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Vouvant

commune française du département de la Vendée

Vouvant
Vouvant
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Blason de Vouvant
Blason
Vouvant
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Fontenay-le-Comte
Canton La Châtaigneraie
Intercommunalité Pays-de-Fontenay-Vendée
Maire
Mandat
Jacky Roy
2014-2020
Code postal 85120
Code commune 85305
Démographie
Gentilé Vouvantais(es)
Population
municipale
860 hab. (2016 en augmentation de 1,9 % par rapport à 2011)
Densité 42 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 34′ 20″ nord, 0° 46′ 11″ ouest
Altitude 80 m
Min. 35 m
Max. 110 m
Superficie 20,42 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Vouvant (prononcé [vu.vɑ̃]) est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

C'est la seule ville fortifiée de Vendée encore conservée[1],[2]. Ses habitants sont appelés les Vouvantaises et Vouvantais[3].

Le village est classé parmi « Les Plus Beaux Villages de France » depuis 1988[4],[5].

En 2014, Vouvant est élu 8e Village préféré des Français sur les 22 villages sélectionnés pour l'émission présentée par Stéphane Bern et diffusée sur France 2[6].

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte de la commune.

Le bourg de Vouvant est implanté sur une colline entourée sur trois côtés par la rivière Mère. La commune se situe au sud-est du département de la Vendée, entre Fontenay-le-Comte et La Châtaigneraie, dans le sud du Bocage vendéen, à proximité du marais poitevin et à une quarantaine de kilomètres des côtes[7].

La commune fait partie du massif forestier de Mervent-Vouvant, plus grande forêt du département de la Vendée[8].

Communes limitrophes de Vouvant
Cezais Antigny Saint-Maurice-des-Noues
Bourneau   Puy-de-Serre
Mervent

Géologie et relief, hydrographieModifier

La superficie de la commune est de 2 020 hectares ; son altitude varie entre 35 et 110 mètres[9].

La commune est localisée dans le Bas-Bocage vendéen[3]. Les paysages sont moyennement vallonnés et sont traversés par une multitude de cours d'eau. Le sol se compose de terrains schisteux, excepté au lieu-dit de la Grande Rhée où un îlot calcaire est présent[10].

Le bourg de Vouvant est situé dans un des méandres de la rivière Mère, qui prend, au nord du bourg, les eaux du Vend (appelé aussi ruisseau de Chambron ou ruisseau de Broue[11]) en provenance de Saint-Maurice-des-Noues[10],[12],[13]. La Mère se jette plus au sud dans la Vendée, à Mervent.

Le territoire communal est délimité par plusieurs cours d'eau : le Petit Fougerais au sud-ouest, le ruisseau des Verreries au sud-est ainsi que la Mère et le ruisseau de Chambron au nord[7].

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Unités paysagèresModifier

Le territoire communal de Vouvant fait partie de deux unités paysagères du département de la Vendée : « Les marches du Bas-Poitou » (unité paysagère no 45)[14] et « Le bocage du Lay et de la Vendée » (unité paysagère no 46)[15].

ClimatModifier

Article détaillé : Climat de la Vendée.

Voies de communicationModifier

La commune de Vouvant est traversée du sud-est au nord-ouest par une route départementale, la RD31, allant de Saint-Hilaire-des-Loges à Chantonnay[10]. Cette dernière porte plusieurs noms lors de son passage dans le bourg : rue de la Filée, rue de la Visitation, place de l'Église, rue du Duc d'Aquitaine et rue du Château Neuf[7].

Deux autres routes départementales desservent Vouvant avant de rejoindre la RD31 au niveau du bourg : la RD89 en provenance de Puy-de-Serre et la RD30 traversant la commune d'est en ouest (et qui se confond avec la RD31 lors de la traversée du village)[7].

À deux kilomètres du centre-bourg, le territoire communal est traversé par la RD938T reliant les villes de La Châtaigneraie et Fontenay-le-Comte[7].

ToponymieModifier

Le nom du village est attesté sous différentes formes au fil des siècles[16],[17],[18],[19],[20],[21],[22],[23] :

  • Vulventus, Vulvencio, Volventum castrum[24], Vulvent et Volventus au XIe siècle ;
  • Vulvento, Volvento, Volventum, Vulvent, Volvensis[25], De Volventio[25] et Voventium au XIIe siècle ;
  • Vovent[25], Vovant, Volvent[25], Volventis et Volventi au XIIIe siècle ;
  • Volvento au XIVe siècle ;
  • Voulvent au XVe siècle ;
  • Voulvent, Vouvent et Vouvant au XVIIe siècle ;
  • Vouvent et Vouvant au XIXe siècle[25].

Dans de nombreux écrits historiques, le nom de la commune est orthographié Vouvent au lieu de Vouvant[17],[26].

L’étymologie de ce toponyme reste incertaine. Plusieurs explications paraissent possibles :

  1. Vouvant (Vulventus, du latin Volvere signifiant « onduler » ou « coulant »[27]) étant situé à la confluence de deux cours d'eau (la Mère et le Vend[11], dont l'origine vient du celtique Mor-Ven ou vend signifiant « noires montagnes »[10]), son origine étymologique pourrait tout simplement provenir du fait que le lieu soit entouré d'eau sur trois côtés. En effet, cette étymologie apparaît dans l'acte de donation portant création de la ville daté des premières années du XIe siècle (entre 1016 et mars 1019)[16],[10] : « [...] loco qui propter influentem aquam Vulventus dicitur fecique [...] », ce qui signifie « [...] un lieu qu'on appelle Vouvant à cause de l'eau qui s'y insinue [...] »[28],[29],[30] ;
  2. malgré sa large adoption par la documentation historique du fait de sa grande intuitivité, la première étymologie ci-dessus est probablement fausse[18],[31]. En effet, les philologues de l'époque moderne s'accordent à penser que le toponyme du village serait plutôt issu de la racine indo-européenne wulf (signifiant « loup ») accompagnée du suffixe -ingus. Cette étymologie ferait alors de Vouvant un repaire de loups ;
  3. selon Ernest Nègre, l'étymologie est peut-être à rapprocher du nom germanique d'une personne Wolvingus[18],[19] ;
  4. l'étymologie fait peut-être référence au nom latin d'une personne, Volventius, d'après Dauzat et Rostaing[32] ;
  5. Xavier Delamarre identifie un radical celtique -venta, -venton, présent dans plusieurs noms de localités en France et en Europe, et désignant un lieu d'abattage (abattoir ou aire de sacrifice). Avec le préfixe volo-, signifiant « en bas, inférieur », il propose un composé Volo-vento signifiant « l'abattoir d'en bas » ou « l'aire de sacrifice inférieure »[33].

HistoireModifier

 
Plan de la cité médiévale retraçant l'historique de son occupation.

Moyen ÂgeModifier

Création de Vouvant par Guillaume le Grand d'Aquitaine (av. 1016-mars 1019)Modifier

Aux environs de l'an Mil, Guillaume le Grand d'Aquitaine (IIIe comte de Poitou et Ve duc d'Aquitaine) tombe sous le charme d'un éperon rocheux entouré sur trois côté par une rivière, qu'il découvre, selon la légende, lors d'une chasse tumultueuse[34]. C'est alors que le comte-duc prend conscience de la position exceptionnelle et stratégique du lieu, promontoire rocheux boisé situé dans un méandre cerné sur trois côtés par la rivière Mère. C'est également à cette époque qu'il entame la fortification des marges nord-ouest de l'Aquitaine pour contenir les incursions Normandes remontant les vallées des rivières de la Vendée et de la Mère[34]. En effet, ces terres « ingrates et plus accidentées du massif ancien »[35] situées au nord du territoire dirigé par le compte-duc sont peu occupées. C'est pourquoi Guillaume le Grand et l'abbé Théodelin de Maillezais entreprennent la construction de châteaux et d'églises sur ce territoire afin d'y contrôler la grande barrière forestière de Vouvant et Mervent[35]. Le comte-duc décide donc d'édifier un château ainsi qu'un ensemble monastique sur le site de Vouvant, lui permettant d'asseoir son autorité sur le Bas-Poitou[36]. La construction du château de Vouvant semble également avoir vocation à remplacer le castrum de Maillezais détruit entre 1007 et 1011[35].

La première mention de Vouvant se trouve dans un acte écrit de donation à destination de la communauté monastique de Maillezais dans le but de développer le territoire bas-poitevin. Le document portant création de Vouvant n'est donc pas une charte de fondation, mais un acte de donation comme l'indique le mot latin « testamentum » à la fin du document (« testamentum » signifiant « acte écrit de donation à un établissement religieux » durant le haut Moyen Âge[35]). Cet acte, rédigé au passé par Guillaume le Grand d'Aquitaine, est daté après l'an 1016 et avant le mois de mars 1019. En effet, sa troisième épouse Agnès de Bourgogne, avec qui il s'est marié vers l'an 1016, est citée à la fin de l'acte de donation. Aussi, l'évêque de Poitiers Gislebert, également témoin de la rédaction de cet acte, disparaît après le mois de mars 1019[35]. C'est donc dans la période délimitée par les années 1016 et 1019 que se situe la fondation du bourg castral de Vouvant[37].

L'acte écrit de donation mentionnant Vouvant est connu grâce à Jean Besly qui en publie une copie dans son ouvrage Histoire des comtes de Poictou et ducs de Guyenne paru en 1647[30]. Ce dernier a alors certainement édité le document sur l'original présent dans les archives de Maillezais. Besly y avait en effet très facilement accès de par son statut d'avocat au présidial de Fontenay le Comte[35]. Lors de l'édition de l'acte par Jean Besly, les caractères permettant de connaître le lieu de rédaction sont probablement illisibles puisque ceux-ci ne sont pas transcrits par l'auteur : « Actum ........ »[30],[35].

 
Vue sur le site du premier château de l'an Mil (le Petit-Château - au centre) séparé par la Mère du site de Vouvant-Bourg (à gauche) où se situe l'église.

Une lecture attentive de l'acte de donation de Guillaume le Grand[30],[35] effectuée par l'association Vendée Bas Poitou en 2017[38] indique que, à la suite de l'importance donnée au temps des verbes employés et aux indications topographiques, la connaissance sur la fondation de la ville évolue :

  • Tout d'abord, le site du premier château construit par de duc d’Aquitaine se trouve probablement à l'emplacement du lieu-dit du Petit-Château et non à celui du Château-Neuf comme indiqué dans de nombreux ouvrages. L'acte distingue en effet le site où est implantée l'église de celui du château situé sur un autre « mont » à proximité : « erat [...] juxta illud castrum mons qui [...] ». Le château et l'église se trouvent donc très certainement sur deux « monts » différents séparés par la rivière Mère.
  • De plus, l'église et le château du compte-duc ont été érigés au même moment (imparfait « erigebam » donnant en français « tandis que j'érigeais »).
  • Enfin, le plateau est déjà déboisé et une église est déjà construite par l'abbé Théodelin sur le site de Vouvant avant que Guillaume lui accorde l'importante donation de 1016-1019 : « Advocavi ergo abbatem præfati monasterii Malliacensis nomine Tedelinum rogavique eum ut de loco illo sylvam abscinderet, et ecclesiam fabricaret, quod ipse libenti animo adimplevit » signifiant « j'ai donc fait venir l'abbé Théodelin du susdit monastère de Maillezais et je lui ai demandé d'y défricher la forêt et d'y bâtir une église, ce qu'il a volontiers accompli ».

Extrait de l'acte écrit de donation rédigé par Guillaume le Grand d'Aquitaine entre l'année 1016 et le mois de mars 1019[30],[35],[39],[24],[40],[41] :

[...]. Placuit etiam mihi Willelmo construendi castrum in loco qui propter influentem aquam Vulventus dicitur fecique, divino nutu tactus, cogitavi aliquando ut quemadmodum erigebam illud castrum ad mei nomen honoris, ita ad nomen honoris Christi construerem inibi monasterium in honorem Dei Genitricis, quatenus ipsa pro me et pro cuncto genere meo ad pium Dominum Filiumque suum interpellatrix esse dignetur. Erat enim juxta illud castrum mons qui ex omni parte claudebatur aqua, nisi ex parte modica. Advocavi ergo abbatem præfati monasterii Malliacensis nomine Tedelinum rogavique eum ut de loco illo sylvam abscinderet, et ecclesiam fabricaret, quod ipse libenti animo adimplevit ; disposuisque ipsam ecclesiam cum omnibus ecclesiis et rebus ad eam pertinentibus S. Petro Malliacensi esse subjectam [...]. Hoc testamentum suprascripti cœnobii Malleacensis ego, Willelmus Aquitanorum dux et comes Pictavæ civitatis manu propria firmavi, et loco sancto superius denominato contradidi omnia quæ hic sunt prænotata, et filiis etiam meis jussi firmare Willelmo et Odoni cum uxore Agnete et domno Gisleberto episcopo cum suo nepote Isemberto, fidelibus etiam quamplurimis meis quorum nomina hic sunt denotata.
S. domini Willelmi + Aquitanorum ducis.
S. Gisleberti + episcopi Pictavensis.
S. Willelmi filii ejus.
S. Odonis filii ejus.
S. Agnetis uxoris ipsius.
S. Fulconis comitis Andegavis.
S. Guillelmi comitis Angolismæ.
S. filiorum ejus Alduini et Gosfridi.
S. Acfredi vicecomitis.
S. Widonis inclyti vicecomitis Lemovicæ et filiorum ejus.
S. etiam domni Tedelini abbatis.
S. Isemberti ejusdem episcopi nepotis.
Actum ........

— Guillaume le Grand, IIIe comte de Poitou et Ve duc d'Aquitaine (entre l'année 1016 et le mois de mars 1019)

« [...]. Il m'a plu aussi, à moi Guillaume, de construire un château, situé en un lieu qu'on appelle Vouvant à cause de l'eau qui s'y insinue, et je l'ai fait par la volonté de Dieu : j'ai pensé un jour que, tandis que j'érigeais ce château pour la dignité de mon honneur, de même, je devais, en ce qui me concerne, pour la dignité de l'honneur du Christ, construire un monastère en l'honneur de la Mère de Dieu, afin qu'elle juge digne d'être celle qui interpelle pour moi et pour toute ma lignée Dieu le Père et son Fils ; il y avait en effet près de ce château un mont qui, était presque entièrement entouré d'eau ; j'ai donc fait venir l'abbé Théodelin du susdit monastère de Maillezais et je lui ai demandé d'y défricher la forêt et d'y bâtir une église, ce qu'il a volontiers accompli ; j'ai décidé que cette église, avec toutes les églises et biens qui en relèvent, soit sujette de Saint-Pierre de Maillezais [...]. Cet acte écrit de donation en faveur du susdit monastère de Maillezais, moi, Guillaume, duc des Aquitains et de la cité de Poitiers, je l'ai confirmé de ma propre main et j'ai remis au saint monastère tout ce qui a été noté ci-dessus et j'ai ordonné aussi à mes fils Guillaume et Eude, en même temps qu'à mon épouse Agnès et au seigneur évêque Gislebert et à son neveu Isembert ainsi qu'à un grand nombre de fidèles dont les noms sont indiqués, de le confirmer.
Seing de Guillaume + duc des Aquitains.
Seing de Gislebert + évêque de Poitiers.
Seing de Guillaume, son fils [du duc].
Seing d'Eude, son fils [du duc].
Seing d'Agnès, son épouse [du duc].
Seing de Foulque, comte d'Anjou.
Seing de Guillaume, comte d'Angoulême.
Seing de ses fils Audoin et Geoffroi [du comte d'Angoulême].
Seing du vicomte [de Châtellerault] Acfred.
Seing de Gui, illustre vicomte de Limoges et de ses fils.
Seing du seigneur Théodelin, abbé [de Maillezais].
Seing d'Isembert, neveu de l'évêque [de Poitiers] susdit.
Fait [lacune]. »

Édification de l'église priorale Notre-Dame (av. 1050)Modifier

L'église Notre-Dame est très certainement consacrée au cours de la première moitié du XIe siècle. Cependant, il convient d'être prudent avec la date de 1028 avancée par certains documents[34] comme étant la date de consécration de l'édifice religieux. En effet, aucune source ne permet d'affirmer cette date.

L'église priorale est édifiée au XIe siècle (probablement avant 1050[42]) avec des moellons de granit et de schiste[25] : c'est une vaste construction de trois vaisseaux (un vaisseau central et deux bas-côtés) et probablement neuf travées[27]. L'édifice possède une architecture typique des églises du début du XIe siècle, c'est-à-dire austère, qui ne comporte aucun décor sculpté[25],[2] et donnant « une impression de rigueur et de solidité »[42]. Une tour informe est présente dans un des bas-côtés de la nef et renferme un escalier[10]. Les murs gouttereaux de la nef possèdent une largeur de 90 cm et sont percés, à chacune des travées, d'une ouverture surmontée d'un arc en plein cintre. Deux portes, également surmontées d'arcs en plein cintre, sont présentes au niveau de la 5e travée de la nef. Les piliers situés entre les bas-côtés (ou collatéraux) et le vaisseau central de la nef sont cruciformes et à ressauts. Chacun de ces piliers est relié par un arc en plein cintre à double ressauts au pilier suivant. Des pilastres à dosserets sont construits sur la partie interne des contreforts des murs gouttereaux afin d'accueillir le voûtement en arêtes des bas-côtés. Il semble probable que l'édifice du début du XIe siècle possède des bas-côtés voûtés tandis que le vaisseau central de la nef est charpenté. Cette charpente reposerait alors sur des pilastres situés au sommet des piliers intermédiaires. Du fait de la hauteur importante des piliers, l'élévation initiale de l'édifice rappelle grandement une élévation de type basilical[25].

C'est seulement à une date inconnue du XIIe siècle que le vaisseau central de la nef est couvert d'une voûte en berceau rythmée par des arcs doubleaux[25]. La voûte en berceau repose alors sur une imposte chanfreinée qui est présente sur toute la longueur de la nef.

Cependant, l'agencement de la façade occidentale de l'église priorale n'est pas connu avec certitude. Ainsi, les historiens évoquent trois hypothèses concernant les dispositions de la façade occidentale de l'édifice[43],[25] :

  1. peut-être que les six travées de l'église étaient prolongées par plusieurs travées supplémentaires puis par un portail d'entrée.
  2. peut-être que la façade occidentale se présentait sous la forme d'un clocher-porche.
  3. peut-être qu'un narthex (suivi d'un portail d'entrée) se situait dans le prolongement de l'édifice, avec la possibilité de la présence d'une première crypte sous celui-ci.

Une seigneurie châtelaine (av. 1040-av. 1076)Modifier

Article détaillé : Seigneurie de Vouvant-Mervent.

Aux environs des années 1040/1045, la construction du château et du bourg semble prendre fin. C'est vers cette date que le châtelain Hélie de Vouvant est nommé par le comte-duc pour diriger la forteresse[37],[44]. En effet, celui-ci est désigné le [44] comme « Helias de Volvento » dans l'acte de dédicace de l'abbaye de la Sainte-Trinité de Vendôme[45],[46]. Aussi, un texte présent dans la Chronique de Saint-Maixent et daté vers le mois de décembre 1045 indique que c'est Hélie qui tient le château de Vouvant : « Helia qui tunc temporis in castello, qui dicitur Vulvent, dominatum tenebat »[22],[47] (« Hélie qui détenait alors la seigneurie du château appelé Vouvant » en français[48]). Le château-fort comtal se présente alors probablement sous la forme d'un château en bois sur motte[49]. Aussi, il est fortement envisageable qu'une première muraille, certainement fabriquée en bois et en terre, soit érigée autour du bourg castral où est implantée l'église Notre-Dame dans le courant de la première moitié du XIe siècle[37],[49].

En 1056, une charte de donation à destination de l’abbaye de Maillezais, rédigée par Thibaud Lunels (seigneur de Bazoges), indique la présence du prieuré et du château de Vouvant[25] : « monasterio apud Volvente » ; « Volventum castrum »[24]. Dans cette charte, Thibaud Lunels fait notamment don d'un pré ainsi que d'une vigne se trouvant le long du château de Vouvant[50] : « [...]. Preterea condono eo tenore pretaxato loco pratum et vineam quam secus Volventum castrum habeo omnemque burgum quem ibi habeo proprium, [...] »[24].

En 1069[51],[52], Airaud Gassedener, fils du seigneur de Talmont et l'un des fidèles de Guillaume VIII d'Aquitaine, fonde l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise[53]. Cette fondation est confirmée par le comte-duc en 1076 dans la maison d'Airaud à Vouvant : « Acta est hujus modi ecclesiæ cartula apud Vulventum, in domo Airaudi »[54],[55],[56],[30]. De nombreux ouvrages indiquent qu'Airaud est seigneur de Vouvant à cette période[52],[54]. Cependant, un élément intéressant permet d'émettre un doute concernant l'identité du seigneur de Vouvant lors de la rédaction du document. En effet, la charte de 1076 est notamment signée par un seigneur appelé Bouchard de Vouvant dont le nom fait directement référence à la terre de Vouvant : « S[ignum] Burchardi de Vulvento »[54],[30],[56].

L'identité des châtelains qui tiennent le château de Vouvant pour les comtes-ducs au cours de la seconde moitié du XIe siècle est peu connue[10],[37],[57]. Il y aurait eu, dans l'ordre chronologique[37],[58] :

  • Raymond avant 1045 ou avant Hélie de Vouvant[22],
  • Gérard ou Géraud de Vouvant[22], fils de Raymond, entre 1045[59] et après 1056[24],
  • Guillaume de Vouvant (qui approuve des actes donnés par Pépin, prince de Talmont),
  • Bouchard, Raoul et Vossard de Vouvant vers 1065 (qui donnent des biens à la suite du décès du seigneur de Talmont),
  • et le même Bouchard de Vouvant (cité en 1076 et 1088[50],[24]).

