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Les Plus Beaux Villages de France

association française des plus beaux villages de France

Les Plus Beaux Villages de France
Logo de l’association
Cadre
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 1982
Identité
Siège Collonges-la-Rouge (Corrèze)
Personnages clés Charles Ceyrac
Président Maurice Chabert
Membres 158 adhérents
Site web http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org

Les Plus Beaux Villages de France est une association française créée en 1982 afin de promouvoir les arguments touristiques des communes rurales riches d'un patrimoine remarquable. Au 30 juin 2018, elle comptait 158 adhérents[1] (communes, anciennes communes ou villages dépendant d'une commune).

L'adhésion est suspendue à un certain nombre de critères sélectifs, définis dans les statuts de l'association, et propose un « programme de mise en valeur et de communication touristique ».

Les Plus Beaux Villages de France est une marque de certification privée mise à la disposition des communes qui adhèrent à l'association propriétaire et qui espèrent bénéficier de la visibilité reconnue de cette marque dans le marché du tourisme français. La marque et le logo ont été déposés à l'INPI.

Les départements de la Dordogne et de l'Aveyron sont ceux qui comptent le plus de villages adhérents (dix pour chacun d'entre eux). Le département du Vaucluse, quant à lui, a sept villages retenus pour le label. Le département du Lot est juste derrière avec six villages qui adhèrent à l'association.

HistoriqueModifier

L'association Les Plus Beaux Villages de France est née à Collonges-la-Rouge (Corrèze), en 1982, à l'initiative de l'ancien maire Charles Ceyrac qui, influencé par l’album Les Plus Beaux Villages de France de Sélection du Reader’s Digest (livre qu'il découvre en 1981 en devanture d’une librairie et qui montre son village en couverture), décide de lancer une association regroupant des villages pour les sortir de l'anonymat et relancer leur économie[2]. II écrit alors aux maires des cent villages présentés dans cet album afin de leur soumettre son projet. Soixante-six maires répondent à son appel et créent officiellement l’association le à Salers, dans le Cantal[3].

Actuellement[Quand ?] le président est le maire de Gordes (Vaucluse), Maurice Chabert, qui a pris le relais de Charles Ceyrac en 1996. L'association emploie quatre salariés et a un budget de fonctionnement de 479 000 euros. Un dossier de candidature, ainsi qu'un réexamen tous les six ans, nécessitent une expertise de la « commission qualité » de l'association, expertise dont le coût est de 800 euros, plus 0,50 euro/habitant. Chaque commune adhérente verse une participation annuelle de trois euros par an et par habitant plafonné à 2 000 habitants[4].

Le siège de l'association est situé à Collonges-la-Rouge[5] et les bureaux de la délégation générale sont localisés à Clermont-Ferrand.

Depuis 2000, le président de l'association est membre de droit du Conseil national du tourisme, au titre des représentants d'organismes de valorisation du patrimoine culturel et naturel français[6].

Ce chef de file des signes d'identification qui, selon son association, fait, à lui seul, venir 32 millions de touristes en 2013, est concurrencé par de nombreux autres signes qui se différencient sur leurs champs d'application (exemple : strates de population des communes), niveaux d'exigence des critères d'admission et sur le prix de leurs cotisations, entraînant selon les médias une véritable « guerre des labels »[7].

Depuis le , Les Plus Beaux Villages de France font partie de l'association internationale Les Plus Beaux Villages de la Terre[8].

Le label « Plus Beaux Villages de France » apporte plusieurs avantages aux communes y appartenant (augmentation du nombre des touristes…). Il est même considéré comme un « levier puissant dans leur développement économique » [9]. Mais il peut aussi avoir quelques inconvénients.

Décrocher ce label est compliqué. Pour rester au sein du label et attirer de nombreux touristes afin d’augmenter les revenus de l’économie locale, les villages doivent investir beaucoup d’argent. Il faut répondre aux 27 critères qui permettent d’obtenir ce label. Souvent, ce montant d’argent est élevé : il peut aller de 600 à 6 500 euros[10]. D’après certaines analyses, dans les prochaines années, le label pourrait bien être victime de défections de certaines communes.

Dans le cas de La Chapelle-aux-Bois (Vosges), le maire n'a même pas osé poser les panneaux annonçant le label à l'entrée de sa commune, et n'a rien fait pour continuer à le mériter. Puis d’autres communes se sont retirées intentionnellement. Le maire de Saint-Lizier (Ariège) déclare, en 2013 :

« Nous avons été admis en 1992 sur une quinzaine de critères. En juillet 2012, on nous informe d’une réexpertise. Nous fournissons les documents demandés. Le 12 septembre 2012, avec le délégué général des PBVDF, nous parcourons le village, ses monuments et curiosités, mais, de toute évidence, nous remarquons qu’il manifeste peu d’intérêt pour le patrimoine intrinsèque lui-même. Ce sont plutôt les rues, ruelles, façades et l’environnement qui retiennent son attention »[11].

