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Gare du Tréport - Mers

gare française

Le Tréport - Mers
Image illustrative de l’article Gare du Tréport - Mers
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare
(en ).
Localisation
Pays France
Commune Le Tréport
Quartier Port
Adresse Place Pierre-Semard
76470 Le Tréport
Coordonnées géographiques 50° 03′ 46″ nord, 1° 22′ 35″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
CCVS (BV, sauf guichet)
Exploitant SNCF
Service TER Hauts-de-France
(autocars de substitution)
Caractéristiques
Ligne(s) Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers
Voies 6
Quais 4
Transit annuel 49 023 voyageurs (2017)
Altitude 8 m
Historique
Mise en service

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Le Tréport - Mers

Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France

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Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime

(Voir situation sur carte : Seine-Maritime)
Le Tréport - Mers

La gare du Tréport - Mers, également appelée gare du Tréport - Mers-les-Bains, est une gare ferroviaire française, terminus de la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers, située sur le territoire de la commune du Tréport (à 800 mètres du centre-ville), dans le département de la Seine-Maritime, en région Normandie. Sa localisation est particulière, puisqu'elle se trouve également en bord de mer, à quelques mètres de la station balnéaire de Mers-les-Bains, dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France[1].

Elle est mise en service en 1872, par la Compagnie du chemin de fer du Tréport. La faillite de cette dernière entraîne la reprise de l'exploitation par la Compagnie des chemins de fer du Nord, en 1881.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des trains régionaux du réseau TER Hauts-de-France. Cependant, l'ensemble des circulations ferroviaires est interrompu en 2018, et remplacé par des autocars de substitution.

Situation ferroviaireModifier

Établie à 8 mètres d'altitude, la gare du Tréport - Mers est située au point kilométrique (PK) 182,548 de la ligne d'Épinay - Villetaneuse au Tréport - Mers (en travaux, sur la section Beauvais – Le Tréport[2]), dont elle constitue l'aboutissement ; la gare précédente est celle d'Eu.

Sa situation en impasse en fait également la gare terminus des trains circulant sur la ligne d'Abbeville à Eu (dont l'exploitation est suspendue[2]), mais également, autrefois, de ceux utilisant la ligne de Rouxmesnil à Eu[3].

HistoireModifier

La « station du Tréport » est mise en service le par la Compagnie du chemin de fer du Tréport, lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de Gamaches au Tréport[4].

 
La gare, vers 1900.

La compagnie fait édifier un bâtiment voyageurs, au style classique, qui correspond par sa disposition aux grandes gares de passage du réseau Nord, avec ses deux pavillons aux angles, bien qu'il soit utilisé comme une gare terminus. Les murs sont composés de briques apparentes, comme la plupart des constructions du Tréport. Ses fenêtres en plein cintre à la base et la toiture de ses pavillons d'angle, de type mansarde avec lucarnes, lui confère l'apparence d'une demeure bourgeoise ; son horloge identifie sa fonction de gare, et rappelle le style « bord de mer » qui correspond à l'environnement de Mers-les-Bains. Ainsi, cette construction présente le contraste des deux villes qu'elle dessert.

En 1873, la compagnie met en circulation des trains dits de « bains de mer », en provenance de Paris-Nord. La gare prend le nom du Tréport - Mers en 1887, à la suite d'une demande du Syndicat des propriétaires de la commune de Mers[5].

L'accroissement rapide des activités du port, provoqué par l'arrivée du chemin de fer[6], conduira à l'établissement, à partir de la gare, de voies accédant aux appontements et quais tout proches. Ces opérations, d'abord de pur fait, seront régularisées en 1887, par un premier décret, puis en 1901 par un second, après la création de nouveaux bassins en 1892[7]. Ainsi, sera embranché sur la gare un véritable réseau de desserte portuaire, concédé à l'époque à la Compagnie du Nord[8] ; il est désormais abandonné.

Depuis le , Le Tréport - Mers n'est plus reliée, pour le trafic voyageurs (dont des trains « de plaisir » en provenance de Paris-Saint-Lazare), à la gare de Dieppe par la ligne de Dieppe au Tréport. Désormais déferrée, elle est devenue le chemin vert du Petit Caux (entre Saint-Quentin-au-Bosc et Eu)[3].

En , le dépôt Nord du Tréport dispose d'un pont tournant, et accueille des 141 R et des 230 D du dépôt de Creil, ainsi que des BB 63500 et des BB 66000 du dépôt de Longueau, toutes de passage du fait des liaisons saisonnières « Un jour à la mer[9] ».

Jusque dans les années 1980, le service des « trains de plaisir » demeura très étoffé, avec de nombreuses circulations de trains express. Depuis les années 2000, c'est la région Picardie qui a repris leur exploitation et un nouveau service, plus attrayant, a vu le jour à l'été 2012.