Le , Guillaume VIII d'Aquitaine, comte de Poitou et duc d'Aquitaine, séjourne au château de Vouvant lors de sa visite dans le Bas-Poitou[37],[60]. Une charte datée de ce jour et confirmant des donations à l'abbaye de Maillezais est en effet rédigée à Vouvant[24],[61] : « [...]. Facta autem hec carta et confirmata in castro Vulvento, in domo Airaldi de Fabriciis VII idus aprilis, anno et Incarnatione Domini millesimo septuagesimo quarto, [...] » signifiant en français « [...]. Or l'acte est confirmé au château de Vouvant, dans la demeure d'Airaud de Fabriciis le 7 avril 1074, [...] »[50].

L'ère de Robert Bourgoin (av. 1076)Modifier

Avant 1076, le comte de Poitou et duc d'Aquitaine décide de transmettre la forteresse de Vouvant à Robert Bourgoin (né vers 1035 et décédé en 1098)[37].

L'ère des de Rancon (v. 1076-v. 1140/50)Modifier

Vers 1076, Vouvant passe dans les possessions de la maison de Rancon. En effet, c'est Bourgogne de Craon (fille de Robert Bourgoin née vers 1066 et décédée en 1126) qui reçoit Vouvant en dot lors de son mariage avec Aimery III de Rancon (né vers 1055 et décédé avant 1104)[37],[62].

En 1079, un long conflit opposant les abbayes de Bourgeuil et de Maillezais est réglé au profit de la seconde[63],[64],[35]. En effet, ce conflit, qui concerne la possession de l'église Notre-Dame de Vouvant, prend fin lorsque l'abbaye de Maillezais montre l'acte de donation rédigé par Guillaume le Grand vers 1016-1019. Ainsi, tandis que Baudri (abbé de Bourgueil) revendique l'église de Vouvant, le légat décide d'en confirmer la possession à Dreu (abbé de Maillezais) lors de son jugement. Il est précisé que le différend entre les moines de Bourgueil et ceux de Maillezais durait depuis une soixantaine d'années, soit depuis l'installation de la communauté monastique sur le site de Vouvant avant 1019[25].

 
Vue sur la motte castrale du Château-Neuf depuis le sommet de la Porte de la Poterne. La motte, d'une hauteur d'un peu plus de 2 m, est très facilement distinguable au centre de la photographie.

Deux mottes castrales sont présentes autour du bourg castral. La première située au lieu-dit du Petit-Château (sur le site où le comte-duc a probablement érigé son château) et la seconde localisée au lieu-dit du Château-Neuf. Cependant, la date de construction et la fonction précise de celles-ci sont, pour le moment, encore inconnues[37]. Ces deux mottes castrales servent, par la suite, de seconde enceinte à la ville fortifiée sous la forme de deux forts avancés permettant un contrôle renforcé du site[10]. Seule la motte castrale du Château-Neuf est encore identifiable au XXIe siècle : elle possède une hauteur maximale d'un peu plus de 2 m et fait environ 20 m de circonférence[7].

Construction possible d'un véritable château en pierreModifier

En 1110, les seigneurs de Parthenay s'allient avec ceux de Lusignan et font la guerre contre Guillaume IX d'Aquitaine, comte de Poitou et duc d'Aquitaine[49]. Après deux ans de lutte, c'est le compte-duc qui triomphe face à ses vassaux. Il décide alors de renforcer les défenses de ses seigneuries afin de ré-asseoir et de maintenir son autorité de façon durable. Il fait ainsi peut-être construire un authentique château en pierre sur le site de Vouvant-Bourg (actuelle place du Bail) vers le milieu du XIIe siècle. C'est de cette époque que daterait la construction d'une tour carrée à contreforts ronds à chaque angle, de type « niortais »[49] (cette tour ferait alors office de donjon au château-fort. Il ne s'agit là que d'une hypothèse non attestée de la construction d'un premier donjon carré sur la place du Bail actuelle[65]. De plus, il convient de bien distinguer ce possible donjon carré du donjon circulaire (tour Mélusine) érigé bien plus tardivement entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle[65]).

Au début du XIIe siècle, c'est Geoffroy de Rancon (né vers 1085), fils de Bourgogne de Craon et de Aimery III de Rancon, qui tient la forteresse de Vouvant[66]. En 1123, plusieurs textes rapportent ainsi la présence de Geoffroy à Vouvant, notamment dans la grande salle du château (« aula »[37]) lors de la réception de ses hôtes ainsi que dans sa chambre (« [...] apud Voventium, in camera Gaufridi de Rancum [...] », signifiant en français : « [...] à Vouvant, dans la chambre de Geoffroy de Rancon [...] »[20]).

L'ère des Lusignan (v. 1140/50-1247/48)Modifier

 
Sceau et sceau du secret de Bourgogne de Rancon, dame de Lusignan et de Vouvant.

Entre 1140 et 1150, la seigneurie de Vouvant-Bourg passe aux mains de la famille de Lusignan. En effet, Bourgogne de Rancon (née vers 1120 et décédée après 1169), fille de Fossifia de Moncontour et de Geoffroy de Rancon, épouse Hugues VIII de Lusignan (1106-1173)[37],[66]. Il semble que la dot associée à ce mariage soit le château de Vouvant[21],[67],[68],[37],[69]. Apportée en dot, Vouvant entre donc dans la famille de Lusignan, qui sera opposée tantôt au roi de France, tantôt au roi d'Angleterre (conséquence des deux mariages d'Aliénor d'Aquitaine)[36]. Malgré ce passage du contrôle de Vouvant aux Lusignan, les chartes précisent que Bourgogne de Rancon reste la propriétaire légitime de la forteresse[70].

Remaniements de l'église priorale Notre-Dame (XIIe siècle)Modifier

Au cours du XIIe siècle, la partie orientale de l'église du prieuré Notre-Dame est remaniée[25]. En effet, un transept peu saillant voûté en berceau est érigé et flanqué d'absidioles à chacun de ses bras. La première travée des absidioles est voûtée en berceau brisé tandis que la dernière est voûtée en cul-de-four brisé. Le chœur se compose de deux travées qui possèdent une voûte en berceau brisé rythmée par deux arcs doubleaux simples chacune. Ces deux travées sont prolongées par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four brisé. La crypte, voûtée d’arêtes et d'une grandeur identique au chœur, fait également l'objet de modifications à cette période[71]. Concernant cette dernière, elle sert de lieu de prière aux moines et est utilisée comme sépulture pour les seigneurs locaux[27]. Le fait que le chœur soit surélevé par rapport au reste de l'édifice s'explique certainement par la grandeur démesurée de la nef ainsi que par la pente du terrain qui descend fortement vers l'est[25].

Concernant l'extérieur de l'édifice, le chevet est rythmé par des contreforts-colonnes triples. Les ouvertures de la crypte (exceptée celle située dans l'axe de l'église) sont directement percées dans les bases carrées de ces contreforts-colonnes. L'abside et les deux absidioles possèdent une corniche qui orne le dessous des toitures. L'absidiole nord est celui le plus décoré de l'édifice : les trois ouvertures possèdent chacune une arcade simple ornée de palmettes ou d'animaux et possédant un extrados sculpté de pointes de diamants, un oculus entouré de décors en entrelacs est percé au-dessus de l'ouverture centrale, les colonnettes des ouvertures sont surmontées de chapiteaux présentant des griffons, des masques, des oiseaux, des centaures ou encore une sirène, une corniche ornée de têtes de chats surmonte l'ensemble de l'absidiole, etc.

C'est au milieu du XIIe siècle que la partie basse du portail nord est érigée[25]. Il s'agit d'un portail très imposant orné de nombreuses sculptures romanes et encadré de deux contreforts-colonnes. L'entrée de l'église se fait par deux portes jumelles encadrées par deux voussures. Un tympan est par la suite présent entre ces voussures et le grand arc de décharge lui-même sculpté. Ce tympan est occupé par deux bas-reliefs datant de l'époque romane : Dalila à gauche et Samson terrassant le lion à droite (la corniche ainsi que les vestiges des armoiries de Jean de Dunois datent du milieu du XVe siècle)[25].

Une baie aveugle est présente à l'est du portail nord de l'église Notre-Dame de Vouvant. Dénommé à tort « le cavalier », l'élément sculpté inclus dans cette baie représente certainement un personnage en descente de crois, les jambes allongées, tourné de 90 degrés[25].

Dès 1147, Sébrand Ier Chabot, seigneur du Petit-Château de Vouvant, participe à la deuxième croisade sous le pontificat d'Eugène III[72].

À la mort du premier fils de Bourgogne de Rancon et de Hugues VIII de Luisgnan, c'est leur troisième fils Geoffroy Ier de Lusignan (né vers 1150 et décédé en 1216/24) qui hérite de ses biens. Avec le consentement de sa mère, Geoffroy fonde alors un anniversaire à la mémoire de son frère Hugues en 1169 et donne des droits à l'abbaye de L'Absie sur le territoire de Vouvant « dans le fief de Thibaud Chabot »[66],[21] (l'acte est rédigé à Vouvant en avril 1169). Cela indique donc que la famille Chabot tient des droits sur Vouvant à cette époque. Il s'agirait très probablement de la seigneurie du Petit-Château de Vouvant dont la forteresse est localisée à l'emplacement du château-fort comtal érigé au début du XIe siècle[37],[66].

Il convient donc de bien distinguer les divers fiefs situés à Vouvant : celui de Vouvant-Bourg et celui du Petit-Château de Vouvant. En effet, tandis que Vouvant-Bourg devient la propriété de la famille de Lusignan au milieu du XIIe siècle, le Petit-Château de Vouvant demeure aux mains de la famille Chabot (le fief du Petit-Château de Vouvant est réuni avec celui de Vouvant-Bourg uniquement à partir du XVIIe siècle)[37].

En 1176, Thibaut II Chabot, seigneur du Petit-Château de Vouvant, est nommé chef des armées (princeps militæ) du comte de Poitou Richard Cœur de Lion[73],[65].

En juillet 1190, Geoffroy Ier de Lusignan part pour la troisième croisade sur ordre de Richard Cœur de Lion qui souhaite éviter de nouvelles rebellions de ce seigneur[74]. En effet, Geoffroy Ier s'était très souvent rebellé contre Henri II, roi d'Angleterre, et son fils Richard, devenu comte de Poitou dès 1169[65]. Les Lusignan s'illustrent lors cette croisade puisque Guy de Lusignan devient roi de Jérusalem (1186-1192) tandis que son frère Geoffroy Ier est nommé comte de Jaffa et d'Ascalon (1191-1193)[75],[76],[65].

Le , une bulle rédigée par le pape Célestin III confirme que l'abbaye de Maillezais possède le prieuré Notre-Dame (ou Sainte-Marie) et l'église Saint-Nicolas de Vouvant[24],[17] : « [...] ecclesiam sancte Marie, et ecclesiam sancti Nicolai de Vulvento [...] ».

Vers 1180 ou après son retour des croisades vers 1194, Geoffroy Ier de Lusignan épouse Eustach(i)e Chabot (née vers 1160 et décédée en 1229)[21],[10],[77],[78]. En effet, Richard Cœur de Lion aurait donné la main de la riche héritière Eustach(i)e Chabot à Geoffroy Ier en récompense de son courage en Terre-Sainte[37]. Ce mariage a très probablement permis de réunir les deux fiefs de Vouvant[66], même si la famille Chabot semble rester propriétaire de la seigneurie du Petit-Château de Vouvant jusqu'au XIVe siècle[10],[79]. C'est également à la suite de ce mariage que les deux seigneuries voisines de Vouvant et de Mervent ont des destinées identiques en étant possédées par les mêmes seigneurs.

Geoffroy Ier et son épouse, Eustach(i)e Chabot vont avoir plusieurs enfants, dont Geoffroy II de Lusignan (né vers 1198/99[80]), célèbre pour ses hauts faits et méfaits guerriers (Geoffroy-la-Grand'Dent, fils de la fée Mélusine, selon Jean d'Arras). Son frère Guillaume, moins connu, épouse la marquise de Mauléon, qui ont une fille, Valence de Lusignan, mariée à Hugues II de Parthenay-l'Archevêque[80].

En 1200, les religieux de l'abbaye de Maillezais renoncent aux privilèges qu'ils pensaient avoir obtenu du Saint-Siège et se soumettent à perpétuité à la juridiction de l'évêque de Poitiers[81]. Le traité qui est signé cette année à Poitiers fait alors mention du prieuré Notre-Dame de Vouvant : « prioratus de Volvento »[82].

En 1202, une reconnaissance du roi d'Angleterre Jean sans Terre affirme que Vouvant est le chef-lieu d'une viguerie : « vigeriam Turris de Vovent »[83],[84],[85].

Prise de Vouvant par Jean sans Terre (août 1202-février 1203)Modifier

Au tout début du XIIIe siècle, les Lusignan refusent de reconnaître la suzeraineté du roi d'Angleterre et nouveau comte du Poitou Jean sans Terre (fils du roi d'Angleterre Henri II et d'Aliénor d'Aquitaine, dont leur mariage fait passer le Poitou aux mains des anglais)[34],[49].

Au cours du mois d'août 1200, le mariage de Jean sans Terre avec Isabelle d'Angoulême provoque la remise en cause des alliances du roi d'Angleterre avec les seigneurs du Poitou[65]. En effet, Isabelle d'Angoulême était à l'origine promise à Hugues X de Lusignan, fils de Hugues IX (comte de la Marche et seigneur de Lusignan). À la suite de ce mariage, la famille de Lusignan s'allie avec le roi de France Philippe Auguste pour mener un siège au château de Mirebeau dans lequel Aliénor d'Aquitaine s'était réfugiée[86]. Lorsque Jean sans Terre apprend cela, il décide de se rendre à Mirebeau pour sauver la forteresse. De nombreux seigneurs qui ont pris part à ce siège sont alors emprisonnés par le roi d'Angleterre[86]. C'est ainsi que Jean ordonne la saisie des châteaux de Geoffroy Ier et de Hugues IX de Lusignan le au maire de Poitiers[87]. Une garnison royale est par la suite envoyée dans chacun des châteaux saisis, dont celui de Vouvant[87]. Ainsi, ce dernier est contrôlé pendant 6 mois par une garnison du roi d'Angleterre. Cette présence suggère alors que le site est un haut lieu stratégique et possède une importance militaire considérable[65]. Le , Jean sans Terre demande à l'arbalétrier Lupillin de libérer le château de Vouvant dont il avait la garde[87],[65] :

Rex [...], Lupillinus balistarius, mandamus quod liberetis Castrum nostrum de Vovent : cui dilectis et fideli noster Robertus de Tornham senescallus Pictavi illud liberare preceperit. Et in here rei [...]. Teste me ipso apud Molinelli xviij die Febrari.

— Jean sans Terre, roi d'Angleterre, le à Molineux, Rotuli Litterarum Patentium, 1835, Volume 1, p. 25

« Le roi [Jean sans Terre] à l'intention de Lupillin, arbalétrier. Nous vous demandons de libérer notre château de Vouvant. Notre cher et fidèle Sénéchal du Poitou Robert de Tornham vous donnera les instructions nécessaires pour le libérer. Lettre rédigée à Molineux le . »

Au cours de l'été 1204, le roi de France Philippe Auguste lance une opération afin de conquérir le Poitou contrôlé par les Anglais[65]. Il obtient alors l'hommage des plus grands seigneurs poitevins, dont celui de Vouvant Geoffroy Ier de Lusignan. Toutefois, cette opération est interrompue en 1206 lorsque Jean sans Terre débarque à La Rochelle avec une armée et plus de 200 bateaux[65]. Les seigneurs de la région décident dès lors de rendre hommage au roi d'Angleterre. À la suite de cela, les deux rois signent une trêve le à Thouars confirmant les possessions anglaises en Poitou et les possessions françaises au nord de la Loire (Anjou, Bretagne, Normandie, Maine et Touraine)[88],[89],[90].

Prise de Vouvant par Jean sans Terre (mai 1214)Modifier

En mai 1214, après avoir pris le château de Mervent, le château de Vouvant est assiégé pendant trois jours par Jean sans Terre[10],[91]. En effet, après le meurtre d'Arthur de Bretagne, ses domaines situés en France sont confisqués. Jean sans Terre entreprend alors de rentrer dans ses anciennes possessions en 1214. Il débarque à La Rochelle avec une armée de Barbançons et part en direction du Poitou. Après avoir assiégé et remporté Mervent le 17 mai, il se rend dès le lendemain devant le château de Vouvant[87]. Ce dernier, alors défendu par Geoffroy Ier et ses deux fils, est assiégé pendant trois jours par des pierriers anglais[91]. Le troisième jour, le comte de la Marche Hugues IX de Lusignan ménage « un traité suivi de la reddition de Vouvant » auprès de Jean, sans lequel la cité aurait été sûrement remportée de force. Après avoir séjourné au château de Vouvant pendant plusieurs jours, Jean sans Terre quitte la ville le 23 mai[87] et retourne à Parthenay le [91]. C'est dans cette ville que le roi d'Angleterre installe sa garnison[87]. Dans une lettre datée du , il demande à l'arbalétrier Lupillin (déjà mentionné au château de Vouvant en 1203) d'approvisionner le château de Mervent en céréales et en vin[87]. Il précise également dans cette lettre que Geoffroy Ier de Lusignan n'a pas le droit de posséder d'armes[87]. Les jours suivants, Jean sans Terre entre en paix définitive avec la famille de Lusignan lorsque ses membres reconnaissent sa suzeraineté[10],[91].

Le contre-sceau de Geoffroy Ier de Lusignan appendu à une charte de 1216[92],[93] permet de savoir qu'il possède les armoiries suivantes : burelées de dix pièces et chargées d'un lion sur le tout qui n'est pas couronné. Le sceau se compose quant à lui d'un « homme à cheval, armé de toutes pièces ». Dans cette charte datée de l'année 1216, Geoffroy, alors extrêmement malade, fait don de biens lui appartenant à l'abbaye de Fontevraud ainsi qu'au monastère de Beaulieu pour « le salut de [son] âme ».

 
Armoiries de Geoffroy Ier de Lusignan, puis de son fils Geoffroy II de Lusignan.

C'est au cours de l'année 1216 que décède Geoffroy Ier de Lusignan selon la Chronique de Bernard Itier (Chronicon Bernardi Iterii) : « Obiit Gaufre de Lesina »[94].

En 1223, Geoffroy II de Lusignan épouse Clémence de Châtellerault et devient donc vicomte de Châtellerault[95].

Soumission de Geoffroy II à Louis VIII (mai 1224)Modifier

Après avoir été nommé roi de France en 1223, Louis VIII entreprend de s'emparer des dernières possessions acquises par les Anglais en France. En mai 1224, Geoffroy II de Lusignan se rend alors à Bourges, sur la volonté de son épouse Clémence de Châtellerault[80] ayant l'appréhension d'une guerre imminente, pour se soumettre à Louis. Le roi accepte son hommage à une seule condition : lui livrer le château de Vouvant à chacun de ses passages en Poitou pour lui permettre d'y entretenir une garnison durant toute la période de ses voyages[96],[91]. Geoffroy II s'engage également à ne pas construire de nouveau château à Châtellerault sans autorisation préalable du roi[95]. Cet hommage de mai 1224 constitue la première mention historique connue de Geoffroy II de Lusignan en tant que seigneur de Vouvant et vicomte de Châtellerault[96].

Le sceau Geoffroy II de Lusignan est décrit par Jean Besly au XVIIe siècle[97] et par Louis Douët d'Arcq en 1863[98] : il comporte un homme « à cheval marchant à gauche, tête nue, en cotte hardie, sonnant du cor, et tenant de la main droite un chien posé sur la croupe du cheval »[98]. L'ensemble est entouré de l'inscription « + SIGILLVM : GAUFRIDI : LEZINIACENSIS » signifiant « sceau de Geoffroy de Lusignan » en français. Le contre-sceau comporte les armoiries de Geoffroy II (burelé, au lion rampant contourné brochant sur le tout[98]) et est entouré de sa devise : « + QVI · PLVS · MORTIS · CONPTEMTOR · QVAM · LEO · FORTIS »[97],[98] (signifiant « Qui craint moins la mort que la force des lions » en français). Les armoiries de Geoffroy II sont donc identiques à celles de son père Geoffroy Ier[99],[100]. Le sceau de Geoffroy II de Lusignan est décrit par Douët d'Arcq d'après celui appendu en décembre 1225 à une plainte des barons de France contre le clergé[96]. Ce même sceau est également attribué à tort à Geoffroy III de Lusignan (décédé avant 1274, fils d'Hugues X de Lusignan) en 1844 dans l'ouvrage Statistique monumentale de la Charente[101]. En effet, le sceau de ce dernier diffère puisque la personne à cheval est dirigée vers la droite et non vers la gauche[102]. Aussi, le contre-sceau de Geoffroy III présente un lion rampant (tourné vers la droite) tandis que celui de Geoffroy II comporte un lion contourné (tourné vers la gauche)[98],[102].