Il y a aussi plusieurs critères à respecter pour être un beau village comme ne pas avoir plus de 2 000 habitants, bénéficier de deux périmètres de protection et formuler collectivement une demande de classement. L’épouse de Roger Dusfresne (maire de Saint-Suliac, Ille-et-Vilaine) raconte « que les habitants à force de vivre dans le beau finissaient par ne plus le voir »[12]. Les habitants et le maire n’ont rien développé et amélioré car pour eux, le « beau » était habituel.

Saint-Saturnin (Puy-de-Dôme) est un village qui semble avoir trop profité de son statut. Le maire n’a pas assez fait d’aménagements pour l’améliorer, il était confiant et se reposait trop sur ses lauriers. En effet, à la fin du mois de septembre 2015, l’Association des plus beaux villages de France a envoyé une lettre pour l’informer que le village a été destitué par la « commission qualité » de l’Association.

Le tourisme de masse peut aussi entraîner des inconvénients, par exemple aux Baux-de-Provence. Environ 1 500 000 touristes visitent annuellement le village : « Le village n’étant pas grand, cela pose des problèmes d’engorgement, de qualité d’accueil, de stationnement », explique le maire Michel Fenard, qui avait dû appeler les pompiers, lors de l’été 2016, « parce que des touristes en étaient venus aux mains pour une place de parking »[13]. Le maire a décidé de développer des animations en dehors de l’été. Des randonnées et des circuits d’observation d’oiseaux ont également été imaginés dans le même but.

Appartenir à ce label peut entrainer une mauvaise influence sur certains villages, et pour certains maires, l’obtention de ce label peut s’avérer nuisible.

Critères d'admissionModifier

Les critères d'évaluation sont au nombre de 27 et, selon l'association, suffisamment exigeants pour qu'un seul dossier sur cinq environ soit retenu[14]. Il existe trois critères prérequis au dépôt d'un dossier de candidature :

  • population maximale de 2 000 habitants (en population agglomérée) ;
  • possession d'au moins deux sites ou monuments historiques, classés ou inscrits ;
  • dépôt d'une demande d'adhésion approuvée par une délibération du conseil municipal[15].

L'expertise technique a lieu in situ, et chaque dossier est enfin examiné par la commission qualité de l'association, composée d'élus et de membres experts ès-qualités qui se réunissent deux fois par an.

Le paiement d'une cotisation est requis des villages associés, et ceux qui ne rempliraient plus les critères ou cesseraient de participer aux travaux de l'association sont déclassés[14].

ListeModifier

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GalerieModifier

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À l'étrangerModifier

Des associations similaires se sont créées dans d'autres pays :

Les Plus Beaux Villages de la TerreModifier

L'association internationale Les Plus Beaux Villages de la Terre est créée le 7 juillet 2012 à Gordes par cinq pays ou régions représentant trois continents : la France, l'Italie, la Wallonie (Belgique), le Québec (Canada) et le Japon. En 2016, l'Espagne a rejoint l'association.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

  1. « Qui sommes nous ? », dans le site de l'association. Consulté le 2 octobre 2017.
  2. Jean-Claude Valeix, « Charles Ceyrac. Le chantre des villages », Les Plus Beaux Villages de France, no 23,‎ , p. 5.
  3. [PDF] Les Plus Beaux Villages de France fêtent leurs 30 ans à Collonges-la-Rouge
  4. Thomas Sotto, « Les plus beaux villages de France : la guerre des labels », émission Capital, 20 min 57 s.
  5. Statuts de l'association, consultés le 27 juillet 2012.
  6. Décret no 2000-96 du 2 février 2000 modifiant le décret no 86-201 du 11 février 1986 portant création du Conseil national du tourisme, JORF no 29 du 4 février 2000, p. 1843, texte no 27, NOR EQUZ9901164D, sur Légifrance.
  7. Thomas Sotto, « Les plus beaux villages de France : la guerre des labels », émission Capital, 3 min 30 s.
  8. Les Plus Beaux Villages de la Terre.
  9. « Les labels touristiques : des atouts et des coûts », sur La Gazette des Communes (consulté le 12 juin 2019)
  10. « Plus beaux villages de France : le casse-tête des labels », sur Franceinfo, (consulté le 12 juin 2019)
  11. « Saint-Lizier. Plus beaux villages de France : les raisons d'un retrait », sur ladepeche.fr (consulté le 12 juin 2019)
  12. « Dur, dur d'être un beau village », sur Libération.fr, (consulté le 12 juin 2019)
  13. Quelles solutions face au tourisme de masse ?, La Croix, 7 août 2017.
  14. a et b La sélection des communes se déroule en 4 étapes dans le site de l'association, consulté le 29 octobre 2014.
  15. « Les critères », sur www.les-plus-beaux-villages-de-france.org (consulté le 6 mars 2019)
  16. Les Plus Beaux villages du Japon