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Gigny-sur-Saône

commune française du département de Saône-et-Loire

Gigny-sur-Saône
Gigny-sur-Saône
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Arrondissement de Chalon-sur-Saône
Canton Tournus
Intercommunalité Communauté de communes entre Saône et Grosne
Maire Jacques Valfré
Code postal 71240
Code commune 71219
Démographie
Population
municipale
537 hab. (2016 en diminution de 1,29 % par rapport à 2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 43″ nord, 4° 56′ 49″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 183 m
Superficie 14,36 km2
Localisation

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Liens
Site web gigny-sur-saone.fr

Gigny-sur-Saône est une commune française située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

La commune est située sur la rive droite de la Saône, entre Chalon-sur-Saône et Tournus, à quelques kilomètres de Sennecey-le-Grand et à une vingtaine de kilomètres de Chalon-sur-Saône[1].

Communes limitrophesModifier

  Marnay  
Saint-Cyr
Sennecey-le-Grand
N Saint-Germain-du-Plain
Ormes
O    Gigny-sur-Saône    E
S
Boyer

Accès et transportsModifier

HameauxModifier

Il y a le Bourg et les hameaux de l'Épervière, Lampagny et la Colonne.

Géologie et reliefModifier

L'altitude moyenne de la commune est de 175 mètres, la superficie représente 1 436 hectares dont 300 hectares sont en forêt[1]. Il y a très peu de pente sur ce village. Les sols ont pour origine l'ère du quaternaire ancien et du quaternaire récent (bord de Saône)[2].

HydrographieModifier

La Saône passe dans la commune. À cause du peu de pente en relief, 2/3 de la commune est en zone inondable[3].

ClimatologieModifier

C'est un climat tempéré à légère tendance continentale avec des étés chauds et des hivers froids[4], avec une amplitude thermique assez importante entre ces deux saisons. Les précipitations sont assez hétérogène sur l'année, avec un mois de mai le plus pluvieux de l'année. Le vent qui souffle une partie de l'année est la bise.

Valeurs climatiques de Mâcon, car Gigny-sur-Saône est située au nord de cette ville.

Mâcon

Pour la ville de Mâcon (216 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Mâcon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0,7 2,5 5,2 8,9 12,3 12,4 13,9 11,1 7,5 2,9 0,1 6,6
Température moyenne (°C) 2,1 4 6,8 10 13,9 17,5 20,1 19,4 16,4 11,7 6 2,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,9 7,3 11,1 14,8 18,9 22,8 25,7 24,9 21,7 15,9 9,1 5,3 15,2
Précipitations (mm) 66,3 60,9 58,7 69,4 85,9 74,7 58,1 77,1 75,7 71,7 72,7 70,4 841,4
Source : Infoclimat : Mâcon (1961-1990)[5]


ToponymieModifier

HistoireModifier

Au hameau de la Colonne, il y avait l'un des plus anciens ports romain sur le bord de la Saône[1]. Le château de l'Épervière a été construit aux XVIe et XVIIIe siècles[1]. La chapelle du bourg de la commune, appelée chapelle Demangin , fut construite à la fin du Moyen-âge et conservait, jusqu'à la construction de l'église de l'épervière au XIXe siècle, un autel en marbre rose et fut pendant une certaine période chapelle du château de l'épervière.

Au hameau de l'épervière se situe l'église de l'épervière qui fut érigée en 1863 et fut appelée église st Pancrace pour vénérer le martyr St Pancrace, exécuté à Rome en 304 pour sa foi chrétienne. Le château de l'association des petits frères des pauvres, appelé autrefois château de Madame Tamain, fut construit en 1925 et héberge aujourd'hui des personnes âgées. Se trouve à côté un gîte qui était encore à l'époque le presbytère appartenant à l'église.

À quelques mètres plus loin se trouve la Mairie, où se situait à l'époque une école de garçons, l'école de filles se trouvait dans l'école actuelle. A Gigny-sur-Saône, on trouvait à l'époque des paysans, des fermiers et leurs familles, qui travaillaient pour le châtelain de l'épervière, autrement dit le seigneur, qui résidait dans le château de l'épervière, l'actuel camping aujourd'hui. Progressivement, des descendants de ces familles construisirent des maisons pour se loger et abriter leurs progéniture. Ainsi, dans les années 1920 et 1930, on trouve plusieurs familles ayant leurs fermes et se trouvant dans tous les hameaux de la commune. Avec l'arrivée progressives des lotissements de La Palouse, Gigny gagne des habitants.

