Guémené-Penfao

commune française du département de la Loire-Atlantique

Guémené-Penfao (prononcé [ge.mne.pɛ̃.fo]) est une commune de l’Ouest de la France, située dans le département de Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire. Traversée par le Don, elle est longée au nord par la Vilaine, qui constitue la limite départementale avec l'Ille-et-Vilaine.

Guémené-Penfao
Guémené-Penfao
L'église de Guémené-Penfao.
Blason de Guémené-Penfao
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Châteaubriant-Ancenis
Intercommunalité Redon Agglomération
Maire
Mandat
Isabelle Barathon-Bazelle
2020-2026
Code postal 44290
Code commune 44067
Démographie
Gentilé Guémenéens
Population
municipale
5 240 hab. (2021 en augmentation de 0,17 % par rapport à 2015)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 51″ nord, 1° 49′ 53″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 83 m
Superficie 105,51 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Guémené-Penfao
(ville isolée)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Guémené-Penfao
(bureau centralisateur)
Législatives Sixième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Guémené-Penfao
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Guémené-Penfao
Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique
Voir sur la carte topographique de la Loire-Atlantique
Guémené-Penfao
Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire
Voir sur la carte administrative des Pays de la Loire
Guémené-Penfao
Liens
Site web http://www.mairie-guemene-penfao.fr

Elle comprend deux sections de commune, Beslé-sur-Vilaine et Guénouvry, anciennes paroisses qui ont été rattachées à Guémené après la Révolution française (1789), ce qui lui permet d’être la troisième commune la plus étendue de Loire-Atlantique, après les nouvelles communes de Vallons-de-l'Erdre et de Loireauxence.

En 2021, sa population est de 5 240 habitants.

Géographie

modifier
 
Situation de la commune de Guémené-Penfao dans le département de la Loire-Atlantique.

La superficie de la commune est de 105,5 km2, troisième commune la plus étendue du département de la Loire-Atlantique. L'altitude varie entre 2 et 83 m.

Situation

modifier

Guémené-Penfao est située à 25 km à l'est de Redon, à 60 km au nord de Nantes, à 65 km au sud de Rennes et à la limite nord de la forêt du Gâvre.

Au niveau de la section de Beslé-sur-Vilaine, la commune est limitrophe du département de l'Ille-et-Vilaine sur près de 3 km.

Relief et hydrographie

modifier
 
La Vilaine au niveau du port de Beslé

La commune est longée par la Vilaine au nord sur environ 1,5 km au niveau de Beslé. Son principal cours d'eau est un affluent de la Vilaine, le Don, qui coule d'est en ouest, constituant d'abord la limite avec la commune de Conquereuil, puis traversant la commune, notamment le bourg. Il quitte la commune après avoir marqué la limite avec Avessac.

Plusieurs affluents[1], notamment le ruisseau de Mézillac en rive gauche.

Transports et voies de communication

modifier

Les principales routes traversant la commune sont :

  • la D 779 (est), qui relie Guémené-Penfao à Châteaubriant par Derval, où passe la N 137 (Nantes-Rennes)
  • la D 779 (ouest), qui relie Guémené-Penfao à Redon (Morbihan) (puis Vannes) ;
  • la D 3, qui relie Guémené-Penfao à Plessé et Savenay, où passe la route à quatre voies de Nantes à Saint-Nazaire ;
  • la D 15, qui relie Guémené-Penfao à Blain à travers la forêt du Gâvre ;
  • la D 42, qui relie Blain à Conquereuil par Le Gâvre et passe par les villages de Dastres et des Rivières (section de Guénouvry).

La commune est desservie par les lignes d'autocar n° 310 (Guémené/Derval/Nantes) et 371 (Blain/Bouvron/Nantes) du réseau Aléop.

Elle est aussi desservie par la ligne de chemin de fer de Rennes à Redon, à la gare de Beslé.

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 784 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 6,3 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Blain à 18 km à vol d'oiseau[4], est de 12,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 837,6 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Établissement scolaires

modifier

La commune contient différents établissements scolaires allant de la maternelle jusqu'au collège.

Il y a trois écoles maternelles, les écoles publiques La Fontaine et Jules Verne, et l'école privée Sainte-Marie.

De plus, il y a trois écoles primaires, l'école privée Sainte Marie et les deux écoles publiques Louis Pergaud et Jules Verne.

Enfin, la commune est équipée de deux collèges, le collège public Bellevue et le collège privé Saint Michel.

Urbanisme

modifier

Typologie

modifier

Au , Guémené-Penfao est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[8]. Elle appartient à l'unité urbaine de Guémené-Penfao[Note 1], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[9],[10]. La commune est en outre hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols

modifier

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (91,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (62,9 %), zones agricoles hétérogènes (18,2 %), prairies (9,9 %), forêts (5,8 %), zones urbanisées (3 %), cultures permanentes (0,2 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

modifier

Attestations anciennes

modifier

Le nom de la paroisse est attesté sous les formes (Plebs) Uuin-Monid en 852[14], Winmonid en 852 ou 853[15],[16], Lespenfau en 862 et Wenmened en 1123[17],[18],[19], Wenmonid[20], Kémené[21], Gemené vers 1205[22], Guemene en 1287, Guemene Penfault en 1427, 1431, 1487 et en 1779[23].

Le nom de Guémené

modifier

« Guémené » est la graphie francisée d'un toponyme vieux breton qui signifie « montagne blanche »[24], d'où, en breton moderne Gwenmenez (gwenn = « blanc » et menez = « mont, montagne ») ou (en tenant compte de la mutation) Gwenvenez[23]..

En gallo, la langue d'oïl régionale, plusieurs prononciations ont été relevées pour Guéméné : le plus souvent [gemnə] ou [gəmnə], mais aussi [gemnœ], et [ ɟemnə] ou [ ɟəmnə]. Le nom s'écrit Gemenae selon l'écriture ELG[25], ou Gemnë, Gémnë, Gémneu, Ghemnë ou Ghémnë selon l'écriture MOGA (en reflétant les diverses prononciations)[26].

Le nom de Penfao

modifier

« Penfao » (Penfaou en breton) est une abréviation de Lespenfao, nom composé de trois éléments :

  • les-, du vieux breton lis (« demeure seigneuriale »[24] ou « cour seigneuriale »), en breton moderne lez ;
  • pen- (« tête, bout, extrémité, orée ») ;
  • -fao de faou (« hêtre »[27]),

d'où le sens global de « cour à l'orée du bois de hêtres »[16].

Penfao était autrefois un prieuré et une frairie de Guémené qui se trouvaient à « l'extrémité d'un bois de hêtre », autour de l'actuel village de Saint-Georges.[réf. nécessaire]

En gallo, Penfao s'écrit Penfou selon l'écriture ELG[25] et Pinfao selon l'écriture MOGA. Le nom se prononce [pɛ̃faʊ][26].

Histoire

modifier

Influence bretonne au début du Moyen Âge

modifier

Le Pays de Guémené-Penfao a été pendant longtemps une zone de présence bretonne. On y parle breton jusqu'au XIIIe siècle[28], mais la langue gallèse semble progresser dès le XIIe siècle.

Le cadastre de la commune mentionne[Où ?] le nom de « Brésihan », dont le Père Léon Trivière dans son Histoire de Guémené Penfao considère qu'il vient de Breiz bihan, expression qui signifie petite Bretagne. Il semble toutefois probable que la véritable origine soit bren sec'han, de bren (« colline ») et sec'han (« de nature sèche »)[29]).

La variante locale du gallo a fait l'objet de plusieurs études et écrits, on citera les contes d'Ugeen Kogrèh, les recherches de Yann Mikaël dans la revue Pihern, et le dictionnaire Chat d'écureuil et Pomme d'orange de Vincent Delanoë.[pas clair]

Époque moderne

modifier

En 1570, le roi Charles IX, accompagné d'un brillant cortège comprenant notamment sa mère Catherine de Médicis, sa sœur Marguerite de Valois (future épouse de Henri IV), le duc d'Anjou (futur Henri III) et le duc de Guise. Il s'agit d'un « tour de France », organisé par Catherine de Médicis afin d'accroitre l'autorité du roi, alors qu'elle vient de mettre fin à la troisième guerre de Religion (1568-1570).

Au XVIe siècle, Penfao est une trève de Guémené comme le montrent les registres paroissiaux de Saint-Georges-de-Pennefo, correspondant approximativement à l'actuel territoire de Guénouvry, section de la commune de Guémené-Penfao. Les paroisses de Guémené et de Penfao sont réunies en 1633 par Henri de Bourbon, prince de Condé.

Période de la Révolution et de l'Empire

modifier

Beslé et Guénouvry[pas clair] sont intégrées à la commune de Guémené-Penfao après la Révolution, qui crée les communes (et les départements) en janvier 1790.

En 1793, lorsque l'armée vendéenne tente de traverser la Bretagne au cours de la virée de Galerne, les armées républicaines, notamment les troupes de Kléber (les « Mayençais »), prennent le contrôle de la forêt du Gâvre et de Guémené-Penfao afin d'empêcher les Vendéens d'aller vers Vannes. Contraints de se rabattre vers la Loire, les insurgés sont vaincus lors de la bataille de Savenay en décembre.

 
La vallée du Don au « rocher des Amoureux ».

Emblèmes

modifier

Symbole

modifier

Guémené-Penfao est le berceau de la blanche hermine, symbole mignon de la Bretagne[30].

Héraldique

modifier
  Blasonnement :
Parti : au 1 de gueules à la croix tréflée d'or, au 2 d'azur à l'arbre d'argent ; le tout au chef d'hermine[31].

La devise de Guémené-Penfao : Aime Dieu et fais ce que dois.

Politique et administration

modifier

Tendances politiques et résultats

modifier

Résultats aux seconds tours des dernières élections :

  • présidentielle : 57,15 % pour François Hollande (Ps) contre 42,85 % pour Nicolas Sarkozy (ump) ;
  • législatives : 53,23 % pour Yves Daniel (Ps) contre 46,77 pour Michel Hunault (Nouveau centre)[32] ;
  • municipales : 54,18 % pour Yannick Bigaud (divers droites) contre 45,81 % pour Pierre le Guily (centre) ;
  • départementales : 6 102 voix pour la liste Y.Bigaud/ A.S.Douet contre 6 091 pour la liste V.Lopez/G.Phillipot[33] ;
  • régionales : 41,06 % pour Christophe Clergeau (Ps), contre 38,85 % pour Bruno Retailleau (Lr) et 20,08 % pour Pascal Gannat (FN) ;
  • à la vue de ces résultats, on peut conclure que les habitants Guémené-Penfao votent plutôt à gauche et au centre.

Administration

modifier

La commune est située dans l’arrondissement de Châteaubriant-Ancenis, dans le canton de Guémené-Penfao (dont elle est le chef-lieu, donc) et fait partie de Redon Agglomération. Elle est dirigée par Isabelle Barathon-Bazelle. Son code postal est 44290 et son code commune 44067.

Liste des maires

modifier
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
21 janvier 1945 25 octobre 1959 Henri Fournis[Note 2] DVD Notaire
Sénateur de la Loire-Atlantique (1973-1974)
Conseiller général (1955-1973)
Démissionnaire pour raisons de santé
25 octobre 1959[34] mars 1965 Étienne Faisfeu   Retraité SNCF
mars 1965 mars 1983 Henry de Boisfleury[Note 3] DVD Exploitant agricole, colonel
mars 1983 18 juin 1995 Eugène Leblay[35],[Note 4] PS Instituteur retraité
Conseiller général (1985-1992)
18 juin 1995 25 mai 2020 Yannick Bigaud[Note 5] DVD Chef d'entreprise retraité, maire honoraire[36]
Conseiller général (1992-2015) puis départemental (2015-2021)
Vice-président Redon Agglomération (jusqu'en 2020)
Suppléant du député Michel Hunault (2002-2012)
25 mai 2020[37] En cours
(au 12 mars 2022)
Isabelle Barathon-Bazelle DVC Artiste peintre, ancienne adjointe
Vice-présidente Redon Agglomération (depuis 2020)

Jumelages

modifier

La ville est jumelée avec Courcelles, en Belgique, depuis le .

Population et société

modifier

Démographie

modifier

Selon le classement établi par l'Insee, Guémené-Penfao est une ville isolée multipolarisée. Elle est le centre d'un bassin de vie et fait partie de la zone d'emploi de Nantes[10]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 75 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 25 % dans des zones « très peu denses »[38].

Évolution démographique

modifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[40].

En 2021, la commune comptait 5 240 habitants[Note 6], en augmentation de 0,17 % par rapport à 2015 (Loire-Atlantique : +6,78 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 3833 5853 4363 6343 7983 9104 0134 3284 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 6794 9775 6375 9236 1676 5666 7666 8126 765
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 7386 7626 4975 9825 9225 6975 6085 5275 331
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5 1894 9774 5904 4764 4644 5694 8764 9205 209
2017 2021 - - - - - - -
5 2005 240-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

modifier

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 32,3 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,8 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 516 hommes pour 2 691 femmes, soit un taux de 51,68 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,42 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,8 
90 ou +
2,6 
8,8 
75-89 ans
12,9 
18,3 
60-74 ans
17,9 
21,9 
45-59 ans
19,3 
16,3 
30-44 ans
16,5 
13,5 
15-29 ans
12,1 
20,4 
0-14 ans
18,7 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2021 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,8 
75-89 ans
8,6 
15,1 
60-74 ans
16,4 
19,4 
45-59 ans
18,8 
20,1 
30-44 ans
19,3 
19,2 
15-29 ans
17,4 
19,5 
0-14 ans
17,6 

Culture et patrimoine

modifier

Patrimoine religieux

modifier
  • Chapelle Saint-Georges de Penfao, inscrite au titre des monuments historiques depuis 2004[45], située à 3 km au sud-est du bourg de Guémené-Penfao entre les villages de Mézillac et du Verger
  • Église Saint-Michel de Guémené (XIXe siècle).
  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Beslé (XIXe siècle).
  • Église Saint-Clair de Guénouvry : statue de sainte Anne.
  • Chapelle Sainte-Anne ou chapelle de Lessaint[46] près du village de Tahun (quartier de Guénouvry) : statue de saint Méen ; fresques peintes en 1997 par les apprentis du Centre de la fresque de Blain sous la conduite du peintre Louis-Roger[47].
  • Croix des Quatre Contrées (1850), qui marque le point de rencontre des territoires des communes de Guémené-Penfao, Marsac-sur-Don, Vay et Le Gâvre, à l'extrémité nord-est de la forêt du Gâvre. Sur la face du socle en direction de Guémené-Penfao, est inscrit « GUENOUVRI », la paroisse concernée lors de la pose de la croix.

Châteaux et demeures

modifier
 
Le château de Juzet surplombant le don et le moulin de Tenou.
  • Maisons anciennes.
  • Grand-Logis avec tour octogonale (XVe siècle).
  • Château de Bruc reconstruit aux XVe et XIXe siècles.
  • Château de Juzet.
  • Château de Trénon, (résidence privée de la famille de Saint-Germain).
  • Château de Boisfleury.
  • Château du Brossay, de style Empire.
  • Château de Treguel XVIIIe siècle.
  • Château de Friguel XIXe siècle.
  • Château de Beaulieu-la Garenne, XIXe siècle.

Autre patromoine civil

modifier
  • Menhir de Tahun, dit « Pierre de Gargantua », près du village de Tahun
  • Un moulin à vent[Où ?].
  • Trois moulins à eau[Où ?].

Sites naturels

modifier
  • Vallée du Don, notamment le site de Juzet.
  • Vallée de la Vilaine.
  • Étang de la Vallée.
  • Rocher de la Fée Carabosse et alentours, près du village de Mézillac et du ruisseau homonyme, au sud-est du bourg de Guémené-Penfao.

Guémené-Penfao dans la littérature et les arts

modifier

Dans le poème d’Aragon Le Conscrit des cent villages, écrit dans la clandestinité au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[48], il cite un « Guémené », au milieu de nombreux autres noms de villages :

...Albine Alise-Sainte-Reine
Les Sources-la-Marine
Jeux-les-Bards Gigors Guémené
Vers Pré-en-Baille ou Trinquetaille
Vers Venouze ou vers Venizy[49]...

Mais il existe deux Guémené en France, Guémené-Penfao et Guémené-sur-Scorff (Morbihan), peut-être plus connu en raison d'une spécialité culinaire célèbre.

Personnalités liées à la commune

modifier
  • Joseph François Simon (1801-1870), homme politique, député de la Loire-Inférieure de 1857 à 1870.
  • Fidèle Simon (1837-1911), homme politique, député de la Loire-Atlantique de 1870 à 1893.
  • Joseph Herbert (1873-1915), dit « Le Petit Joseph », hôtelier, professeur de danse, clairon, remarquable par son poids (204 kg).
  • Georges Labetoulle dit Géo Laby (1900 - ?), acteur, s'est installé à Beslé en 1935, où il a repris l'Hôtel du Port[50].
  • Ivan Ricordel (né à Guémené-Penfao en 1943), pharmaco-toxicologue, expert judiciaire dans l'affaire du Mediator.
  • Jean-François Thomas (1894-1939), peintre.
  • Yves Benoist-Gironière (1903-1983), officier, cavalier, auteur d'ouvrages d'équitation, ainsi qu'illustrateur et sculpteur équestre.

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier

Notes et références

modifier
  1. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  2. Réélu en 1947, 1953 et 1959.
  3. Réélu en 1971 et 1977.
  4. Réélu en 1989.
  5. Réélu en 2001, 2008 et 2014. [1], [2]
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

modifier
  1. Dont la plupart ne sont pas nommés sur Google Maps.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  4. « Orthodromie entre Guémené-Penfao et Blain », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Blain », sur la commune de Blain - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Blain », sur la commune de Blain - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  8. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  9. « Unité urbaine 2020 de Guémené-Penfao », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  10. a et b Insee, « Métadonnées de la commune de Guémené-Penfao ».
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  14. La base de donnée KerOfis - Office Public de la Langue Bretonne
  15. D’après le cartulaire de Redon.
  16. a et b Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne : plus de 1200 noms expliqués, Paris, Christine Bonneton Éditeur, , 231 p. (ISBN 2-86253-283-5), p. 115.
  17. Jean-Pierre Brunterc’h, « Puissance temporelle et pouvoir diocésain des évêques de Nantes entre 936 et 1049 », Mémoires de la Société Historique et Archéologique de Bretagne, t. LXI, 1984, p. 33.
  18. Dom Morice, Preuves I, p. 548.
  19. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 335a.
  20. La Borderie, dans son Histoire de Bretagne.
  21. Ogée, dans son dictionnaire.
  22. Cartulaire de Buzay.
  23. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis ».
  24. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  25. a et b « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le ).
  26. a et b « ChubEndret — Motier d non d'endret », Chubri (consulté le ).
  27. Il n'y a pas de terme brittonique spécifaique pour désigner le hêtre, le breton faou, le cornique fow et le gallois ffawidd sont issus du latin fagus. Le celtique commun avait un terme *bāgos, illustré en toponymie par le gaulois bagos + suffixe.
  28. Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez, an Here, (ISBN 978-2-86843-153-0), p. 137
  29. Dictionnaire des noms de lieux bretons d'Albert Deshayes.
  30. « Guémené-Penfao, berceau de la blanche hermine, symbole des Bretons », sur mairie-guemene-penfao.fr (consulté le ).
  31. « 44067 Guémené-Penfao (Loire-Atlantique) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).
  32. Conseil-général.com
  33. intérieur.gouv.fr
  34. « M. Étienne Faisfeu maire de Guémené-Penfao », Ouest-France (archives du journal),‎
  35. Notice LEBLAY Eugène, Marie par Jacques Cousin, version mise en ligne le 12 mai 2011, dernière modification le 8 mars 2016
  36. « Guémené-Penfao. Yannick Bigaud devient maire honoraire », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  37. « Municipales à Guémené-Penfao. Isabelle Barathon-Bazelle élue maire : Lundi soir 25 mai, à la salle des fêtes de Guémené-Penfao, les nouveaux conseillers municipaux ont pris officiellement leurs fonctions. Isabelle Barathon-Bazelle y a été élue maire. », Ouest-France,‎ (lire en ligne)
  38. « La grille communale de densité », Insee (consulté le ), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  39. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  40. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  41. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  42. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  43. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Guémené-Penfao (44067) », (consulté le ).
  44. Insee, « Évolution et structure de la population en 2021 - Département de la Loire-Atlantique (44) », (consulté le ).
  45. Notice no PA44000032, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  46. Nommée « Chapelle des Lieux Saints » sur la carte IGN 1/25 000 1221 Guémené-Penfao Nozay.
  47. Fresques de la chapelle Sainte-Anne
  48. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », La Diane française, 1943, cité dans : Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris, Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  49. Cité sur une page de blog-Médiapart.
  50. Marcel Ancelin, « Comment j'ai construit mon « Pou du ciel ». Artiste de cinéma, pêcheur à la ligne, hôtelier-restaurateur, Géo Laby est aussi un fervent de l'aviation », sur Gallica, L'Ouest-Éclair, (consulté le ), p. 6.