Famille de Saint-Mauris-en-Montagne

La Famille de Saint-Mauris-en-Montagne est une ancienne famille[1] de la Franche-Montagne ; elle reçut très tôt la gardienneté héréditaire des villes et châteaux de cette contrée avec les fiefs et les titres qui en dépendaient et qu'elle gardait plusieurs siècles durant[2].

Le manoir d'AmbonModifier

Le manoir d'origine de la famille de Saint-Mauris-en-Montagne n'existe plus, il se dressait près d'Ambon (à peu de distance de Cour-Saint-Maurice où se trouve le belvédère du baron d'Ambon, au-dessus des gorges du Dessoubre[2]) ; là se réunissaient souvent les comtes de la Roche et de Montjoie avec lesquels la maison de Saint-Mauris contractait de fréquentes alliances, déjà en 1060 Richard de Saint-Mauris épousait Adeline de Montjoie[2]. Au cours du siècle suivant ils intervenaient souvent par des donations dans la ville de Saint-Hippolyte et dès lors ils portèrent le titre de seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne[2]. Les biens de la famille de Saint-Mauris était considérable en ce XIe siècle car en 1040 Hugues Ier de Salins, archevêque de Besançon, donnait à l'abbesse de Baume-les-dames, sa tante, la propriété de quatorze églises dont celle de Saint-Maurice en Ajoie[2].

ArmoiriesModifier

  • de sable à deux fasces d'argent, timbrées d'une couronne de marquis, sommée d'un heaume grillé d'argent (taré de front à sept grilles), damasquiné d'or, ornées d'une couronne antique de baron et de ses lambrequins aux émaux de l'écu, et ayant pour cimier un maure naissant (issant de carnation), tenant de la main dextre un badelaire menaçant, et de la senestre une banderole flottante de sable, portant en lettres d'argent le cri : plus de deuil que de joye.
  • Tenants : Deux maures ceints et tortillés d'argent, tenant d'une main l'écu et une bannière en pénon, au blason de l'écu, et de l'autre, un bandelaire nu, et autour ou au-dessus de l'écu la devise : antique, fier et sans tache.
  • Devise : Antique, fier et sans tache. La devise primitive était : De la mor je me ris[3].
  • Cri : Plus de deuil que de joye.
  • Adage : Léaleté (loyauté) de Saint-Mauris[4]

La branche aînée (élevée à la pairie) posait les armoiries sur un manteau de pair, de velours bleu, brodé d'or, doublé d'hermine, sommé de la toge ou bonnet de pair aussi en velours bleu, à houppe d'or, cerclé de la couronne de marquis[5],[6].

Les villages de Saint-MaurisModifier

La maison de Saint-Mauris avait été élevée à la pairie en 1827 par Charles X[6], elle était une des plus anciennes de la haute noblesse de Franche-Comté[5]. Elle avait donné son nom à trois villages du bailliage de Baume-les-Dames : Saint-Mauris-en-Montagne, Cour-les-Saint-Mauris et Saint-Mauris-sur-le-Doubs[5]. Les deux premiers étaient possédés jusqu'en 1792 par la branche des marquis de Saint-Mauris dite des "barons de Châtenois" et dont les membres avaient été admis aux honneurs de la cour en 1787[5]. Le fief de Saint-Mauris-sur-le-Doubs avait été retiré des possessions de cette famille depuis 1530 sans raison apparente[6]. Parmi ses domaines se trouvait les marquisats de Genevrey et de Spincourt en Lorraine, les comtés de Saulx et de Lambrey, les baronnies de Châtenois et de la Villeneuve, les châteaux forts de Mathay, Bermont, Roye, Allenjoye, Bambrouch, ainsi qu'un très grand nombre de villages, de terres ou de fiefs seigneuriaux en plus d'hôtels et de maisons à Besançon, Dole, Remiremont, Vesoul, Montbéliard, Saint-Hippolyte, Mirecourt, et Louvain[5]. Ils se distinguaient lors de la guerre entre Armagnac et Bourguignons, au siège d'Orléans, à la bataille de Pavie où Hugues de Saint-Mauris était armé chevalier par Charles Quint et lors de la révolte des Pays-Bas où deux des seigneurs de Saint-Mauris étaient tués en 1583[2].

