1927 : membre de la « Société Artistique de la Haute-Marne », mention honorable décernée par le jury du Musée de Langres.
  • 1929 : médaille de bronze décernée par le jury du Musée de Langres.
  • 1932 : médaille de vermeil décernée par le jury du Musée de Langres.
  • 1935 : il reçoit la médaille d’or décernée par le jury du Musée de Langres.
  • 1934 : exposition de peintres à Gerardmer où il reçoit une médaille d'or.
  • 1959 : lauréat d'un prix offert par le journal Le peintre.

Ventes notablesModifier

Liens externesModifier

Bibliographie généraleModifier

  • René Begeot, « Georges Fréset, peintre saônois », Le Pays Comtois n°5, 5 décembre 1932, p. 103-104.
  • Pierre Descargues, « Georges Fréset - Galerie de l'Art vivant, Paris », Arts, 23 novembre 1945.
  • Henry Ronot, « Un excellent peintre de Bourbonne-les-Bains », la Haute-Marne libérée, 1951, n°2179, p. 2.
  • Catalogue d'exposition Primitifs d'aujourd'hui, Galerie Charpentier, Paris, 1964, p. 15.
  • Claude Roger-Marx, « Simple remarque sur les simples », dans le Figaro Littéraire, 5 août 1965.
  • Gabriel Bichet, « Georges Fréset » courrier des Arts, dans Est Républicain, 24 mai 1972.
  • Henry Ronot, « Graveurs champenois de notre temps », dans Les Cahiers haut-marnais, 2e trimestre 1973, n°113.
  • Henry Ronot, Simone Ronot, « Hommage à Georges Fréset », dans Les Cahiers haut-marnais, 1976, n°124.
  • Henri Troisgros, « Hommage à G Fréset, peintre intimiste de la nature (1894-1975) », La Révolution à Bourbonne-les-Bains : les Jacobins de Bourbonne, période du 18-9-1790 au 12-10-1793, période du 13-10-1793 au 7-3-1794, hommage à G Fréset, peintre intimiste de la nature (1894-1975), 1979, p. 9-16. Association des Amis du Vieux Bourbonne[27],[28].
  • Catalogue Exposition Georges Fréset, Amis du Musée. Ville de Vesoul, 1984[20] (préface de Pierre Chantelat).
  • Catalogue d'exposition Hommage à Georges Fréset, 10e salon de peinture de Bourbonne-les-Bains, 1985 (préface de Maguy Lambret-Fréset).
  • Catalogue d'exposition Hommage à Georges Fréset, peintre et graveur (1894-1975), Luxeuil-les-Bains (Tour des Échevins), novembre 1985 (préface d'Evelyne Salmon).
  • Catalogue Exposition Georges Fréset, Musée du Château de Montbéliard, 21 déc. 1985 - 2 fév. 1986 (préface d'Evelyne Salmon).
  • Catalogue Rétrospective Georges Fréset, Musée Louis-François de Plombières-les-Bains, 1986 (préface de Roland Conilleau).
  • Catalogue d'exposition Hommage à Georges Fréset, du Musée municipal Charles de Bruyères de Remiremont, 1987 (préface de Françoise Haudidier).
  • Catalogue d'exposition Georges Fréset : gravures, peintures et dessins, du Musée municipale de Bourbonne-les-Bains, 1994[22].
  • Michel Thénard, « Flamme d'artiste : Georges Fréset, la nature pour royaume », dans Voix de la Haute-Marnes, 11 mars 2018[29].

Notes et référencesModifier

  1. (en) « FRESET, Georges Eugène (1894 - 1975), Painter, engraver, lithographer, draughtsman : Benezit Dictionary of Artists - oi », sur oxfordindex.oup.com (DOI 10.1093/benz/9780199773787.article.b00068105, consulté le 22 mars 2019)
  2. L'essentiel des informations contenues dans cet article est tiré des catalogues d'exposition "Hommage à Georges Fréset", du Musée municipal Charles de Bruyères de Remiremont (18 avril - 23 mai 1987) et "Georges Fréset : gravues, peintures et dessins", du Musée municipale de Bourbonne-les-Bains (22 juill. - 15 oct. 1994).
  3. « Archives départementales du territoire de Belfort », Sous-série 4T,‎ 4 t 36, p. 5
  4. a b et c « 5– Georges FRESET », sur bourbonne.com
  5. a et b « Recherche : freset · Kiosque Lorrain », sur www.kiosque-lorrain.fr (consulté le 25 mars 2019)
  6. « AMICALE ARTISTIQUE FRANC-COMTOISE DES CINQ », sur www.net1901.org (consulté le 25 mars 2019)
  7. a et b Marcel Donjon, Les Caresses. Préface de L. Barbedette. Bois gravés de Georges Fréset, (lire en ligne)
  8. a et b « Jean Chabanon », sur data.bnf.fr (consulté le 25 mars 2019)
  9. a et b Claude Roger-Marx, « Simples remarques sur les simples », Figaro Littéraire,‎
  10. « Archives Nationales - Achats par l'Etat français »
  11. « Rue Georges Freset », sur Rue Georges Freset (consulté le 14 mars 2019)
  12. a et b « Exposition permanente », sur bourbonne.com (consulté le 15 mars 2019)
  13. « Musée de la Tour des Echevins - Peinture - Luxeuil-les-Bains - Haute-Saône (70) - Franche-Comté », sur www.musees-franchecomte.com (consulté le 15 mars 2019)
  14. a b et c « Musées de Luxeuil-les-Bains », sur www.ville-luxeuil-les-bains.fr (consulté le 15 mars 2019)
  15. « Archives Nationales, Petits salons artistiques et expositions diverses - Sociétés artistiques »
  16. « Comoedia / rédacteur en chef : Gaston de Pawlowski », sur Gallica, (consulté le 29 mars 2019)
  17. « Site de l'association artistique REMP-ARTS de Langres en Haute-Marne », sur www.remp-arts.net (consulté le 15 mars 2019)
  18. a et b Catlogue Remparts 2012 (lire en ligne)
  19. « Vesoul : Fleurs et bouquets au musée Garret », L'Est Républicain,‎
  20. a et b Georges Freset, Musée Georges Garret (Vesoul) et Amis du musée et de la bibliothèque (Vesoul), Georges Freset: peintre et graveur : 1894-1975 : [Musée de Vesoul, 1984, La Ville, (OCLC 461764609, lire en ligne)
  21. « Rapport de recherche », sur rapportgallica.bnf.fr (consulté le 29 mars 2019)
  22. a b et c Georges Fréset, Georges Fréset, gravures, peintures, dessins: Musée municipal de Bourbonne-les-Bains, 22 juillet-15 octobre 1994, Le Musée, (lire en ligne)
  23. René Begeot, « Georges Fréset, peintre saônois. », Le Pays Comtois n°5,‎ , p. 103-104
  24. « Françoise Haudidier », sur data.bnf.fr (consulté le 26 mars 2019)
  25. « Rapport de recherche », sur rapportgallica.bnf.fr (consulté le 29 mars 2019)
  26. « Acquisition toiles de G. Fréset par le CNAP »
  27. « Bach - Voir le document FRAD052_000BIB_PF », sur archives.haute-marne.fr (consulté le 28 mars 2019)
  28. « Rapport de recherche », sur rapportgallica.bnf.fr (consulté le 29 mars 2019)
  29. « L'actualité de la Haute-Marne avec La Voix de la Haute-Marne », sur lavoixdelahautemarne.fr (consulté le 28 mars 2019)