Accord de Geoffroy II avec Henri III Plantagenêt (1230)Modifier

Vers 1230-1240, les rois de France et d'Angleterre cherchent le soutien de la famille de Lusignan[65]. Tandis que Henri III Plantagenêt débarque en Bretagne en mai 1230, le vicomté de Châtellerault est pris par Pierre Ier de Bretagne, duc de Bretagne. Trahissant le roi de France Louis IX, le duc de Bretagne livre par la même occasion Geoffroy II de Lusignan au roi d'Angleterre. Ce dernier le tient donc prisonnier mais accepte de le libérer à une seule condition. Ainsi, le [95], Henri III exige que Geoffroy II (« Galfrido de Lezynyaco ») s'engage à lui remettre ses châteaux de « Vovent et Merevent » en tant que service loyal (« fideli servicio ») afin de lui assurer sa fidélité[103],[66],[104],[10]. À la suite de cela, Guillaume de Bueles est nommé connétable de Vouvant et Mervent par le roi d'Angleterre : « Eodem modo scribitur Willelmo de Bueles, constabulario de Vovent et Merevent »[103]. Geoffroy II de Lusignan décide d'accepter la demande de Henri III en juillet 1230 avant de lui rendre hommage en septembre de la même année. Le seigneur de Vouvant est dès lors libéré par le roi d'Angleterre : « deliberavit Galfridum de Lezyniaco »[103]. Pour répondre à cet accord avec Henri III, le roi de France Louis IX confisque le vicomté de Châtellerault (entre 1230 et 1233[95]) tenu par Geoffroy II depuis son mariage avec Clémence de Châtellerault[21]. Le seigneur de Vouvant et de Mervent décide donc de renforcer le contrôle de ses forteresses localisées en Bas-Poitou : Vouvant, Mervent et Fontenay[65].

Le , Geoffroy II « renonce, entre les mains du pape à ses prétentions sur les biens du prieuré » de Vouvant[17].

Un acte émis par Geoffroy II de Lusignan en 1234 nomme ses deux parents : « Goffriz de Lezignen » et « Eustache »[105]. Son père y est surnommé Geoffroy de Lusignan le Prud'homme (« Goffriz de Lezignen le Prodome »)[105],[68].

Prise de Vouvant par Saint Louis (1242)Modifier

En 1241, les Lusignan, et notamment Geoffroy II, ne veulent pas se soumettre au roi de France Saint Louis. En effet, Hugues X de Lusignan refuse l'hommage à Alphonse de Poitiers (nouveau comte du Poitou et frère du roi) durant les fêtes de Noël 1241 à Poitiers[91] et s'enferme dans la forteresse de Vouvant[26]. Saint Louis assiège alors Vouvant le 30 mai avant de prendre possession de la cité le vendredi [23],[96]. Ce même jour, Geoffroy reconnaît qu'il tient Vouvant du roi de France : « Ego Gaufridus de Lyzengniaco, miles, notum facio universis ad quos littere presentes pervenerint quod ego karissimo domino meo Ludovico, regi Francie illustri, reddidi castrum meum quod dicitur Vovent, [...] »[96],[97]. Cet acte rédigé à Vouvant porte le sceau de Geoffroy II décrit précédemment[96]. Le château, certainement endommagé, est peut-être réparé et modifié sur ordre du roi[49],[106].

Le , le seigneur Geoffroy II de Lusignan (« Gaufridum de Lezigniaco ») est cité comme l'un des garants, pour le roi de France Saint Louis, de la paix conclue entre ce dernier et le roi d'Angleterre Henri III[96],[107].

 
Armoiries de Geoffroy II de Lusignan apposées en 1243 sur l'hommage rendu à Alphonse de Poitiers (armoiries du contre-sceau reproduites par Jean Besly au XVIIe siècle).

Après la victoire de Saint Louis de juin 1242, Geoffroy II de Lusignan rend hommage lige auprès du comte de Poitou Alphonse de Poitiers à Vincennes entre le 12 et le [96],[97] :

« Ego Gaufridus de Lezigniaco, miles, notum facio universis quod ego karissimo domino meo Alfonso, comiti Pictavie, feci hominagium ligium, contra omnes homines et feminas qui possunt vivere et mori, de castro meo de Vovento, de feodis de Fontanis et de Soubysio, et de omni alia terra, quam tenebamdenobiliviro H. (Hugone), comite Marchie, per licentiam et voluntatem ejusdem comitis Marchie et uxoris sue regine. – Feci etiam domino meo comiti Pictavie hominagium ligium de castro meo de Mervento, et promisi quod dicta castra mea de Vovento et de Mervento, et alia castra que teneo de ipso domino comite Pictavensi, ad magnam et parvam forciam tradam eidem omino comiti Pictavie, quotiens ab ipso vel ejus certo nuncio fuero requisitus. – Promisi etiam quod per castra mea eidem domino comiti Pictavie vel ipsius hominibus, vel aliquibus qui in servicio suo fuerint, per guerram nullum proveniet dampnum ; et hec omnia supradicta me firmiter observaturum super sacrosancta Evangelia juravi. – In cujus rei testimonium, presentes litteras eidem domino comiti tradidi sigilli mei munimine roboratas. – Actum apud Vicenas, anno Domini millesimo ucentesimo quadragesimotercio, mense aprili. »

— Geoffroy II de Lusignan, entre le 12 et le 30 avril 1243 à Vincennes (avec son sceau appendu à cet acte), Layettes du Trésor des Chartes : de l'année 1224 à l'année 1246, 1866, p. 508

Par cet hommage au comte de Poitou, Geoffroy II de Lusignan se voit remettre le contrôle de la place de Vouvant. En effet, Saint Louis s'était engagé à lui remettre le château de Vouvant un an après la prise de la place forte à condition de rendre hommage à Alphonse de Poitiers[108].

Afin de rester plus prudent, le comte de Poitou met en place une garnison à Vouvant[109]. Cette dernière lui coûte huit sous deux deniers par jour : « Vovantum, 8s. 2d. »[110].

En mai 1246, Geoffroy II de Lusignan (« Gaufridus de Lezeigniaco ») compte parmi les signataires de la déclaration de la noblesse de l’Anjou et du Maine précisant à la demande de Saint Louis certains articles de la coutume féodale[111],[107]. Son sceau, décrit par Douët d'Arcq d'après celui apposé en 1225[98], est appendu à cet acte.

 
Déclaration de la noblesse de l’Anjou et du Maine précisant à la demande de Saint Louis certains articles de la coutume féodale. Le sceau de Geoffroy II de Lusignan est appendu à droite de l'acte.
Construction d'une nouvelle forteresse (fin XIIe siècle-début XIIIe siècle)Modifier
 
Plans de la tour Mélusine, donjon circulaire de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle.

C'est très probablement entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle[37],[66],[112],[113],[65],[114], que de nouvelles fortifications sont construites en avant des anciennes et que la tour Mélusine est élevée (il est parfois indiqué que cette tour ait été érigée en 1242[36],[49], cependant il paraît peu probable que ce soit le cas au regard des techniques de construction employées et des éléments architecturaux conservés[65]). Symbole du désir d'ostentation de l'époque, cette haute tour ronde permet alors la défense du nord-ouest de l'éperon. Elle se compose de cinq niveaux, dont deux niveaux voûtés en coupole accessibles par un escalier en vis dont l'entrée est située en hauteur afin de rendre l'édifice le moins vulnérable possible face aux potentiels ennemis. Le premier niveau voûté possède une cheminée et permet d'accéder au chemin de ronde du château-fort. Le second niveau possède, quant à lui, une cheminée ainsi que des latrines à conduit biais (avec un débouché vers l'extérieur)[115]. L'édifice est percé verticalement d'un assommoir (mesurant 1 m sur 1,20 m) depuis la plateforme sommitale jusqu'à l'accès à la courtine sud-ouest du premier niveau voûté. La tour Mélusine possède donc deux fonctions : résidentielle et défensive[37].

Les nouvelles fortifications du bourg, d'une longueur d'environ 2,2 km[116], sont flanquées d'une trentaine de tours[117]. Les plus imposantes de ces tours sont localisées sur les parties nord et est (propriété actuelle de la Recepte) et se présentent sous la forme de tours demi-circulaires d'une hauteur d'une dizaine de mètres renfermant chacune une salle voûtée[118]. Ces salles sont desservies par une entrée à hauteur de la cour et possèdent « trois archères simples » chacune. L'accès au chemin de ronde s'effectue par l'extérieur et non par l'intérieur de ces mêmes salles[66]. Ce sont dans ces tours situées au nord-est que se situe la perception (Recepte) de la seigneurie de Vouvant où les habitants viennent payer les divers impôts seigneuriaux[49].

De plus, une large fausse-braie (ligne de défense basse) semble être contemporaine de la construction de l'enceinte fortifiée de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle[65]. Cet élément défensif supplémentaire longe les remparts situés au nord-est et à l'est de Vouvant et permet ainsi de créer une sorte de douve surplombant la rivière Mère. Creusée dans le rocher, la fausse-braie permet également de former un terre-plein de circulation afin de longer la zone de l'enceinte située entre la Porte aux Moynes (au sud-est) et la Porte Bouguerin (au nord). Enfin, une levée de terre est présente au devant de l'angle nord-est de l'enceinte, face aux tours de la Recepte[65]. Tout comme la fausse-braie, cette levée serait contemporaine de l'édification de l'enceinte. Elle pourrait ainsi correspondre à une motte sur laquelle est édifiée une tour de guet ou une motte sur laquelle repose un pont-levis permettant un accès à la ville par le nord-est des fortifications (cf. localisation de cette levée sur le plan de la cité fortifiée au début de la partie « Histoire »).

Plusieurs hypothèses peuvent également être émises concernant le financement de ce nouveau système défensif imposant[65]. En effet, sachant que le château ait été occupé par une garnison de Jean sans Terre pendant 6 mois en 1203, il convient d'étudier la possibilité d'un financement royal permettant l'édification des éléments fortifiés du début du XIIIe siècle. Cependant, l'étude menée sur l'enceinte fortifiée en 2003 révèle que les caractéristiques des châteaux construits par les Plantagenêts dès 1205 ne se retrouvent pas à Vouvant[65]. Les fortifications ressemblent bien plus aux constructions de la famille de Lusignan comme le château de Villebois bâti après 1220. Le financement par le dégagement de moyens financiers importants par les Lusignan avant 1225 au plus tard semble donc privilégié pour l'édification des éléments fortifiés situés en Poitou. Les fortifications possèdent alors des principes novateurs concernant le flanquement qui peuvent être rapprochés des éléments fortifiés découverts en Terre Sainte lors des croisades auxquelles Geoffroy Ier a notamment participé.

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L'ère des Parthenay-l'Archevêque (1247/48-1419)Modifier

En 1247[119] ou vers juillet/août 1248[108], Geoffroy II de Lusignan meurt et est mis en terre dans l'église Notre-Dame de Vouvant comme il l'avait souhaité lors de la rédaction de son testament en janvier 1247[80], juin 1247[107] ou janvier 1248[108]. Il est alors probablement inhumé dans la chapelle nord de Notre-Dame où il avait fondé une chapellenie desservie par un prêtre[108],[25].

Item volo et præcipio quod de terra mea de Subizia, cum omnibus fructibus et pertinentiis, usque ad duos annos continuos et completos, de consensu et voluntate Hugonis Archiepiscopi domini Partiniaci, qui de hoc tenendo spontaneus fidem dedit, et de Mairevento et Volvento et Muncantorio cum omnibus pertinentiis, redditibus, proventibus et alus rebus quas ibi habere debeo, usque ad quatuor annos fiant elemosinæ meæ et emendæ et debita mea persolventur ; salva tamen dote Audæ, uxoris meæ, quæ est C. marcarum annui redditus sicut in carta sua, sibi data et tradita, continetur.
Item lego C. libras Arpino, filio meo ; et similiter C. libras Aaliz, filiæ mæe ; et similiter Borgoigne C. libr. in pecunia numerata.
Eligit sepulturam in ecclesia B. Mariæ de Volvento, coram altare Capellaniæ et instituit ibi unam capellaniam cum quodam Presbitero.

— Geoffroy II de Lusignan (extrait du testament de 1247 ou 1248 donné par une copie de Jean Besly), Charles Farcinet, Les anciens sires de Lusignan, 1897, p. 30 et 31

« Item, je veux et ordonne que de ma terre de Soubise avec tous ses revenus et dépendances, pendant deux années continues et complètes, du consentement et de la volonté de Hugues II de Parthenay-l'Archevêque, seigneur de Parthenay, qui a promis sous la foi du serment et de sa libre volonté de donner son consentement ; et aussi de mes terres de Mervent, Vouvant et Moncontour, avec toutes leurs appartenances et revenus et des autres choses que je dois y avoir, pendant quatre ans, — soient faites mes aumônes et amendes, et que mes dettes soient payées ; réserve faite de la dot de Aude, ma femme, qui est de cent marcs [d'argent], de revenu annuel, comme il est contenu dans la charte à elle donnée et livrée.
Item, je lègue cent livres à Arpin, mon fils, et aussi cent livres à Aelis, ma fille et aussi cent livres à ma fille Bourgogne, en argent comptant.
Je choisis de me faire inhumer dans l'église Notre-Dame de Vouvant, devant l'autel de la chapellenie que j'ai fondée et qui est desservie par un prêtre. »

— Charles Farcinet, Les anciens sires de Lusignan, 1897, p. 30 et 31

 
L'inscription présente dans l'absidiole nord et attribuée à tort au seigneur de Vouvant Geoffroy II de Lusignan.

Une inscription présente sur le mur sud de l'absidiole nord lui est traditionnellement attribuée (l'inscription avait été datée du XIIIe siècle à la fin du XIXe siècle[10]) : « QUONDA(M) PRECLARI SED NUNC CINIS ATQ(UE) FAVILLA † », signifiant « autrefois célèbres, maintenant cendre et poussière »[120],[10]. Cependant, il paraît très peu probable que cette inscription concerne ce seigneur de Vouvant puisque l'étude paléographique la plus récemment effectuée (2008) indique une datation du XIe siècle[120].

Geoffroy II étant décédé sans donner en héritage ses fiefs à sa femme Aude et ses trois enfants, la seigneurie de Vouvant passe aux mains de sa nièce Valence de Luisgnan († après février 1262)[49],[80]. En effet, il semble très probable que les trois enfants de Geoffroy II, Arpin, Aelis et Bourgogne, soient nés d'une union illégitime et qu'ils soient donc considérés comme des bâtards[107]. Cela est confirmé par une enquête issue du folio 40 du manuscrit latin 9019 de la Bibliothèque Nationale de France indiquant que Geoffroy II de Lusignan est décédé « sine herede », c'est-à-dire sans héritier[121].

Dès le passage des fiefs tenus par Geoffroy II à Valence de Lusignan, cette dernière les transmet à son époux Hugues II de Parthenay-l'Archevêque († 1271) avec qui elle s'était mariée avant le mois de septembre 1248[49],[122]. La seigneurie de Vouvant entre donc dans la famille des Parthenay-l'Archevêque, une des premières en Poitou[36].

En 1248, Hugues II de Parthenay-l'Archevêque rachète les seigneuries de Vouvant, Mervent et Soubise pour 6 000 livres[123]. Ce paiement correspond au droit de rachat qui autorise Hugues II a jouir des fiefs obtenus par Valence de Lusignan du fait qu'elle soit uniquement la nièce de Geoffroy II.

Au mois de septembre 1248, Hugues II de Parthenay-l'Archevêque rend hommage de ses seigneuries à Alphonse de Poitiers, comte de Poitiers et frère du roi Saint-Louis[124],[10] :

« Hugo, dictus Archiepiscopus, dominus Parteniaci et Volventi, universis presentes litteras inspecturis, salutem. Noveritis quod nos karissimo domino nostro, Alfonso, filio regis Francie, comiti Pictavensi, fecimus homagia ligia, contra omnes homines et feminas qui possint vivere et mori, de castris nostris Parteniaci, Volventi, Maireventi, Sobisie, et pertinenciarum, et aliis ad feodum dicti domini comitis pertinentibus ; et tenemur dicto domino comiti castra nostra, que ad presens tenemus et tenebimus ; ad forciam magnam et parvam, quocienscumque ab ipso domino comite, vel ejus nuncio suas patentes litteras deferene, super hoc fuerimus requisiti. – Actum apud Pictavim, anno Domini MCCXL octavo, mense septembri. »

— Hugues II de Parthenay-l'Archevêque, hommage lige rédigé au cours du mois de septembre 1248 à Poitiers, Layettes du Trésor des Chartes, Volume 3, 1875, pp. 47-48

En juin 1250, un accord concernant l'exécution du testament de Geoffroy II de Lusignan est conclu entre Valence et Hugues II, d'une part, et les exécuteurs testamentaires, Guillaume Fort (chevalier) et Foucque Petit (chevalier), d'autre part[105],[80],[97]. Dans son testament de 1247 ou 1248, Geoffroy II lègue notamment un revenu annuel de cent marcs d'argent à sa seconde femme Aude ainsi que cent livres en argent comptant à ses trois enfants Arpin, Aelis et Bourgogne[80].

Le , Hugues II de Parthenay-l'Archevêque prête hommage à l'abbé de Saint-Maixent pour les fiefs et arrière-fiefs qu'il tient de lui[49]. Cet hommage ne concerne pas le château de Vouvant : « [...], exepto feodo de Volvento, [...] »[125].

Le , le château de Vouvant est mentionné dans un acte rédigé par le comte Alphonse de Poitiers : « Castrum Volventi [...] »[126].

 
Sceau de Guillaume VI de Parthenay-l'Archevêque, seigneur de Parthenay et de Vouvant (« Volventi »), apposé sur une lettre de 1275 (sceau reproduit par Jean Besly au XVIIe siècle).

En 1294, le seigneur de Vouvant Guillaume VI de Parthenay-l'Archevêque reconnaît qu'il n'a aucune juridiction sur le prieuré de Vouvant[17],[97].

Au cours du XIIIe siècle[37] ou avant la Guerre de Cent Ans au XIVe siècle[49], le château de Vouvant subit encore des modifications. Au XIVe siècle, les Parthenay-l'Archevêque réparent en effet les fortifications de leurs possessions situées en Poitou, Saintonge et Aunis et y installent des garnisons afin d'en assurer la défense[109]. Concernant Vouvant, le donjon est restauré et l'enceinte est élargie à la superficie totale de l'actuelle place du Bail détachée du bourg castral par un fossé sec[49],[36].

À la fin du mois de mars 1305, l'archevêque de Bordeaux et futur pape Bertrand de Got entame une visite des abbayes et églises de son archidiocèse et se rend notamment à Vouvant[127].

Le , Jean Ier de Parthenay-l'Archevêque se trouve dans son château de Vouvant lorsqu'il confirme une donation importante en faveur de l'église Saint-Jean-Baptiste de Ménigoute[109].

En 1349, les châtellenies de Parthenay, Vouvant et Mervent sont réunies en un seul fief par le roi de France à la demande de Jean Ier de Parthenay-l'Archevêque, seigneur de Parthenay[37],[128]. Le , les ressorts de Vouvant et Mervent, qui dépendaient jusqu'alors de la juridiction de Fontenay-le-Comte sont transférés à Saint-Maixent à la suite du traité de Brétigny[129].

En 1380, Guillaume d'Izé est cité comme capitaine de Vouvant[130].

Au mois de novembre 1390, les commissaires répartiteurs décident de taxer les villes, châtellenies et ressorts de Vouvant et de Mervent de 730 livres[109]. Cette taxe fait suite à une aide de 10 000 francs versée par la province au comte de Poitou Jean de Berry. La taxation concerne également la ville, châtellenie et le ressort de Parthenay dont la somme demandée est égale à 770 livres.

Un acte daté du comprend le sceau de la châtellenie de Vouvant. Le sceau comporte notamment les armoiries des seigneurs de Parthenay, aussi seigneurs de Vouvant à cette période : un « écu d'un burelé, à la bande »[131],[132].

Le , Jean II de Parthenay-l'Archevêque nomme Guillaume de la Court en tant que capitaine de Vouvant[109]. Celui-ci avait déjà été nommé capitaine de la ville et du château de Parthenay le .

En 1411, Brunissande de Périgord (décédée en 1424), femme de Jean II, demande aux moines du prieuré de Vouvant de lui réaliser un psautier[41]. Ce dernier, qui comporte de nombreux décors (lettrines notamment), est actuellement conservé à la British Library de Londres. Le psautier de Brunissande de Périgord est très intéressant puisque la date et le lieu de fabrication y sont cités : « Iste liber est nobilissime ac illustrissime domine. domine Brunisandi de Petragora. domine Pertiniaco et de Mathefelomo. quem fecit fieri ad Voluentum. ad laudem et honorem Dei et gloriose uirginis Marie. Anno domini M°.CCCC°.vndecimo. Oro Christum quem assidue implorat. Ut eam in libro uite ascripbat. » (signifiant « Ce livre appartient à très noble et très illustre dame, Dame Brunissande de Périgord, dame de Parthenay et de Mathefelon. Elle l'a fait faire à Vouvant, à la louange et en l'honneur de Dieu et de la glorieuse Vierge Marie, l'année du Seigneur 1411. Je prie le Christ, qu'elle implore assidument, qu'Il l'inscrive au Livre de vie. »)[41].