Saint-Georges et Saint-LouisModifier

Elle comptait plusieurs chevaliers croisés qui avaient accompagné les comtes de La Roche et de Montjoie aux croisades des XIIe siècle et XIIIe siècle, un membre du conseil de régence du duché de Bourgogne sous Philippe de Rouvre ainsi qu'un grand nombre de chevaliers et d'hommes d'armes[5]. Elle avait été reçue dans les ordres des chevaliers de Saint-Georges (fondé en 1315 par Odoard de Montagu[2]), de Saint-Louis, cette famille a compté des abbesses à Saint-Jean, Saint-Étienne, Remiremont, Lyon, Murbach, Guebwiller, Lure, Maubeuge et Liège[5]. Après la guerre de dix ans à laquelle participaient plusieurs des Saint-Mauris cette famille continuait son ascension dans la noblesse Franc-Comtoise grâce à sa renommée militaire jusqu'à la Révolution française qui lui faisait perdre son antique résidence des montagnes du Doubs[2].

Les croisadesModifier

Jean III de Saint-Mauris, à la tête d'une troupe de francs-montagnards[2], avait accompagné le comte Jean de La Roche, qui était son parrain, dans l'une des dernières croisades[Laquelle ?] et celui-ci pour le remercier de sa bravoure lui faisait épouser Simonne de Vennes, une parente, et lui confiait des droits considérables dans les terres du comté de La Roche[2]. Jean III devenait le premier membre de la maison de Saint-Mauris-Châtenois, son frère aîné créait la branche des Saint-Mauris-Berchenet qui se séparait de la première vers la fin du XIIIe siècle[2]. C'est en souvenir de ces croisades que la maison de Saint-Mauris portait dans son blason, en cimier, un maure brandissant une épée d'argent[2].

GénéalogieModifier

La famille de Saint-Mauris donna naissance à trois branches au cours des siècles :

Richard de Saint-Mauris, Henry et Albert, tous frères, vivaient vers 1060. Ils sont les trois premiers seigneurs de cette maison dont il a été possible de retrouver la trace.

Richard Ier de Saint-Mauris, chevalier, vivait vers 1060. Vers la fin du XIe siècle il fait le don d'un canton de vigne situé au Mont-des-Vandales (Vregille) à l'abbaye Saint-Paul de Besançon.

Mariage et succession :

Il épouse Adeline de Montjoie de qui il a :

Bernard de Saint-Mauris, (? - 1180), écuyer. Il fait des dons à l'abbaye des trois rois en 1134, il est mentionné dans le nécrologe de l'abbaye Saint-Paul de Besançon où il est dit que le 6 des calendes de , est mort Bernard de saint-Mauris, qui, avec Pierre et Martin, ses fils, nous ont par ci-devant donné une vigne, cise au Mont des Vandales ; comme Adeline, femme de Richard de Saint-Mauris, chevalier, son père, nous avait déjà donné un chazal à Nancray....

Mariage et succession :

Son épouse est inconnue, il a

Pierre Ier de Saint-Mauris, écuyer puis chevalier, mentionné dans une charte de donation faite par Evrard de Villers et, avec son père, dans des titres de l'abbaye des trois rois en 1169 et 1180.

Mariage et succession :

Son épouse est inconnue, il a

  • Jean Ier qui suit,
  • Rodolphe, chevalier,
  • Humbert, chevalier,
  • Conrad, chevalier,
  • Pierre, chevalier, mort en 1223 selon le nécrologe de Saint-Étienne de Besançon.

Jean Ier de Saint-Mauris, écuyer puis chevalier, il est mentionné dans des titres de 1200 selon un titre du cabinet du roi, de 1221 et de 1250.

Mariage et succession :

Son épouse est inconnue, il a :

  • Jehan II qui suit,
  • Humbert, vivant en 1250,
  • Thiébaud, chevalier, vivant en 1230,
  • Conrad, chevalier, il fonde la branche des seigneurs de Saint-Mauris-sur-le-Doubs dite "de Sauvaget" éteinte en 1530.

Jehan II de Saint-Mauris, écuyer puis chevalier, seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne, Court, Fleurey et Roye, mentionné dans des titres de 1250 et de 1251.

Mariage et succession :

Son épouse est inconnue, il a :

Richard II de Saint-Mauris, (? - 1304), écuyer puis chevalier. Seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne, Court, Lomont, Roye, Accolans, Trévillers, Belleherbe et Battenant.

