Geoffroy Ier de Lusignan (seigneur de Vouvant)

seigneur de Vouvant et de Mervent, de Moncontour et de Soubise. Comte de Jaffa et d'Ascalon

Geoffroy Ier de Lusignan, né avant 1150 et décédé en 1216, est seigneur de Vouvant[1], de Soubise (av. 1169/71-1216), comte de Jaffa[2] et d'Ascalon (1191-1192). Il devient par la suite seigneur de Mervent[1] et de Moncontour[3] (av. 1200-1216) par sa seconde épouse, Eustachie Chabot (av. 1184-av. 1215).

Geoffroy Ier de Lusignan
Image dans Infobox.
Sceau et contre-sceau de Geoffroy Ier.
Titres de noblesse
Seigneur de Vouvant et de Soubise
Comte de Jaffa et d'Ascalon
Seigneur de Mervent et de Moncontour
Biographie
Naissance
Avant 1150
Décès
Surnom
le Prud'homme
Famille
Maison de Lusignan
sous-lignage de Vouvant
Père
Mère
Bourgogne de Rancon
Fratrie
Hugues le Brun
Robert de Lusignan
Pierre de Lusignan
Aimery II de Lusignan
Guy de Lusignan
Guillaume de Valence
Conjoint
Humberge de Limoges
Eustachie Chabot
Enfants

Hugues de Lusignan

Geoffroy II de Lusignan
Guillaume de Valence
Aimery de Lusignan
Autres informations
Conflit
Armoiries Geoffroy de Lusignan et blason Châteauneuf-sur-Charente.svg
blason

Geoffroy est le fondateur du sous-lignage[4],[5] de Vouvant de la Maison de Lusignan. Il est surnommé Geoffroy le Prud'homme, en 1234, par son fils, Geoffroy II[6],[7].

Geoffroy Ier est très souvent confondu avec son fils Geoffroy II de Lusignan (v. 1195-1247/48), dans l'histoire et dans les romans. Il ne doit pas être également confondu avec Geoffroy Ier de Lusignan (v. 1223-1274), seigneur de Jarnac, et son fils Geoffroy II dit le Jeune (v. 1268-nov. 1306).

BiographieModifier

FamilleModifier

Geoffroy Ier de Lusignan est le fils de Hugues VIII de Lusignan (v. 1097-ap. 1171), seigneur de Lusignan et de Bourgogne de Rancon[8] (av. 1112-ap. 1169), dame de Vouvant et de Civray.

Au centre d'un puissant réseau familial, Geoffroy est le frère aîné des rois de Chypre et de Jérusalem, Aimery II et Guy de Lusignan et l'oncle d'Hugues IX le Brun, comte de la Marche et de Raoul Ier d'Exoudun, comte d'Eu. Il est, par sa mère, le cousin de Geoffroy IV de Rancon, seigneur de Taillebourg.

Son mariage avec Humberge de Limoges fait de Geoffroy le beau-frère d'Hélie VII comte de Périgord, d'Ebles V vicomte de Ventadour et de Guy V vicomte de Limoges[9].

Troisième croisadeModifier

En , Geoffroy Ier de Lusignan part pour la troisième croisade sur ordre du roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion qui souhaite éviter de nouvelles rébellions de ce seigneur poitevin[10].

En juin 1191, devant Acre, Geoffroy insulte et défie publiquement Conrad de Montferrat au cours du parlement général réuni pour trancher le conflit qui l'oppose à son frère Guy de Lusignan[11].

Les Lusignan s'illustrent lors cette croisade : tandis que son frère Guy de Lusignan devient roi de Jérusalem (1186-1192), Geoffroy Ier reçoit les comtés de Jaffa et d'Ascalon (1191-1193) le 28 juillet 1191 à Acre[12].

DécèsModifier

En 1215, Geoffroy Ier donne des biens à l'abbaye de Fontevraud pour « le salut de [son] âme »[13]. L'année suivante, son décès est enregistré en 1216 selon la Chronique de Bernard Itier[14],[15].

Mariages et descendanceModifier

Humberge de LimogesModifier

Il épouse en premières noces Humberge de Limoges (1160/1180-av. 1195), fille d'Adémar V, vicomte de Limoges et de Sarra de Cornouailles. Humberge est l'arrière petite-fille, par sa mère, d'Henri Ier Beauclerc, roi d'Angleterre[16]. Ils ont :

  • Hugues de Lusignan (av. 1185-ap. 1215)[13] est l'un des descendants, par sa mère Humberge, du célèbre Guillaume le Conquérant. Sans union et descendance connue.

