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Gazeran

commune française du département des Yvelines

Gazeran
Gazeran
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Rambouillet
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
Emmanuel Salignat
2014-2020
Code postal 78125
Code commune 78269
Démographie
Gentilé Gazeranais
Population
municipale
1 287 hab. (2015 en augmentation de 3,96 % par rapport à 2010)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 05″ nord, 1° 46′ 28″ est
Altitude Min. 131 m
Max. 171 m
Superficie 25,80 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-gazeran.fr

Gazeran est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Sommaire

GéographieModifier

 
Position de Gazeran dans les Yvelines.

SituationModifier

Vaste commune rurale, largement boisée, Gazeran est incluse dans le massif forestier de Rambouillet, et à 5 km de Rambouillet.

Communes voisinesModifier

Les communes sont Saint-Hilarion, Raizeux et Hermeray à l'ouest, Émancé, Orcemont et Orphin au sud, Rambouillet à l'est et Poigny-la-Forêt au nord.

Hameaux de la communeModifier

  • Le Gâteau, l'Essart, Batonceau, Guéville, Cutesson.

HydrographieModifier

La commune est arrosée par la Guéville, petite rivière, affluent de la Drouette, qui prend sa source dans le parc du château de Rambouillet.

Transports et voies de communicationsModifier

Réseau routierModifier

Gazeran est traversée par la D 906, axe important reliant Rambouillet à Épernon.

Desserte ferroviaireModifier

La commune possède sa propre gare qui est située sur la ligne Paris-Montparnasse - Chartres - Le Mans.

BusModifier

La commune est desservie par les lignes 20, 24, 30 et 89 de l'établissement Transdev de Rambouillet, par la ligne Express 60 de l'établissement Transdev de Houdan et par la ligne B du réseau de bus Rbus.

Sentier de randonnéeModifier

Le sentier de grande randonnée GR 1 traverse le territoire de la commune, de Rambouillet à l'est jusqu'à Poigny-la-Forêt au nord-ouest.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Waswing, Waswinganum, Wasiringus en 885[1] dans une charte du comte Eudes, fils de Robert le Fort[2], Wasiringo au XIe siècle, Gazezrannum, Gazerannum, Gaseren[3], Gaserent[3], Gasserent, Gasserend, Gaseran en 1201[4], et enfin Gazeran[Quand ?].

Il s'agit d'un type toponymique germanique en –ing[5],[2]. Ce suffixe a régulièrement évolué vers la terminaison -an en français (exemples : chambellan; cormoran; paysan; etc.)

Selon Marianne Mulon, le premier élément Gazer- représente le nom de personne germanique Gashari[2], alors qu'Albert Dauzat propose sans conviction l'anthroponyme germanique Wasuger[6].

Remarque : aucune de ces deux hypothèses n'est réellement satisfaisante sur le plan phonétique : les formes les plus anciennes montrent que le toponyme initial commence par W-, or il ne peut procéder de G-, dans l'histoire de la phonétique française, c'est l'inverse (exemple : verbes *war-ôn > gar-er; *ward-ôn > gard-er; etc., substantifs *wrakjo > gars, garçon; etc., anthroponymes Warinhari > Garnier, etc. Quant à l'hypothèse Wasuger, les formes en Wasw- Wasir- ne permettent pas de confirmer la présence d'un [g].

HistoireModifier

Les seigneurs de Gazeran sont connus dès le commencement du XIe siècle dans la personne d'Adelilme. Ce dernier fit élever son fils Amaury par les moines de Saint-Évroult (Saint-Chéron) sur le prix de la dîme de Puseolis. Ce fils, devenu prêtre, donna à sa mort cette dîme à Sainte-Marie de Maule en 1076 selon le témoignage d'Orderic de Vitel.

Thierry de Gazeran, l'un des plus grands seigneurs de son temps suivait le cours de Louis le Jeune et signa la charte de commune accordée à la ville de Compiègne avec Guy le Bouteiller de Senlis et Anseau de l'Isle.

Simon de Gazeran figura en 1181 comme témoin des deux chartes du prieuré de Brethencourt, délivrées par Simon III de Montfort. Il signa jusqu'en 1213 beaucoup de chartes de Simon III. Sa fille se fit religieuse à Yerres et il donna à l'abbaye le moulin de Gazeran comme dot.

En 1209, Mainier de Gazeran prend comme cens l'abbaye d'Yerres ce même moulin de Gazeran pour six muids de seigle et redevance annuelle et 20 sous parisis par an.