Mariage et succession :

Il épouse Marguerite de Saint-Mauris sa parente, de qui il a :

Jehan III de Saint-Mauris, chevalier croisé, dit "le Jeune", seigneur de Saint-Mauris, de Cour-Saint-Maurice, de Battenant et de Lomont. Il accompagne en Palestine Jean de La Roche son parent et parrain. ce dernier pour le remercier de sa bravoure à la Septième croisade[7] le marie à Simone de Vennes en 1302 et lui donne à perpétuité les droits de pêche, de chasse, de sépulture, de préséance à l'église de Saint-Hippolyte etc. Il hérite des biens de son père qu'il transmet à ses héritiers sauf le fief de Lomont qu'il vend à Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard, en 1288.

Mariage et succession :

Il épouse le Simonette, fille de Jacques de Vennes et d'Anne de Présentevillers, de qui il a :

  • Richard III, dit "le Viel" qui suit,
  • Richard dit "le jeune", écuyer,
  • Michel, damoiseau, il épouse en 1386 Etiennette/Etevenette de La Porte,
  • Étienne, damoiseau, gentilhomme de la cour et de l'hôtel du Duc de Bourgogne,
  • Perrin, écuyer, homme d'armes, vivait en 1333,
  • Thiébaud, homme d'armes, vivait en 1372,
  • Gauthier, homme d'armes, gentilhomme de la cour du duc de Bourgogne,
  • Renaud, damoiseau, il épouse Jeannette de Falon,
  • Alix, dame de Tournans et Trouvant, elle épouse en 1355 Richard de Vennes, chevalier,
  • Simone/Simonette, dame de Vellerot et Delezvy, elle épouse en 1339 à Vuillaume de Vennes, écuyer,
  • Agnès, dame du Fays, elle épouse en premières noces en 1330 Jean Ier de Montjoie, baron de Montjoie, puis en secondes noces en 1338 Jean de Trévillers, écuyer,
  • Jeanne, elle épouse en 1350 Pierre/Odat de Crosey.

Richard III de Saint-Mauris, damoiseau puis chevalier, dit le viel, seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne, Fleurey, Accolans et Rahon. Il fait partie du nombre des seigneurs qui composent le conseil de régence pendant la minorité du duc Philippe de Rouvre en 1349 et participe à la libération, en 1366, de l'abbé de Saint-Paul de Besançon détenu à Besançon.

Mariage et succession :

Il épouse en 1355 Jeanne/Alix de Vuillafans de qui il a :

Guillaume de Saint-Mauris, damoiseau et homme d'armes du duc de Bourgogne, seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne, Cour-Saint-Mauris, Battenant, Accolans, à Rahon, de la Grosse-Maison de Belvoir, à Sancey et à Vellerot.

Mariage et succession :

Il épouse en 1396 Jeanne, dame de Sancey et de Vellerot, fille de Jacques d'Aucelle et de Jeanne de Sancey. tous deux inhumés dans la chapelle de l'église de Saint-Mauris. Il a :

Jean IV de Saint-Mauris, (? - après 1460), chevalier de Saint-Georges en 1437, homme-d'armes puis écuyer du duc Philippe III de Bourgogne en 1460, chambellan du duc Charles le Téméraire en 1470 et de Louis XI. Seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne, Cour-Saint-Maurice, à Sancey, Fleurey, Accolans et Battenant.

Mariages et succession :

Il épouse en premières noces en 1450 Guillemette, fille d'Hugues de Blandans et de Jeanne de Montureux, puis en secondes noces en 1478 Louise de Rougemont. Du premier mariage il a :

  • Pierre II qui suit,
  • Philibert, damoiseau, homme d'armes, il épouse en 1488 Agnès de Bauffremont,
  • Isabelle,
  • Pernette.

Pierre II de Saint-Mauris, (? - après 1494), chevalier de Saint-Georges, capitaine gouverneur du château de Chatillon en 1494. Seigneur de Saint-Mauris, Cour-Saint-Maurice, à Sancey, Fleurey, Battenant, Bief, Accolans et de la Grosse Maison de Belvoir mouvante de la seigneurie de Belvoir.