Sans certitude :

  • Valence de Lusignan (av. 1187-ap. 1225), épouse Hugues du Puy-du-Fou (av. 1170-ap. 1125) ; sans descendance connue. Cette fille, prénommée Valence, est liée à Geoffroy Ier de Lusignan par une seule source totalement inventée à l'initiative de René du Puy-du-Fou au XVIIe siècle[17],[18],[19]. Aucune source primaire n'atteste donc que Geoffroy Ier, seigneur de Vouvant, ait eu une fille prénommée Valence et mariée avec un certain Hugues du Puy-du-Fou.

Eustachie ChabotModifier

En secondes noces, il épouse, avant le 4 mai 1200[20], Eustachie Chabot (av. 1184-av. 1215)[21],[22], dame de Moncontour et de Mouchamps, fille de Thibaut II Chabot (?-1180), seigneur de Moncontour. Ils ont :

SceauModifier

 
Sceau et contre-sceau de Geoffroy Ier de Lusignan[13], seigneur de Vouvant.

Le sceau de Geoffroy Ier de Lusignan est connu grâce à un acte daté de 1215[13]. Celui-ci comporte un « homme à cheval, armé de toutes pièces ». Le contre-sceau se compose de ses armoiries dont le blasonnement est décrit comme suit : Écu burelé de vingt-cinq pièces au lion rampant contourné brochant sur le tout..

Son fils, Geoffroy II de Lusignan, utilise le même sceau que lui[28],[29].

Source d'inspiration littéraireModifier

Geoffroy Ier est, avec son fils Geoffroy II, l'une des principales sources d'inspiration du personnage littéraire Geoffroy à la Grand Dent, le plus connu des fils de la fée Mélusine, qui apparaît à la fin du XIVe siècle dans les romans de Mélusine de Jean d'Arras et Coudrette[30].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Recueil de documents historiques, pour la plupart relatifs au Poitou et aux provinces voisines, réunis et copiés par Jean Besly (XIIe – XVIIe siècle) (Copie du XVIIe siècle, d'après original perdu), Paris, BnF, coll. « Dupuy 805 », 1601-1700 (lire en ligne), folio 71 r° :

    « Universis presentes literas inspecturis, Gaufridus de Leziniaco, dominus Volventi et Maireventi, salus in auctore salutis. Noverit universitas vestra quod ego, pro mea meorumque salute, dono et concedo in puram et perpetuam elemosinam Deo et abbati et conventui Malleacensi omnes turtures quos apud Hermenauldum in domo de la Gauveriere et in domo bone memorie Arnaudi Sibaut solebam percipere censualiter annuatim et quicquid juris et dominii habebam vel habere poteram in dictis domibus et rebus aliis infra Hermenaldum constitutis. Qua omnia volo et concedo pro me heredibus et successoribus meis, dominos abbatem et conventum monasteriis prenotati quiete et pacifice perpetuo possidere. Et ut presens donatio et concessio majoris robur obtineat firmitatis, presentes litteras abbati et conventui prenotatis concessi sigilli mei munimine roboratis communitis. Datum apud Fontiniacum, in vigilia Sancte Thoma apostoli, anno ab Incarnatione Domini MCCX. »

