Ouvrir le menu principal

Parcey

commune française du département du Jura
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Parçay (homonymie).

Parcey
Parcey
L'église Saint-Germain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Dole-2
Intercommunalité Grand Dole
Maire
Mandat
Jean-Pierre Faivre
2014-2020
Code postal 39100
Code commune 39405
Démographie
Population
municipale
961 hab. (2016 en augmentation de 0,73 % par rapport à 2011)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 01′ 24″ nord, 5° 29′ 15″ est
Altitude Min. 192 m
Max. 215 m
Superficie 8,94 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Parcey

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Parcey
Liens
Site web parcey.fr

Parcey est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté.

Ses habitants sont surnommés les Parcillons et Parcillonnes.

Sommaire

GéographieModifier

L'altitude moyenne de Parcey est de 199 mètres environ. Sa superficie est de 8.94 km². Sa latitude est de 47.023 degrés Nord et sa longitude de 5.484 degrés Est. Les villes et villages proches de Parcey sont : Villette-lès-Dole (39100) à 2.73 km, Nevy-lès-Dole (39380) à 3.48 km, Gevry (39100) à 3.51 km, Rahon (39120) à 4.50 km, Choisey (39100) à 4.80 km.  (Les distances avec ces communes proches de Parcey sont calculées à vol d'oiseau

Parcey est limité au nord et à l'est par la route nationale 5, au sud par la Loue, à l'ouest par le Doubs.

 
Situation de Parcey.

HydrographieModifier

Le Doubs, la Loue, la Clauge sont les principaux cours d'eau qui traversent Parcey.

Communes limitrophesModifier

HistoireModifier

Anciennement Parrecey, dont l'église fut donnée à l'Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon vers 1090[1]

LégendeModifier

Parcey  était autrefois, selon la légende, un immense lac bordé de sombres forêts avec sur les rives de belles bâtisses seigneuriales.

Euriette fut enfermée par son père dans une haute tour qui domine le lac. En face son amant vivait dans le village de Montbarrey. Par une nuit noire, le chevalier tente de traverser le lac, guidé par un flambeau que malheureusement le vent éteint. Le chevalier est englouti par les eaux. Désespérée, la jeune fille fait vider le lac pour le retrouver : le lac est percé à son extrémité d’où le nom de Perrecey puis Parcey.

Seconde Guerre mondialeModifier

En 1940 après une guerre éclair, l'Alsace et une partie de la Lorraine sont annexées à l'Allemagne. Dans la France occupée, la Franche-Comté, région frontalière, occupe une place stratégique. C'est la seule région à être éclatée en trois zone : interdite au nord, occupée sur une petite partie du pays dolois, et libre au sud. En effet, les accords d'armistice du 22 juin ont coupé la France en deux, le long d'une ligne en forme de M qui part du versant atlantique des Pyrénées et traverse la Franche-Comté suivre la Loue, puis passer entre Arbois et Poligny, couper le Haut-Jura en diagonale et aboutir à la frontière suisse.

Dès 1940, un poste de police qui contrôle le passage est installé sur le pont de Parcey. Des douaniers sont cantonnés à proximité. Rendre visite à ses parents du village voisin, ou même cultiver ses champs de l'autre côté de la ligne, ne peut se faire que muni d'un laissez-passer. Tous ceux qui sont recherchés par les Allemands, réfractaires au STO (travail obligatoire en Allemagne), résistants, déserteurs, prisonniers évadés, passent clandestinement, souvent en barque.

Des passeurs organisent le franchissement. Parmi les plus efficaces, Fernand Valnet, marchand de fourrage d'une cinquantaine d'années, né à la Bretenière (Doubs), a déjà passé fin 1941 environ 10 000 personnes, 600 prisonniers évadés, et 60000 lettres, souvent dans le secteur de Mouchard. Il accepte les dons, selon les moyens des clandestins, et donne de l'argent à ceux qui en ont besoin. Arrêté en juin 1944, il ne reviendra pas du camp de Buchenwald (source Médiathèque de Dole).