Prise de Vouvant par Arthur de Richemont (1415)Modifier

Par lettre du , le roi de France retire le statut de sénéchal de Poitou à Jean II de Parthenay-l'Archevêque et lui confisque ses terres de Parthenay, Secondigny, Béceleuf, Coudray-Salbart, Vouvant, Mervent, Châtelaillon, etc.[133]. En effet, après avoir pris parti pour le duc de Berry et le duc d'Orléans en 1410, Jean II les abandonne dès 1413 pour servir les Bourguignons (alliés des Anglais) [133]. Les biens de Jean II sont tout d'abord donnés à Louis de Guyenne (duc de Guyenne) par lettre du avant que ce dernier décide de les confier à son favori Arthur de Richemont le [133]. En 1415, Arthur de Richemont combat donc Jean II de Parthenay-l'Archevêque et investit Vouvant après s'être emparé de Parthenay[26],[49]. Il est précisé que la place forte de Vouvant est livrée par Brunissande de Périgord, dame de Parthenay et femme de Jean II[134],[133],[135]. Avant la prise de Vouvant en 1415, Brunissande de Périgord avait été enfermée dans le château de Vouvant par son mari Jean II[133]. Une lettre datée du indique cela[133] :

« Jeudi 15 juillet 1417. Entre Mme Brunissant de Pierregort, dame de Partenay, d'une part, et le seigneur de Partenay, d'autre part.
[...] [Le] seigneur de Partenay [...] envoya ladicte dame ou chastel de Vouvant et fist un edict que nul n'entrast oudit chastel [...].
Dit oultre que, depuis que monseigneur de Richemont ala, par lordonnance du Roy, en la terre de Partenay, pour mectre les terres dudit seigneur de Partenay en la main du Roy, ouquel ladicte dame, en obeissant au Roy, delivre la ville et le chatsel de Vouvant, elle n'osa retourner devers son mary, qui la menaçoit de faire morir [...]. »

— Registres civils du parlement de Paris, Eugène Cosneau, Le connétable de Richemont (Artur de Bretagne) (1393-1458), p. 486

Le , Jean II de Parthenay-l'Archevêque vend ses baronnies de Vouvant et de Mervent au dauphin régent Charles VII pour 141 000 écus d'or[136],[134].

L'ère d'Arthur de Richemont (1427-1458)Modifier

En 1424, Charles VII, devenu roi de France, dispose les seigneuries de Vouvant et Mervent en faveur d'Arthur de Richemont, dont ce dernier prend possession en 1427 et les conserve jusqu'à sa mort, en 1458[10],[134].

Entre 1427 et 1430, Robin Denisot est nommé receveur des ventes des bois et forêts de Vouvant et Mervent pour le comte de Richemont[109],[137].

Un mandement d'Arthur de Richemont daté du indique que Henry de Launay est capitaine de son château de Vouvant : « A Henry de Launay, cappitaine de Vovant, en Poittou, par mandement de monseigneur, donné du XXe jour d'octobre mil CCCCXXXII, [...] »[138].

Le , Arthur de Richemont passe à Vouvant lors de son voyage le menant à Rennes pour la célébration du mariage de son neveu François Ier de Bretagne[109]. Ce passage est confirmé par la signature d'un mandement par Arthur de Richemont au château de Vouvant ce même jour[109].

Réparations du château (1444-1446)Modifier
 
Motte castrale du Château-Neuf probablement fortifiée au XVe siècle (photographiée depuis le haut de la tour Mélusine).

Entre 1444 et 1446, Arthur de Richemont entreprend de grands travaux de remise en état et d'aménagements au château de Vouvant[65],[139],[41]. Il fait ainsi probablement construire une nouvelle enceinte fortifiée au nord-ouest du château baronnial, l'enceinte du Château-Neuf, incluant l'ancienne motte castrale. Cette enceinte, dont les tours sont adaptées à l'artillerie, est composée d'un châtelet (formé de deux tours en fer à cheval) ainsi que de trois ou quatre tours[49]. Il fait également appel à Jean Vayron (maître-maçon) pour réparer quelques bâtiments de la cité fortifiée, dont les logis et la chapelle du château[140] et construire ou améliorer une tour d'artillerie, la tour Baboin[41], dont la localisation est inconnue[37],[141].

Une lettre du indique qu'Arthur de Richemont a bien pris connaissance de l'accord du roi de 1444 lui permettant de percevoir des taxes plus importantes de ses places de Parthenay, Vouvant et Fontenay afin d'y mener les réparations nécessaires[133] :

« Nous, Artur, filz et oncle de duc de Bretaigne, conte de Richemont, seigneur de Parthenay, Fontenay et Vouvent, et connestable de France, confessons avoir eu et receu de Pierre Pereaut, commis en Poitou par monseigneur le Roy à recevoir la porcion de l'aide de NCM. fr. mis sus en ses pays de Languedoil, au moys de février CCCCXLIIII, la somme de XVIIC l.[ivres] t[ournoys], laquelle mondit seigneur le Roy nous a ordonnée estre baillée et délivrée, pour convertir ès repparacions de noz villes et chastellenies desdiz lieux de Parthenay, Fontenay et Vouvent, ainsi que plus à plain est contenu ès lectres patentes de mondit seigneur le Roy sur ce faictes. De laquelle somme de dix-sept cens livres tournoys nous nous tenons pour bien paié et content et en avons quicté et quictons et promectons, par ces présentes, acquicter ledit receveur de ladicte somme, envers tous et contre tous. Donné soubz noz scel et seing manuel, le vingtiesme jour de février, l'an mil CCC quarante et cinq. »

— Arthur de Richemont, Le connétable de Richemont (Artur de Bretagne) (1393-1458), 1886, p. 618

En 1447, les habitants des châtellenies de Vouvant, Parthenay et Mervent sont taxés par une taille (impôt) d'une valeur de 1 200 livres par le trésor royal[109].

Une lettre datée du indique que les fortifications de Parthenay, Vouvant et Fontenay sont en cours de réparation : « Le , J. Secillon, commis par le comte de Richemont receveur des deniers pour les réparations et remparement de Parthenay, Vouvant et Fontenay-le-Comte, reçoit d'Antoine Vousy, receveur des tailles en Poitou, la somme de 1 700 l.[ivres] t.[ournoys]. »[133].

L'ère des d'Orléans-Longueville (1458-1694)Modifier

En 1458, la seigneurie de Vouvant échoit à Jean de Dunois, bâtard d'Orléans[34],[36]. En effet, avec la mort d'Arthur de Richemont le , le domaine de Vouvant et Mervent entre dans le domaine royal. Le roi de France Charles VII en fait par la suite don à Jean de Dunois (petit-neveu de Jean II de Parthenay-l'Archevêque par le biais de sa deuxième femme Marie d'Harcourt, dame de Parthenay)[10],[142],[143].

Il semblerait que Jehanne, fille de Jean de Dunois décédée vers l'âge de 9 ans, soit inhumée dans l'église Notre-Dame de Vouvant ou Saint-Médard de Mervent[144]. En effet, le testament rédigé par Jean de Dunois et son épouse Marie d'Harcourt au début du mois d'octobre 1463 indique que : « Item veullent et ordonnent lesdits conte et contesse estre achatée la somme de quarante livres tournois de rente au pais de Poictou, pour fondation d'une basse messe laquelle ont fondée et ordonnée estre dite et célébrée chacun jour en l'esglize de [Mervant ou Vouvan] pour le salut de l'âme de leur fille Jehanne, enterrée en icelle esglize »[145],[144],[146]. La localisation de la sépulture de Jehanne diffère donc en fonction des transcriptions de ce testament[145]. Ainsi, la localisation est portée à « Vouvan » selon la copie de Polluche conservée aux archives du Loiret[146] tandis qu'elle est portée à « Mervant » selon Gyvès et le manuscrit 1122 de Clairambault[144].

Grand programme sculpté du portail nord de l'église Notre-Dame (v. 1458/1464)Modifier

C'est vraisemblablement entre 1458 et 1464 que le portail nord est surmonté d'une partie triangulaire ornée de sculptures gothiques. En effet, celle-ci aurait été édifiée entre l'arrivée de Jean de Dunois en tant que seigneur de Vouvant en 1458 et le décès de sa femme Marie d'Harcourt en 1464. Trois éléments sculptés sont rajoutés[25] :

  • Un premier ensemble surmonte la partie romane du portail nord. Il s'agit de la Cène où les Douze Apôtres sont représentés autour de Jésus. Plusieurs apôtres sont facilement reconnaissables : saint Pierre (assis à la droite du Christ et tenant ses clés) ainsi que Judas (agenouillé à la gauche du Christ). Un serviteur, debout et tenant une amphore dans ses mains, est présent à la droite de la longue table rectangulaire. Les éléments drapés des personnages sont représentés avec une grande souplesse. Enfin, chacun des personnages est surmonté d'une arcature trilobée permettant de servir de support à l'élément sculpté au-dessus de la Cène.
  • Un deuxième élément sculpté surplombe la Cène et s'étend jusqu'à l'extrémité du pignon triangulaire. Il s'agit de l’Ascension du Christ qui fait suite à sa Résurrection. Les Douze Apôtres sont représentés debout, le regard dirigé vers le Christ qui s'élève vers le ciel. Les drapés ainsi que certaines attitudes sont représentés de manière à évoquer du mouvement. Deux personnages agenouillés sur un décor végétal sont présents au centre de la scène. L'interprétation de ceux-ci diffère selon les auteurs : la Vierge et une sainte femme ou encore la Vierge et Marie-Madeleine. Cependant, Sylviane Van de Moortele[25] suggère qu'il s'agit ici de deux donateurs, un homme à droite et une femme à gauche. En effet, un indice important concerne les vêtements des deux personnages puisqu'ils sont habillés du même manteau dont la lisière est soigneusement décorée. Les détails de leurs visages et du mouvement des drapés sont également plus soignés par rapport au reste de la composition. Les deux personnages représentés correspondent donc certainement à Jean de Dunois et son épouse Marie d'Harcourt. De plus, cette hypothèse semble confirmée par la présence d'un écu sur le tympan du portail nord. Celui-ci, qui était très certainement peint (surface lisse), comporte une tête de bélier comme cimier et deux aigles essorantes comme support. Ces éléments correspondent alors avec certitude aux armes de Jean, comte de Dunois et de Longueville, dont la description est : « D'azur à trois fleurs de lys d'or, au lambel à trois pendants d'argent, à la traverse d'argent. L'écu (penché) timbré d'un heaume couvert de lambrequins et cimé d'une tête de bélier, supporté par deux aigles essorantes »[25],[98]. La scène de l'Ascension se termine par la présence de deux anges surmontés du Christ.
  • Enfin, un dernier ensemble est ajouté au milieu du XVe siècle : il s'agit de la corniche surplombant les deux portes de l'église et des deux sculptures situées de part et d'autre du portail roman. Ces dernières représentent une Vierge à l'Enfant (dans un état très dégradé) à gauche et saint Jean-Baptiste à droite. L'ajout de ces personnages bibliques peut être rapproché du fait que saint Jean-Baptiste et la Vierge sont les saints patrons de Jean de Dunois et de Marie d'Harcourt. Cela confirmerait donc la datation de ces éléments sculptés entre l'arrivée de Jean de Dunois en tant que seigneur de Vouvant en 1458 et le décès de son épouse Marie d'Harcourt en 1464.

Le grand ensemble sculpté datant du milieu du XVe siècle est à rapprocher des sculptures de la Sainte-Chapelle de Châteaudun érigée selon la volonté de Jean de Dunois entre 1460 et 1490. Les ornementations y possèdent les mêmes caractéristiques que la partie haute du portail nord de Notre-Dame de Vouvant : mouvements des drapés, détails des visages et notamment des barbes soigneusement peignées[25].

C'est au moins à partir de 1468 que la seigneurie de Vouvant est érigée en baronnie[147].

Temps ModernesModifier

Des lettres de Louis XI, datant du , indiquent que Vouvant et Mervent étaient du ressort de Saint-Maixent, et que, par une commission du , donnée par André de Vivonne, sénéchal du Poitou, les ressorts et juridictions de Vouvant et Mervent restent au siège de Poitiers[26].

Le , le roi de France Charles VIII confie la garde de Parthenay, Vouvant, Mervent et Coudray-Salbart à Jacques de Beaumont, seigneur de Bressuire[109]. En effet, le roi avait confisqué les domaines du comte de Dunois au cours de la Guerre folle (1485-1488).

Vers 1500, de nouvelles armes sont données aux seigneuries de Vouvant, Mervent et Mouilleron[148]. Elles sont décrites comme suit : « ung escu burelé d'argent et d'azur à deux serpents de gueulles »[149]. Les armes attribuées à la seigneurie sont visibles dans un ouvrage enluminé daté d'avant le (date de décès de Louis Ier d'Orléans-Longueville). Cet ouvrage est décrit comme un « sommaire abrégé » des différentes terres possédées par Louis Ier d'Orléans[148],[149]. L'ouvrage, orné des différentes armes des fiefs, est réalisé par Jean de Baudreuil et dédié à Louis Ier d'Orléans, duc de Longueville, marquis de Rothelin, comte de Dunois, etc. Celles-ci remplacent les armes des seigneurs de Parthenay qui possédaient les deux seigneuries entre 1248 et 1419. Les armes attribuées à Vouvant, Mervent et Mouilleron semblent grandement inspirées de celles de la famille de Lusignan dont elles empruntent le fond burelé d'argent et d'azur. La présence de deux serpents qui se font face est à rapprocher de la légende de Mélusine à laquelle l'auteur de l'ouvrage fait d'ailleurs référence : terres données « [...] par Melusine a fon filz Geoffroy a la grand dent qui est inhume en l'Eglise dudit Vouvans. »[149],[150]. Les armes sont restées par la suite le symbole de la commune de Vouvant, cette dernière s'en étant inspirée pour ses armoiries (seule l'alternance entre l'azur et l'argent diffère des armes de la seigneurie).

Au XVIe siècle, une fontaine monumentale est érigée en l'honneur de la fée Mélusine au centre de la cour principale du château-fort. Uniquement alimentée par l'eau de pluie, elle se présente comme un bassin en granit supporté par quatre figures en calcaire à l’effigie de la fée. Au-dessus de la cuve, une autre représentation de Mélusine est présente tenant un miroir dans une main et un peigne dans l'autre, lançant de l'eau par les seins. Une seule des quatre figures de Mélusine est encore conservée dans le parc du château privé de la Recepte[10],[151].

Au mois de juillet 1522, la ville de Vouvant et ses fortifications font l'objet de réparations. En effet, un document daté de cette date indique la réparation des clôtures, murailles et fortifications de la ville de Vouvant[152] :

« La court du scel etably à Vouvant.
Sachent tous que en la court du scel etably en présent contrat à Vouvant, et par devant les jurés et nonobstant dicelle ont estez présentés et personnellement establiz en vos honorables personnes Maistre Pierre Baudet, Garin Barthélémy, Lois Brusseau, Blaise Galfart, Guillaume Chassay, Mathurin Coulon mainmorts et habitants de la ville et paroisse dudit Vouvant et faisant serment ...En suit le don fait aux paroissiens mainmorts et habitants dudit lieu a eulx fait par le tres hault et tres puissant seigneur Monseigneur Larchevesque le vingt-troisième jour de may mil cinq cens vingt et six. François Tailleron, procureur général au dit Vouvant a pour nous Seigneur chargier et emploier en réparation des portantz, murailles et cloustures, fortiffications et resparation de la dite ville de Vouvant, la somme de trois cent louis tournois mentionnés dans le dit don les baillants et paiant à nycolas Gottereau Receveur du dit Vouvant et fermier général et le dit don a été fait par le dit Gottereau aux mainmorts et personnellement étably scelon ce qu'ensuivent. »

— Juillet 1522, Archives Nationales. R1 202, dossier 4, Anciens titres et domaines de Vouvant et Mervent de la dépendance de celui de la Meilleraye, Folio 1

En 1526, une description très intéressante de la cité fortifiée est effectuée à la suite de la réformation du livre terrier[153] des baronnies de Vouvant et Mervent. Cette description de la ville de Vouvant indique qu'elle possède trois portes d'accès[154],[37] :

  • Au nord : la Porte Bouguerin, sous la forme d'une tour carrée avec accès par pont-levis ;
  • À l'est : la Porte aux Moynes, vraisemblablement sous la forme d'un châtelet entouré de deux tours rondes, et dont l'accès est assuré par le pont médiéval ;
  • À l'ouest : la Porte de la Poterne ou, plus simplement, la Poterne (appelée aussi parfois Porte Saint-Louis ou Poterne de Saint-Louis[155]). Selon la tradition, c'est par cette porte que le roi Saint Louis entre dans la cité fortifiée en 1242 lors de sa victoire sur la famille de Lusignan. Cette porte est utilisée de manière secondaire pour accéder au bourg castral de Vouvant[37]. Il s'agit d'une poterne (d'où son appellation locale de « Poterne »[117]) dissimulée dans l'enceinte fortifiée et protégée par une tour carrée.

« La dicte ville est assise en une montaigne basse, circuye et environnée d'eau de toutes pars, sauf du cousté du château et devers la porte Bouguerin estant de lad. ville, et aussi environnée lad. ville de toutes pars de montaignes plus hautes que n'est lad ville et est de mauvaise advenue. Laquelle ville a deux portes principalles, l'une appellée la porte aux moynnes, par devant laquelle a ung pont dormant soubz lequel passe la rivière appellée Mère, et lad. porte frement sans pons levys touteffoys les habitants durant qu'ilz en voullant faire ung. Et par le dedans de lad. ville en tirant à main droicte on va dud. portal aux moynnes au portal et porte Bouguerin, en les queulx deux portaux sont les murs de lad. ville garnyz de tours à chacun pan de mur, et par le dehors sont les d. murs garnyz de douhes, au long desquelles douhes est lad. rivière de la Mère. Et lequel portal Bouguerin est carré à quatre carrez et se fermet à pont leveiz et portes fermentes, et y souloit avoir ung ratteau que les habitants ont baillé à reffayre à Jehan Mayner ensemble celluy de la porte aux moynes. Et anprès lad. porte Bouguerin est la porte de lad. ville dud. portal Bouguerin, à laquelle un pan de mur qui se tousche aud. chasteau et est assis à travers la douhe dud. chasteau et de lad. porte aux moynnes en tirant aud. chasteau et l'autre partie de la muraille de lad. ville laquelle est garnie de tours à chacun pan de mur. Et par le dehors et autour desd. douhes est la rivière et jusques aud. chastel, léquel chastel fait la clousture par icelluy cousté des deux boutz de lad. ville. Auquel cousté senextre de lad. muraille a une pouterne fermante de porte pour aller de lad. ville à Fontenay-le-Compte. Et on mellieu d'icelle ville devant l'église dud. lieu sont les halles de lad. ville, du bout desquelles est l'auditoyre où se tient la jurisdiction, lesquelles halles et audictoire sont en bon estat et reparation. »

— Description de la ville effectuée par les maîtres Guillaume Rousselet (de Châteaudun), François du Doet (de Parthenay) et François Caillaud (de Vouvant) en 1526[154], Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée, L. Gasté, 1875, pp. 52-55

Dans cette même description, il est également indiqué que le château-fort se compose[154] :

  • d'un pont-levis associé à une porte pour accéder au château. Cette porte d'entrée serait surmontée d'une chapelle[37] ;
  • d'une tour carrée à contreforts à l'entrée du château, accolée à l'enceinte de celui-ci, et assortie, à l'avant, de deux tours rondes ;
  • d'une chapelle (adossée à la tour Mélusine[1]) ;
  • de deux puits (un devant la chapelle et l'autre au milieu de la cour du château) ;
  • d'une douve sèche séparant le château-fort du village fortifié ;
  • d'une poterne permettant l'accès, par le biais d'un pont-levis[156], à l'enceinte fortifiée du Château-Neuf par la tour Mélusine (donjon).

« Aussi avons descript le chasteau dud. Vouvent, par davant lequel a une place et à l'entrée dud. chasteau ung pont levys et une porte, pour entrer une beste chargée et homme dessus à cheval, jougnant d'une grosse tour carrée dud. chastel. Et quant on est dedans à mains dextre est lad. tour carrée, laquelle tour est faicte par le devant à deux petites tours rondes maximes, et de la quelle grousse tour est cheut partie par le dedans du chastel. Aussi a certaines tours maximes et une autre grant tour entre laquelle a une cuisine, où a présent demouret le lieutenant du cappitaine, souloit avoir une salle basse et une salle haulte et par dessoubz lad. salle basse est la cave, et au bout de lad. salle haute est la chapelle dud. chasteau, laquelle est voultée, lesquelles chouses sont toutes tumbées en ruyne ; et de l'autre cousté a une pouterne ou yssue pour saillir en un jardin appelé Chasteauneuf, et on milieu du d. chasteau a une cour et en icelle un puys, en my le milieu, et ung autre puys devant la chapelle dud. chasteau. »

— Description de la ville effectuée par les maîtres Guillaume Rousselet (de Châteaudun), François du Doet (de Parthenay) et François Caillaud (de Vouvant) en 1526[154], Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée, L. Gasté, 1875, pp. 52-55

Dans les années 1570-1580, Adam Tiraqueau est nommé gouverneur de Parthenay et de Vouvant[109].

La ville fortifiée connaît son apogée au cours de la Renaissance. En effet, cité puissante et prospère, Vouvant règne alors sur de nombreux fiefs situés en Poitou et en Aunis[157].

Cependant, les guerres de Religion ont de lourds impacts sur sa puissance et sa beauté[36]. Durant cette période de conflits religieux entre catholiques et protestants, la cité médiévale se range du côté des catholiques[10],[25]. Malgré cela, le château de Vouvant héberge des membres du camp adverse. Ainsi, durant une trêve en 1586, Charles-Emmanuel de Savoie-Nemours (duc de Nemours) est reçu au sein du château-fort[10]. L'année suivante, le , le roi de Navarre et futur roi de France Henri IV séjourne au château de Vouvant après le siège donné à Fontenay-le-Comte[129].

En 1588, les huguenots, sous l'ordre du duc de la Trémoille[49], attaquent la Porte de la Poterne, sans succès, laissant 200 morts sur le terrain[158],[34]. Ils essayent tout d'abord de mettre le feu, avant de tenter une escalade de plein jour des remparts mais sont chassés par Jean de Chourses (seigneur de Malicorne et gouverneur du Poitou de 1585 à 1603)[26]. L'église est incendiée, la voûte de la nef s'effondre et les piliers sud sont détruits[10]. Ainsi, alors que Jean Collart, vicaire général de Maillezais, trouve que l'église de Vouvant est « fort bien voultée et couverte » en 1601, cette dernière est décrite comme « toute ruinée » en 1656[17]. En effet, Jacques Raoul de La Guibourgère (évêque de La Rochelle) évoque dans le compte rendu de sa visite pastorale de 1656, que « l’église fort belle et fort vaste autrefois, par le malheur des guerres a été toute ruinée : il n’y a plus que le chœur et les deux chapelles aux deux côtés du chœur qui soient voûtés »[17],[34]. La destruction partielle de l'église, et notamment celle de la façade occidentale[159], semble donc se situer au début du XVIIe siècle. La nouvelle façade occidentale, clôturant les six travées subsistantes de l'édifice, est érigée au cours du même siècle[159].

