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Judith Godrèche

actrice française
Judith Godrèche
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Judith Godrèche au festival de Cannes 2007.
Naissance (47 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France française
Profession actrice, scénariste, réalisatrice et écrivaine
Films notables

Judith Godrèche, née le dans le 17e arrondissement de Paris, est une actrice, scénariste, réalisatrice et écrivaine française.

Elle est révélée par le drame La Désenchantée (1990) de Benoît Jacquot, qui lui vaut une nomination au César du meilleur espoir féminin, puis par l'acclamée comédie d'époque Ridicule (1996), réalisée par Patrice Leconte.

Par la suite, elle se distingue dans les comédies dramatiques L'Auberge espagnole (2001), de Cédric Klapisch, France Boutique (2002), de Tonie Marshall et Potiche (2010), de François Ozon. Les deux premiers films lui valent ainsi des nominations au César de la meilleure actrice dans un second rôle.

Suite à l'échec de son premier film comme scénariste, réalisatrice et principale interprète, Toutes les filles pleurent (2010), elle s'expatrie aux États-Unis, où elle poursuit depuis sa carrière d'actrice.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Les parents de Judith Godrèche sont psychothérapeutes : sa mère, Marie Deslis, est psychomotricienne et originaire du nord de la France ; son père, Alain Godrèche, est psychanalyste et issu d'une famille juive polonaise émigrée à Paris qui a francisé son nom « Goldreich[1] ».

La séparation de ses parents lorsqu'elle a huit ans est un choc et contribue à l'interruption de ses études à l'âge de quinze ans et à son installation dans une vie d'adulte très jeune, après ses propres démarches pour intégrer des castings pour le cinéma puis sa rencontre avec le réalisateur Benoît Jacquot, de vingt-cinq ans son aîné et avec lequel elle vit à la fin des années 1980[1].

Révélation critique (années 1990)Modifier

Pour son premier film, Judith Godrèche interprète la fille de Claudia Cardinale dans L'Été prochain. À quatorze ans, elle obtient son premier grand rôle dans le film de Benoît Jacquot Les Mendiants. En 1989, elle joue le rôle principal dans La Fille de 15 ans de Jacques Doillon, film qui lui apporte la reconnaissance du public.

En 1990, elle est nommée pour le César du meilleur espoir féminin 1991 pour sa performance dans La Désenchantée de Benoît Jacquot. Lors de la cérémonie 1991 des César, sa nomination est l'occasion d'un dérapage télévisé en direct, lorsque Vanessa Paradis, chargée d'annoncer la lauréate, prononce d'abord le nom de Judith Godrèche avant de se reprendre et d'annoncer celui de Judith Henry, primée pour La Discrète[2].

En 1994, son roman Point de côté, publié en France par Flammarion, obtient de bonnes critiques. Le public américain la découvre dans le film Ridicule de Patrice Leconte, sorti en 1996, et dans lequel elle tient le rôle de Mathilde de Bellegarde. Elle tente alors une carrière hollywoodienne.

Diversification (années 2000)Modifier

En 1997, elle partage ainsi l’affiche avec Leonardo DiCaprio, Jeremy Irons, John Malkovich, Gérard Depardieu et Gabriel Byrne dans le film de cape et d'épée L'Homme au masque de fer. En France, elle tourne dans une comédie populaire, Bimboland d'Ariel Zeitoun.

Elle retourne en France en 2000, où elle enchaîne les tournages de plusieurs films : la comédie dramatique chorale L'Auberge espagnole, de Cédric Klapisch, puis la première réalisation de l'actrice Sophie Marceau, Parlez-moi d'amour. Et enfin, la comédie dramatique France Boutique, de Tonie Marshall.

Ses performances dans L'Auberge espagnole et France Boutique lui valent des nominations deux années consécutives pour le César du meilleur second rôle féminin. En 2003, elle joue dans le thriller Un tueur aux trousses.

Durant le reste de la décennie, elle se concentre sur des films européens. En 2005, elle continue dans la veine de la comédie dramatique avec Tu vas rire, mais je te quitte de Philippe Harel, puis elle partage l'affiche de la comédie Tout pour plaire. Enfin, elle apparaît dans le premier long-métrage de son compagnon du moment, Maurice Barthélemy, intitulé Papa. En 2007, elle joue dans J'veux pas que tu t'en ailles, puis en 2008 dans Home Sweet Home de Didier Le Pêcheur. En 2009, elle tient le premier rôle féminin de la comédie de mœurs Fais-moi plaisir ! d’Emmanuel Mouret et un second rôle dans Albert Schweitzer, un drame historique de Gavin Millar.

