Gers (rivière)

cours d'eau français

le Gers
Illustration
Le Gers à Auch.
Carte.
Cours de la rivière Gers (Carte interactive)
Caractéristiques
Longueur 175,4 km [1]
Bassin 1 227 km2 [1]
Bassin collecteur Bassin de la Garonne
Débit moyen 7,06 m3/s (Layrac) [2]
Régime régime pluvial
Cours
Source près du lieu-dit la Lande
· Localisation Lannemezan
· Altitude 613 m
· Coordonnées 43° 05′ 57″ N, 0° 23′ 20″ E
Confluence Garonne
· Localisation Layrac
· Altitude 45 m
· Coordonnées 44° 08′ 42″ N, 0° 38′ 50″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Gèze, Cédon, Sousson, Talouch, Ousse, Lauze, Auchie
· Rive droite Cier, Arçon, Aulouste
Pays traversés Drapeau de la France France
Départements Gers, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées
Arrondissements Bagnères-de-Bigorre, Tarbes, Mirande, Auch, Condom, Agen
Cantons Lannemezan, Castelnau-Magnoac, Masseube, Auch-Sud-Est-Seissan, Saramon, Auch-Nord-Ouest, Jegun, Fleurance, Lectoure, Miradoux, Astaffort
Régions traversées Nouvelle-Aquitaine, Occitanie
Principales localités Auch, Fleurance, Lectoure

Sources : SANDRE:« O6--0250 », Géoportail, Banque Hydro, OpenStreetMap

Le Gers est une rivière du sud-ouest de la France, dans les deux régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, dans les trois départements Gers, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées et un affluent gauche de la Garonne. Il donne son nom à un département : le Gers.

ÉtymologieModifier

Le nom du Gers ([ʒɛʁs], ou [ʒɛːʁ[3]) est documenté sous les formes Ægirtius, de Egircio flumine, Gircius (VIe siècle)[4], in flumine Gersio (817), ad Gerz (1200), Ercius, Hercius, Iers, Iersius, Iercius (XII-XIIIe siècle), lo Giers (XIIIe siècle)[5], mais aussi Aegyrcius (1200), Ercius (XIIIe siècle), Flumen de Gierris (1389), Layga deu Geers (1477)[6].

GéographieModifier

 
Le Gers à Lannemezan.

La longueur de son cours d'eau est de 175,4 km[1]. Il coule globalement du sud vers le nord[7].

Il prend sa source sur le plateau de Lannemezan, dans les Hautes-Pyrénées, sur la commune de Lannemezan, près du lieu-dit la Lande, à 613 m d'altitude[8], et se jette dans la Garonne au sud d'Agen, en Lot-et-Garonne, sur la commune de Layrac, à 45 m d'altitude[9], à 500 mètres après être passé sous l'autoroute A62, portion de autoroute des Deux Mers, reliant Toulouse à Bordeaux.

Départements et principales villes traverséesModifier

 
La digue sur le Gers à Ornézan.

Communes et cantons traversésModifier

Dans les trois départements du Gers, Lot-et-Garonne, Hautes-Pyrénées), le Gers traverse quarante-huit communes[1] et onze cantons :

Soit en termes de cantons, le Gers prend source dans le canton de Lannemezan, traverse les canton de Castelnau-Magnoac, canton de Masseube, canton d'Auch-Sud-Est-Seissan, canton de Saramon, canton d'Auch-Nord-Ouest, canton de Jegun, canton de Fleurance, canton de Lectoure, canton de Miradoux, et conflue dans le canton d'Astaffort, et jouxte le canton d'Agen-Sud-Est[notes 1] le tout dans les arrondissement de Bagnères-de-Bigorre, arrondissement de Tarbes, arrondissement de Mirande, arrondissement d'Auch, arrondissement de Condom, arrondissement d'Agen.

Bassin versantModifier

Le Gers traverse quinze zones hydrographiques pour 1 127 km2 de superficie[1].

Organisme gestionnaireModifier

Le Sirep d'Auch sud est en prestation de service avec la société Trigone pour l'eau potable.

Principaux affluentsModifier

Rang de StrahlerModifier

HydrologieModifier

Le Gers est une rivière moyennement abondante, comme la plupart des cours d'eau de plaine du bassin aquitain.

Le Gers à LayracModifier

Son débit a été observé durant une période de 40 ans (1967-2006), à Layrac, localité du département de Lot-et-Garonne située peu avant son confluent avec la Garonne[2]. Le bassin versant de la rivière, Layrac et à 46 m d'altitude, y est de 1 190 km2[2] (soit plus de 96 % de sa totalité qui fait 1 227 km2[1]).