Mariage et succession :

Il épouse en 1478 Françoise, fille d'Henry de Rougemont et de Béatrix de Sainte-Agnès, de qui il a :

  • Hugues qui suit,
  • Huguenin, dit "le jeune", il épouse en 1550 Catherine de Montjoie,
  • Pierre, (? - 1560), grand-prieur de Murbach et de Lure,
  • Guillaume,
  • Claudine, elle épouse en 1510 Jean de Mathay, chevalier,
  • Rose, dame de Migette en 1516,
  • Marguerite, elle épouse en 1515 Étienne de Crosey, (? - ).

Hugues de Saint-Mauris, seigneur de Saint-Mauris en Montagne, de Cour-Saint-Maurice, à Sancey, de Fleurey, de Belherbe, de Battenant, de Roye, d'Accolans, à Rahon et de la Grosse maison de Belvoir. Capitaine-gouverneur de la Franche-Montagne et des comté, villes et châteaux de la Roche, Saint-Hippolyte et Maîche. Armé chevalier par Charles Quint après la bataille de Pavie, chevalier de Saint-Georges.

Mariage et succession :

Il épouse le à Claudine, fille de Thiébaud de Mugnans et de Claude d'Amance, de qui il a :

Pierre III de Saint-Mauris, (? - après 1603), baron de Chatenoy. Co-seigneur avec ses frères de Saint-Mauris-en-Montagne, chevalier de Saint-Georges, capitaine et gouverneur de la Franche-Montagne, député des états du comté en Flandre et en Espagne.

Mariages et succession :

Il épouse en premières noces en 1550 à Anne de Courbessaint, puis en secondes noces en 1564 Philiberte, fille de Louis de Vuillafans et de Jeanne de Lambrey. Du second mariage il a :

  • Adam qui suit,
  • Claude-Gaspard, il épouse en 1585 Marguerite de Champagne,
  • Chrétienne, elle épouse en 1600 Pierre du Houx de Vioménil,
  • Jeanne, elle épouse le Antide-Gaspard, comte de la Verne, commandant de Dole,
  • Marguerite, dame de Montigny,
  • Étienne, dame de l'abbaye Notre-Dame de Migette,
  • Philipotte.

Adam de Saint-Mauris, (? - vers 1633), baron de Chatenoy et de Saint-Mauris, seigneur de Saulx, Sainte-Marie, Lambrey..., chevalier de Saint-Georges, colonel de cavalerie, commandant de la Franche-Montagne.

Mariage et succession :

Il épouse le Bonne, (vers 1577 - ?), chanoinesse novice à Baume jusqu'en mars 1603, fille de Pierre de Cointet et de Claudine de La Tour Saint-Quentin, de qui il a :

  • François qui suit,
  • Adrien, capitaine et commandant de deux cents chevau-légers du terce (en Bourgogne : régiment de deux mille hommes d'infanterie et de mille de cavalerie) de bourgogne,
  • Luc, capitaine d'un terce aux Pays-Bas en 1647,
  • Nicolas,
  • Benigne, capitaine de deux cents Bourguignons,
  • Béatrix, elle épouse en premières noces en 1626 Jean-Jacques de Blicterswick, (? - 1636), baron de Montclef, chevalier de Saint-Georges, capitaine de cent cuirassiers au régiment de Saint-Mauris, puis en secondes noces Antoine, baron de La Bérardière,
  • Anne, abbesse de Montigny en 1651,
  • Jacqueline, dame de l'abbaye Notre-Dame de Migette en 1626.

François de Saint-Mauris, baron de Châtenoy, de Lavilleneuve et de Saulx, chevalier de Saint-Georges en 1662, général-major de bataille, commandant au comté de Bourgogne, maître de camp d'un terce d'infanterie et d'un corps de dragons.

Mariage et succession :

Il épouse en 1645 Hermelinde, dame du Château fort de Bombronch, comtesse d'Oyenbrugge et de Duras, chanoinesse du chapitre de Maubeuge, fille de Jacques d'Oyenbrugge et d'Anne de Berlo, de qui il a :

Charles-Emmanuel de Saint-Mauris, comte de Saint-Mauris, baron de Châtenois, Lavilleneuve et de Saulx, chevalier de Saint-Louis et de Saint-Georges en 1680, maréchal des camps, major-général de toute la cavalerie des armées du roi.