Mainier, seigneur de Gazeran notifie que son fils Simon de Gazeran, chevalier, et son épouse ont ratifié la donation faite aux Vaux de Cernay par Mathilde, femme de Mainier de un muid de blé à prendre sur sa grange d'Ossonville ou Ouarville (Eure-et-Loir).

Mainier donna aux Moulineaux (ancien prieuré de Poigny) un muid de blé sur le moulin de Gazeran.

En 1226, Mainier ne vivait plus, Simon de Gazeran, chevalier donna aux Vaux de Cernay un demi-muid de blé à prendre annuellement sur sa grange d'Ossonville à la Toussaint de chaque année.

Simon de Gazeran fut le bienfaiteur d'un grand nombre d'abbayes et de prieurés. Pour terminer une vie consacrée aux bonnes œuvres, il se croisa avec Saint-Louis et finit son existence en Terre Sainte en l'an 1270, la même année que celle de la disparition de Saint-Louis.

La famille Simon resta en possession de Gazeran. En 1307, le châtelain de la maison de Saint-Priest (Eure-et-Loir), propriétaire de vastes domaines près de Tours encourut la disgrâce du chapitre de Notre-Dame de Chartres pour avoir appréhendé au corps un homme que les chanoines disaient de la famille Simon.

Sur la fin du XIVe siècle, l'héritier de Gazeran porta cette châtellenie avec celle d'Ouarville à la maison de Prunelay ou Prunelé (ancien château disparu d'Eure-et-Loir), originaire des Portes, près d'Étampes.

Cette famille a possédé Gazeran jusqu'en 1706 et Ouarville jusqu'à la fin du XIXe siècle. Puis le château est devenu propriété du comte de Toulouse en 1708. Il cessa de l'habiter et utilisa les pierres à Rambouillet. Sur les ruines fut rétabli le château actuel au début du XIXe siècle par la famille Hache[7].

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? 2009 Bernard Bataille    
décembre 2009 en cours (2017) Emmanuel Salignat    

Politique environnementaleModifier

Population et sociétéModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2015, la commune comptait 1 287 habitants[Note 1], en augmentation de 3,96 % par rapport à 2010 (Yvelines : +1,29 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
682618670826896684645679683
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
660660630645650644618684651
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
640673664635631626591536557
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
5205806738129401 1561 1761 2381 287
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,6 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,6 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,1 %, 15 à 29 ans = 15,9 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 26,2 %, plus de 60 ans = 17,1 %) ;
  • 50,4 % de femmes (0 à 14 ans = 16,5 %, 15 à 29 ans = 13,3 %, 30 à 44 ans = 22,1 %, 45 à 59 ans = 24,1 %, plus de 60 ans = 24 %).
Pyramide des âges à Gazeran en 2007 en pourcentage[12]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,6 
90  ans ou +
6,1 
3,8 
75 à 89 ans
7,1 
11,7 
60 à 74 ans
10,8 
26,2 
45 à 59 ans
24,1 
20,7 
30 à 44 ans
22,1 
15,9 
15 à 29 ans
13,3 
20,1 
0 à 14 ans
16,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

EnseignementModifier

La commune possède ses propres maternelle et école primaire. Les études à partir du collège doivent être effectuées à l'extérieur, le plus souvent à Rambouillet ; un service de ramassage scolaire gratuit est mis à disposition par la société Veolia.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SportsModifier

La commune dispose d'un terrain de football et de deux courts de tennis, et il existe une association gazeranaise de football.

ÉconomieModifier

Agriculture, maraîchage.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Germain-l'Auxerrois.
  • Château-fort Saint-Antoine : construit au XIe siècle dont il ne reste que l'ouvrage d'entrée muni d'un pont-levis.
  • Église Saint-Germain-l'Auxerrois : église du XIe siècle, remaniée au XVIIe et restaurée en 1856.
  • Château de Guéville : édifice de style Renaissance datant de la fin du XIXe siècle.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Gazeran se blasonnent ainsi :

De gueules à six annelets d'or posés 3, 2 et 1, au chef d'azur semé de fleurs de lis d'or, à deux cotices ondées d'argent brochant sur le tout du chef.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

RéférencesModifier

  1. Les noms de lieu de la France, 1920[réf. non conforme]
  2. a b et c Marianne Mulon, Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  3. a et b Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, page 239.[réf. non conforme]
  4. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 313
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  7. L'historique de Gazeran sur le site officiel de la commune.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. « Évolution et structure de la population à Gazeran en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)
  13. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 26 avril 2011)