Émile de Marcère

personnalité politique française

Émile de Marcère
Illustration.
Émile de Marcère, par Étienne Carjat (1828-1906). Musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg.
Fonctions
Ministre français de l’Intérieur

(6 mois et 27 jours)
Président Patrice de Mac Mahon
Gouvernement Jules Dufaure IV
Prédécesseur Amable Ricard
Successeur Jules Simon

(1 an, 2 mois et 18 jours)
Président Patrice de Mac Mahon
Jules Grévy
Gouvernement Jules Dufaure V
William Henry Waddington
Prédécesseur Charles Welche
Successeur Charles Lepère
Sénateur inamovible

(34 ans, 1 mois et 29 jours)
Prédécesseur Louis-Madeleine-Clair-Hippolyte Gaulthier de Rumilly
Député français

(8 ans et 8 jours)
Circonscription 2e d'Avesnes
Prédécesseur Lui-même
Successeur Maxime Lecomte

(5 ans et 28 jours)
Circonscription Nord
Successeur Lui-même
Maire de Messei

(20 ans)
Biographie
Nom de naissance Émile Louis Gustave Deshayes de Marcère
Date de naissance
Lieu de naissance Domfront (Orne, France)
Date de décès (à 90 ans)
Lieu de décès Messei (Orne, France)
Nationalité Française
Parti politique Centre gauche
Opportunisme
Père Louis Émile Deshayes de Marcère (1791-1828)
Mère Renée Françoise de Neufville
Conjoint Charlotte-Louise Simmonneau de Songois (1839-1870)
Enfants Édouard-Louis-Yves
Yvonne-Joséphine-Marie
Gabrielle
Renée-Émilie-Alexandrine
Diplômé de Université de Caen
Profession Magistrat

Signature de Émile de Marcère

Émile de Marcère est un homme politique français, né le à Domfront (Orne) et mort le à Messei (Orne).

Représentant en 1871, député de 1871 à 1884, plusieurs ministre de l'Intérieur entre 1876 et 1879, il est le dernier sénateur inamovible de la IIIe République. Son action parlementaire, marquée par une vive défense des idées républicaines contre les idées monarchistes, a contribué à affermir les institutions et à décentraliser le pouvoir, en donnant notamment plus de libertés aux conseils généraux et municipaux. Il participa également à la rédaction des lois constitutionnelles de 1875.

Situation personnelleModifier

OriginesModifier

Fils de Louis Émile Deshayes de Marcère (1791-1828), ancien garde du corps du roi, officier au 8e régiment d'infanterie légère, maire de Banvou (1826-1827), et de Renée Françoise de Neufville[1],[2], Émile de Marcère appartient à une vieille famille de Normandie, les des Hayes, maintenue dans l'élection de Rouen, le . Cette famille possédait les fiefs nobles de Bonneval, Gauvinière et Marcère (ou Marçaire). Ses armes sont : De gueules, à la croix d'argent, chargée d'un croissant de sable en cœur et de quatre merlettes de même[3].

Vie privée et familialeModifier

Il est marié à Charlotte-Louise Simmonneau de Songois (1839-1870), avec qui il a quatre enfants :

  • Édouard-Louis-Yves (né le à Arras, mort en ), haut fonctionnaire, attaché au Ministère de l'intérieur (1878-1879), chef de cabinet du préfet de la Loire-Inférieure (1882), sous-préfet de Vire (1885), secrétaire général de la préfecture de l'Hérault (1887), puis d'Ille-et-Vilaine (1890), sous-préfet d'Abbeville (1891), préfet de l'Yonne (1896) et de l'Aube (1898), trésorier-payeur général de la Haute-Saône (1900) puis à la perception du XVe arrondissement de Paris (1900) et du XVIIIe arrondissement (1901), maire de Messei. Épouse Marie Flament. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques[4]; sa fille, Odette de Marcère, meurt accidentellement, en 1968, sans postérité.
  • Yvonne-Joséphie-Marie (1860-1920), propriétaire, sans alliance;
  • Gabrielle, morte enfant;
  • Renée-Émilie-Alexandrine (1866-1945) épouse Georges-Albert Christophle, le fils du député de l'Orne et ancien ministre des Travaux Publics Albert Christophle[5].

