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Jérôme Peyrat

homme politique français
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Jérôme Peyrat
Illustration.
Jérôme Peyrat en 2017.
Fonctions
Maire de La Roque-Gageac
En fonction depuis le
(24 ans, 1 mois et 4 jours)
Conseiller régional d'Aquitaine puis d'Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes

(5 ans, 8 mois et 20 jours)
Élection 21 mars 2010
Réélection 13 décembre 2015
Président de la Communauté de communes du Périgord noir

(13 ans, 4 mois et 16 jours)
Prédécesseur Création de la C.C.
Successeur Suppression de la C.C.
Biographie
Date de naissance (56 ans)
Lieu de naissance Sarlat (Dordogne)
Nationalité Française
Parti politique RPR, UMP puis LR
Diplômé de IEP de Paris

Jérôme Peyrat, né le à Sarlat (Dordogne), est un haut fonctionnaire et un homme politique français.

Conseiller auprès de Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy puis Nathalie Kosciusko-Morizet, il fait ensuite partie du pôle politique d'Emmanuel Macron à la présidence de la République. Il est également conseiller régional d'Aquitaine entre 2010 et 2015 et maire de La Roque-Gageac depuis 1995.

Sommaire

BiographieModifier

Origines et étudesModifier

Il grandit à La Roque-Gageac, la commune de ses parents dans le Périgord. Il va aux écoles communales de La Roque-Gageac et de Vitrac, puis à Sarlat, au collège public La Boétie et au lycée Pré de Cordy. Étudiant boursier à Bordeaux et à Paris, il obtient une licence et une maîtrise en droit et en histoire puis le diplôme de l'Institut d'études politiques de Paris.

Après un service militaire dans l’infanterie, aspirant, puis sous-lieutenant au 46e régiment d’infanterie à Berlin, il passe deux ans à l’École nationale d'administration (ENA) comme élève administrateur de la ville de Paris. Stagiaire de l'ENA à l'ambassade de France en Turquie où il se forme sur le terrain aux relations internationales et à la diplomatie, il apprend l'entreprise à Roubaix lors d'un stage dans l’industrie textile.

Auprès de Jacques Chirac et au RPRModifier

À la sortie de l’ENA en 1990, il choisit la direction des relations internationales de la mairie de Paris, où il est notamment responsable des déplacements à l’étranger du maire. Il travaille alors pendant quatre ans avec Jacques Chirac. Le nouveau président de la République le garde auprès de lui comme conseiller chargé de la presse étrangère puis comme porte-parole adjoint de la présidence de la République.

De 1998 à 2010, il est président de la communauté de communes du Périgord noir, dont il est le fondateur.

Après avoir assuré la direction générale de la communication à la mairie de Paris, auprès de Jean Tiberi entre 1998 et 2000[1], Michèle Alliot-Marie, présidente élue du Rassemblement pour la République l’appelle à cette dernière date auprès d’elle afin de diriger sa communication et son cabinet.

À ce titre, il participe activement à la campagne présidentielle, aux élections législatives et à la fondation de l’UMP.

Auprès de Nicolas Sarkozy et à l'UMPModifier

Alain Juppé le nomme délégué général de l’Union pour un mouvement populaire en 2002.

Après son élection à la tête de l'UMP en novembre 2004, Nicolas Sarkozy le charge de la direction générale du mouvement. En juin 2005, il le nomme par ailleurs conseiller pour les affaires politiques au ministère de l'Intérieur comme conseiller technique[2]. Le 14 janvier 2007, lorsque Nicolas Sarkozy est officiellement investi par le parti pour porter les couleurs de l'UMP à l'élection présidentielle, il lui demande d'assurer la responsabilité opérationnelle de sa campagne entre l'UMP et son QG de campagne.

Le 6 mai 2007, Nicolas Sarkozy est élu président de la République Française et la proclamation a lieu le 16 mai. Le jour même, Nicolas Sarkozy le nomme conseiller politique, chargé des relations avec le Parlement et les élus de la majorité[3].

Candidat investi par l'UMP pour la députation dans la 1re circonscription de Dordogne (Périgueux et la Vallée de l'Isle), il est battu le 17 juin 2007 par le socialiste Pascal Deguilhem (41,04 % - 58,96 %). Le 14 décembre 2008, il est élu président du comité départemental de la fédération UMP de la Dordogne[4]

Le 7 janvier 2009, il est nommé directeur de cabinet, puis conseiller spécial le 12 mai 2010 auprès d'Alain Joyandet, secrétaire d'État à la Coopération et à la Francophonie[5], et parallèlement directeur adjoint de cabinet de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères.

Après le départ d'Alain Joyandet, il est nommé conseiller auprès de Dov Zerah, directeur général de l'Agence française de développement, de juin à novembre 2010[6].