    1210, 20 décembre, Fontenay : Geoffroy [Ier] de Lusignan, seigneur de Vouvant et de Mervent, donne à l'abbaye de Maillezais toutes les tourterelles qu'il avait l'habitude de percevoir annuellement et tous les droits qu'il possédait à L'Hermenault dans la maison de la Gauverière et dans celle de feu Arnaud Sibaut.
  2. Die Urkunden der Lateinischen Könige von Jerusalem (éd. Hans E. Mayer et Jean Richard), vol. 2, Hanovre, Hahnsche Buchhandlung, coll. « Monumenta Germaniae Historica, Diplomata Regum Latinorum Hierosolymitanorum », , partie 485, p. 825-828
    1191, 26 octobre, dans l'armée en marche vers Jaffa : Guy [Ier] de Lusignan, roi de Jérusalem, à la demande du roi d'Angleterre, Richard [Ier], confirme aux Génois et à la commune de Gênes tout ce qu'ils possédaient à Acre avant la prise de la ville et en remerciement pour tout ce qu'ils ont dépensé pour son service et celui de toute la Chrétienté au siège d'Acre, leur accorde la liberté d'entrer et de sortir par terre et par mer, à Acre, avec toutes leurs marchandises et toutes leurs affaires sans avoir à payer de coutume. Ses frères, Geoffroy [de Vouvant], comte de Jaffa, et le connétable Aimery de Lusignan souscrivent.
  3. Cartulaire et chartes de l'abbaye de l'Absie (éd. Bélisaire Ledain), t. XXV, Poitiers, coll. « Archives historiques du Poitou », (lire en ligne), partie IX, p. 137-139
    1200, 4 mai, Mervent : Geoffroy [Ier] de Lusignan, seigneur de Moncontour en présence de son épouse Eustachie [Chabot] et de son fils Geoffroy [II] atteste, à la suite d'une enquête effectuée par son fils Hugues et plusieurs de ses chevaliers et de ses serviteurs que les terres de Démouline, d'Ecoussais et du Fouilloux, appartenant à l'abbaye de l'Absie ne doivent aucune coutume au seigneur de Moncontour. En revanche, en trois autres lieux, il possède une coutume de quatre setiers qu'il abandonne à l'abbé de l'Absie.
  4. José Enrique RUIZ DOMÉNEC, « Système de parenté et théorie de l’alliance dans la société catalane (environ 1000-environ 1240) », Revue Historique, no 262,‎ , p. 305-326
    José Enrique Ruiz Doménec propose de substituer à la notion généalogique de branche cadette le concept de « sous-lignage » : issu d'une souche principale qui en encadre les membres, il est toujours prêt à combattre à son service.
  5. Clément de VASSELOT de REGNE, « Le « Parentat » Lusignan (xe-xive siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent. Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell, université de Nantes, soutenue le 10 décembre 2018 », Bulletin du centre d’études médiévales d’Auxerre, Bucema, no 23.1,‎ , p. 1-18 (ISSN 1623-5770, lire en ligne)
  6. Recueil de documents historiques, pour la plupart relatifs au Poitou et aux provinces voisines, réunis et copiés par Jean Besly (XIIe – XVIIe siècle) (Copie du XVIIe siècle, d'après original perdu), Paris, BnF, coll. « Dupuy 805 », 1601-1700 (lire en ligne), folio 69 r°-v°
    1234 : Geoffroy [II la Grand'dent], seigneur de Vouvant et Mervent donne aux frères de la léproserie de Fontenay un droit de chauffage dans la forêt de Mervent, à charge pour eux de célébrer son anniversaire, ainsi que ceux de son père et sa mère, de leur inscription dans le nécrologe et de leur association aux oraisons et aumônes des religieux.
  7. Cartulaires du Bas Poitou (département de la Vendée) (éd. Paul Marchegay), Les Roches-Baritaud (Vendée), (lire en ligne), partie II, p. 304-305 :

    « mun bun pere sire Goffriz de Lezignen lo Prodome »

  8. (en) Sidney PAINTER, « The Lords of Lusignan in the Eleventh and Twelfth Centuries », Speculum, vol. 32, no 1,‎ , p. 39 (lire en ligne [PDF])
  9. Geoffroy de VIGEOIS (éd. Léopold Delisle), Ex Chronico Gaufredi Coenobitae, t. XII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, Victor Palmé, (lire en ligne), partie C, p. 426 :

    « Ademarus de Sarra genuit Guidonem, Ademarum, et Guillermum qui dictus est Peregrinus, eo quod die nativitatis ejus pater Hierosolymam profisci coepit ; filiam Margaretam filio Aimerici de Rupecavardi, postea filio Audeberti Petragorici comitis ; Aquiliam filio Guillermi de Gordon ; Humbergam Gaufredo de Lesigniaco ; Mariam Ebolo filio Eboli de Sybilla filia Radulfi de Faya, tradidit maritis. »

  10. Roger de WENDOVER (éd. Henry G. Hewlett), Flores historiarum, vol. I, Londres, Longman, (lire en ligne), p. 144 et 145
  11. Roger de HOVEDEN (éd. William M. A. Stubbs), Gesta regis Henrici secundi Benedicti abbatis : the chronicle of the reigns of Henry II and Richard I, A.D. 1169-1192, vol. II, Londres, Longmans, Green, Reader, Dyer, (lire en ligne), p. 170-171
  12. Roger de HOVEDEN (éd. William M. A. Stubbs), Gesta regis Henrici secundi Benedicti abbatis : the chronicle of the reigns of Henry II and Richard I, A. D. 1169-1192, vol. II, Londres, Longmans, Green, Reader, Dyer, (lire en ligne), p. 184
  13. a b c d e et f chartularium monasterii Fontis-Ebraldi, in dioecesi Pictaviensi ; quod Rogerius de Gaignieres partim ex chartis, partim ex magno ejusdem abbatiae chartulario describi curavit (ms. lat. 5480 (1)) (Copie pour Roger de Gaignières, d'après original perdu), Paris, BnF, (lire en ligne), folio 140 :