Aujourd'hui on y trouve un plateau sportif, un cimetière aménagé au XIXe siècle où sont enterrés les défunts de la commune, un camping, des gîtes et chambres d'hôtes et une association culturelle organisant des ateliers culturels, appelé L'art de lier.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs[6]
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 2015 en cours Jacques Valfré    
mai 2015 août 2015[7] Michel Philippe[8]    
juin 2012 avril 2015 Jean-Marc Castel    
juin 1995 juin 2012 Marie-Madeleine Blondot    
1994 juin 1995 Louis Gay    
mars 1989 1994 André Gras    
mars 1977 mars 1989 Georges Vachey    
mars 1971 mars 1977 Cyprien Gay    
mars 1965 mars 1971 Edmond Virey    
mars 1959 mars 1965 Monique Moinet    
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[10].

En 2016, la commune comptait 537 habitants[Note 1], en diminution de 1,29 % par rapport à 2011 (Saône-et-Loire : -0,18 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9389819141 0081 0241 0611 0069901 002
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 009982936936909864849800772
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
742716698625621566578565563
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
486450392370401504517519554
2016 - - - - - - - -
537--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Vie localeModifier

EnseignementModifier

Cette commune possède une école avec deux classes primaires (niveau CM 1 et CM 2) en RPI avec les communes de Marnay et Saint-Cyr[3].

SantéModifier

Il n'y a pas de médecin généraliste dans ce village. Le centre hospitalier le plus proche se situe à Chalon-sur-Saône.

CultesModifier

Culte catholique dans l'église du village.

SportsModifier

Ce village possède un stade de football, mais qui n'est plus utilisé depuis la disparition du club de football local. Le club de foot a été créé en 1959 et disparu en 2011. Il était essentiellement composé d'habitants de la commune de Gigny et de ses environs. Il reste du club un vestiaire ancien conçu en 1981 qui fait suite à un ancien wagon marchandise SNCF réformé qui lui, servait de vestiaire depuis 1964. La randonnée est pratiquée sur la commune sur les chemins prévus à cet effet.

AssociationsModifier

L'association phare du village est le Comité des fêtes. Il y a aussi l'association de sauvegarde du Château de l'Épervière.

ManifestationsModifier

Ce comité des fêtes organise plusieurs manifestations : la fête champêtre au mois de juillet, la soirée d'Écheillage du maïs et ses soupes au mois d'octobre, une brocante et divers banquets et lotos[3]. Il y a également une randonnée au mois de juillet, organisée par l'association de sauvegarde du Château de l'Épervière[3].

Écologie et recyclageModifier

ÉconomieModifier

Il y a dans la commune : trois exploitations agricoles, un horticulteur, un charpentier, un carreleur, un électricien et une coiffeuse à domicile[3],[3].

Lieux et monumentsModifier

  • Les Monuments :
    • La chapelle du Bourg
    • Le château de l'Épervière
    • Le château de Gigny - géré par l'asso. des petits frères des pauvres - Devenu un EHPAD
  • Lieux :
    • La halte nautique en bord de Saône, à l'emplacement de l'ancienne écluse
    • Le plateau sportif à l'Épervière
    • Le gîte de groupe

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. a b c d et e Le Journal de Saône-et-Loire, édition du Mardi 13 décembre 2011, page local Chalon, Un jour, une commune : Gigny-sur-Saône, p.  16
  2. Terroirs et vins de France. Itinéraires œnologiques et géologiques, Éditions BRGM, Carte géologique du vignoble bourguignon (Bourgogne et Beaujolais), p. 68 et 69.
  3. a b c d e et f Le Journal de Saône-et-Loire, édition du Mardi 13 décembre 2011, page local Chalon, Un jour, une commune : Gigny-sur-Saône, p.  17
  4. André Dominé : Le vin, « La Bourgogne », p. 181.
  5. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1961-1990) Consulté le 17 décembre 2008
  6. Bulletin municipal
  7. Le Journal de Saône-et-Loire, 27 août 2015, Actualité / Saône-et-Loire : Gigny-sur-Saône (La commune à nouveau sans maire), p.  7
  8. Site du Bien Public, élu maire avec une seule voix
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Page sur Clément Demangin
  14. « Jean-Baptiste Boiret (1832-1903), l'itinéraire atypique d'un républicain », article d'Alain Dessertenne et Jean Pirou paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 185 de mars 2016, pages 2 à 5.