Formation et carrière professionnelleModifier

Lauréat de la faculté de droit de l'université de Caen, il soutient en 1849 une thèse intitulée Des actes juridiques entre époux[6]. Après avoir été attaché quelque temps au ministère de la Justice, il entre ensuite dans la magistrature sous le Second Empire et devient substitut à Soissons le , puis à Arras le , procureur à Saint-Pol-sur-Ternoise en 1861, président du tribunal d'Avesnes-le-Comte, en 1863, et enfin conseiller à la Cour impériale de Douai en 1865.

Parcours politiqueModifier

Débuts et élection comme députéModifier

 
Caricature d'Émile de Marcère par Charles Gilbert-Martin, 1875.

Il fait son entrée en politique en 1871, en publiant au moment des élections législatives une Lettre aux électeurs à l'occasion des élections pour la Constituante de 1871. Élu député du Nord le [7], il se rallie à l'idée républicaine et siégea au Centre gauche, groupe dont il fut l'un des fondateurs, et soutint la politique d'Adolphe Thiers. Il se montre attaché aux idées de décentralisation et au maintien des institutions républicaines, idées qu'il défend dans une brochure intitulée La République et les conservateurs. Entre 1871 et 1875, il prononce de nombreux discours portant notamment sur l'organisation des conseils généraux et les élections municipales. Il attaque très habilement la disposition de prorogation des conseils municipaux dans un projet de loi dont le rapport lui avait été confié et qu'il publie à profusion, aux frais des gauches, dans les départements. Le , il réaffirme à la tribune de l'Assemblée Nationale une formelle adhésion à la République, en déclarant: « Dans un pays de démocratie et de suffrage universel, la République est seule possible ». Il vote contre le septennat, considéré comme une manœuvre politique visant à faciliter la venue au pouvoir du comte de Paris, contre la loi des maires et contribua en au renversement du cabinet de l'ordre moral du monarchiste Albert de Broglie.

 
La commission des Trente présidée par Batbie, en , réunie dans une des salles du Musée de Versailles, gravure de Amédée Daudenarde, d'après un dessin de Gustave Janet et un croquis de Jules Pelcoq.

Il vote l'Amendement Wallon sur les Lois constitutionnelles de 1875 et se retrouve ensuite membre de la Commission des Trente, chargée d'élaborer les lois constitutionnelles complémentaires. Le , il est élu député du Centre gauche de la 2e circonscription d'Avesnes (Nord)[8]. Il indique dans sa profession de foi : « Aujourd’hui, la République est fondée ; il faut la garder. Tout changement serait une cause de révolutions nouvelles et successives. »

Responsabilités ministériellesModifier

 
Portrait d’Émile de Marcère en 1878 par Pierre Petit.

Arrivée au ministère de l'Intérieur et premières mesuresModifier

Il entre au gouvernement présidé par Jules Dufaure le comme sous-secrétaire d'État à l'Intérieur puis comme ministre de l'Intérieur () à la mort d'Amable Ricard. Il tente alors, malgré les difficultés venues en partie de l'entourage du Maréchal de Mac-Mahon, quelques modifications dans le personnel de l'administration départementale et évoqua souvent l'intention du gouvernement de laisser plus de liberté dans les élections et sur la nomination de certains maires. Le , lors du débat sur le mode de nomination des maires, Marcère s’oppose à Gambetta. Marcère défend la position conservatrice, celle de la nomination par le gouvernement, héritée du Second Empire. Son argument consiste à expliquer que les conseils municipaux ne sont pas encore entièrement acquis à la cause de la République. Gambetta, quant à lui, juge ce procédé incompatible avec un régime républicain. Lors du vote, l’Assemblée soutient Marcère[9]. Gambetta, ayant voté contre, lui aurait alors dit : « Vous l'avez emporté, mais c'est une victoire à la Pyrrhus, et vous vous en souviendrez ! »[10].

De l'opposition aux monarchistes à la crise du 16 mai 1877Modifier

En butte aux attaques des monarchistes pour ses idées républicaines, il doit donner avec le gouvernement dont il fait partie sa démission en . Jules Simon succède à Jules Dufaure comme président du Conseil. Il devient alors président du parti de Centre gauche à l'Assemblée et remet en avant ses idées républicaines. En ralliant les Républicains à sa cause, de Devoucoux à Louis Blanc, il obtient la dissolution de la Chambre, à la suite de l'ordre du jour de défiance qui est voté par le célèbre manifeste des 363 et qui demande le la démission du gouvernement d'Albert de Broglie formé le « contrairement à la loi des majorités »[11].