Auprès de Nathalie Kosciusko-MorizetModifier

Le 31 octobre 2011, Jérôme Peyrat change de corps[7]. Ce haut fonctionnaire de la mairie de Paris, alors conseiller de la ministre de l'Écologie, du Développement durable du Transport et du Logement Nathalie Kosciusko-Morizet, est nommé Inspecteur général de l’administration du développement durable au CGEDD

En janvier 2012, Nathalie Kosciusko-Morizet le nomme directeur adjoint de son cabinet au ministère de l'Écologie, du Développement durable du Transport et du Logement[8].

En juin 2012, il est suppléant de Nathalie Fontaliran, candidate aux élections législatives dans la 4e circonscription de la Dordogne[9].

Il occupe un emploi de fonctionnaire au Conseil général de l'environnement et du développement durable (CGEDD)[réf. nécessaire].

Choisi par Xavier Darcos pour conduire la liste dans le département de la Dordogne, il est élu conseiller régional d'Aquitaine le 21 mars 2010.

Depuis 1995, il est maire de La Roque-Gageac, sa commune natale.

Dans le cadre de l'élection municipale de 2014 à Paris, il dirige le « pôle politique et réseau » de la campagne de Nathalie Kosciusko-Morizet[10]. Il est présenté comme son « bras droit » ou son « éminence grise »[11].

Le 9 décembre 2014, Nicolas Sarkozy, élu président de l'UMP, le nomme secrétaire national de l'UMP chargé de la ruralité[12] puis, le 21 janvier 2015, secrétaire national thématique à la réforme territoriale[13].

Candidat sur les listes de Virginie Calmels lors de l'élection régionale de 2015 en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, il est élu conseiller régional le 13 décembre 2015 et démissionne de ce mandat le 16 décembre. Quelques mois plus tôt, il était cité comme favori pour être la tête de liste au niveau régional mais son comportement au sein du parti provoque l'irritation de plusieurs cadres, ce qui joue en sa défaveur[14].

Le 3 mars 2017, dans le cadre de l'affaire Fillon, il lâche le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[15].

Il est candidat LR-UDI dans la 4e circonscription de la Dordogne pour l'élections législatives de 2017[16]. Il est éliminé dès le premier tour.

Auprès d'Emmanuel MacronModifier

En mai 2019, il est recruté par le palais de l'Élysée, intégrant le pôle politique d'Emmanuel Macron[17].

Vie privéeModifier

Père de quatre enfants, Jérôme Peyrat est commandant de réserve de l’infanterie. Il parle l’anglais, l’allemand et l’occitan.

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Bertrand Gréco et Gaspard Dhellemmes, L'histoire secrète d'une élection capitale, éditions du Moment, 2014, page 63.
  2. Arrêté du 9 juin 2005 portant nomination au cabinet du ministre d'Etat (lire en ligne)
  3. « Arrêté du 5 juin 2007 portant nomination à la présidence de la République », sur admi.net (consulté le 23 mai 2019)
  4. « Jérôme Peyrat président - UMP 2ème DORDOGNE », sur umpdordognedeux.canalblog.com, (consulté le 23 mai 2019)
  5. Journal Sud Ouest, édition du 8 janvier 2009
  6. Pierre Leberrondo, « AFD : Jérôme Peyrat rejoint Dov Zérah », Acteurs Publics,‎ (lire en ligne)
  7. Pierre Laberrondo, « Le conseiller de la ministre de l’Écologie Jérôme Peyrat nommé inspecteur général de l’administration du développement durable », Acteurs Publics,‎ (lire en ligne)
  8. Pierre Laberrondo, « Jérôme Peyrat, directeur adjoint de cabinet de la ministre de l'Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet », Acteurs Publics,‎ (lire en ligne)
  9. http://www.dordogne.pref.gouv.fr/sections/les_actions_de_l_eta/elections_et_citoyen/elections_politiques/elections_legislativ/informations_mairies/arretes_fixant_les_l/downloadFile/attachedFile_3/arrete_prefectoral_fixant_la_liste_des_candidats_au_1er_t_4eme_circ.pdf?nocache=1337594577.8
  10. Le Point magazine, « Municipales parisiennes: NKM présente son équipe de campagne », sur Le Point, (consulté le 23 mai 2019)
  11. Julien Arnaud, NKM - L’indomptable, L'Archipel, janvier 2014, pages 75 et 183.
  12. « Nominations »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), u-m-p.org, 9 décembre 2014.
  13. « Nominations »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), u-m-p.org, 21 janvier 2015.
  14. « Le “NKMiste” qui agace à l’UMP », valeursactuelles.com, 12 mars 2015.
  15. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  16. Carl Meeus, « Pourquoi Fillon y croit », Le Figaro magazine, semaine du 14 avril 2017, pages 42-49.
  17. Arthur Berdah et Marion Mourgue, « L’élu de droite Jérôme Peyrat rejoint l’Élysée », lefigaro.fr, 12 mai 2019.

Lien externeModifier