    « Ego G[alfridus] de Leziniaco omnibus presentes litteras visuris salutem in vero salutari. Per presens itaque scriptum universitati vestre innotesco quod ego, pro redemptione anime mee et uxoris mee et patris mei et matris mee et omnium parentum meorum, Deo et abbatie Fontis Ebrardi, domum de la Gunduinerem et tenementa ejusdem domus, ab omni exactione et ab omnia costumia quam in eadem domo et in tenementis ejusdem domus habebam, dimitto liberam et immunem. Et si de cetero aliqua territoria vel aliquas incidentias predicta domus acquirebat, in quibus dominus Muncantorii costumias habere deberet, eas liberas et inmunes non dimitto. Et hoc factum est cum assensu et consensu filiorum domini G[alfridi] de Leziniaco, H[ugoni] de Leziniaco primogeniti et Wuillelmi de Valentia secundo geniti. Vincentio de Bucello tunc temporis senescallo Muncantorii et A. clerico de Telis hujus donationis testes sunt predictus senescallus et predictus clericus et dominus H. Petiz et dominus Garinus Chamallars, milites, et Stephanus de Bron et P. de Viennai, servientes. Anno ab Incarnationi Domini MCCXV. »

    1215 : Geoffroy [Ier] de Lusignan donne à l'abbaye de Fontevraud la maison de la Gaudinière avec ses tenures libres de toute coutume une maison et ses tenures à l'abbaye de Fontevraud et il abandonne les coutumes que le seigneur de Montcontour pourrait avoir sur les biens acquis par cette maison. Cette donation est faite avec l'accord de ses fils, Geoffroy de Lusignan, Hugues de Lusignan et Guillaume de Valence.
  14. Bernard ITIER (éd. trad. Jean-Loup Lemaître), Chronique, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Classiques de l'histoire au Moyen Âge » (no 39), , 138 (2), p. 51
  15. Chroniques de Saint-Martial de Limoges : publiées d'après les manuscrits originaux pour la Société de l'Histoire de France (éd. Henri Duplès-Agier), Paris, Renouard, , 429 p. (lire en ligne), p. 98 :

    « Obiit Gaufre de Lesina »

  16. Geoffroy de VIGEOIS (éd. Léopold Delisle), Ex Chronico Gaufredi Coenobitae, t. XII : Recueil des historiens des Gaules et de la France, Scriptores, Paris, Victor Palmé, (lire en ligne), p. 426 :

    « Huic Henricus [II] Rex Angliæ dedit consanguineam suam Sarram, filiam Roberti Comitis de Glocestria, qui exstitit filius Henrici munifici Regis Anglorum, et frater Mathildis Imperatricis. »

  17. Germain BUTAUD et Valérie PIETRI, Les enjeux de la généalogie (XIIe – XVIIIe siècles) : Pouvoir et identité, Autrement, , 218 p. (ISBN 978-2-7467-0864-8, lire en ligne), p. 213-214 :

    « René du Puy du Fou inventa alors un texte qui se présentait comme la copie d’une vieille chronique monastique, en latin, sur les comtes de Poitou, émaillées ça et là d’allusions à ses pseudos ancêtres et reprenant le (faux) testament de Guillaume IX. La forgerie qui adoptait le style lapidaire de l’époque et comportait une lacune pour faire authentique était peut-être l’œuvre d’Augustin du Paz. Elle circula dans les milieux érudits par le biais de Le Laboureur et eut les honneurs de l’édition à deux reprises, et qui plus est dans des ouvrages de grande réputation, le tome V de l’Amplissima collectio (1729) des célèbres bénédictins Martene et Durand et le Recueil des Historiens des Gaules et de la France. En parallèle, Gabriel, marquis du Puy du Fou, fils de René, diffusa le texte comme annexe de sa généalogie manuscrite, ornée d’armoiries, qu’il distribuait aux familles auxquelles il était apparenté. Grâce à la falsification, qui ne fut définitivement démontrée qu’au seuil du XXe siècle, les Puy du Fou se donnaient comme descendants depuis 1003 des vicomtes de Thouars, alliés aux rois d’Aragon et revendiquaient avoir donnés trois chambriers aux rois de France des XIe et XIIe siècles... »

