Henri de Sta

dessinateur, illustrateur, caricaturiste et auteur de bande dessinée français
Henri de Sta
Henri de Sta - Le Chat noir.jpg
Henri de Sta, L'Enlèvement de Sabine (1890)[1].
Naissance
Décès
Nationalité
Activités

Henri de Sta, pseudonyme d'Arsène-Henry de Saint-Alary (1846-1920), est un dessinateur, illustrateur, caricaturiste et auteur de bande dessinée français.

Aquarelle originale signée H. de Sta placée en frontispice de l'édition de 1897 de La Terre d'Emile Zola. Collection Librairie L'amour qui bouquine | Bertrand Hugonnard-Roche

Éléments biographiquesModifier

Descendant d'une famille de colons antillais, il nait le [2] à Versailles ou son père Eugène est lieutenant au 4e régiment de dragons[3]. Henri de Sta, habitué de divers cercles littéraires et artistiques tels ceux des Hydropathes, des Incohérents et du cabaret du Chat noir, a fourni des illustrations humoristiques et des bandes dessinées à plusieurs revues, souvent satiriques, dont La Vie militaire, La Chronique parisienne, Le Chat noir[4], Le Paris bouffon, Le Rire, Le Charivari et La Nouvelle Lune, ou encore La Semaine de Suzette[5], Le Petit Journal illustré de la jeunesse, ou L'Illustré Soleil du dimanche. Anti-dreyfusard comme La Libre Parole illustrée.

 
Le quatrième de couverture de la Libre Parole illustrée.

En 1883, il réalise un dessin, intitulé Je devenais sourd, insolent, foiu furieux, pour illustrer la pièce, Le Rêve d'un Viveur, de Jean-Louis Dubut de Laforest, il est publié dans le recueil de la pièce[6].

Il était proche du dessinateur Jack Abeillé qui fut son témoin de mariage en 1901.

il meurt le à l'hospice de Crécy-la-Chapelle

Thèmes de prédilectionModifier

De son enfance passée dans diverses casernes, à la suite des affectations successives de son père, il tirera une de ses principales sources d'inspiration. Aussi Henri de Sta exerce-t-il fréquemment son humour aux dépens des acteurs de la vie militaire du Second Empire, caricaturant notamment volontiers la vie quotidienne des soldats (dragons)[7] qu'il côtoie. Mais, plus largement, ses dessins ressortissent à la satire de mœurs[8].

ŒuvresModifier

  • Armée française: Nouvel Alphabet militaire- Texte explicatif de Vanier, illustration de Sta - Léon Vanier Editeur- Paris- 1883

Notes et référencesModifier

  1. Deux dessins issus de la planche L'Enlèvement de Sabine, qui a paru dans Le Chat noir no 432 du 26 avril 1890.
  2. naissancep. 77
  3. [1]Gallica
  4. Émile Goudeau, Dix ans de bohème, [mémoires], 1888; rééd. du texte, suivi de Les Hirsutes de Léo Trézenik, introduction de Patrick Ramseyer, Éditions Champ Vallon, 2000.
  5. Liste non exhaustive d’illustrations de l’artiste effectuées entre 1880 et 1915 pour La Semaine de Suzette.
  6. Jean-Louis Dubut de Laforest (ill. Jean Béraud, Boutet, Chevalier, Dillon, Feyen-Perrin, G. Fraipont, Guillemet, Lebourgeois, Maincent, Henri Pille, H. Rivière, Paul Robert, R. Salis, de Sta, Steinlen, Tiret-Bognet, de Vuillefroy, Willette), Le Rêve d'un Viveur, Paris, Éd. Rouveyre et G. Blond imprimeurs-éditeurs, , 88 p. (lire en ligne), p. 55 et 87-88.
  7. Présentation d’une planche de l'artiste sur le site de la Cité internationale de la bande dessinée et de l'image d’Angoulême.
  8. [2]BnF

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

Notices d'autoritéModifier