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Musée de la Chartreuse de Douai

musée de Douai, France
Musée de la Chartreuse de Douai
Douai chartreuse entree musee.jpg
Informations générales
Ouverture
Dirigeant
Anne Labourdette (depuis 2007)
Site web
Bâtiment
Protection
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
130, rue des Chartreux, 59500 Douai, France
Coordonnées
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Le musée de la Chartreuse à Douai dans le Nord-Pas-de-Calais est un musée d'art installé dans un ensemble de bâtiments historiques et qui rassemble dans ses murs plus de 10 000 œuvres réunies à partir de la Révolution grâce à des dons et des achats successifs.

Sommaire

HistoriqueModifier

Édifié par Jacques d'Abancourt en style Renaissance, pierre et brique, sur l'emplacement de la maison du « Colombier », l'hôtel d'Abancourt (1559) avec sa tour ronde fut agrandi en 1608 par Jean de Montmorency qui construisit en équerre un bâtiment dans le même style avec une tour carrée. Acquis en 1623 par les Prémontrés de Furnes, il fut revendu aux Chartreux en 1662. Ceux-ci créèrent la Chartreuse Saint-Joseph et Saint-Mauran, en activité jusqu'à la révolution. Durant cette période, les Chartreux construisirent la salle capitulaire et le petit cloître (1663), le réfectoire (1687), le bâtiment dit du prieur (1690), un grand cloître et les cellules, sur un terrain adjacent, qui ont été démolis au XIXe siècle, et une chapelle en style jésuite (1700-1722) non encore restaurée[1]. Devenue bâtiment militaire à la Révolution, endommagée par les bombardements de 1944, la Chartreuse fut rachetée en 1951 par la ville pour y installer à partir de 1958 le musée des Beaux-Arts dont les bâtiments anciens avaient été détruits par la guerre en même temps que le lycée de garçons dont ils étaient voisins.

Ce musée regroupe plusieurs bâtiments datant des XVIIe et XVIIIe siècles. Sur la gauche se trouve l'hôtel d'Abancourt-Montmorency construit entre 1559 et 1608 et de style Renaissance flamande. Construite dans le style classique au début du XVIIIe siècle, l'église des Chartreux se compose d'une vaste nef et de 5 chapelles latérales.

Après une campagne de restauration qui aura duré six ans, l'église des Chartreux vous ouvre ses portes pour y découvrir ses collections de sculptures et objets d'art. La nef abrite la collection de sculptures du XIXe siècle. Les cinq chapelles latérales sont consacrées à la présentation des objets d'art dont l'orfèvrerie médiévale, une série de bronzes et de terres cuites de Jean de Bologne, originaire de Douai. Cet ancien couvent fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis [2].

DonateursModifier

Les collectionsModifier

 
La salle des sculptures dans la nef

Plus de 10 000 œuvres font partie des collections du musées. Leur présentation dans les salles du musée suit un parcours chronologique qui retrace l'évolution de l'art européen du Moyen Âge à l'époque moderne.

La collection de peinture présente des œuvres de différentes écoles de peinture européennes à travers les époques.

Quelques œuvres présentéesModifier

Deux MNR aux Musée de la Chartreuse de DouaiModifier

Le musée de la Chartreuse de Douai conserve deux tableaux dits "MNR", "Musées Nationaux Récupération". Pour en savoir plus, voir le pdf en lien[5]:

  • Adriaen Brouwer (Oudenarde 1605- Anvers 1638), La fête au village, huile sur bois, 52x83 cm, inv. MNR 417
  • Jan Fyt (Anvers 1611-1671), Lièvre mort, huile sur toile, 62x42 cm, inv. MNR 504

Les œuvres disparues et les œuvres restituées au musée de DouaiModifier

 
Jules Breton, Fille de pêcheur, 1878

Au cours des deux guerres mondiales, les collections du musée de Douai ont connu des déplacements, des vols et des destructions. Ainsi, à la fin de la Première Guerre mondiale, le conservateur compte 217 œuvres disparues. Le bombardement du 11 août 1944 détruit plus de 30.000 pièces du musée.

Depuis quelques années, certaines œuvres réapparaissent.

Ainsi, le tableau Une Fille de pêcheur de Jules Breton (1876) a été restitué à la ville de Douai en 2011.