  18. Armand Désiré de La FONTENELLE de VAUDORÉ, Recherches sur les chroniques du monastère de St-Maixent, en Poitou, Poitiers, Saurin frères, , 73 p. (lire en ligne), p. 17 ; 50 :

    « Seulement cet auteur [Dufour], en se reportant à Hugues [du Puy-du-Fou] qu'il dit avoir été marié, par la reine Aliénor, avec sa parente Valence de Lusignan, même avant qu'il fût pourvu de l'office de sénéchal de Poitou, qu'on lui fait occuper, d'après l'anonyme de St-Maixent, parait douter un peu de l'existence de cette Valence. « Aucune généalogie de la maison de Lusignan, dit-il, ne parle de cette Valence, femme de Hugues. Cependant son existence ne peut être révoquée en doute, puisqu'elle est attestée par un auteur en quelque sorte contemporain. » On le voit, Dufour croyait à la veracité du Fragmentum chronicorum [nom donné à la chronique rédigée à l'initiative de René du Puy-du-Fou]. » »

  19. Alfred RICHARD, Histoire des comtes de Poitou : 778-1204, t. II : 1126-1204, Paris, Alphonse Picard & fils, , 595 p. (lire en ligne), p. 490-495 :

    « On y voit que déjà, vers 1620, René du Puy-du-Fou s'inquiétait de faire composer sa généalogie et que Besly, à sa requête, en avait dressé une. Mais, édifiée sur des titres authentiques, elle ne remontait qu'au XIIIe siècle, et le premier personnage du nom du Puy-du-Fou que l'historien eût rencontré était Renaud, qui, en 1251, était mari d'Eustache de Monbail, [...]. Depuis ce temps, il n'a été mis au jour aucun document qui puisse faire supposer que la noblesse de la famille du Puy-du-Fou fût antérieure au mari d'Eustache de Monbail, qui lui donna à la fois sa main et sa seigneurie dont il prit le titre. [...] L'auteur de cette énorme supercherie historique nous paraît être le dominicain Augustin Du Paz, qui publia vers 1639 la Table généalogique de la maison Du Puy-du-Fou, dressée sur tiltres et mémoires de cette maison et sur autres preuves (s. l. n. d.), in-f°. Pièce. »

  20. Cartulaire et chartes de l'abbaye de l'Absie (éd. Bélisaire Ledain), t. XXV, Poitiers, coll. « Archives historiques du Poitou », (lire en ligne), partie IX, p. 137-139
    1200, 4 mai, Mervent : Geoffroy [Ier] de Lusignan, seigneur de Moncontour en présence de son épouse Eustachie [Chabot] et de son fils Geoffroy [II] atteste, à la suite d'une enquête effectuée par son fils Hugues et plusieurs de ses chevaliers et de ses serviteurs que les terres de Démouline, d'Ecoussais et du Fouilloux, appartenant à l'abbaye de l'Absie ne doivent aucune coutume au seigneur de Moncontour. En revanche, en trois autres lieux, il possède une coutume de quatre setiers qu'il abandonne à l'abbé de l'Absie.
  21. Cartulaires et chartes de l'abbaye de l'Absie (éd. Bélisaire Ledain), t. XXV, Poitiers, coll. « Archives historiques du Poitou », , 478 p. (lire en ligne), p. 29, 129, 132-133, 137-139 et 155
  22. Notice historique et généalogique sur la maison de Chabot, et autres pièces concernant cette maison, Impr. de Dezauche, (lire en ligne), p. 35, 41 et 226
  23. Géraldine DAMON (dir. Martin Aurell et Frédéric Boutoulle), « Jeux seigneuriaux en Poitou au temps des Plantagenêts : L’exemple des vicomtes de Thouars, des Lusignan, des Parthenay-Larchevêque et des Mauléon », dans Les Seigneuries dans l’espace Plantagenêt (c.1150-c. 1250), Bordeaux, Ausonius Éditions, (ISBN 978-2-35613-020-4, lire en ligne), p. 285–307
  24. Comptes et enquêtes d'Alphonse, comte de Poitou, 1253-1269 (éd. Abel Barbonnet), t. VIII, Poitiers, coll. « Archives historiques du Poitou », (lire en ligne), p. 113 :

    « apud Marolium in exercitu et ibi interfectus fuit dominus W. de Valencia »

