Henri Patrice Dillon

artiste peintre, illustrateur et lithographe français (1850-1909)
Henri Patrice Dillon
Dillon.jpg
Portrait photographique.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 58 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Distinction

Henri Patrice Dillon dit « H. P. Dillon », né le à San Francisco, et mort le à Paris, est un artiste peintre, illustrateur et lithographe français d'origine irlandaise, qui fit carrière dans le Paris de la Belle Époque.

BiographieModifier

Né Patrice Henry Dillon au consulat français de San Francisco, il est le fils du diplomate d'origine irlandaise Guillaume Patrice Dillon (1810-1857), ami du ministre François Guizot, et de Jeanne Amica Anderson. Son père était consul de France et fut nommé officier de la Légion d'honneur[1].

Henri Patrice Dillon est à Paris en 1873 pour se consacrer à l'étude de la peinture ; il suit les cours du peintre Isidore Pils. Il fréquente l'École des beaux-arts dans la classe de Henri Lehmann, de Carolus-Duran puis d'Alexandre Cabanel, comme nous l'apprend son dossier déposé à la chancellerie.

Il expose au Salon à partir de 1876. Il exécute deux commandes sous la forme de grandes compositions, d'abord Les Funérailles de Paul Bert, puis La Fondation de l’Ordre des jésuites destiné à l’église de Montmartre, actuellement (2017) conservé à la Crypte du martyrium de saint Denis. Il obtient une mention honorable au Salon de 1890, puis une médaille de 3e classe au Salon de 1892. Il fait partie de la commission du salon des Cent en 1895.

En , il est nommé chevalier de la Légion d'honneur[2]. Il participe à l'exposition du centenaire de la lithographie, puis à l'exposition universelle de 1900 où il expose une lithographie, La Claque. Il fait partie de la Société des peintres-graveurs qui expose chez Durand-Ruel aux côtés d'Auguste Lepère. Plus tard, il est vice-président de la Société des lithographes français avec Fantin-Latour. Il était très lié à Auguste Jouve et a pour élève son fils Paul.

Ses lithographies sont tirées à un petit nombre, et sont donc assez rares. Remarqué pour son talent d'illustrateur, il travaille avec des éditeurs comme Calmann Lévy puis Arthème Fayard et Henri Floury. Il illustre plusieurs partitions de Théodore Botrel pour l'éditeur G. Ondet.

Son atelier parisien se situait 84 boulevard Rochechouart (en 1893) adresse du célèbre "Chat-Noir". Il avait épousé Pauline Genon et le couple resta sans enfant. Il est mort à Paris à l'Hôpital Lariboisière au 2 rue Ambroise-Paré.

ConservationModifier

Exposition récenteModifier

Notes et référencesModifier

  1. Archives nationales de France, Base Léonore, cote LH/777/66.
  2. Archives nationales de France, Base Léonore, LH/777/67.
  3. Conservée au musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg, base Joconde - Numéro d'inventaire : 55.003.0.130.
  4. « Exposition : H.P. Dillon (1850-1909), illustrateur Belle Époque », in musees-midi-pyrenees.fr, archive en ligne.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Bénézit, Paris, 1966, vol. 3, page 272.
  • Maryvonne Lépinoy-Guégan, Biographie et catalogue raisonné de Henri Patrice Dillon (1850-1909), Tome 1 et 2, 2007 (ISBN 978-2952995900)

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :