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Gouvernement William Henry Waddington

gouvernement de la Troisième République en France du 4 février 1879 au 21 décembre 1879
(Redirigé depuis Gouvernement William Henri Waddington)
Gouvernement William Henry Waddington

Troisième République

Description de cette image, également commentée ci-après
Président du Conseil William Henry Waddington
Formation
Fin
Durée 10 mois et 17 jours
Composition initiale
Parti politique Gauche républicaine
Ministres 10
Représentation
IIe législature
313 / 521
Drapeau de la France

Le gouvernement William Henry Waddington est le gouvernement de la Troisième République en France du au .

Nommé par le président Jules Grévy, William Henry Waddington forme un gouvernement qui doit occuper le terrain politique en l’absence de chef républicain de valeur qui convienne à la fois à la Chambre et au président.

Sommaire

HistoriqueModifier

En 1879, le président du Conseil, Jules Dufaure, le chef des républicains, mène le gouvernement de la République, mais il a 81 ans et décide de démissionner. Pour le remplacer, le président Jules Grévy ne veut pas nommer Gambetta, le grand héros de la république, qui lui ferait trop d’ombre, ni son partisan, Ferry, trop protectionniste pour cette majorité plutôt libérale. Il lui préfère Waddington, une personnalité de second plan. Waddington, ministre des Affaires étrangères du gouvernement précédent. Waddington forme donc son gouvernement. Il décide d’abord de conserver le ministère des Affaires étrangères et de confirmer dans leurs fonctions : le général Gresley à la Guerre, Léon Say aux Finances, Charles de Freycinet aux Travaux publics et Émile de Marcère à l’Intérieur et aux Cultes. Pour le reste, il nomme : à l’Instruction, Jules Ferry ; à la Justice, Le Royer (avocat de formation).

Le gouvernement est formé et doit occuper le terrain politique en l’absence de chef républicain de valeur qui convienne à la fois à la Chambre et à Grévy.

CompositionModifier

Présidence du ConseilModifier

Fonction Image Nom Parti politique
  Président du Conseil des ministres   William Henry Waddington Gauche républicaine

MinistèresModifier

Fonction Image Nom Parti politique
  Ministre des Affaires étrangères   William Henry Waddington[1] Gauche républicaine
  Ministre de la Justice   Philippe Le Royer Gauche républicaine
  Ministre de l’Intérieur   Émile de Marcère Gauche républicaine
Ministre de la Guerre   Henri Gresley[1]
Ministre de la Marine et des Colonies   Jean Bernardin Jauréguiberry
  Ministre de l'Instruction publique, des Beaux-arts et des Cultes   Jules Ferry Républicains opportunistes
  Ministre des Finances   Léon Say[1] Gauche républicaine
  Ministre des Travaux publics   Charles de Freycinet Républicains opportunistes
  Ministre de l'Agriculture et du Commerce   Charles Lepère

(du au )

Gauche républicaine
    Pierre Tirard

(du au )

Républicains opportunistes
  Ministre des Postes et Télégraphes   'Adolphe Cochery'[2] Gauche républicaine

Sous-secrétariats d’ÉtatModifier

Nomination du 7 février 1879Modifier

Nomination du 13 février 1879Modifier

Remaniement du 4 mars 1879Modifier

DémissionsModifier
  • Cessation des fonctions de Jules Develle, sous-secrétaire d'État à l'Intérieur
  • Cessation des fonctions d'Émile Deshayes de Marcère, ministre de l'Intérieur
  • Cessation des fonctions d'Émile Deshayes de Marcère, ministre des Cultes, par intérim
Nouveaux membres ou changements de fonctionModifier
  • Ministre de l'Intérieur et des Cultes : Charles Lepère précédemment « ministre de l'Agriculture et du Commerce »
  • Sous-secrétaire d'État à l'Intérieur et aux Cultes : Félix Martin-Feuillée

Nomination du 5 mars 1879Modifier

BilanModifier

Gouvernement de transition après la démission du Président Patrice de Mac Mahon, son bilan n'est pas négligeable. On lui doit notamment l'amnistie partielle des communards - Clemenceau et d'autres réclament l'amnistie pleine et entière, qui ne sera votée qu'à la fin 1880 - et le retour du Parlement à Paris; l'adoption de la Marseillaise comme hymne national; la création des écoles normales départementales. Le plan Freycinet vise à développer le réseau de chemins de fer. Mais le gouvernement est surtout marqué par la personnalité de Jules Ferry qui défend ses projets de réforme de l'école et de l'enseignement supérieur. Il obtient l'interdiction d'enseignement aux congrégations non autorisées qui a pour objectif d'écarter les jésuites.

Fin du gouvernement et passation des pouvoirsModifier

Le , William Henri Waddington, confronté à l'hostilité de la gauche, voit son ministère se disloquer après les démissions de Le Royer et Goblet (11 décembre). Il remet à son tour la démission du Gouvernement, sans avoir été mis en minorité, à Jules Grévy, président de la République.

Le , Jules Grévy nomme Charles de Freycinet, un républicain opportuniste, à la présidence du Conseil des ministres.

Voir aussiModifier

RéférencesModifier

  1. a b c et d Membre du précédent gouvernement ayant conservé son poste
  2. Création d'un nouveau ministère