Mariage et succession :

Il épouse en 1679/82 Marie-Françoise, (vers 1648 - ?), comtesse de Ligniville, chanoinesse d'Épinal, fille de Nicolas de Lignéville et de Catherine de Pouilly, de qui il a :

Paul-François de Saint-Mauris, (vers 1683 - ?), marquis de Saint-Mauris, baron de chatenois, Lavilleneuve et de Saulx, capitaine de cavalerie puis capitaine des cuirassiers du roi, titré marquis en 1705.

Mariage et succession :

Il épouse en 1707 Bernardine-Joséphine, comtesse de Lallemand, fille de Gaspard Bonaventure de Lallemand et d'Anne-Thérèse de Rahon, de qui il a :

  • Charles-Emmanuel-Xavier qui suit,
  • Ardouin-Alexandre, comte de saint-Mauris, lieutenant-colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis, il épouse en 1759 Charlotte, fille de Gabriel d'Eshierres de Bonneval et de Justine d'Agoult,
  • Charles-Emmanuel, comte Lambrey-Sainte-Marie, seigneur de Jasney et de Courcelles, lieutenant-général des armées du roi, maréchal des camps et armées du Roy, commandant-général général des îles du Vent du Mexique, gouverneur des ville et châteaux de Péronne, inspecteur d'infanterie, colonel d'un régiment de son nom et Ordre de Saint-Jean de Jérusalem le [10], de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de Saint-Georges, il faisait héritiers des terres de Saint-Mauris-en-Montagne, entre autres, ses neveux en 1787,
  • Louise-Martine, chanoinesse et doyenne du chapitre de l'abbaye Notre-Dame de Migette,
  • Anne-Thérèse, chanoinesse et doyenne du chapitre de l'abbaye Notre-Dame de Migette.

Charles-Emmanuel-Xavier de Saint-Mauris, (Châtenois le - Châtenois le ), marquis de Saint-Mauris, baron de chatenois et de Lavilleneuve, comte de Saulx, capitaine de cavalerie puis colonel et officier-général des armées du roi.

Mariages et succession :

Il épouse en premières noces le Henriette, fille de Wilhelm Heinrich Quad von Landskron et de Julie d'Albert, puis en secondes noces en /53 il épouse Gabrielle-Françoise-Bernarde, (? - avant 1788), marquise de Raigecourt, chanoinesse de Remiremont, fille de Louis-Antoine de Raigecourt et d'Anne-Marie de Gournay. Du second mariage il a :

  • Charles-Emmanuel-Polycarpe qui suit,
  • Louis-Emmanuel-Alexandre, il fonde la troisième branche de Lambrey,
  • Gabriel-Bernard, ( - ?), comte de Saint-Mauris, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de Saint-Georges, ancien page de Louis XVI, officier supérieur de cavalerie, colonel, chef de l'état-major général des gardes nationales du département.

Charles-Emmanuel-Polycarpe de Saint-Mauris, (Saulx le - Colombier le ), marquis de Saint-Mauris, baron de chatenois, de Lavilleneuve, de Saulx et de Genvray, seigneur de Saint-Mauris-en-Montagne et des possessions primitives de sa famille, membre associé correspondant de l'Académie des Sciences, Belles Lettres, et Arts de Besançon, pair de France, maréchal des camps et armées du roi, inspecteur-général des gardes nationales, chevaliers des ordres de Saint-Louis, chef et gouverneur de celui de Saint-Georges.

Mariage et succession :

Il épouse le Élisabeth-Marie-Charlotte-Léopolde, (Metz le - Colombier le ), marquise de Raigecourt, chanoinesse de Remiremont), fille de Christophe de Raigecourt et de Marie Josèphe de Saintignon, de qui il a :

  • Christophe-Marie-Charles-Emmanuel-Auguste qui suit,
  • Charles-Emmanuel-Anne-Gabriel-Achille, (Châtenois le - 1794), officier à l'armée de Condé,
  • Charlotte-Catherine-Alexandrine, chanoinesse de Remiremont, morte en 1831,
  • Charlotte-Mélanie-Athénaïs, chanoinesse de Remiremont née en 1782,
  • Thérèse-Joséphine-Zoé, (1783 - Remiremont le ), chanoinesse de Maubeuge en 1786.