Marcère parvient à se faire réélire le dans sa circonscription d'Avesnes (Nord)[12]. Nommé au comité directeur des gauches (comité des dix-huit), il forme, le une commission d'enquête parlementaire sur les agissements de l'administration née de la crise du 16 mai 1877. Devant la formation d'un nouveau gouvernement présidé par Gaétan de Rochebouët, franchement antiparlementaire, et dont les membres sont choisis en dehors de la majorité parlementaire, Marcère dépose une motion par 315 voix contre 204 dans laquelle la Chambre déclare refuser d'entrer en rapport avec lui et se décider à « ne reconnaître qu'un ministère formé selon les règles parlementaires et respectueux des droits du suffrage universel »[13].

Mac Mahon se soumet, Marcère revient aux affairesModifier

Le maréchal de Mac Mahon, pliant devant l'attaque, se soumet et accepte de modifier sa politique, Marcère revient aux affaires le avec le portefeuille de l'Intérieur dans le nouveau cabinet Dufaure. Il remplace, dès le , 83 préfets installés par le gouvernement d'Albert de Broglie en et montre un esprit très libéral pour toutes les élections en modifiant notamment le personnel des maires, dans un sens républicain. Il nomme ainsi un jeune sous-préfet, Paul Deschanel, qui a été son secrétaire au ministère de l’Intérieur et qui deviendra président de la République[14]. Il déclare à cette occasion qu'il ira « non jusqu'au bout de la légalité, mais jusqu'au bout de la liberté ».

Scandale à la Préfecture de police et démissionModifier

 
Le journal La Lanterne, à l'origine du scandale de la Préfecture de la Police.

Il conserve son portefeuille dans le cabinet de William Henry Waddington () mais doit démissionner le à la suite d'un scandale à la préfecture de police dévoilé par le journal La Lanterne, au sujet d'abus graves commis par la police. Marcère est en réalité soupçonné d'avoir couvert les agissements du Préfet de police, Albert Gigot, et ne pas avoir procédé à l'épuration des cadres de la Préfecture de police hérités du Second Empire. Interpellé par le radical Georges Clemenceau qui le somme de s'expliquer, il défend le même jour, à la tribune, la nécessité d'une police politique pour protéger la République de ceux qui ont encore l'espoir de la renverser :

« Est-ce qu'il n'y a plus de partis adversaires de la République? Certes ces partis sont impuissants, ils le savent bien, mais vous admettrez bien avec moi qu'il est utile qu'on les surveille et qu'on sache ce qu'ils font[15]. »

En réalité, Marcère fait les frais de pressions exercées par Gambetta qui juge le gouvernement trop ressemblant à ceux de la monarchie de Juillet[16], en particulier dans ses aspects les plus conservateurs et autoritaires. Ne trouvant aucun appui dans les rangs du gouvernement et de l'assemblée, Marcère présente sa démission. Il est alors remplacé par Charles Lepère, précédemment ministre de l'agriculture et du commerce. Cette chute devait entraîner le déclin du Centre gauche, qui tenait le gouvernement depuis [17], et amorce l'avènement de la Gauche républicaine de Jules Grévy et Jules Ferry[18].

Activités parlementairesModifier

En parallèle, il ne cesse ses travaux parlementaires. En , il est rapporteur en faveur du projet de rétablissement du divorce. Il appuie également les projets de loi sur les délits de presse et de colportage. Réélu député le [19], il dirige un temps le journal Le Soir (1882). En 1882, il est rapporteur du projet d'organisation municipale. Marcère ne délaisse pas la vie mondaine. Fréquentant le cercle de Juliette Adam, il estime que son salon « fut le centre du mouvement politique qui se produisait à Paris et dans les groupes parlementaires et son influence se fit sentir soit dans les délibérations de l'assemblée et des Chambres, soit dans la composition des ministères »[20].

Sénateur à vieModifier

 
Émile de Marcère, sénateur inamovible.