 
Le mur construit au XVIIe siècle après la destruction de la partie occidentale de l'église priorale.

Plusieurs comptes rendus de visites épiscopales permettent d'en savoir plus sur cet état inquiétant de l'église au XVIIe siècle[43] :

  • en 1636, l'édifice n'est pas pavé et ne possède pas de vitraux tandis que l'ensemble de la nef n'est plus voûté et qu'une grande partie de celle-ci est détruite. Seuls le chœur ainsi que le transept sont encore voûtés.
  • en 1650, la visite épiscopale porte connaissance de la présence de peintures murales au sein de l'édifice. Il est également indiqué que plusieurs prisons ont été aménagées à l'extrémité de la nef vers 1630 avec des pierres en provenance de la démolition de cette dernière[25]. La porte décorée de l'église Notre-Dame est alors condamnée.
  • en 1656, l'entrée principale de l'église Notre-Dame est signalée comme condamnée par les prisons installées dans la nef : « L'aisle d'une nef a esté prise aveque la grande porte pour faire des prisons, [...], en sorte qu'on entre plus par la nef, mais seulement par une autre porte au-dessous du crucifix »[41]. L'entrée se fait dès lors par la porte nord du transept. C'est vers cette même année que la porte occidentale est alors écroulée. Une porte d'accès menant au prieuré est également citée comme fermée dans cette visite de 1656.

En 1625 et 1648, les deux pouillés d'Alliot indiquent que le prieuré Notre-Dame de Vouvant relève de l'évêque de Maillezais[160],[25].

En 1636, les moines du prieuré de Vouvant s'intègrent à l'ordre monastique de la congrégation de Saint-Maur[43]. La situation du prieuré Notre-Dame déclinant grandement au fil des années, seuls deux ou trois religieux y sont encore présents en 1664[43].

En 1638, Henri II d'Orléans-Longueville rend hommage de ses baronnies de Vouvant et Mervent[161].

Avant 1641, Henri II d'Orléans-Longueville vend ses terres de Vouvant et de Mervent au président de Lamoignon[109],[65]. Elles sont donc détachées de la baronnie de Parthenay qui est vendue à Charles II de La Porte le [109].

En 1644, un traité passé entre Henri II d'Orléans-Longueville et Anne Le Blanc (écuyer et garde des terres de Henri II) indique le souhait de procéder au dessèchement des marais de Vouvant et Mervent (appelé aussi marais de Vouilly et Chailly)[162],[163].

Les lettres patentes du roi Louis XIV, datées du , portant érection de la terre de Rohan en Duché Pairie en faveur de monsieur de Chabot, indiquent que « [...] toutes les maisons impériales, royales et souveraines de l'Europe d'où vient que les rois nos prédécesseurs, tant de la branche dite communément de Valois que celle de Bourbon, soit à cause de la dite alliance de Luxembourg, soit aussi parce que en effet tous les rois de France et toutes les branches royales, descendent médiatement d'une fille de Chabot qui fut dame Eustache, femme de Geoffroy Ier de Lusignan [...] »[78]. Cela ferait alors de Vouvant, par Eustach(i)e Chabot, le berceau des familles royales Valois et Bourbon.

Au XVIIe siècle, les chapiteaux romans de l'église Notre-Dame sont remplacés par des chapiteaux ioniques. La voûte supportant le chœur ainsi que deux petites travées de ce dernier sont démolies. La crypte est alors comblée par des débris de toutes sortes. Un redallage complet du chœur est par la suite effectué provoquant un abaissement de son niveau et la disparition de l'entrée de la crypte s'ouvrant sur le transept[71].

Une visite pastorale datée du indique que le chapitre du prieuré Notre-Dame de Vouvant est uni au chapitre de La Rochelle[41].

Le retour définitif de la seigneurie-baronnie à la Couronne (1694-1788/89)Modifier

En 1694, Vouvant revient à la Couronne de France du fait de l'extinction de la lignée issue de la descendance de Jean de Dunois, par le décès de Jean-Louis d'Orléans-Longueville (abbé de Longueville)[10],[36],[49]. L'ancienne baronnie de Parthenay, à laquelle Vouvant était intégrée, est alors réunie au domaine de la Couronne[65].

Le , un procès-verbal, effectué par Charles Moriceau (seigneur de Cheusse et sénéchal de Fontenay) lors de la prise de possession de Vouvant par Louis XIV, décrit le château-fort, indiquant qu'il mesure environ 270 m de périmètre (140 toizes) et qu'il se compose de quatre tours « presque ruinées », ainsi que du donjon (tour Mélusine) utilisé comme lieu de conservation des archives de la seigneurie[154],[129],[65] :

« [...] nous nous sommes transportés [...] audit chasteau de Vouvant, quy nous a pareu estre un ancien chasteau basti sur la croupe d'un rocher environné de fossés secqs taillés dans le rocq, revesteus de mœurs et flanqué de quatre tours presque ruynées sur lesquelles nous avons trouvé six pièces de canons de fer de dix à douze livres de balles, et un fauconneau aussi de fer, et que dairière ledit chasteau, il y a un ancien donjon y joignant dans lequel est le trezor des tiltres et papiers de laditte seigneurie, et ayant fait toizer ledit chasteau pas lesdits experts en notre présence, il nous ont rapportés quil contient en son circuit cent quarante toizes [...] »

— Charles Moriceau, seigneur de Cheusse et sénéchal de Fontenay[154],[129], Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée, L. Gasté, 1875, pp. 52-55

Les jours suivants, les procès-verbaux de la prise de possession des domaines appartenant à la seigneurie de Vouvant-Mervent se poursuivent. Ainsi, le , Charles Moriceau, accompagné par M. de la Haye et M. Palliot, effectue la visite de « lapartement du donjon, des halles dudit Vouvant du parcquet, des prisons, du four banal et de la maison apelée la Recepte despendente de la ditte seigneurie de Vouvant exploitée par Jacques Rochais »[129].

Le , les biens de l'hôpital situé au lieu-dit du Vivier, dont le prix est affermé à 820 livres en 1646, sont réunis à l'Hôtel-Dieu de Fontenay-le-Comte[129].

En février 1698, une gruerie et un bailliage royal sont créés dans la ville de Vouvant[26],[164]. Le siège royal du bailliage semble se situer dans le bâtiment de la Vieille Cure situé au no 16 rue de l'Ancienne-Cure[27]. La création de ce siège de bailliage permet à la cité de régner sur une quarantaine de paroisses[165] détenues auparavant par la sénéchaussée de Fontenay-le-Comte[49],[166]. À cette époque, une large partie du Bas-Poitou relève alors de deux juridictions royales secondaires que sont la sénéchaussée de Fontenay-le-Comte et le bailliage de Vouvant[3],[166]. La cité médiévale vit, dès lors, une période faste, mais de très courte durée, puisque la Couronne royale, sous le règne de Louis XIV, s'en désintéresse. En effet, « comme la ville de Vouvant est très petite, mal peuplée et presque inaccessible par les roches qui l'environnent et des chemins impraticables, le siège a été transféré à la Châtaigneraie presque aussitôt sa création »[10]. Le siège royal du bailliage de Vouvant est donc délocalisé par la suite dans la ville mieux desservie de La Châtaigneraie-sur-Vouvant[27],[167],[168]. La gruerie de Vouvant est, quant à elle, supprimée dès le mois de juin 1698 sur ordre du roi[169].

Le , la présence du prieuré Notre-Dame de Vouvant est affirmée lors d'une visite pastorale[41]. C'est au cours du XVIIIe siècle que le prieuré Notre-Dame est vidé de ses derniers moines et que les bâtiments monastiques sont peu à peu vendus ou ruinés[43].

En 1706, la cité fortifiée est tenue par une garnison composée de sept archers ainsi que de trois officiers[170],[65].

En 1715, le Père de Montfort vient prêcher sa mission en l'église de Vouvant, alors que cette dernière nécessite de nombreuses réparations[34].

Les domaines de Vouvant ainsi que son château en ruine sont mis en adjudication au château du Louvre le [36],[49],[129]. Définitivement abandonné, le château-fort situé place du Bail (excepté la tour Mélusine ainsi que la base d'une tour) est alors démantelé au cours du XVIIIe siècle[157].

 
Le bourg fortifié de Vouvant en 1740 sur la carte de Cassini.

Le , une assemblée constituée d'habitants de Vouvant « passe bail » avec Pierre Motard (sculpteur et entrepreneur) afin d'effectuer les réparations et décorations nécessaires à l'église Notre-Dame[17].

Vers 1772, la baronnie de Vouvant fait partie des 16 chefs-lieux ou principaux corps dépendant de la Couronne situés dans la généralité de Poitiers[171].

Au cours du mois d'août 1777, lors de la démolition du château-fort, « quatre à six pièces de canon de quatre livres de balles » sont retrouvées (elles étaient déjà répertoriées en 1694 lors de la prise de possession de la cité par Louis XIV)[129]. Le , Savary de Calais demande alors que ces canons (qui sont, selon lui, « inutiles dans un endroit isolé »[129]) soient donnés à la ville de Fontenay qui en possède uniquement deux[129].

En 1778, la province du Poitou, et par conséquent la baronnie de Vouvant, est intégrée à l'apanage du comte d'Artois[172],[173].

En 1780, des travaux sont réalisés afin de consolider la coupole de la croisée du transept de l'église Notre-Dame[25].

Temps révolutionnairesModifier

Par la loi du [174], la commune de Vouvant est créée en reprenant les limites de son ancien territoire paroissial. La baronnie de Vouvant est donc supprimée[147].

Durant la période révolutionnaire, un petit nombre d'habitants de la commune prend part à l'insurrection royaliste. L'armée vendéenne passe deux fois dans le bourg de Vouvant, les 15 et , pour se rendre à Fontenay-le-Comte[10],[129],[41]. Lors de leur second passage, l'armée et les grands chefs vendéens assistent à une messe solennelle célébrée dans l’église Notre-Dame[34].

En janvier 1794, les colonnes infernales passent dans la ville de Vouvant désignée comme « [l']une des communes les plus patriotes du département »[41]. Au cours de ce passage, la commune souffre de cinq à six incendies de métairies.

Une douzaine d'habitants de Vouvant sont arrêtés et emmenés à Fontenay le par le Comité de surveillance établi dans la commune[41].

Après la Révolution française, l'enceinte fortifiée de Vouvant est déclassée. À la suite de cela, les portions de la muraille sont peu à peu vendues à des particuliers[65].

XIXe siècleModifier

Au cours de la première moitié du XIXe siècle, les derniers vestiges de l'ancien château-fort des Lusignan, mis à part la tour Mélusine ainsi qu'un reste de tour flanquant l'enceinte, sont détruits et enfouis sous l'actuelle place du Bail[117]. La municipalité fait ainsi niveler la place dans les années 1820 et décide d'y planter des arbres, d'y installer 12 bancs en pierre de taille ainsi que de restaurer la base des remparts soutenant la place[175]. Le site devient alors une grande esplanade et est utilisé en tant que champ de foire jusqu'au milieu du XXe siècle[117],[157]. La commune vit dès lors une période assez active avec l'organisation de 12 foires annuelles très fréquentées et renommées où sont vendus chevaux, bêtes à cornes et porcs[10].

En 1822, les hauts contreforts de la nef de l'église Notre-Dame sont remontés[25].

En 1835, l'abside principal de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption est décorée par des peintures simulant des marbrures[10].

 
L'un des deux canons trouvés dans le puits de l'ancien château-fort en 1838 (canon actuellement déposé dans le jardin surplombant la Porte de la Poterne).

En 1838, des habitants curent le puits de la place du Bail et y retrouvent un vieux canon sous 12 ou 15 m de décombres[10],[176]. Ce canon date probablement du siège de Vouvant par Arthur de Richemont contre Jean II de Parthenay-l'Archevêque (seigneur de la cité qui s'était alors rangé du côté des Anglais) qui s'est tenu en 1415. Le canon en fer, considéré comme extraordinaire, est déposé dans les années 1840 aux Archives de la préfecture de Bourbon-Vendée. Un autre canon est retrouvé dans le puits de l'ancienne cour du château et est entreposé dans la salle située au rez-de-chaussée de la tour Mélusine[2].

En 1840, l'église Notre-Dame de Vouvant est classée monument historique par Prosper Mérimée[177],[178].

En 1843, un rapport de la Société française d'archéologie, rédigé par MM. de La Fontenelle ainsi que du reste des membres de la commission, émet les conclusions concernant les monuments historiques susceptibles de fixer l'attention du gouvernement. Parmi ces monuments, une demande de classement au titre des monuments historiques concerne le château-fort de Vouvant[179]. Cependant, cette demande ne sera jamais traitée puisque l'ancien donjon appelé « tour Mélusine » ainsi que les éléments subsistants des fortifications seront uniquement inscrits sur la liste des monuments historiques en 1927 et 1984[180].

Au XIXe siècle, la situation exceptionnelle de Vouvant devient petit à petit un frein à son développement. Cela s'accentue très fortement lorsque se pose la question de l'exploitation des mines de houilles sur le bassin de Vouvant[36]. Dans un but d'exploitation de l'important bassin houiller de Vouvant, la municipalité essaye d'attirer l'attention des diverses administrations dès les années 1860 en demandant une desserte de la commune par l'installation d'une ligne de chemin de fer[10],[157]. La ligne allant de Cholet à Fontenay-le-Comte, ainsi que la gare de Vouvant-Cezais sont aménagées en 1884 dans le cadre du plan Freycinet avant d'être mises en service le [181]. Ces aménagements, réalisés trop tardivement, ne permettent donc pas un développement économique du village lié à l'exploitation du bassin houiller de Vouvant[157]. La ligne de Breuil-Barret à Velluire desservant la gare de Vouvant-Cezais est fermée au cours du XXe siècle[27].

Lors de la séance du Congrès archéologique de France tenue à Fontenay le , Benjamin Fillon affirme que Vouvant est la seule ville murée du Moyen Âge en Vendée[2].

Le , les membres du Congrès archéologique de France se déplacent à Vouvant[2]. Ils évoquent que l'église Notre-Dame est « excessivement remarquable du point de vue de l'art » et qu'il convient de conserver la nef qui est « certainement la plus ancienne de la contrée ». La nef de l'édifice est signalée comme plafonnée : « L'intérieur de l'église de Vouvant est en parti détruit ; les voûtes massives qui surchargeaient les murs et les piles ont dû menacer ruine promptement : il a fallu les remplacer par le déplorable plafond en bois qui subsiste aujourd'hui. ». Il est également précisé qu'une crypte est présente sous le chœur de l'église (Octave de Rochebrune raconte d'ailleurs qu'il a pu y pénétrer en rampant). Cette crypte est alors obstruée par de la terre et des pierres, les voûtes d'arêtes y sont effondrées et des vestiges de peintures murales y sont encore observables. Concernant le château-fort, il est indiqué qu'une tour « très élevée » (la tour Mélusine) est « ce qui reste de plus important de l'édifice ». Un petit réduit à « voûte cylindrique ogivale », renfermant un vieux canon, est présent au rez-de-chaussée. L'accès au sommet de la tour se fait par le biais d'un escalier en pierre en « très-mauvais état ». Enfin, des ruines peu importantes du Petit-Château sont encore observables.

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En 1864, l'architecte du gouvernement Victore Loué (1836-1890)[182] propose un premier projet de restauration de l'église Notre-Dame. Celui-ci, trop cher, est abandonné[25].

En 1877, une description de la topographie de Vouvant est réalisée par la Société d'émulation de la Vendée[183]. La commune possède alors trois moulins à eau sur la rivière Mère (le moulin Froment, le moulin à seigle et le Moulin-Neuf) ainsi que cinq moulins à vent situés à l'ouest du bourg (les moulins Genest, Ribreau, Brizard, du Petit-Colinaud et des Vignes).

Dès la seconde moitié du XIXe siècle, le centre-bourg de Vouvant est réaménagé[184] : les rues et places sont aérées, de nouveaux bâtiments publics ainsi que de nouvelles habitations plus alignées et homogènes sont construites. La rue du Duc d'Aquitaine est par exemple élargie dès les années 1860 à la suite des nombreux accidents survenus dans cette rue étroite dont la largeur n’excède pas 3 à 4 mètres[157]. Concernant les édifices publics, c'est à cette époque que sont érigées les deux écoles communales du village ainsi que la nouvelle mairie (aujourd'hui salle polyvalente)[157]. Malgré ces nouveaux aménagements, la grande majorité des remparts de la commune sont conservés. Seules deux des trois portes fortifiées sont détruites au cours du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle[185] afin de permettre une circulation facilitée à travers le bourg.

Par délibérations des 5 mars et , le conseil municipal de Vouvant demande la modification de la traversée du bourg par le chemin de grande communication no 31[184]. Cette requête est proposée au Conseil général de la Vendée au cours du mois d'août 1882. La modification permet dès lors une circulation facilitée au sein de la commune. Afin d'aménager cette nouvelle portion routière, une partie des remparts orientaux situés à proximité de l'actuelle tour du Couvent (appelée aussi tour de la Visitation) est percée au cours du XIXe siècle et un nouveau pont, plus large que le vieux pont médiéval, est construit[1].

Par délibération du , le Conseil général de la Vendée demande la création d'un bureau de poste à Vouvant[186]. Cette création est demandée à la suite de l'ouverture de la ligne de chemin de fer allant de Fontenay-le-Comte au Breuil-Barret et desservant la gare de Vouvant-Cezais. Cependant, la demande du Conseil général est rejetée et reportée le par le Ministre du Commerce et de l'industrie Jules Roche[187]. L'ouverture du bureau de poste de Vouvant est finalement effective le [188],[189].

Restaurations majeures de l'église Notre-Dame (1882-1884)Modifier

Dès les années 1880, en raison de l’état de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption demandant de grands travaux de consolidations, un ambitieux projet de restauration voit le jour[10],[34],[129]. Les plans effectués dès 1868 par l'architecte du gouvernement Victore Loué et les relevés réalisés avant les travaux révèlent notamment que les cinq dernières travées de la nef sont plafonnées puisque celles-ci ne sont plus voûtées[43],[190]. C'est cet architecte qui est par la suite saisi par la municipalité de Vouvant afin d’effectuer le projet dont les plans sont exposés au Salon des Artistes Français en 1879. Le , la commission des monuments historiques estime que les parties les plus intéressantes à restaurer sont le chœur et le transept, et demande une diminution des travaux prévus. Le projet initial de 200 000 francs est alors ramené à 150 000 francs. La commission accepte la réalisation des travaux suivants[10],[25] : déplacement de la sacristie accolée au chevet et consolidation du chœur, des absides, de la crypte, du transept, du clocher ainsi que des piles de la croisée du transept et de la coupole lézardée du transept. Cependant, pour atteindre l’abaissement du prix du projet, elle met de côté les travaux visant à remplacer la flèche en mauvais état par un nouveau beffroi surmonté d’une nouvelle flèche, et ajourne la construction de la sacristie[191].

Le , le projet de 150 000 francs est approuvé par le ministère des Beaux-Arts. Son exécution est autorisée dès le par ce même ministère[10].

Malgré un projet encore très coûteux, son financement ne pose pas de problèmes particuliers et se décompose comme suit : la fabrique prévoit de donner 50 000 francs, le ministère des Beaux-Arts 50 000 francs également et le ministère du Culte 20 000 francs. Les 30 000 francs restants sont trouvés auprès du département de la Vendée et de la commune de Vouvant. À cela se rajoute des dons de deux habitants du village de l’ordre de 10 000 francs et de 5 000 francs. Avec cette rentrée d’argent inattendue, le curé de Vouvant, M. l’abbé Laurent, décide de procéder lui-même au financement du nouveau beffroi ainsi qu’à la réalisation d’un nouveau dallage, d’un perron monumental, des nouvelles portes et de nouveaux autels néo-gothiques. Les travaux de restauration débutent dès l’année 1882. Durant la période des travaux, de nouvelles rentrées d’argent arrivent, et M. l’abbé Laurent décide de mener à bien les projets supplémentaires qu’il voulait voir réaliser[191]. Face à cela, l'architecte Loué intègre de nouveaux éléments à sa campagne de travaux sans demander d'autorisation préalable. Il décide alors d'étendre la reconstruction de la nef à trois travées alors que le projet initial prévoyait uniquement la réfection de la première travée accolée au transept[25].

Ainsi, entre 1882 et 1884, l'église est en partie restaurée par l’architecte Victor Loué[34],[129],[190] : la flèche surmontant le clocher est remplacée par un clocher octogonal de style néo-roman, la coupole sphérique de la croisée du transept est remplacée par une coupole octogonale sur trompes, le dallage du chœur et les trois premières travées de la nef sont reconstruites dans un style que le restaurateur juge « plus roman »[42]. La seule travée encore voûtée de la nef qui a été épargnée par les destructions est donc détruite par l’architecte[71]. La crypte, comblée au XVIIe siècle, est redécouverte en 1882 lors de la suppression du dallage existant au niveau du chœur[192],[129]. Concernant cette dernière, la restauration dont elle a fait l'objet est extrêmement critiquée par les membres de la Société française d'archéologie[71]. En effet, après le déblaiement de la crypte effectué en 1882, le style architectural de celle-ci évolue. La voûte d’arêtes d'origine était « formée par une série d'entrecroisements de berceaux brisés » comme l'indiquaient les amorces de la voûte visibles le long des murs (des indices évoquent aussi la probable présence de berceaux en plein cintre avant leurs remplacements par des berceaux brisés lors des remaniements effectués au XIIe siècle). L'architecte Loué a donc décidé de faire reconstruire la voûte dans un style XIe siècle tandis que la partie inférieure (colonnes et chapiteaux) conserve son style originel du XIIe siècle. La différence entre la crypte d'origine et la crypte restaurée est visible grâce à la photographie prise par Jules Robuchon juste après le déblaiement.