Elle conclut cette décennie avec trois films français : les comédies chorales Potiche, la comédie à succès de François Ozon et Holiday de Guillaume Nicloux. Mais surtout, elle signe son premier film en tant que scénariste et réalisatrice, Toutes les filles pleurent. La critique est assez sévère avec ce premier film : « Chaque fois que l'héroïne se revoit en petite fille trop mignonne privée d'amour, on a envie de regarder ses chaussures », écrit ainsi Louis Guichard dans Télérama[3].

Elle va tourner beaucoup moins par la suite.

Carrière américaine (années 2010)Modifier

En 2011, elle est au casting de la comédie populaire Low Cost, sous la direction de Maurice Barthélemy, puis retrouve Emmanuel Mouret pour une autre comédie romantique, L'Art d'aimer.

Puis elle part s'installer à Los Angeles[4], où elle poursuit le reste de sa carrière : elle tourner dans deux épisodes de la série américaine Royal Pains, diffusés en 2012, puis tenir un second rôle dans le thriller Stoker, de Park Chan-wook, sorti en 2013. Parallèlement, elle revient brièvement en France pour partie du casting de la comédie dramatique Chez nous c'est trois !, de Claude Duty, portée par Noémie Lvovsky.

En 2015, elle fait partie du quatuor réuni pour la comédie noire indépendante The Overnight. Elle y a pour partenaires Adam Scott, Taylor Schilling et Jason Schwartzman. Le film reçoit une excellente presse[5]. Elle tient aussi un second rôle dans le drame indépendant Winter, écrit et réalisé par Heidi Greensmith.

Après deux années d'absence sur les écrans, elle revient en 2018 en tête d'affiche de la comédie romantique indépendante Under the Eiffel Tower, dont elle a coécrit le scénario avec le réalisateur. Elle y joue la propriétaire d'un château bordelais, face à un quadragénaire américain abandonné devant l'autel, incarné par Matt Walsh.

Vie privéeModifier

Vers seize ans, Judith Godrèche quitte le domicile familial pour aller habiter chez Benoît Jacquot[1],[6].

Elle a été mariée une première fois avec Philippe Michel le 5 octobre 1996. Elle se remarie le 12 août 1998 avec l’humoriste Dany Boon, qu'elle a rencontré sur le tournage de Bimboland et avec lequel elle a eu un fils, Noé Boon, né le [1] ; ils divorcent en 2002. Elle a vécu avec le comédien et réalisateur Maurice Barthélemy de 2004 à 2015. De cette union est née Tess Barthélémy le [1].

Elle est l'une des 93 femmes qui, le 31 octobre 2017, déclarent avoir été agressées sexuellement par le producteur américain Harvey Weinstein[7].

FilmographieModifier

ActriceModifier

Au cinémaModifier

À la télévisionModifier

RéalisatriceModifier

ThéâtreModifier

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Sabrina Champenois, « La tiraillée », Libération, 27 mars 2010.
  2. « Vanessa Paradis et Judith Henry... euh Godrèche ! », sur YouTube.com.
  3. « Toutes les filles pleurent », Télérama, 3 avril 2010.
  4. « Judith Godrèche : " Je tombe amoureuse d'un vin comme d'un souvenir », Le Monde, 8 septembre 2017.
  5. Voir sur rottentomatoes.com.
  6. À propos de cette liaison, Jacquot a déclaré :

    « Je venais de finir Les Mendiants, que je considérais comme un ratage. Judith Godrèche, une tornade, a décidé de façon très téméraire et très amoureuse de me sauver. Elle m’a amené à réaliser un deuxième premier film. Elle a sauvé ma vie cinématographique en se proposant comme clé. »

    Voir : Sophie Grassin, « Benoît Jacquot, le cinéaste amoureux », Le Figaro, 3 avril 2009.
  7. Chloé Friedmann, « Asia Argento a publié la liste des 93 victimes de Harvey Weinstein », Madame Figaro, 31 octobre 2017.
  8. D'après l'une des dix-sept nouvelles du recueil L'Aleph de Jorge Luis Borges.

AnnexesModifier

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Liens externesModifier