Marcère est élu sénateur inamovible le [21], par 130 voix sur 167[22]. Il devient le président du Centre gauche à la Chambre haute et poursuit la même ligne politique qu'à l'Assemblée Nationale. Il rapporte le projet d'augmentation du nombre des conseillers généraux. Farouche défenseur des idées républicaines, il vote toutefois contre l'expulsion des princes. Le , il soutient le rétablissement du scrutin d'arrondissement. Le , il est élu le 6e, par 187 voix, membre de la commission sénatoriale des Neuf, chargée de l'instruction et de la mise en accusation du Général Boulanger devant la Haute Cour de justice. Parallèlement, il fonde la même année un nouveau parti, « l'Union libérale » qui a pour but de moderniser le vieux Centre gauche[23]. Le , il préside une commission extraparlementaire chargée de « rechercher les moyens propres à assurer une surveillance plus étroite des vagabonds et gens sans aveu, et à faciliter la découverte des auteurs de crimes et délits ». En 1899, en plein cœur de l'Affaire Dreyfus, il prend la décision de rompre avec le « consensus républicain » et propose, dans la mouvance idéologique de la Ligue de la patrie française, une révision de la Constitution de 1875 qu'il avait pourtant contribué à rédiger[24]. Comme de nombreux hommes politiques de son temps, Marcère ne reste pas étranger au monde des Affaires ; il est président du Conseil d'administration de la Compagnie des mines de Béthune et administrateur du Crédit foncier[11]. Il est un des fondateurs du Comité antimaçonnique de Paris, qui se transforme en 1904 en Association antimaçonnique de France[25]. Dans son Histoire de la République, Marcère se montre indulgent pour Mac Mahon, dont il minimise l'opposition aux Républicains en accusant l'influence de son entourage[26], admire le royaliste Albert de Mun et ne cache pas son aversion pour le républicain Gambetta. Il publie en 1914 un ouvrage historique, Vision d'un siècle, rassemblant ses opinions sur l'évolution politique de la France au XIXe siècle, ouvrage défendant sa vision d'une république libérale, conservatrice et favorable à la religion catholique, et professant des opinions antimaçonniques et antisémites, déjà très présentes dans son Histoire de la République, publiée de 1904 à 1910 :

« Telle était déjà à cette époque l'action de la Franc-Maçonnerie, qui sut tourner à l'avantage de son œuvre de ténèbres la notion si chère aux Français de la liberté [...] Les ennemis de notre race, qui tendent à la détruire dans ses éléments essentiels [...] ont travaillé dans l'ombre. »

— L'Assemblée nationale de 1871, tome II, p. 174

Il siége au Sénat jusqu'à sa mort en 1918. Il est à ce titre le dernier sénateur inamovible[27]. Son corps est inhumé au cimetière de Banvou, dans l'Orne.

Détail des mandats et fonctionsModifier

Au gouvernementModifier

Au ParlementModifier

Au niveau localModifier

GalerieModifier

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RésidenceModifier

DécorationsModifier

PublicationsModifier

MonographiesModifier

  • Politique d'un provincial, lettres d'un oncle à son neveu[29], Charles Douniol libraire éditeur, Paris, 1869, 410 p.
  • La République et les conservateurs, E. Lachaud, Paris, 1871, 110 p. lire en ligne sur Gallica
  • Entretiens et souvenirs politiques...[I. 1892-1893 ; II. 1893-1894], Société des écrivains français, 2 vol. in-18, Paris, 1894.
  • L'Assemblée nationale de 1871, [I. Gouvernement de M. Thiers - II. La Présidence du maréchal de Mac-Mahon], Plon, Nourrit et Cie, Paris, 1904-1907, 2 vol., 270 p. lire en ligne sur Gallica
  • Histoire de la République, de 1876 à 1879... [1. De la fin de l'Assemblée nationale au [30]; 2. Le Seize mai et la fin du septennat[31]], Plon-Nourrit et Cie, 2 vol. in-16, Paris, 1908-1910, 288 p.
  • Vision d’un siècle. Souvenirs d’un témoin, Plon, Paris, 1914, 302 p. lire en ligne sur Gallica

RevuesModifier

  • Le Cardinal de Bonnechose et la société contemporaine, Paris, Nouvelle Revue, 1887, 56 p.
  • La Constitution de 1875, Paris, Nouvelle Revue Française, 1888, 45 p.
  • La Question religieuse, Paris, Nouvelle Revue, 1891, 33 p.
  • La Constitution et la constituante : lettre à M. Marcel Fournier, Paris, Revue politique et parlementaire, 1899, 23 p.