C'est en 1885 que l'inauguration de l'église restaurée a lieu. L'édifice est alors de nouveau béni le premier dimanche de l'Avent 1885.

Cependant, le curé du village et l'architecte Loué décèdent tous les deux entre 1889 et 1890 (en février 1889 pour le premier et en juillet 1890 pour le second). L'église n'est pas encore terminée à cette période puisqu'elle reste sans dallage ni mobilier et n'est pas fermée à l'ouest de la nef nouvellement reconstruite. Cette interruption des travaux permet alors aux dernières travées du XIe siècle de subsister dans leur état originel[190]. Une cloison provisoire avec une tribune est alors construite les décennies suivantes par l'abbé de la paroisse entre la nef en ruine datant du XIe siècle et la partie de l'église servant au culte[25]. Les quelques travaux restants sont réalisés par l’architecte Abel Filuzeau de Luçon. C’est à cette même période que l’architecte des monuments historiques, Chaine, chargé d’apurer les comptes découvre que la caisse de la fabrique est vide. Les aménagements supplémentaires voulus par le curé ne sont donc jamais réglés par la fabrique à l’entrepreneur. En 1898, un procès a lieu au cours duquel la fabrique est condamnée à payer. Finalement, c’est l’État qui régularise l’entrepreneur le à la suite de la séparation intervenue entre l’Église et l’État en 1905[191].

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Époque contemporaineModifier

 
Façade de la mairie actuelle donnant sur la place de l'Église.

En 1920, la mairie de Vouvant est délocalisée dans le bâtiment actuel situé place de l'Église. Ce bâtiment, construit au XVIIIe siècle et légué à l'évêché de Luçon en 1855 pour la fondation d'une école, héberge l'école privée de filles de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle[157],[193]. Ce n'est donc qu'à partir de 1920 que la mairie quitte le bâtiment rue Théodelin (actuelle salle polyvalente) pour s'installer, avec la nouvelle école publique mixte, dans cette bâtisse localisée en plein centre-bourg[193].

En 1923[194], un monument commémoratif à la mémoire des Vouvantais tombés au cours de la première Guerre mondiale est érigé place de l'Église. Il se compose d'un piédestal avec palme surmonté d'une reproduction de la statue d'Eugène Bénet, Le Poilu Victorieux[193]. Le monument, d'un coût de 10 000 F (dont 5 300 F pour la statue seule), est financé à hauteur de 5 000 F dès 1922 par une subvention[194].

Le , le vieux pont médiéval et la tour Mélusine sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[195],[180].

 
Vue sur le marché couvert et l'église Notre-Dame en 1931.

En 1933, le bourg de Vouvant est électrifié. Le projet d'électrification avait été présenté le au conseil municipal[41].

Le , un bâtiment contigu au chevet de l'église Notre-Dame est classé au titre des monuments historiques[177]. Celui-ci avait été acheté le par la municipalité[196],[197].

En juin 1940, les sœurs de l'ordre de la Visitation fuient la ville de Dreux bombardée et s'installent en juillet 1941 à Vouvant dans une vaste bâtisse localisée place Saint-Louis. Le Monastère de la Visitation prend forme les années suivantes avec l'ajout d'un étage et la construction d'un cloître ainsi que d'une chapelle. En novembre 1997, l'ordre de la Visitation est transféré dans le monastère de La Roche-sur-Yon afin d'occuper une place plus importante dans le département[157],[198].

Le , le terrain sur lequel est bâtie l'église Notre-Dame est classé au titre des monuments historiques[177].

Entre 1943 et 1947, un projet de reconstruction de l'église Notre-Dame voit le jour. Celui-ci vise à reconstruire les trois travées de la nef du XIe siècle en ruine et à les raccorder avec la partie dédiée au culte. Cependant, le projet n'a pas de suite. En effet, le curé de Vouvant ne dispose que de 100 000 francs tandis que le projet s'élève à 6 146 000 francs[34].

Le , le barrage-écluse de Vouvant situé en bas de la « Poterne » est inauguré par le maire monsieur Baudry[199]. Ce barrage-écluse est par la suite détruit du fait de la mise en service, en 1978, du barrage situé à l'ouest du bourg[200].

En 1958, la grotte de Vouvant est construite face aux remparts sud-est, de l'autre côté de la rivière Mère[201]. Elle est érigée par des Vouvantais à la demande de l'Abbé Guéry, curé du village, afin de fêter le centenaire des apparitions survenues à Lourdes en 1858. La reproduction de la grotte de Lourdes est bénie le par l'évêque de Luçon Mgr Antoine-Marie Cazaux[202].

En 1978, le barrage de Vouvant est mis en service sur la rivière Mère à l'ouest du bourg[200]. Ce barrage, permettant la création d'une retenue de 300 000 m3 pour une hauteur d'eau de 5,5 m[200], entraîne alors la disparition des nombreux moulins à eau implantés sur la Mère et ses affluents.

Le renouveau lié à la mise en valeur du patrimoine (depuis les années 1980)Modifier

En , la maire, Andrée Bourseguin, fait appel à l'entreprise Benaiteau pour consolider la tour Mélusine, alors que le sommet de cette dernière est envahi d'arbres[203].

De 1983 à 1987[4],[204], Vouvant connait un nouveau tournant : la commune (par le biais de sa maire, Andrée Bourseguin), alors en déclin, lance l'« Opération Village » grâce à l'opportunité donnée par la Délégation Régionale à l'Architecture et l'Environnement (DRAE) ; cette opération consiste en la revitalisation du bourg par la mise en valeur des nombreux monuments de la commune ainsi que par la rénovation des façades des maisons particulières et petits commerces dans le but de redonner à ces édifices leur style ancien[205],[206]. Ces grandes transformations se concrétisent par l'obtention du label « Un des Plus Beaux Villages de France » en 1988[5],[4]. Depuis 1986, Vouvant poursuit cette dynamique en misant sur la pérennité et le développement des petits commerces ainsi que sur la préservation et la mise en valeur de son patrimoine (enceinte fortifiée, église, vieux pont, etc.). Ainsi, avec l'essor du tourisme et le souhait par les familles d'une vie à la campagne, la situation de Vouvant redevient un atout[36].

Le , les parties subsistantes de l'enceinte fortifiée (dont la place du Bail, les remparts entourant le bourg, ainsi que les tours de l'enceinte fortifiée du Château-Neuf), à l'exception des constructions ajoutées ultérieurement, sont inscrites à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques[180].

En 1985, une large zone située sur les communes de Antigny et Vouvant devient un site inscrit sous le nom de « La ville de Vouvant et la vallée de la Mère » (référence 85 SI 29). Ce site pittoresque, d'une superficie de 305,43 ha, est inscrit par arrêté ministériel du [207],[116],[208],[209].

À partir de 1987, l'entreprise Benaiteau est sollicitée par la municipalité pour procéder à plusieurs restaurations : réfection des remparts (novembre 1987), maçonnerie de la porte de la poterne (décembre 1989), consolidation des remparts (avril 1991), rénovation de l'extérieur de la tour Mélusine (novembre 1991), mise hors d'eau de l'église (avril 1995)[203].

En juin 1992, le site de la tour Mélusine et de ses abords est intégré au programme « Patrimoine 2000 »[4],[210],[211]. Ce dernier est mis en place par l'assemblée départementale de la Vendée dans un but de mise en valeur du patrimoine touristique et culturel. Pour le village de Vouvant, cela consiste en la restauration de la tour Mélusine et de la maison du Bail (située place du Bail) par le Conseil général de la Vendée[212]. Les travaux de restauration et d'aménagement de la tour, entrepris dès 1992, sont achevés au cours de la première moitié de l'année 1993[210],[211],[213]. Ceux-ci permettent l'ouverture de la tour aux visiteurs au cours de la saison touristique 1993. Restaurée au début de l'année 1994, le rez-de-chaussée de la maison du Bail est ouvert aux visiteurs dès la saison estivale de la même année[213]. En septembre 1994, la municipalité de Vouvant sollicite le Conseil général afin de restaurer le rez-de-chaussée bas ainsi que l'étage de la maison du Bail. Cette dernière phase de travaux est autorisée par délibération et est lancée très rapidement[213].

En 1994, Andrée Bourseguin fait recouvrir la nef Théodelin (seule partie subsistante de l'église priorale du XIe siècle) jusqu'alors découverte[34],[43]. Ainsi, du au , une opération archéologique de sauvetage urgent de la nef en ruine de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption est effectuée[214]. Lors de ce sauvetage, des fouilles archéologiques ont lieu dans les trois travées occidentales de la nef en ruine[215]. Celles-ci révèlent la présence d'un ensemble d'ateliers de fondeurs de cloches ainsi que de 117 sépultures (23 adultes dans le vaisseau central et 94 immatures principalement répartis dans les bas-côtés). Les inhumations semblent dater du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle de par les pratiques de mise en terre employées et les objets mobiliers retrouvés (bagues, monnaies et chapelets pour les adultes ; colliers et croix pour les immatures). L'ensemble d'ateliers de fondeurs de cloches est quant-à-lui révélé par la présence de trois fours, sept moules à cloches ainsi que de trois moules construits hors-sol. Cet ensemble est localisé à l'ouest du vaisseau central de la nef et à une profondeur d'au moins 1 m sous le niveau du sol actuel. Les fouilles menées permettent également de mettre au jour un sol aménagé de tomettes qui semble dater de la période correspondant aux destructions subies par l'église au cours du XVIIe siècle (effondrement des voûtes). C'est d'ailleurs à ce niveau que la « tranchée de fondation des piliers sud » de la nef ruinée est visible. Enfin, ce sol comprend également de nombreuses sépultures signalées par la présence de pierres tombales ou de modifications du sol (insertion de dalles calcaires ou de carreaux différents de ceux du sol).

En 1996, l'association de loi 1901 des « Petites Cités de Caractère de Vendée » voit le jour dans le département de la Vendée à l'initiative des communes de Foussais-Payré, Vouvant et Nieul-sur-l'Autise. Cette association est alors élaborée en lien direct avec celle du même nom déjà existante à l'échelle de la région Pays de la Loire[216]. Vouvant obtient le label de « Petite Cité de Caractère » dès cette année 1996[41].

Au cours des mois de juillet et août 1997, le Comité Départemental du Tourisme de la Vendée décide d'animer 8 sites patrimoniaux du département avec la mise en place du festival « Cinésites en Vendée »[217]. Pour Vouvant, ce festival gratuit se traduit par l'illumination de la tour Mélusine lors de la diffusion du film Excalibur le .

Entre les années 1997 et 2002, un dispositif de la région Pays de la Loire est mis en place afin de subventionner des travaux de propriétaires habitant dans le centre ancien protégé de la commune. Durant cette période de cinq ans, 68 demandes sont enregistrées. Le total des subventions accordées s'élève à 266 943 [218].

Du 22 juillet au , le festival des « contes et légendes de Vouvant » est organisé au pied de la tour Mélusine ainsi que dans la nef ruinée du XIe siècle de l'église Notre-Dame[219]. En février 1998, le Conseil général de la Vendée décidait d'attribuer 300 000 F à la commune sachant que le budget prévisionnel s'élèvait à 690 000 F.

Lors de la séance du , le Conseil général de la Vendée décide de faire réaliser une étude dans le cadre de la restauration future des remparts de Vouvant[220]. Cette étude préalable vise alors à constater l'état sanitaire du monument, et notamment celui des tours situées dans la propriété de la Recepte. En effet, contrairement aux remparts du château (place du Bail) et de la Porte de la Poterne (partie ouest de l'enceinte), les remparts qui cernent la partie est du bourg n'ont pas encore été consolidés et restaurés. Ainsi, pour un coût total estimé à 200 000 F, le Conseil général décide d'inscrire 150 000 F après délibération sachant que la participation forfaitaire de la commune de Vouvant s'élève à 10 000 F. Le rapport de l'étude réalisée par Marie-Pierre Baudry-Parthenay, Nicolas Prouteau et Laurent Prysmicki est publié en mai 2003 par l'association Atemporelle sous le titre Étude préalable à la restauration de l'enceinte de Vouvant : Étude documentaire, historique et architecturale[65].

  Image externe
  Plan de la ZPPAUP de Vouvant réalisé en 2012 (site officiel de la mairie)

Par arrêté préfectoral du , une zone importante comprenant l'ensemble du bourg de Vouvant ainsi que les abords de la rivière Mère se constitue comme une Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP)[221],[222],[223].

Début 2007, quatre pans de remparts situés sur le domaine privé s'écroulent en raison de la forte humidité de l'hiver 2006/2007[224]. Les travaux de remise en état de ces parties du mur d'enceinte sont effectués les mois suivants.

En 2014, la commune de Vouvant est sélectionnée pour participer à l'émission Le Village préféré des Français[225]. À cette occasion, le village est choisi par la production pour y tourner trois séquences en présence de Stéphane Bern : la première au sommet de la tour Mélusine ainsi que dans le jardin public qui surplombe la Poterne, la deuxième dans le jardin du prieuré ainsi qu'à cheval le long des remparts (rue des Rangies) et enfin la troisième dans la cour du Miracle pour y découvrir le préfou vendéen avec le boulanger du village[226],[227]. À l'issue de l'émission, Vouvant se classe 8e du classement final opposant les 22 villages sélectionnés[6].

Début février 2014, un pan de rempart situé sur la place du Bail s'effondre en raison de nombreuses précipitations, cette zone de la place étant très concernée par l'accumulation des eaux de pluies[228],[229]. La municipalité fait alors appel à l'entreprise Métay-Phélippeau pour la reconstruction de ce pan de rempart dont les travaux se déroulent début 2017[230],[231].

Le , la tour Mélusine est fermée au public. En effet, l'escalier en pierre permettant l'accès à l'entrée de la tour présente un ventre important avec un détachement du parement provoquant des ouvertures dans les joints et des fissures[232]. L'accès est de nouveau autorisé en août 2014, avec la consolidation provisoire de l'escalier par l'étaiement du mur de soutènement[233]. L'étai, réalisé par l'entreprise Benaiteau, est composé de madriers en bois fixés sur un socle en béton armé[234].

En 2015, l'église est partiellement rénovée par l'entreprise Benaiteau : restauration partielle des couvertures de la nef et des bas-côtés et restauration ponctuelle des contreforts des bas-côtés[235].

Par la loi du , la ZPPAUP de Vouvant devient « de plein droit » un Site Patrimonial Remarquable (SPR)[236].

Du 1er au , une exposition sur l'historique de l'occupation du site de Vouvant est proposée par l'association Patrimoines du Vouvantais dans la nef Théodelin[237],[238]. L'exposition, intitulée « Vouvant, d'un millénaire à l'autre », permet d'appréhender les divers éléments fortifiés ainsi que la chronologie de ceux-ci à travers la présence de kakemonos[37] et d'aquarelles historiques permettant de reconstituer le site castral à diverses périodes.

Par l'arrêté préfectoral du (arrêté no 608), l'ensemble du territoire communal de Vouvant est délimité comme une Zone de Présomption de Prescription Archéologique (ZPPA) par la direction régionale des Affaires culturelles (DRAC)[214]. Cette zone se compose de plusieurs entités archéologiques elles-mêmes comprises dans des Zones de Sensibilité Archéologique (soit une Zone de Sensibilité Archéologique pour une voire plusieurs entités en ce qui concerne le bourg de Vouvant).

En mai 2017, la maçonnerie d'une portion de remparts comprise dans une propriété privée située rue Malicorne est restaurée[239].

Le , la pendule de l'église est remplacée. L'ancien cadran en bois recouvert d'une tôle et cerclé de zinc, conçu par un habitant du village, datait de 1908[240].

 
Bac à chaîne « Les Îles ».

Le , un bac à chaîne, baptisé « Les Îles », est inauguré par Cécile Barreau (vice-présidente du conseil départemental de la Vendée) et Jacky Roy (maire de la commune). Ce bac, installé sur l’espace naturel sensible des « rives de la Mère », permet la traversée de la rivière au niveau du nord-est du bourg, à proximité du château de la Recepte. Il est ainsi possible de faire le tour de la cité médiévale, en longeant les remparts et le cours d’eau[241].

Le , la municipalité organise une réunion publique afin de connaître l'avis des habitants sur la possibilité de la création d'une commune nouvelle[242]. Ainsi, deux tiers des habitants présents s'expriment en faveur d'une fusion, en indiquant comme arguments principaux de réunification la relation avec le massif forestier et la valorisation du patrimoine architectural[243]. Par la suite, quatre communes manifestent leur intérêt de se regrouper avec la commune de Vouvant : Faymoreau, Foussais-Payré, Mervent et Puy-de-Serre. Cependant, à la suite d'une réunion intercommunale organisée en novembre 2017, la commune de Mervent annonce vouloir attendre le prochain mandat avant de réfléchir à une possible fusion[244]. Le , lors d'une réunion organisée par l'association des maires de France, le regroupement communal reste d'actualité et se précise. En effet, lors de cette réunion, les élus des quatre communes votent à la majorité en faveur d'un regroupement, avec la volonté de la création d'une commune nouvelle entre Faymoreau, Foussais-Payré, Puy-de-Serre et Vouvant effective au [245],[246]. En avril 2018, la Commission nationale de toponymie propose le nom de (La) Forêt-sur-Vendée comme toponyme de la commune nouvelle[247],[248],[249]. Lors d'une réunion du durant laquelle les maires et adjoints des quatre communes sont réunis, le projet concernant la création de la commune nouvelle est reporté au prochain mandat[250],[251].

En janvier 2018, la cité médiévale de Vouvant est sélectionnée par le conseil régional des Pays de la Loire dans le cadre d'un nouveau dispositif d'aide à la réhabilitation de biens de particuliers dans les centres anciens protégés des communes labellisées « Petites Cités de Caractère ». Ces aides permettent aux propriétaires privés, souhaitant effectuer des travaux de rénovation (façades, toitures, ouvertures), de bénéficier de 25 % de subventions (20 % à la charge de la région et 5 % à la charge de la commune)[218],[252],[253]. Le , la convention de mise en œuvre du programme d'aide est signée à la mairie de Vouvant. Le dispositif est mis en place pour une période de deux ans, soit de 2018 à 2020[254].

En 2018, deux projets sont lancés dans la commune : rénovation de l'église Notre-Dame[255] et création du lotissement du Bocage à l'ouest du bourg[256]. Lors du dégagement d'une baie romane présente dans la nef Théodelin, des vestiges de décors peints sont découverts[256]. À la suite de cette trouvaille, des travaux sont prévus afin de consolider et sauvegarder ces décors. Le réaménagement d'une partie du centre-bourg est également effectué de décembre 2018 à avril 2019 : pavage de la place du Corps de Garde, réfection de la rue Malicorne, de la rue Basse des Remparts (jusqu'au chemin menant à la Porte de la Poterne) et de l'entrée de la place du Bail[257].

 
Panneau d'information concernant la première phase de travaux.

Afin de réaliser la première tranche de travaux prévus dans l'église Notre-Dame, cette dernière est totalement fermée au public au cours de la période allant du au mois de janvier 2020[258],[257],[259]. Cette première tranche concerne la réfection totale de l'installation électrique, la création d’un éclairage intérieur, la rénovation du sol de la nef dédiée au culte ainsi que la restauration du mobilier présent dans l'édifice[259].

À l'occasion de la célébration du millénaire de Vouvant en 2019 (la date maximale de la fondation du bourg castral de Vouvant étant fixée à 1019[37]), un grand projet est décidé afin de doter l'église Notre-Dame d'un orgue[260],[261]. Ce projet est initié par l'organiste Yves Rousseau (habitant de Vouvant et ancien responsable artistique au Conservatoire national supérieur de musique de Paris) et est porté par l'association Orgue & Musique à Vouvant créée le [262] à la suite de la concrétisation du projet. L'orgue de l'église de Vouvant sera installé entre deux piliers de la nef dédiée au culte et sera composé d'un pédalier (comportant 18 jeux et 42 registres), de trois claviers ainsi que de plus d'un millier de tuyaux. Conçu dès la fin 2018 par la manufacture Yves Fossaert localisée en Seine-et-Marne, il sera financé en totalité par des dons et du mécénat (le coût total étant de 400 000 ) et sera assemblé dans l'église après la réalisation de la première tranche de travaux.

Pour célébrer le millénaire de la cité médiévale, de nombreuses animations sont organisées tout au long de l'été 2019 à l'initiative de nombreuses associations et de la municipalité[263],[264]. Aussi, le portail de l'église Notre-Dame fait l'objet d'une mise en valeur à l'aide de la technologie de mapping vidéo (spectacle lumineux pérenne)[265],[266],[267],[268]. Le spectacle lumineux d'une douzaine de minutes, dénommé « Mélusine, entre ombre et lumière », est diffusé les vendredis et samedis en juillet puis tous les jours entre le 1er août et le ([vidéo] Visionner le teaser du spectacle sur YouTube)[269]. Une animation lumineuse est également diffusée de manière quotidienne à la tombée de la nuit sous la forme d'une boucle de 3 minutes[269],[266].