Le tableau Après la lecture d'Alix de Laperrelle (1865) a été restitué

ConservateursModifier

  • Auguste-Joseph Demonteville de l'origine, 1795, à une date inconnue.
  • Jacques Guillouet de 1952 à 1980
  • Françoise Baligand de 1980 à 2006
  • Anne Labourdette depuis 2007

Expositions temporairesModifier

Douai, d'un siècle à l'autre. L'exposition, présentait le plan d'aménagement de la ville de Douai dressé en 1948 par les architectes Alexandre Miniac (1885-1963) et Petit, à l'initiative du Secrétariat d'État à la Reconstruction

2001-2002 : exposition monographique Henri Le Sidaner.

2002-2003 : exposition monographique Léon Spilliaert

2003 : La vie économique à Douai du XIIe au XXIe siècle, du drap… à l’automobile

2003 - 2004 : Edmond AMAN-JEAN, Songes de femmes

2004 : Au cirque, le peintre et le saltimbanque[6].

2005 : Icônes de l’ancienne Byzance, Trésors du musée de Recklinghausen

2006 : Vie et mort à la collégiale Saint-Amé, 28 janvier - 30 avril 2006[7]

2006 : Felix LABISSE

2006- 2007 : Gravures des anciens Pays – Bas

2007 : Jean BELLEGAMBE, un nouveau regard : histoire d’une restauration

2008 : Les orfèvres de Lille, Styles et formes (1650 – 1798)

2008 : DERAIN, sculpteur et photographe

2008- 2009 : MIRO, La métaphore de l’objet

2009 : Autopsie d'une fouille (Douai- Place Carnot) : du soin des corps au souci des âmes

2009 : Henri MARTIN, du rêve au quotidien

2009 - 2010 : Marceline Desbordes-Valmore

2010 : Achille LAUGE, le point, la ligne, la lumière

2011 : Edgar MAXENCE, les dernières fleurs du symbolisme

2011 : Le polyptyque de Marchiennes, Histoire d’une restauration

2012 : C'était Douai au début du XXe siècle

2012 : Le Baroque en Flandres

2012 : Albert Bouquillon

2013 - 2014 : Corot dans la lumière du Nord.

2014 : Sauve qui veut. Des musées mobilisés, 1914-1918, (du 29 mars au 6 juillet 2014), voir en ligne: [3]. Pour en savoir plus sur cette question, consulter le catalogue de l'exposition du musée de la Chartreuse et les recherches de Christina Kott[8].

BibliographieModifier

  • Anonyme, Chefs-d’œuvre du musée de Douai, catalogue exposition, Paris, galerie Heim, 1956, préface de J. Guillouet.
  • Anonyme, Les trésors Artistiques du Musée et de la Bibliothèque de Douai, catalogue d'exposition, Douai, 1959.
  • Anonyme, Musée de Douai, Peintures, s. l. n.d. (1967), préface de J. Châtelain.
  • Françoise Baligand, Musée de la Chartreuse, Guide de visite, Association des conservateurs des Musées du Nord/Pas-de-Calais, 1994.
  • Françoise Baligand, Le Musée de la Chartreuse de Douai, Fondation Paris-Bas, Ville de Douai, Réunion des musées nationaux, 1999.
  • Autopsie d'une fouille (Douai- Place Carnot) : du soin des corps au souci des âmes, Musée de la Chartreuse, Archéologie du Douaisis, du 4 juillet au 13 décembre 2009, 21 p. (ISBN 2908038226)

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. « Le couvent de Chartreux »
  2. Notice no PA00107451, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Pierre Billet Base Joconde, Ministère de la culture française[1]
  4. Page 122 - Lille : Le pays minier - La flandre maritime - Entre Scarpe et Escaut, édité par le Guide Vert Michelin - numérisé par Google Books
  5. http://www.museedelachartreuse.fr/IMG/pdf/Oeuvres_MNR_au_musee_de_Douai.pdf
  6. Commissariat Général : Françoise Baligand & Zéev Gourarier Catalogue de l'exposition : Au cirque, le peintre et le saltimbanque, collectif, Musée de la Chartreuse, Douai - Somogy Éditions d'Art, Paris (2004). (ISBN 2-85056-736-1)
  7. Une grande église urbaine du nord de la France, Démolition et aménagements urbains, ledouaisis.fr [2]
  8. Christina Kott, Préserver l’art de l’ennemi ? Le patrimoine artistique en Belgique et en France occupées, 1914-1918. Bruxelles, P. Lang, coll. Comparatisme et société, 2006, 441 p.