Lettres, discours et conférencesModifier

  • Lettre aux électeurs à l'occasion des élections pour la Constituante, impr. de Vve Céret-Carpentier, Douai, 1871, 28 p. lire en ligne sur Gallica
  • Lettre aux électeurs, Folloppe, Flers, 1873, 31 p. lire en ligne sur Gallica
  • Discours : deuxième délibération sur le projet de loi électorale : à l'Assemblée Nationale, le / prononcé par M. de Marcère, Paris, Publications législatives (libr.), Wittersheim et Cie, 1875, 39 p.
  • Discours prononcé à Maubeuge : , Paris, Dupont, 1879, 43 p.
  • Lettre de M. de Marcère, L'Écho du Nord, .
  • Conférence au profit de la ligue contre l'athéisme, le  : De l'idéal et de la politique, Paris, Mouillot, 1889, 13 p.
  • Discours prononcé dans la discussion du projet de loi sur les dépenses ordinaires de l'instruction primaire publique et les traitements du personnel de ce service, Paris, Mouillot, 1889, 19 p.
  • Discours prononcé au Sénat le , Paris, Mouillot, 1891, 20 p.
  • Discours, Paris, Dupont, s.d., 24 p.
  • Discours prononcé aux assises de « la Pomme » : à Honfleur le , Flers, Lévesque, 1898, 10 p.
  • Discours : Distribution des prix du Lycée d'Alençon 1898-1899, Flers, Lévesque, 1899, 12 p.
  • Assemblée générale de « La Patrie française » : discours du , Paris, s.n., 1905, 32 p.

Travaux universitairesModifier

  • Des actes juridiques entre époux, Thèse : Université de Caen, 1849.

ArchivesModifier

  • Une partie importante des archives de la famille de Marcère sont présentes au service des Archives du Pays de Flers (Orne). Près de 12 ml.sont conservés sous la cote 42 S. Ce fonds rassemble des papiers familiaux portant sur la région de Banvou (Orne), les activités politiques et littéraires d'Emile de Marcère et de son fils Edouard (1858-1943), préfet et conseiller général. Un répertoire est disponible. Consultation sur place.

RéférencesModifier

NotesModifier

  1. Édouard de Marcère, Les de Neufville de Banvou d'Auvilliers et du Boisguillaume, Follope, s.d., 68 p.
  2. Archives départementales de l'Orne.
  3. Louis de Magny, Armorial de France, 1874-1875, 2 tomes.
  4. Les Sociétés d'assurances mutuelles contre la mortalité du bétail et les syndicats agricoles de l'arrondissement de Domfront, H. Delesques, 1904, 21 p., La Prusse et la rive gauche du Rhin, le traité de Bâle, 1794-1795, d'après des documents inédits tirés du ministère des Affaires étrangères, F. Alcan, 1918, 244 p., La Région de Flers depuis la Révolution française, H. Delesques, Caen, 1905, 249 p., La Décentralisation. Projet de réforme de la loi municipale du 5 avril 1884, L. Larose, Paris, 1895, 135 p.
  5. Vincent Wright, Les Préfets de l'Orne, PUPS.
  6. Emile-Louis-Gustave Deshayes de Marcère, Des actes juridiques entre époux, Caen, Impr. de B. de Laporte, 1849. Disponible à l'Université de Caen.
  7. par 204 588 voix sur 262 967 votants.
  8. par 10.202 voix sur 17.413 votants.
  9. Emile de Marcère, Histoire de la République, Tome 1, pp.98-100.
  10. Émile de Marcère, op.cit., p.100.
  11. a et b Odette Hardy-Hemery, L'Envers d'une fusillade, L'Harmattan, p. 44.
  12. par 9 526 voix sur 18 748 votants, contre 8 945 voix à M. Bottieau.
  13. Charles de Freycinet, Souvenirs 1848-1878, vol. 1, chap. XII, « Le 16 mai - La Dissolution », Delagrave, 1912.
  14. Marcel Couturier et Paulette Couturier, Eure-et-Loir, aperçus sur l'administration préfectorale : hommes et événements (1800-1940), Chartres, Société archéologique d'Eure-et-Loir, , 114 p.
  15. Jean-Marc Berlière, Le Monde des polices en France, Éditions complexe, p.136.
  16. Guillaume Sacriste, Droit, histoire et politique en 1900. Sur quelques implications politiques de la méthode du droit constitutionnel à la fin du XIXe siècle, dans La Science juridique entre politique et sciences humaines (XIXe-XXe s.), Frédéric Audren et alii, Revue d'Histoire des Sciences Humaines, Presses Universitaires du Septentrion.
  17. Emile de Marcère, Le Seize mai et la fin du septennat, p.VIII.
  18. Emile de Marcère, Le Seize mai et la fin du septennat, p.12.
  19. par 10 173 voix sur 16 007, contre 5 012 à M. Lecomte, radical.
  20. Cité par Anne Martin-Fugier, Les Salons de la IIIe République : Art, littérature, politique, Perrin, 2003, p.378.
  21. en remplacement de M. Gauthier de Rumilly, décédé.
  22. contre 7 voix à M. Leroy-Beaulieu et 18 bulletins blancs.
  23. La République en quête de Constitution, séminaire préparatoire de Sciences Politiques, 9 janvier 2006.
  24. Guillaume Sacriste, "Sur quelques implications politiques de la méthode du droit constitutionnel à la fin du XIXe siècle". Revue d’histoire des Sciences Humaines, vol. 1, n°4, Presses Universitaires du Septentrion, 2001, p.71.
  25. http://www.19e.org/chronologie/francmaconnerie.htm.
  26. Emile de Marcère, Le Seize mai et la fin du septennant, p.36.
  27. Jean-Marc Guislin, « Le devenir des représentants à l'Assemblée nationale de 1871 », Parlement[s], Revue d'histoire politique, no 16,‎ , p. 61–78 (ISSN 1768-6520, lire en ligne  , consulté le ).
  28. C.-E. Curinier (Dir.), Dictionnaire national des contemporains : contenant les notices des membres de l'Institut de France, du gouvernement et du parlement français, de l'Académie de médecine..., tome 1er, 1899-1919, Paris, Office général d'éd. de librairie et d'imp., p.247.
  29. (en) « La politique d'un provincial, lettres d'un oncle à son neveu. », sur HathiTrust (consulté le ).
  30. https://archive.org/stream/histoiredelarpu00marcgoog#page/n7/mode/2up.
  31. https://archive.org/stream/leseizemaietlafi00marc#page/n5/mode/2up.