Christophe-Marie-Charles-Emmanuel-Auguste de Saint-Mauris, ( - ?), marquis de Saint-Mauris-Chatenois, capitaine de cavalerie, chevalier de Saint-Georges et de Saint-Louis.

Mariage et succession :

Il épouse le Ferdinande-Françoise-Nicole, (Clomont le - ?), fille de Simon de Villers La Faye et de Dorothée de Grammont, de qui il a :

  • Marie-Charles-Emmanuel-Edouard, (Colombier - ?), marquis de Saint-Mauris-Châtenois, officier de dragons, au service de sardaigne, dans le régiment de la reine, appelé à la pairie héréditaire, gentilhomme de la chambre du roi Charles X. Il épouse le Adélaïde-Caroline-Antide, (Paris le - Paris le ), fille de Clément-Édouard de Moustier et de Marie-Caroline de La Forest, de qui il a :
    • Charles-Emmanuel, (1829 - ?), il épouse en janvier 1863 Théoduline Marie Françoise, fille d'Alfred-Marie-Charles-Emmanuel de Saint-Mauris et de Caroline de Chavagnac,
    • Marie-Ferdinande-Caroline-Odélie-Claire, ( - ), elle épouse le Claude-Charles Florimond de Namur, ( - ),
    • Claire, ( - ?), elle épouse le Charles Mouchet de Battefort, ( - Dracy ),
  • Alfred-Marie-Charles-Emmanuel, (Clervans 1810 - Saint-Sulpice le ), page de Charles X puis sous-lieutenant dans les dragons de la garde, il démissionnait en 1830 pour refus de serment. marquis de Saint-Mauris. Il épouse le Caroline, (Saint-Sulpice le - Clervans le ), fille de Gabriel de Chavagnac et de Clémentine de Champagné de qui il a :
    • Théoduline-Marie-Françoise, elle épouse en janvier 1863 Charles-Emmanuel de Saint-Mauris,
    • Charles, (1840 - après 1899), marquis de Saint-Mauris,
    • Emmanuel Clément Edouard, (1851 - 1876).

SourcesModifier

BibliographieModifier

  • Annales Franc-Comtoises, volume 3, Nicolas François Louis Besson, 1865, p. 272 à 284. [2]
  • Annuaire historique, généalogique et héraldique de l'ancienne noblesse de France, M.de Saint-Allais, Nicolas Viton de Saint-Allais, 1835, p. 153, 157, 158, 160 à 177. [3]
  • Histoire universelle, Cesare Cantù, 1858, p. 681. [4]
  • Livre d'or de la noblesse, le marquis de Magny, 1846, p. 406 et 407. [5]
  • Nobiliaire universel de France, volume 6, N. de Saint-Allais, A. de la Chabeaussière, J. de Courcelles, abbé de Lespine,..., 1815, p. 161 à 177 [6]
  • Geneall [7]
  • Roglo [8]

Notes et référencesModifier

  1. vers anciens rappelant les principales maisons du Comté de Bourgogne : "Cil qui veult savoir cognoissance du vaisselaige et soffisance du noble comté de Bourgongne, ja n'est besoin qu'il s'embesongne : si le verra par cet escript que Jean le Roux en rime a mis. Premier Montagu... Tous frères au noble toison. Neufchatel... Sont du pays des grands barons. Montmartin... si preux et si hardy en guerres, aux barons ne redoivent guerres. Rochefort... Saint-Mauris sont escotés au même bois et ne cuite, sans vanterie, qu'il soit meilleure chevalerie...", Gallica, Généalogie historique de la maison de Saint-Mauris, du comté de Bourgogne, page XXIX, [1]
  2. a b c d e f g h i j k l et m Annales Franc-Comtoises
  3. Généalogie historique de la maison de Saint-Mauris, page 8
  4. Généalogie historique de la maison de Saint-Mauris, page XXVIII
  5. a b c d e f et g Livre d'or de la noblesse
  6. a b et c Annuaire historique de l'ancienne noblesse de France
  7. Histoire universelle
  8. se La Roque, col.222
  9. de La Roque, col.222
  10. de Saint-Allais, p. 326
  11. a b c d e f g h i j k et l Nobiliaire universel de France
  12. Histoire de l'université du comté de Bourgogne
  13. de La Roque, col.223