    Dans les années 1260, Jean Vevien parle du combat de Mareuil comme de celui où Guillaume de Valence a trouvé la mort
  25. « Cartulaire de l'abbaye de Chambon » (éd. Hugues Imbert), Mémoires de la Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, Niort, Clouzot, 2è série, vol. XIII,‎ 1873-1874, p. 227, partie X (lire en ligne)
    1227 : Aimery de Lusignan, chevalier, donne à l'abbaye Notre-Dame de Chambon trois setiers de froment et trois setiers de seigle sur sa terre de Fontenay qui lui avait été donnée par Aimery [VII], vicomte de Thouars.
  26. Foedera, Conventiones, Litterae et cujuscunque generis Acta Publica inter reges Angliae et alios quosvis imperatores, reges, &c., ab. A.D. 1101 ad nostra usque tempora habita aut tractata (éd. Thomas Rymer), t. I : pars I (1066-1272), Londres, Record Commission on Historical Manuscripts, (lire en ligne), p. 197 :

    « Deliberavit Rex Emericum de Lezyniaco fraterm ipsius Galfridi »

    1230, juin : Le roi d'Angleterre, Henri [III], passe un accord avec Geoffroy [II] de Lusignan, pour sa libération de prison et celle de ses chevaliers. Il rend au roi ses châteaux de Vouvant et de Mervent qui les tiendra pendant qu'il fera la guerre au roi de France. Il lui fait hommage et ses hommes, à l'exception de ceux qui viennent de son épouse, donnent au roi des garanties que si Geoffroy trahit son hommage, ils se retourneront contre lui. Si la paix est faite entre le roi d'Angleterre et le roi de France ou qu'une trêve de deux ou trois ans est signée, le roi rendra à Geoffroy ses châteaux et à l'issue de la trêve, ils lui seront restitués. Le roi libère également Aimery, frère de Geoffroy et vassal d'Aimery [VIII] de Thouars, son chevalier, Hervé de Velluire, et les autres chevaliers de Geoffroy faits prisonniers avec lui sous les mêmes conditions. Ils doivent en garantie faire des serments et donner au roi des chartes.
  27. chartularium monasterii Fontis-Ebraldi, in dioecesi Pictaviensi ; quod Rogerius de Gaignieres partim ex chartis, partim ex magno ejusdem abbatiae chartulario describi curavit (ms. lat. 5480 (1)) (Copie de 1699, pour Roger de Gaignières, d'après original perdu), Paris, BnF, 1701-1800 (lire en ligne), folio 141 :

    « Universis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis, Aimericus de Lesignien, salutem in Domino. Noverit universitas vestra quod cum quedam controversia verteretur inter me ex una parte et abbatissam et conventum Fontis Ebraudi ex altera super quoddam pratum situm apud Perreium et super quandam insulam sitam juxta molendinum de Perreio, tandem post multas propositiones ex utraque parte factas, ego quitavi imperpetuum predictis sancti monialibus omnia supradicta pro me et heredibus meis et omne jus quod habebam vel habere poteram ego, vel heredes mei in rebus prenominatis et istud laudaverunt et concesserunt Oliva, uxor mea, et Aalais de Piougier, mater uxoris mee. Quod ne de cetero possit super hoc questio suboriri presentes litteras scribi et sigillo meo sigillari precepi. Actum anno gratie M CC XVII, mense Julio. Datum apud Toarcium XIII kalendas Augusti. »

    1217, 20 juillet, Thouars : Aimery de Lusignan, en conflit avec l'abbesse de Fontevraud au sujet d'un pré à Payré et d'un île proche du moulin de Payré, après de nombreuses propositions d'accord de part et d'autre, décide d'abandonner l'ensemble aux moniales avec l'accord de son épouse, Olivier et de sa belle-mère, Aalais de Piougier.
  28. Recueil de documents historiques, pour la plupart relatifs au Poitou et aux provinces voisines, réunis et copiés par Jean Besly (XIIe – XVIIe siècle) (Copie du XVIIe siècle, d'après original perdu), Paris, BnF, coll. « Dupuy 805 », 1601-1700 (lire en ligne), folio 74 r°
  29. Louis Douët d'Arcq, Collection de sceaux, t. I, Paris, Henri Plon, , 696 p. (lire en ligne), p. 644
  30. (en) Emmanuèle BAUMGARTNER, « Fiction and History : the Cypriot Episode in Jean d'Arras' Mélusine », dans Donald Maddox et Sara Sturm-Maddox, éd., Melusine of Lusignan : Founding Fiction in Late Medieval France, University of Georgia Press, , p. 185-200

BibliographieModifier

SigillographieModifier

Articles connexesModifier