Les 27 et , la marquise est démontée, tandis que le reste de la façade du bâtiment voyageurs se délabre par manque d'entretien[10]. Par ailleurs, de la fin à , compte-tenu de la fermeture temporaire des deux lignes y affluant, la gare ne reçoit aucun train[2].

En 2017, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 49 023 voyageurs. Ce nombre s'élève à 50 917 pour l'année précédente[11].

En , la communauté de communes des Villes Sœurs (CCVS) a décidé d'acquérir la majorité du bâtiment voyageurs — le guichet restant la propriété de la SNCF —, pour un montant de 280 000 euros ; elle souhaite ainsi le rénover, afin d'y installer l'office de tourisme central de l'intercommunalité. En outre, des vélos en libre-service (en location) devraient être installés à proximité[12],[13].

Service des voyageursModifier

AccueilModifier

Gare de la SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichet, ouvert tous les jours. Elle est également équipée d'automates pour l'achat de titres de transport[14].

DesserteModifier

La gare était desservie par des trains TER Hauts-de-France, sur les relations du Tréport - Mers à Abbeville, et du Tréport - Mers à Abancourt ou Beauvais. Chaque dimanche, elle était également desservie par un TER aller-retour reliant Paris-Nord au Tréport - Mers[14].

En raison de la fermeture de la ligne Abbeville – Le Tréport fin (son avenir étant incertain), et, concomitamment, de la section Beauvais – Abancourt – Le Tréport (en raison de travaux devant s'achever en ), l'ensemble des circulations ferroviaires est remplacé par un service d'autocars du même réseau TER[2].

IntermodalitéModifier

Un parking est aménagé devant le bâtiment voyageurs.

Au cinémaModifier

En 2015, une scène du film Ma vie avec James Dean (réalisé par Dominique Choisy) a été tournée dans la gare[15].

Galerie de photographiesModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et référencesModifier

  1. Situation de la gare sur une carte IGN (zoomée à l'échelle 1:17 055), sur geoportail.gouv.fr (consulté le ).
  2. a b c et d Anne-Marie Quemener, « Le Tréport a dit au revoir aux trains de la mer », sur courrier-picard.fr, (consulté le 23 juin 2019).
  3. a et b Site de la communauté de communes d'Yères et Plateaux : « Le Chemin Vert du Petit Caux » ; lire (ce document est une archive, consultée le ).
  4. Site gallica.bnf.fr, Conseil général de la Seine-Inférieure, « Chemins de fer : rapport de l'inspecteur chargé du contrôle », Rapports et délibérations, 1873, p. 26 ; lire (consulté le ).
  5. Site de la région Picardie, inventaire du patrimoine culturel : « Le réseau ferré de la côte picarde » (cf. l'onglet « Historique ») ; lire (ce document est une archive, consultée le ).
  6. Voir le rapport fait au nom de la commission chargée d'examiner le projet de loi ayant pour objet de déclarer d'utilité publique les travaux destinés à l'amélioration du port du Tréport (Seine-Inférieure), par M. Thiessé, député, Annales du Sénat et de la Chambre des députés, 1880, p. 283 (consulté le ).
  7. Journal des chemins de fer et des progrès industriels, 1901, p. 631 (consulté le ).
  8. Voir : « Notice sur le port et la gare du Tréport », Revue générale des chemins de fer et des tramways, , pp. 551 et s. (consultée le ).
  9. La Vie du rail magazine no 3324 () : « Bonnes feuilles », photo légendée de la p. 63.
  10. infomers2, « Le Tréport / Mers : la gare de la honte », sur infomersblog.wordpress.com, (consulté le 24 mars 2019).
  11. « Fréquentation en gares – Le Tréport Mers les Bains », sur SNCF Open Data, traitement du (consulté le 24 mars 2019).
  12. Louis Vanthournout, « La Communauté de communes des Villes Sœurs rachète la gare du Tréport », sur actu.fr, L'Informateur d'Eu, (consulté le 24 mars 2019).
  13. Sylvie Callier, « Le Tréport : en attendant le retour des trains, la gare prend une nouvelle voie », sur france3-regions.francetvinfo.fr/normandie, (consulté le 24 mars 2019).
  14. a et b Site SNCF TER Normandie, « Gare Le Tréport-Mers-Les-Bains » (consulté le ).
  15. Jérôme Buresi, « Un film tourné au Tréport en compétition dans un festival à Paris », sur actu.fr, (consulté le 28 mai 2018).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier


Origine Arrêt précédent Train   Arrêt suivant Destination
Beauvais Blangy-sur-Bresle
ou Eu
TER Hauts-de-France Terminus Terminus
Abancourt Eu TER Hauts-de-France Terminus Terminus
Paris-Nord Abancourt
ou Eu
TER Hauts-de-France
(week-ends et fériés)
Terminus Terminus