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Résumé historiqueModifier

Le passé historique de Vouvant et de l'occupation du site peut se résumer en quatre grandes étapes[38],[270],[271] :

  • Vouvant I : premier château situé au lieu-dit du Petit-Château et édifié par Guillaume le Grand d'Aquitaine avant 1016-1019, possession des Chabot durant les XIIIe siècle et XIVe siècle, puis des Bastard de la Cressonière notamment[10],[79]. Défrichement de la forêt, puis construction du monastère sur le site de Vouvant-Bourg par les moines de Maillezais à la suite de l'importante donation de 1016-1019 attribuée par Guillaume.
    • jusqu'au XVIIe siècle, le fief du Petit-Château de Vouvant reste distinct de celui de Vouvant-Bourg[37] ;
    • une chapelle, la « Chapelle-Papaud » ou la « Chapelle de la Grange », était présente sur une terre voisine au Petit-Château. Celle-ci est fondée au XVIIe siècle par Barnabé Baudéan de Parabère (baron du Petit-Château de Vouvant, seigneur de Rousselière et lieutenant des armés du roi). Le fondateur de cette chapelle étant décédé en 1702, la chapelle est abandonnée puis est supprimée en 1738 par l'évêque Monseigneur de Menou. Tous les biens de cette chapelle ont, par la suite, été réunis à la cure de Vouvant pour la fondation d'un vicariat[10] ;
    • le , les membres du Congrès archéologique de France, en visite à Vouvant, indiquent qu'il existe des ruines peu importantes du manoir du Petit-Château[2] ;
    • jusqu'en 1866, une imposante tour « en forme de pyramide »[66] appartenant au château-fort est encore présente, mais un propriétaire la fait détruire pour en vendre les pierres[10] ;
    • il est indiqué, dans un ouvrage de 1893, que le Petit-Château se présente comme une cour quadrangulaire possédant un puits en son centre et étant entourée par une enceinte de « murs forts épais et bien bâtis »[129].
    • en 2015, un habitant du lieu-dit du Petit-Château découvre un mur datant de l'an Mil, appartenant très certainement à un burgi, maison avec des cultures en terrasses, qui entourait le premier château[272].
  • Vouvant II : édification d'un nouveau château à l'emplacement de l'actuelle place du Bail, par Guillaume IX d'Aquitaine au début du XIIe siècle.
  • Vouvant III : fortification de la cité et modification du château-fort par la famille des Lusignan, aux XIIe siècle et XIIIe siècle. Ce sont les fortifications visibles actuellement, dont la tour Mélusine fait partie.
  • Vouvant IV : édification possible de l'enceinte fortifiée du Château-Neuf, au nord du château-fort, par Arthur de Richemont au XVe siècle. Travaux divers dans la cité fortifiée : chapelle, salles du château et tour Baboin.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Article connexe : Histoire des maires de France.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1826 juin 1831 Marie-Jacques Guery[273] (né en 1772)   Propriétaire
juin 1831 octobre 1831 Louis-Madeleine Creuzeron[273]    
octobre 1831 1835 Jacques Chaigneau[273] (né en 1772)   Notaire
1835 1840 Marie-Jacques Guery[273] (né en 1772)   Propriétaire
1840 1871 Félix Chaigneau[273] (né en 1800)   Docteur en médecine
1871 1876 Hector Epaud[273] (né en 1825)   Notaire
1876 1904 Félix Chaigneau[273] (né en 1840)   Propriétaire cultivateur
1904 1908 Eugène Boutin[273] (né en 1848)   Propriétaire cultivateur
1908 1918 Louis Grignon[273] (né en 1856)   Notaire
         
1977 1995 Andrée Bourseguin[204]    
1995 2001 Gérard Belaud   Comptable retraité
2001 2014 Gilles Berland   Retraité de la fonction publique territoriale
2014 En cours Jacky Roy   Guide touristique
Les données manquantes sont à compléter.

JumelageModifier

La commune de Vouvant n'est pas jumelée.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[274]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[275].

En 2016, la commune comptait 860 habitants[Note 1], en augmentation de 1,9 % par rapport à 2011 (Vendée : +4,51 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4628928989971 1801 1851 1871 2561 300
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3211 3311 3141 3071 3121 3401 5561 3791 365
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3021 2961 2551 0891 0541 0701 0221 0201 042
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 006935835777829867789844860
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[276] puis Insee à partir de 2006[277].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

En 2008, la commune occupe le 10 727e rang au niveau national, alors qu'elle était au 9 791e en 1999, et le 185e au niveau départemental sur 282 communes.

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (35 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 18,6 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 28,8 %) ;
  • 52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 9,2 %, 15 à 29 ans = 12,6 %, 30 à 44 ans = 19,7 %, 45 à 59 ans = 17,8 %, plus de 60 ans = 40,6 %).
Pyramide des âges à Vouvant en 2007 en pourcentage[278]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,8 
90 ans ou +
3,1 
11,1 
75 à 89 ans
21,0 
15,9 
60 à 74 ans
16,5 
21,5 
45 à 59 ans
17,8 
18,6 
30 à 44 ans
19,7 
13,3 
15 à 29 ans
12,6 
17,8 
0 à 14 ans
9,2 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[279]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

EnseignementModifier

La commune de Vouvant possède deux établissements d'enseignement :

Lieux culturelsModifier

Divers établissements à vocation culturelle sont implantés dans la commune[282],[263] :

  • la nef Théodelin, partie de la nef de l'église Notre-Dame datant du XIe siècle transformée en salle d'exposition,
  • l'Espace Lusignan, ancienne école privée transformée en salle d'exposition,
  • le Musée Mélusine, situé au premier étage de l'office de tourisme du village, qui présente l'histoire de Vouvant et la légende de la fée Mélusine (visionner la version accessible de la muséographie)[283],
  • l'écomusée « Les Ateliers de la Mère », situé rue du Calvaire
  • et divers ateliers d'artistes disséminés dans le village.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

 
Fête des plantes et du jardin 2018.

De nombreux événements sont organisés tout au long de l'année[284],[285],[282],[286] :

  • La dégustation de la galette des rois, organisée en janvier par l'Amicale Laïque de Vouvant.
  • Les échappées de Mélusine, course d'orientation organisée en février.
  • Le salon Mélusin'Art, organisé de fin avril à fin mai dans la nef Théodelin par l'association Vouvant Village de Peintres.
  • La marche du muguet, organisée le 1er mai par l'USVBC (club de football Union Sportive Vouvant Bourneau Cezais) avec l'organisation de plusieurs parcours de randonnée.
  • La fête des plantes et du jardin, organisée sur la place du Bail durant un dimanche de la fin du mois de mai par le comité des fêtes communal.
  • Le Raid Mélusine, organisé durant le dernier week-end du mois de juin par l'équipe des échappées de Mélusine.
  • Le vide grenier, organisé sur la place du Bail le premier dimanche du mois de juillet par l'Amicale Laïque de Vouvant.
  • Le marché, organisé sur la place du Bail tous les lundis matin durant la période allant de juin à mi-septembre.
  • La fête de la musique, organisée sur la place du Bail à la fin du mois de juin.
  • La fête du 14 juillet, organisée pendant l'ensemble de la journée avec des animations sur la place du Bail. Un feu d'artifice est tiré près de la rivière Mère à la tombée de la nuit.
  • Les Journées européennes du patrimoine, organisées mi-septembre dans l'ensemble du bourg avec un accès gratuit à la tour Mélusine et des visites guidées notamment.
  • Le marché de Noël, organisé fin novembre dans le centre du bourg.

SantéModifier

Plusieurs services de santé sont présents[287],[288] :

  • un cabinet médical,
  • un cabinet infirmier,
  • une pharmacie,
  • un EPHAD,
  • un service ambulancier,
  • divers services de kinésithérapie
  • et un cabinet de psychothérapie.

TourismeModifier

Vouvant attire en moyenne 110 000 visiteurs par an[289].

En 2015, l'office de tourisme de Vouvant enregistre un record d'affluence, avec près de 11 000 passages (dont 8 300 durant les mois de juillet et août). Ainsi, l'augmentation se situe à plus de 4 % (plus 2 % de Français et plus 12 % d'étrangers[289].

Bilan touristique (2012-2018)[290]
2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Entrées de la tour Mélusine (en €) 5 353 4 166 2 064 3 200 3 630 5 181 4 728
Nombre de visiteurs à l'office de tourisme 11 266 7 959 10 672 10 947 11 103 8 355 12 715
Nombre de nuitées au terrain de camping-cars 644 495 751 701 751 826 1 048

Lieux et monumentsModifier

 
Vue générale de la cité médiévale depuis le calvaire de Montfort.

Enceinte fortifiée du XIIe siècle-XIIIe siècleModifier

Article détaillé : Enceinte fortifiée de Vouvant.

Au XIe siècle, les premiers remparts sont construits en terre et en bois. Ceux-ci sont par la suite remplacés par des fortifications en pierres[49].

Les remparts que l'on peut actuellement observer datent de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle[37],[65]. C'est à cette époque que la famille Lusignan construit un nouveau château (aujourd'hui place du Bail) et édifie les remparts flanqués d'une trentaine de tours[117].

En 1526, d'après une description détaillée[154], la cité médiévale de Vouvant est composée de plusieurs bâtiments dont une tour carrée, une chapelle, deux puits, une douve sèche séparant le château-fort du village et une poterne permettant l'accès à l'enceinte fortifiée du Château-Neuf par le donjon (tour Mélusine).

Au XIXe siècle, les remparts situés à l'est sont percés pour permettre un accès facilité au bourg, avec la construction d'un pont plus large que le vieux pont[1],[184].

Les parties subsistantes de l'enceinte fortifiée sont inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le [180].

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Tour MélusineModifier

 
Plan du château-fort de Vouvant, à l'emplacement de l'actuelle place du Bail.
Article détaillé : Tour Mélusine.

La tour Mélusine, donjon circulaire daté entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle[37],[66],[113],[65],[112], est le seul vestige de l'ancien château-fort des Lusignan, qui était séparé du bourg fortifié de Vouvant par un fossé sec[117].

Selon la légende, elle est construite, comme le reste de la forteresse, en une nuit, par la fée Mélusine de « trois dornées de pierre et d’une goulée d’Ève ». Cette tour est inédite pour l'époque, de par sa hauteur (45 m depuis le bas du fossé) et sa forme cylindrique ; la plupart des donjons de cette région et de cette époque sont de style « niortais », carrés avec des tours ou contreforts pleins à chaque angle[291].

La petite salle du rez-de-chaussée est actuellement utilisée par la municipalité en tant qu'espace de stockage. Elle était à l'origine utilisée pour stocker les denrées alimentaires[49].

La tour Mélusine est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le [180].

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Tour des GardesModifier

La tour des Gardes[65] est une tour de défense flanquant la partie est des remparts du château fort de Vouvant. C'est la seule tour d'enceinte du château qui possède encore une salle. L'accès à cette salle voûtée en berceau brisé se fait très en-dessous du sol actuel, ce qui indique que ce dernier a largement été rehaussé par rapport au niveau d'origine[65]. La tour conserve trois archères dont les encadrements ont été arrachés. Ces ouvertures ont très probablement fait l'objet d'un élargissement au cours du XVIe siècle afin de permettre l'utilisation de petites armes à feu[65]. Enfin, le sommet ruiné de la tour des Gardes laisse apparaître la présence d'un escalier circulaire rampant.

La salle voûtée de la tour des Gardes est actuellement utilisée par la municipalité en tant qu'espace de stockage.

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Tour du Couvent ou de la VisitationModifier

 
Une partie des remparts situés à l'est du bourg de Vouvant, avec la tour du Couvent (ou de la Visitation) à gauche.

La tour du Couvent[27], appelée aussi tour de la Visitation[65], est une tour demi-circulaire flanquant la partie est des remparts du bourg fortifié. Malgré la démolition d'une partie des remparts situés à proximité immédiate de la tour au XIXe siècle[1], elle est l'une des tours les mieux conservées de l'enceinte. La tour est érigée, comme le reste des remparts, entre la fin du XIIe siècle et le début du XIIIe siècle[37],[66]. Le nom donné à cette tour d'enceinte provient de son appartenance au monastère de la Visitation (installé à Vouvant entre 1941 et 1997)[157],[198]. Elle est, depuis cette période, aménagée en tant qu'habitation[27].

Porte de la PoterneModifier

La Porte de la Poterne ou, plus simplement, la Poterne[37],[65] (appelée parfois Porte Saint-Louis[41],[155]) est l'unique point d'accès du bourg fortifié encore conservé. Cette porte, située à l'est, était utilisée secondairement pour accéder au bourg castral[37]. Il s'agit en réalité d'une poterne (d'où son appellation locale de « Poterne »[117]) dissimulée dans les fortifications et protégée par une tour carrée.

Les remparts ouest, où se situe la Porte de la Poterne, sont longés par le chemin des Rangies (échelles sommaires utilisées par les assaillants pour franchir les remparts)[117],[27].

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Tours du Château-NeufModifier

Les tours du Château-Neuf, situées à l'entrée ouest du bourg, sont les seuls vestiges de l'enceinte fortifiée du Château-Neuf érigée au XVe siècle par Arthur de Richemont au nord-ouest du château-fort[10],[49]. Le cadastre napoléonien datant de 1835[185] laisse apparaître que deux des quatre tours présentes sont d'origine tandis que les deux autres ont été reconstruites en 1941 par monsieur Baudry, notaire et maire de la commune[157].

Il subsiste ainsi quatre vestiges de cette enceinte[27] :

  • une tour d'origine transformée en habitation au no 21 rue du Château-Neuf. Érigée à la fin du XIXe siècle ou au début du XXe siècle, cette maison est constituée d'un logis (bâti sur l'ancienne tour de l'enceinte) surplombant d'un étage les bâtiments agricoles du rez-de-chaussée. La maison actuelle est donc le résultat de multiples remaniements[27].
  • une tour d'angle située côté rivière construite en 1941 par monsieur Baudry peut-être à l'emplacement d'une tour d'angle d'origine.
  • l'ancien probable châtelet d'entrée composé de deux tours en fer à cheval et transformé en habitation situé rue Gâte Bourse. L'une des deux tours est construite par monsieur Baudry en 1941 et l'ensemble de la maison est réhaussé durant la même période par le même propriétaire.

Tout comme l'enceinte fortifiée du bourg castral datant de la fin du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle, les vestiges de l'enceinte du Château-Neuf datant du XVe siècle sont inscrits à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis le [180].

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Église Notre-Dame-de-l'AssomptionModifier

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[25], classée monument historique en 1840[177], est édifiée dès le XIe siècle sous l'impulsion de Guillaume le Grand d'Aquitaine.

Les différentes parties de l'église sont datées comme suit[34],[71],[159],[43] :

  • Nef Théodelin : XIe siècle.
  • Crypte (hors voûtes) : construite une première fois au XIe siècle avant d'être modifiée lors de la seconde moitié du XIIe siècle.
  • Partie basse carrée du portail nord et chevet (chœur, abside et absidioles) : seconde moitié du XIIe siècle.
  • Partie haute triangulaire du portail nord : XVe siècle.
  • Façade occidentale (érigée à la suite de la destruction du prolongement ouest de l'édifice) : XVIIe siècle.
  • Transept, parties hautes de la crypte (voûtes), clocher octogonal ainsi que les trois premières travées de la nef (nef dédiée au culte) : reconstruction au cours des travaux de restauration des années 1882-1884.

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Vieux pont médiévalModifier

Article détaillé : Vieux pont de Vouvant.

Daté entre le XIIIe siècle et le XVe siècle pour les parties anciennes[292], le vieux pont de Vouvant (appelé localement le pont roman) est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis le [195].

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Motte castrale du Château-NeufModifier

 
Motte castrale du Château-Neuf.

La motte castrale du Château-Neuf est une motte féodale peut-être érigée dès le XIe siècle. Cet élément défensif permettait de protéger le bourg castral de Vouvant au nord-ouest, c'est-à-dire au niveau de la seule zone non entourée par la rivière Mère[65].

Cette motte est encore très bien conservée au XXIe siècle : elle s'étend sur une vingtaine de mètres de circonférence et possède une hauteur maximale d'un peu plus de 2 m[7].

GrotteModifier

 
La réplique de la grotte de Lourdes.

La grotte de Vouvant est une reproduction de la grotte de Lourdes réalisée sous l'impulsion de la mission de 1958[201]. Elle est située au sud-est du bourg de Vouvant, sur une berge de la Mère, et est accessible par une passerelle de bois. Une source d'eau potable est présente à proximité. La pierre de l'autel provient de l'ancienne chapelle située au manoir de la Grande Rhée[27].

Lavoir publicModifier

 
Le lavoir.

Le lavoir public, construit à la fin du XVIIIe siècle ou au début du XIXe siècle et restauré au XXe siècle, est utilisé par les lavandières jusqu'en 1970[27],[293]. Il subsiste deux vestiges de son utilisation : la cheminée et la cuve en fonte à bouillir le linge[293].

Massif forestier de Mervent-VouvantModifier

Article détaillé : Forêt de Mervent-Vouvant.

Le massif forestier de Mervent-Vouvant est une forêt de 5 518 ha couvrant 25 % du territoire de la commune de Vouvant (519 ha). C'est la forêt la plus importante de Vendée, où le chêne est majoritairement présent. Ce massif forestier est traversé par deux cours d'eau, la Mère et la Vendée, qui se rejoignent sur la commune de Mervent[8].

La présence de la forêt de Vouvant est attestée dès 1059 sous les noms Volventis silva et Vulventis silva[294].

Ce massif forestier connaît plusieurs appellations au fil du temps : Forêt Royale de Vouvant, Forêt Impériale de Vouvant, puis, en 1965, massif forestier de Mervent-Vouvant, à la suite de la création de l'Office national des forêts[8].

L'on y trouve le Natur'Zoo, le parc d'attractions de Pierre Brune, une base de loisirs, des lieux de pèche, etc.

JardinsModifier

Plusieurs jardins sont présents dans la commune[295] :

  • le jardin du prieuré, créé en 2007 à l'emplacement de l'ancien prieuré Notre-Dame ;
  • le jardin des peintres, créé en 2008 par la commune et l'association « Vouvant, village de peintres », à proximité de la salle polyvalente ;
  • le jardin public, surplombant la Poterne et les remparts. Un des deux canons, retrouvés dans le puits de la place du Bail, y est présent[1] ;
  • le jardin des sens, créé en 2010 par l'association « Pêche, sport, nature », puis entretenu par l'association « Graine de nature », le long du chemin des Rangies, en bas des remparts sud ;
  • le jardin du fournil, à proximité du vieux pont[296] et d'un fournil construit au début du XVIIIe siècle (dont l'extérieur est restauré au cours du XXe siècle)[27],[296] ;
  • le jardin commun, créé par l'association « Graine de nature » près du lavoir public.

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Châteaux privésModifier

  • Le château de la Recepte ou de la Recette, situé au nord-est du bourg et construit au XIXe siècle à même les remparts dont il emprunte une tour[27]. D'une surface d'environ 650 m2, le château est érigé au sein d'un parc de 1,37 ha surplombant les remparts est et nord de la cité médiévale[297]. Le premier propriétaire connu est Félix Chaigneau, maire de Vouvant au milieu du XIXe siècle[298].
  • Le château de la Grignonnière[10], situé au sud du territoire communal, le long de la rivière Mère. Datant probablement des guerres de Religion, le château actuel est restauré trois fois comme il l'est indiqué sur une pierre gravée : en 1588, 1703 et 1805 (brûlé en partie durant la Révolution[129])[299]. Les premiers seigneurs de la Grignonnière sont les Grignon : les archives indiquent trois seigneurs de cette famille entre 1380 et 1420[299]. Il est ensuite habité par la famille Gauthier au XVe siècle, par la famille Tiraqueau du XVIe siècle au XVIIe siècle, puis par la famille de Hillerin à la fin du XVIIIe siècle[299]. La bâtisse se présente sous la forme d'un manoir-ferme entourant une cour carrée avec un puits en son centre. Le domaine comprend trois cours : la cour intérieure, une grande cour devant le château et une ferme en basse-cour. Le château en lui-même se compose d'un corps de logis flanqué sur les côtés par deux grosses tours rondes couvertes de tuiles. Deux ailes, possédant à chacune des extrémités une tour ronde couverte d'ardoises, prolongent le corps afin d'entourer la petite cour intérieure. Une chapelle est construite vers 1850 par Louis Essarteau et Louis Pallardy à l'emplacement des bâtiments fermant le pavillon carré côté sud[299].
  • Le château de la Loge, dont quelques bâtiments sont aujourd'hui transformés en gîte[300], est situé au nord du château de la Grignonnière. Le pavillon central du château est érigé au cours du XVIIIe siècle afin de servir de pavillon de chasse au château de la Grignonnière[298]. C'est au début du XIXe siècle que le château est agrandi par la famille Rousse : une aile est ajoutée de chaque côté du pavillon central et deux tourelles sont construites entre chacune des deux ailes et le pavillon central[298]. Depuis le début du XXe siècle, le château de la Loge appartient à la famille de la Pintière[298].

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Puits de la place du BailModifier

Ce puits, situé dans l'ancienne cour du château-fort, est taillé dans le roc et possède une profondeur de 32 m. Il semblerait que le fond y soit très large et communiquerait avec des souterrains construits par les Chabot ou les Lusignan[27],[301]. La partie extérieure du puits a certainement été aménagée en 1842, comme l'indique l'inscription présente sur l'une des pierres de taille.