Liens externesModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  : sources utilisées de manière significative pour la rédaction de cet article

Marcère par ses contemporainsModifier

Marcère par les historiens actuelsModifier

  • Jean-Marc Berlière, Le Monde des polices en France, Éditions complexe, 1999, 275 p.
  • Jean-Marc Berlière et Marie Vogel, « Aux origines de la police politique républicaine », Criminocorpus, revue hypermédia [En ligne], Histoire de la police, Articles, mis en ligne le 01 , consulté le . URL : http://criminocorpus.revues.org/257
  • Jean Garrigues, Léon Say et le Centre gauche 1871-1896. La grande bourgeoisie libérale dans les débuts de la Troisième République, Thèse de doctorat « nouveau régime », université de Paris X - Nanterre, , 3 vol. 1253 + 80 p. d'annexes.
  • Jean-Louis Goglin, Messei : Un regard sur son passé. Le conseil municipal raconte, R.C.P. Coulon éditions, 2011, 169 p.
  • Odette Hardy-Hémery, L'Envers d'une fusillade : Fourmies,  : Un patron face à la grève, L'Harmattan, 2000, 202 p.
  • Anne Martin-Fugier, Les Salons de la IIIe République : Art, littérature, politique, Perrin, 2003, 378 p.
  • Jean-Marie Mayeur, Alain Corbin & A. Schweitz, Les Immortels du Sénat : 1875-1918 : Les cent seize inamovibles de la Troisième République, Publications de la Sorbonne, 1995, 512 p.
  • Francis Przybyla, Les Parlementaires du Nord et leur activité législative au début de la Troisième République (1881-1889), Thèse de doctorat, Université Charles de Gaulle - Lille III, , 5 vol., 1036 p.
  • Francis Przybyla, Le Blé, le Sucre et le Charbon. Les parlementaires du Nord et leur action (1881-1889), Presses Univ. Septentrion, 2007, 448p. + dépliant
  • Guillaume Sacriste, "Sur quelques implications politiques de la méthode du droit constitutionnel à la fin du XIXe siècle". Revue d'Histoire des Sciences Humaines, vol.1, n°4, Presses Universitaires du Septentrion, 2001, pp.69-94. Disponible sur : http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=RHSH_004_0069 [dernière consultation le 27/10/2011].
  • Benoît Yvert (Dir.), Dictionnaire des ministres (1789-1989), Paris, Perrin, 1989, p.533.