Le module de la rivière à Layrac est de 7,06 m3/s[2].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : O6372510 - Le Gers à Layrac pour un bassin versant de 1 190 km2 et à 46 m d'altitude[2]
(8/11/2013 - données calculées sur 40 ans de 1967 à 2006)
 

Le Gers présente des fluctuations saisonnières de débit bien marquées, comme bien souvent dans le sud de la France. Les hautes eaux se déroulent en hiver, et se caractérisent par des débits mensuels moyens allant de 9,9 à 15,5 m3/s, de décembre à mars inclus (avec un maximum très net en février). Les mois d'avril et de mai sont des mois de transition, affichant des débits encore copieux (respectivement 9,17 et 8,31 m3/s). Les basses eaux surviennent en fin d'été et en début d'automne, de fin juillet à la mi-octobre, accompagnées d'une baisse du débit moyen mensuel jusqu'au plancher de 1,67 m3 au mois de septembre. Mais les fluctuations sont bien plus prononcées sur de courtes périodes et aussi selon les années.

Étiage ou basses eauxModifier

À l'étiage, le VCN3 peut chuter jusque 0,300 m3, en cas de période quinquennale sèche, ce qui, quoique assez bas, n'est pas vraiment très sévère.

HydrographieModifier

 
Le Vieux pont de Pavie au sud d'Auch sur le Gers.

En période d'étiage, son cours est maintenu pour l'irrigation et pour les besoins l'alimentation en eau potable et de salubrité par le canal de la Neste.

CruesModifier

L'alimentation pluviale explique les sautes de son débit, les crues brutales lors d'orages qui peuvent prendre, parfois, un caractère catastrophique. Les crues peuvent être très importantes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 110 et 180 m3. Le QIX 10 est de 230 m3/s, le QIX 20 de 270 m3 et le QIX 50 de 330 m3.

Le débit instantané maximal enregistré à la station de Layrac a été de 1 040 m3/s le , tandis que la valeur journalière maximale était de 750 m3/s le de la même année. En comparant la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, il ressort que cette crue de était radicalement supérieure au niveau de crue cinquantennale calculé par le QIX 50. Il s'agissait peut-être d'une crue millennale tout à fait exceptionnelle. En effet, le débit de crue a représenté 150 fois le débit moyen, et le débit journalier de crue, 100 fois le débit moyen[10]

Pour se faire une idée de l'importance de ces débits, on peut les comparer à un des affluents de la Seine au sud-est de Paris, le Loing, réputé au XIXe siècle pour ses débordements, mais assez régularisé depuis. Le QIX 10 du Loing en fin de parcours vaut seulement 190 m3 (contre 230 pour le Gers) et son QIX 50 se monte à 270 m3 (contre 330 pour le Gers). L'on constate que malgré un bassin plus de trois fois moins étendu et un débit moyen de moins de moitié, le volume des crues du Gers l'emporte largement sur celles du Loing.

lame d'eau et débit spécifiqueModifier

Le Gers est une rivière peu abondante dans le contexte du bassin aquitain. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 191 millimètres annuellement, ce qui est peu élevé, nettement inférieur à la moyenne d'ensemble de la France, et encore plus à la moyenne de la totalité du bassin de la Garonne (384 millimètres au Mas-d'Agenais). Le débit spécifique de la rivière (ou Qsp) atteint 6,0 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin.

Aménagements et écologieModifier

GalerieModifier

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Voir aussiModifier

 

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a et b le SANDRE 2013 rajoute -?- la commune de Boé alors que celle-ci est en rive droite de la Garonne

RéférencesModifier

  1. a b c d e et f Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Gers (O6--0250) » (consulté le 30 novembre 2013)
  2. a b c d et e Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - (O6372510) » (consulté le 30 novembre 2013)
  3. La prononciation de Gers est un sujet qui fâche[Qui ?] comme le souligne Renaud Camus dans Répertoire des délicatesses du français contemporain, article « Gers », p. 208, « Le Goût des mots », Points, P.O.L., 2000 : en langue cultivée, il préconise de ne pas prononcer le s final qui reste une prononciation locale, même si elle est très répandue. Jean-Marie Pierretrecommande également la prononciation [ʒɛːʁ]. Voir Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  4. Venance Fortunat, Carmina, I, XXI
  5. BSAG, 1964, 313, in Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol. 1, 2, 3, Droz, Genève,1990-1
  6. Louis-Antoine LEJOSNE, Dictionnaire topographique du département des Hautes-Pyrénées. Révisé et annoté par Robert Aymard, Pau (Librairie du Palais, 33, rue des Cordeliers, 64000 Pau), 1 992, 204p. + carte
  7. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 30 novembre 2013)
  8. « Source du Gers » sur Géoportail (consulté le 30 novembre 2013).
  9. « confluence du Gers en rive gauche de la Garonne » sur Géoportail (consulté le 30 novembre 2013).
  10. « lgv lettre madame le ministre », sur info-layrac.blogspot.fr (consulté le 30 novembre 2013)
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