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Logis de la Vieille CureModifier

Le logis de la Vieille Cure, situé au no 16 de la rue de l'Ancienne-Cure, est édifié au XVIIIe siècle (date de la façade donnant sur la cour intérieure)[27]. À l'emplacement de la bâtisse actuelle s'élevait une grande demeure seigneuriale au Moyen Âge. Elle était alors localisée à l'intérieur du bourg castral (« castrum ») de Vouvant et était elle-même entourée d'une enceinte carrée. Il s'agissait très probablement du site de la Prévôté (viguerie) qui était un fief mouvant de la baronnie de Vouvant (il est fait mention de ce site de la Prévôté en 1399[302]). Ce fief, tenu pendant une longue période par la famille du Puy-du-Fou, administre la ville de Vouvant au civil et au pénal jusqu'au XVIe siècle[27].

La bâtisse possède divers statuts au fil des siècles suivants[27] :

  • il s'agit peut-être de la demeure où s'est implanté le siège royal du bailliage de Vouvant en 1698 ;
  • une sorte d'administration municipale s'y installe au XVIIIe siècle avant d'accueillir la municipalité révolutionnaire jusqu'en 1828.

Le logis est nommé « logis de la Vieille Cure » uniquement depuis le XIXe siècle[27].

Manoir de la Grande RhéeModifier

Le manoir de la Grande Rhée, Grand-Rhée, Grande Rhé ou bien Grande-Arée, tire son nom de l'« araire » (charrue de bois primitive servant à gratter le sol superficiellement). C'est cet outil qui fut utilisé pour défricher les terres sur lesquelles se trouve la propriété, en bordure de la forêt de Mervent-Vouvant[303].

À l'époque féodale, cette bâtisse est probablement un relais, un lieu de refuge ou d'asile pour les voyageurs de passage (chevalier, pèlerin, etc.)[303].

En 1890, la description de la Grande-Rhée[303] la fait apparaître comme « une maison forte du XIIe siècle et XIIIe siècle, par ses murs épais et la disposition des bâtiments ». En effet, la propriété est, à l'époque, entourée d'une enceinte, de douves et de portails d'entrée aujourd'hui disparus. Des remaniements sont effectués aux XVIe siècle et XVIIe siècle. À la fin du XIXe siècle, le lieu semble abandonné[303].

Le manoir comporte des détails architecturaux particulièrement intéressants[303],[299] : la porte d'entrée surmontée des armes des « du Fougeroux », une tourelle de défense, un large escalier en pierre, deux cheminées Louis XII, une chapelle du XIIIe siècle (aujourd'hui transformée en remise ; la pierre d'autel fut récupérée et transportée à la grotte de Vouvant), des murs principaux de 1,20 m de large, une fontaine en faïence de Rouen, et un bénitier en bronze.

Un souterrain (à présent muré) semble partir du manoir de la Grande-Rhée, pour réunir la cour du Nay, et la Citardière, en passant par le fort de Chantoizeau (aujourd'hui disparu)[303].

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Maison la Grand'DentModifier

La maison la Grand'Dent, située place Saint-Louis, est construite dès le XIVe siècle et remaniée au XVIIe siècle. Appelée « Maison des 3 Rois » avant la Révolution française, elle prend son nom actuel en référence au redoutable personnage de Geoffroy la Grand'Dent issu de la légende de la fée Mélusine. La maison possède notamment un escalier original de par sa disposition particulière et ses marches en chêne massif[27].

Maison à pans de boisModifier

La maison à pans de bois située à côté de la place du Corps de Garde est l'unique maison de ce type encore conservée dans le village[157]. Datée de 1583, elle était très probablement la propriété d'un maréchal ferrant. En effet, un fer à cheval est sculpté au-dessus de la porte d'entrée.

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Maison de MélusineModifier

 
La maison de Mélusine.

Abritant au départ un café, la maison de Mélusine (appelée aussi maison du Bail) accueille aujourd'hui l'office de tourisme de la commune[1]. La bâtisse est construite en schiste de pays au cours de l'année 1837 à l'emplacement d'une partie des remparts de l'ancien château-fort[27].

Autres maisonsModifier

Maison au no 18 rue de la VisitationModifier

La demeure située au no 18 rue de la Visitation est construite en 1854 puis remaniée à la fin du XXe siècle. Propriété de notaires jusqu'à la fin du XIXe siècle, elle passe ensuite dans la famille de pharmaciens Manteau Lagaille[27].

Moulin FromentModifier

Cet ancien moulin à froment, situé au nord du bourg de Vouvant, est présent dans l'inventaire de 1694 établi lors du passage de la châtellenie de Vouvant dans le domaine royal. L'ancien moulin est aujourd'hui partiellement converti en gîte[27].

CalvairesModifier

  • Le calvaire de Montfort[201], construit en 1715, comme le voulait Louis-Marie Grignon de Montfort, modifié et reconstruit jusqu'en 1990 ; localisé le long de la rue du Calvaire, au sud-est du bourg.
  • Le calvaire des Orettes[201], construit à Pâques 1914 ; localisé à l'entrée ouest du bourg.

PontsModifier

  • Le nouveau pont permettant l'accès par l'est au bourg de Vouvant. Construit au XIXe siècle au moment de l'ouverture effectuée dans les remparts est, il est érigé afin de faciliter la circulation dans la cité[1],[184].
  • Le pont-viaduc de Baguenard, de 196 m de long et 35 m de hauteur, construit en fer et en pierre par la société Eiffel avant 1890[10],[27],[304]. Sa construction est approuvée le par le ministre des Travaux Publics. L'ouvrage se compose de deux travées de rive de 44 m ainsi que de deux travées centrales d'une longueur de 54 m. Utilisé pour la première fois le , il se situe à la limite communale avec Bourneau et enjambe le ruisseau du Petit Fougerais[7]. Ce viaduc permettait le passage de la voie ferrée entre les gares de Vouvant-Cezais et de Bourneau-Mervent. La dernière utilisation du pont-viaduc de Baguenard, avant la désaffection de la voie ferrée, date de 1954[27].
  • Deux ponts construits en plein cœur de la forêt à la fin du XIXe siècle lors de la création de la route forestière no 1, localisés à la limite communale avec Mervent[305],[306] :
    • le pont du Déluge, enjambant le ruisseau des Verreries, est construit vers 1860. Il porte les initiales de M. de Villeneuve (ingénieur des Eaux et Forêts) qui en dirige sa construction ;
    • le pont de Diet, sur la rivière Mère. Il est composé de deux arches et sa pile centrale porte un médaillon daté de 1863.

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Fort de ChantoizeauModifier

Le fort de Chantoizeau se trouve dans la forêt de Mervent-Vouvant, près du carrefour de l'allée de la Millargue et de la Petite Rhée, en bordure de fossé. Malgré le fait qu'il soit difficile de le repérer aujourd'hui, en 1893, sa description rend compte « d'une enceinte de forme ovale de 124 mètres de tour (périmètre), de 44 mètres de largeur du nord au sud, et avec des remparts de terre de hauteur allant de 2,20 à 1,50 mètres ». Ce lieu de défense serait antérieur à l'époque féodale. Les restes nous parvenant ne sont plus qu'une butte ovale et avec, par endroits, des fossés assez profonds (leurs altérations étant principalement dues à la non-gestion et à l'envahissement de la forêt)[303].

Cet endroit situé dans les bois appartenant anciennement à la Grande Rhée fait référence à un fort, qui a pris le nom d'un certain capitaine Chantoizeau. Celui-ci y aurait, en effet, établi son quartier général vers 1450. C'est un bandit de grand chemin qui faisait régner la terreur dans le voisinage, certains le comparant au « Gilles de Retz de la région ». Une autre personnalité prend, à priori, sa succession vers 1557 : le sire du Couldray. La forêt de Mervent-Vouvant sous son influence redevient un « repaire de bandits »[303].

Les cinq jumeauxModifier

Chêne mort depuis 1996, il présente cinq rejets, ce qui en fait un arbre remarquable à cinq troncs. Il doit aujourd'hui sa renommée au sculpteur Sébastien Krampe, qui a sculpté chacun des troncs[307]. Il est situé dans la forêt de Mervent-Vouvant, près du lieu-dit de la Grande Rhée[7],[306].

Maison de la Vau-DieuModifier

La maison de la Vau-Dieu est un ancien prieuré religieux fondé par les seigneurs-barons du Petit-Château de Vouvant, dont il ne reste aujourd'hui rien mis à part les débris d'une ancienne chapelle (transformée en servitude) renfermant un tombeau datant du XIVe siècle. L'époque de construction n'est pas connue, mais il est fait référence, dans une déclaration faite à Fontenay-le-Comte par Pierre Guillon (abbé du monastère de Nieul-sur-l'Autise) le d'une maison de la Vaudieu « située entre Vouvent et Bourneau et donnée au XIIIe siècle par les comtes de Chabot à l'abbaye de Nieul »[10]. La localisation de cet ancien édifice se situe actuellement à l'emplacement d'« une ferme et d'une maison de campagne »[308] sur la commune de Bourneau au lieu-dit de la Vaudieu, près de la limite communale avec Vouvant[7].

Four de verrierModifier

Lors de la vidange décennale du barrage de Pierre-Brune de 1989, la présence d'un ancien four de verrier est mise au jour[309]. Celui-ci témoigne ainsi de l'existence d'une activité verrière médiévale sur les rives de la rivière Mère au cœur de la forêt de Mervent-Vouvant. Lors des fouilles, la découverte de débris de verre permet d'affirmer que des « coupes évasées à pied conique côtelé » étaient produites, parmi d'autres objets en verre, sur le site[27].

La localisation de ce four est indiquée par les noms donnés à deux lieux-dits situés à proximité : les « Grandes verreries » et les « Vielles-Verreries »[7],[27].

Monument aux mortsModifier

Érigé en 1923[194] après la première Guerre mondiale, le monument est surmonté de la statue du Poilu victorieux[193]. Il se trouve sur la place de l'Église.

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ArchéologieModifier

L'ensemble du territoire communal de Vouvant est délimité comme une Zone de Présomption de Prescription Archéologique (ZPPA) par l'arrêté préfectoral no 608 du [214].

Opérations archéologiquesModifier

Plusieurs opérations archéologiques ont été effectuées[214],[310] :

  • Du au  : prospection diachronique du massif forestier de Mervent-Vouvant.
  • Du au  : sauvetage urgent des prés de la Pierre-Brune.
  • Du au  : sauvetage urgent de la nef en ruine de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
  • Du au  : évaluation en vue de l'aménagement de la déviation RD938ter.
  • Du au  : diagnostic archéologique précédant la création du lotissement du Clos de l'Espérance à l'entrée sud-est du bourg.
  • Le  : étude de bâti programmée d'un mur de soutènement découvert au niveau d'une habitation située impasse du Petit-Château[272].

Entités archéologiquesModifier

Vouvant possède de nombreuses entités archéologiques sur son territoire communal[214] :

LabellisationModifier

Apparitions médiatiquesModifier

Le village de Vouvant apparaît dans plusieurs programmes documentaires et émissions télévisées :

Personnalités liées à la communeModifier

Héraldique, devise et logotypeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason Burelé d'azur et d'argent, à deux serpents de gueules affrontés en pal, leurs queues enroulées.
Détails
Le blason actuel de la commune est fortement inspiré des armes acquises par la seigneurie de Vouvant-Mervent vers l'an 1500 (seule l’alternance des couleurs du burelé diffère)[148]. Ces armes étaient décrites comme suit dans un ouvrage réalisé avant le par Jean de Baudreuil pour Louis Ier d'Orléans-Longueville : « ung escu burelé d'argent et d'azur à deux serpents de gueulles »[149].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

DeviseModifier

La commune de Vouvant ne possède pas de devise.

LogotypeModifier

À la suite de la création du nouveau site internet de la commune entre 2014 et 2016, Vouvant acquiert un nouveau logotype[318]. Celui-ci comporte le nom de la commune surmontant la mention « Cité médiévale », le tout apposé sur un fond dégradé de couleur verte.

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Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Ouvrages qui présentent l'acte de donation portant fondation de VouvantModifier

  • (la) Jean Besly, Histoire des comtes de Poictou et ducs de Guyenne, Paris, G. Alliot, (lire en ligne), p. 307 à 308 (acte certainement transcrit à partir du document original issu des archives de l'abbaye de Maillezais)
  • Louis-Étienne Arcère, Histoire de la ville de la Rochelle et du pays d'Aulnis, composée d'après les auteurs & les titres originaux, & enrichie de divers plans, René-Jacob Desbordes, , 722 p. (lire en ligne), p. 666 à 668 (copie réalisée à partir de l'acte transcrit par Jean Besly ainsi que certainement une autre copie de Besly à laquelle il fait référence : présence d'annotations supplémentaires à l'acte transcrit dans l'Histoire des comtes de Poictou)
  • Abbé Lacurie, Histoire de l'Abbaye de Maillezais depuis sa fondation jusqu'à nos jours, suivie de pièces justificatives la plupart médites, Edm. Fillon, , 593 p. (lire en ligne), p. 202 à 205 (copie de l'acte transcrit par Arcère dans l'Histoire de la ville de la Rochelle et du pays d'Aulnis)
  • Cécile Treffort, « Le comte de Poitiers, duc d'Aquitaine, et l'Église aux alentours de l'an mil (970-1030) », Cahiers de Civilisation Médiévale, no 172 « Regards croisés sur l'An Mil »,‎ , p. 427 (lire en ligne) (traduction d'un extrait de l'acte en français à partir de la source latine de Jean Besly)
  • Georges Pon et Yves Chauvin, La fondation de l'abbaye de Maillezais : récit du moine Pierre, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques, , 319 p. (ISBN 2911253094 et 9782911253096, OCLC 406932722), p. 215 à 220 (acte transcrit à partir de l'ensemble des sources disponibles et traduction de l'acte en français)

Ouvrages de référence sur l'histoire de VouvantModifier

  • Comte Émilien Rorthay de Monbail, Notes et croquis sur la Vendée, Niort, Robin et Cie, , 199 p. (lire en ligne [PDF]), p. 72 à 77
  • René Valette, « Vouvent (Vendée) et la forêt », dans Jules Robuchon, Paysages et monuments du Poitou, t. X, Paris, Imprimerie May et Motteroz, (lire en ligne)
  • Louis Brochet, La Forêt de Vouvent : son histoire et ses sites, avec eaux-fortes de M. O. de Rochebrune, Fontenay-le-Comte, Imprimerie L.-P. Gouraud, , 198 p. (lire en ligne)
  • Marie-Pierre Baudry-Parthenay, Nicolas Prouteau et Laurent Prysmicki (relevés d'ensemble : cabinet de géomètre Millet), Étude préalable à la restauration de l'enceinte de Vouvant : Étude documentaire, historique et architecturale. (Rapport d'étude), Atemporelle, , 95 p.
  • Gilles Bresson, Châteaux forts de Vendée : guide d'histoire et de visites, Orbestier, , 112 p. (ISBN 978-2-8423-8152-3), p. 94 à 99
  • Nicolas Prouteau (maître de conférences en archéologie médiévale à l'Université de Poitiers et directeur adjoint du Centre d'études supérieures de civilisation médiévale), kakemonos de l’exposition « Vouvant d'un millénaire à l'autre », entre le 1er et le , Association Patrimoines du Vouvantais, 5 p. (lire en ligne [PDF])
  • Pierre Rézeau, Vouvant, la cité millénaire : fragments d'histoire, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques (CVRH), coll. « racines de Vendée », , 256 p. (ISBN 978-2-911253-94-2, EAN 9782911253942)

Ouvrages de référence sur l'église Notre-Dame de VouvantModifier

  • Michel Dillange, « L'administration et la restauration des édifices anciens en Vendée au XIXe siècle », dans Société d'émulation de la Vendée, Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée, (lire en ligne), p. 262 à 263
  • Michel Dillange, Eglises et abbayes romanes en Vendée, Marseille, Editions Jeanne Laffitte, , 264 p. (ISBN 2-86276-074-9), p. 223 à 227
  • Sylviane Van de Moortele, « L'église Notre-Dame de Vouvant », dans Société Française d'Archéologie, Congrès archéologique de France, 151e session, 1993, Vendée, Paris, Société Française d'Archéologie et Musée des Monuments Français, , 288 p., p. 113 à 126
  • Jean-Pierre Lecomte (Architecte du Patrimoine), Église Notre-Dame - VOUVANT (85) : Étude historique, architecturale et sanitaire. (Diagnostic), Antak, , 67 p.

Description des fortifications en 1526 et 1694Modifier

  • Louis de La Boutetière, « Recherches historiques sur le département de la Vendée, un document par canton : La ville de Vouvent, en 1526 », dans Société d'émulation de la Vendée, Annuaire départemental de la Société d'émulation de la Vendée, vol. 5, La Roche-sur-Yon, L. Gasté, , 222 p. (lire en ligne), p. 52 à 55

Autres ouvrages sur VouvantModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

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  6. a b et c « Le 8e village préféré des Français, c'est Vouvant », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le 26 janvier 2019)
  7. a b c d e f g h i j et k « Cartes de Géoportail », sur geoportail.gouv.fr (consulté le 8 avril 2019)
  8. a b et c « Le massif forestier de Mervent-Vouvant », sur vouvant.fr (consulté le 20 mai 2016)
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  12. Louis Brochet (préf. Pascal Lanco), La Vendée : pittoresque, historique et archéologique : guide du touriste, Fontenay-le-Comte, (lire en ligne), « Plan de la forêt de Vouvent »
  13. Onésime Reclus, À la France : sites et monuments. Poitou (Deux-Sèvres, Vendée, Vienne) / Notices de Onésime Reclus, Touring-Club de France, 1900-1906 (lire en ligne), p. 52 et 53
  14. [PDF] DREAL des Pays de la Loire, « Les marches du Bas-Poitou (45) », sur paysages.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 14 février 2019)
  15. [PDF] DREAL des Pays de la Loire, « Le bocage du Lay et de la Vendée (46) », sur paysages.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 14 février 2019)
  16. a et b « Vouvant > Vouvant - Dictionnaire toponymique de la vendée - Archives départementales de la Vendée », sur www.toponymes-archives.vendee.fr (consulté le 16 mai 2017)
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  28. Gilles Ménage et Pierre de Caseneuve, Dictionnaire étymologique, ou origines de la langue françoise, Jean Anisson, , 840 p. (lire en ligne), p. 723
  29. Jean Besly (nouvelle édition), Histoire des comtes de Poictou et ducs de Guyenne ; contenant ce qui s'est passé de plus mémorable en France, depuis l'an 811 jusques au roi Louis le Jeune, Niort, Robin et Cie., , 227 p. (lire en ligne), p. 89
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  48. Dominique Barthélemy, La Mutation de l'an mil a-t-elle eu lieu ? : Servage et chevalerie dans la France des Xe et XIe siècles, Fayard, (lire en ligne)
  49. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u et v Gilles Bresson, Châteaux forts de Vendée : guide d'histoire et de visite, Orbestier, (ISBN 9782842381523, OCLC 853442733, lire en ligne), p. 94-99
  50. a b et c Sylvie Refalo, « Les ducs d'Aquitaine et l'abbaye de Maillezais (vers 970-vers 1100) », dans Mathias Tranchant et Cécile Treffort (dir.), L'abbaye de Maillezais : Des moines du marais aux soldats huguenots, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 490 p. (ISBN 9782753523050, lire en ligne), p. 319–342
  51. (la) Chroniques des églises d'Anjou : recueillies et publiées pour la Société de l'histoire de France / par MM. Paul Marchegay et Emile Mabille, Paris, , 458 p. (lire en ligne), « Chronicon Sancti Maxentii Pictavensis », p. 404
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  53. Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou, 778-1204, t. 1, Paris, A. Picard et fils, , 506 p. (lire en ligne), p. 325
  54. a b et c (la) Denis de Sainte-Marthe, Gallia Christiana, In Provincias Ecclesiasticas Distributa; Qua Series Et Historia Archiepiscoporum, Episcoporum, Et Abbatum Franciae Vicinarumque Ditionum ab origine Ecclesiarum ad nostra tempora deducitur, & probatur ex authenticis Instrumentis ad calcem appositis, t. 2, Ex Typographia Regia, (lire en ligne), p. 385 et 1395
  55. « Actes royaux du Poitou, t. 2 (1334-1348) CCXXXIX », sur corpus.enc.sorbonne.fr (consulté le 27 avril 2019) : « Vidimus des diplômes de Guillaume VII, duc d'Aquitaine, comte de Poitiers, de l'an 1076, et de Louis VII, roi de France, de 1141, portant confirmation de la fondation de l'abbaye de Saint-Vincent de Nieul et des donations qui lui avaient été faites. »
  56. a et b Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, Mémoires de la Société de statistique du département des Deux-Sèvres, Niort, L. Clouzot, , 300 p. (lire en ligne), p. 268
  57. Jean Besly et Société des archives historiques du Poitou, Lettres de Jean Besly : 1612-1647 / [publiées par M. Apollin Briquet], Typographie de Oudin frères, (lire en ligne)
  58. Cartulaire de l'abbaye de Talmond, Poitiers, Typog. de A. Dupré, , 434 p. (lire en ligne [PDF]), p. 94, 99 et 275-276
  59. Jacques de Font-Réaulx, « Cartulaire du Chapitre de Saint-Étienne de Limoges », dans Société archéologique et historique du Limousin, Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin, t. LXVIII, Limoges, , 258 p. (lire en ligne), p. 174-176
  60. François Clément, Charles Clémencet et Nicolas Viton de Saint-Allais, L'art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur. Tome 10 / , par le moyen d'une table chronologique... Par un religieux de la congrégation de Saint-Maur, réimprimé... et continué... par M. de Saint-Allais, Paris, 1818-1819, 534 p. (lire en ligne), p. 104
  61. Jan Hendrik Prell, « Les souscriptions des chartes des comtes de Poitiers, ducs d’Aquitaine (1030-1137). », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 155, no 1,‎ , p. 207–219 (DOI 10.3406/bec.1997.450864, lire en ligne, consulté le 10 mai 2019)
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