 Deux stèles de chaque côté du pont en souvenir des évadés, résistants passeurs rappellent cette ligne de démarcation que la Loue matérialisait.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Vers 1842 18.. Cour    
mars 2001 mars 2008 Christine Jeannin    
mars 2008 mars 2014 Brigitte Bonnard-Ongenaed[2]    
mars 2014 En cours Jean-Pierre Faivre DVD Retraité

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2016, la commune comptait 961 habitants[Note 1], en augmentation de 0,73 % par rapport à 2011 (Jura : -0,3 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
572685605664734800777814756
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
730745725651672666613623595
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
603560512506545534537589562
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
663676659735818838918943972
2016 - - - - - - - -
961--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Le nombre de logements sur la commune a été estimé à 414 en 2007. Ces logements se composent de 382 résidences principales, 6 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 26 logements vacants. 

ÉconomieModifier

Les Moulins de Parcey existent depuis 1529. La minoterie prospère grâce à la force hydraulique de la rivière La Loue.

En 1724, le seigneur de la Loye autorise Joseph Roland, le propriétaire du site à construire un barrage sur La Loue. Au fil du temps, meules et turbines améliorent la productivité. Il faut dire que la situation géographique entre Dole et Lons-le Saunier est idéale.

Ensuite, le site était la propriété de la famille Cantenot, qui possède jusqu’à trois unités de production dans la région. Dans les années 80, Paul Cantenot adhère au groupement de Banette. C’est un précurseur qui développe en parallèle une activité de commercialisation de silos à farine. Comme il n’a pas de successeur, il se tourne vers Joseph Nicot, meunier à Chagny, qui acquiert 51% du capital aux cotés des coopératives Beaune - Verdun - Seurre et Interval. Les Moulins de Parcey rejoignent les Moulins Joseph Nicot en 1990.

Les Moulins de Parcey conservent leur autonomie et leur culture franc-comtoise, le sens du service et de la proximité.

Vie pratiqueModifier

Culture et patrimoineModifier

Réserve naturelleModifier

Une réserve naturelle se trouve sur la commune, une réserve naturelle nationale (RNN) :

Lieux et monumentsModifier

VoiesModifier

40 odonymes recensés à Parcey
au 1er décembre 2013
Allée Avenue Bld Chemin Cours Impasse Montée Passage Place Quai Rd-point Route Rue Square Autres Total
0 0 0 2 [N 1] 0 0 0 0 0 0 0 2 [N 2] 36 [N 3] 0 0 [N 4] 40
Notes « N »
  1. Chemin de la Loye et Chemin du Val d'Amour.
  2. Route de Rahon (non mentionnée sur annuaire-mairie.fr) et l'ancienne Route nationale 5 (actuelle D 905).
  3. Dont la Rue du 19-Mars-1962.
  4. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, résidences, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap & FNACA-GAJE du Jura

Le pont enjambant la Loue a toujours été un lieu important. Son histoire a été marquée par de nombreuses évolutions.

Le premier pont érigé date du XVIIIe siècle. Il a subi d’après des documents d’époque de gros dégâts vers 1844, à cause des radeaux de bois qui descendaient de la haute- Loue. Ceux-ci venaient taper les piles du pont, les affaiblissant du même coup.

Puis un pont type fil de fer a remplacé le pont de pierre. Pour l’anecdote, il ne supportait pas de charges de plus de six tonnes.

Un premier pont au XVIIIe siècle

Au début des années trente, il a été à son tour remplacé par un pont dit «à arches» qui fût détruit au tout début du mois de septembre 1944 par les Allemands.

Des vestiges demeurent encore au fond de la rivière. On peut voir sur le cliché que le pont ne disposait pas de trottoirs. 

Les Américains ont construit un pont provisoire avant qu’un nouveau soit reconstruit. Pendant la période de la ligne de démarcation, il était un point important, car il définissait la zone occupée de la zone libre. Il fut détruit par les Allemands en septembre 1944

Le pont construit après la guerre est toujours présent au début du XXIe siècle et accueille chaque jour 13 000 véhicules légers ou poids lourds.

Édifices et sitesModifier

  • Église Saint-Germain : édifiée en 1557, les parties les plus anciennes de l'église sont le transept, le maître-autel et son retable, les lambris du chœur primitif et sa chaire, inscrits aux M. H.. L'édifice sera restauré en 2000. En forme de croix latine, l'extrémité du bras du transept ainsi que le chœur sont à pans coupés. Le clocher avec son dôme "à l'impériale", est en tuiles vernissées

Personnalités liées à la communeModifier

Fernand Valnet (1892-1945): Résistant, passeur pendant l'Occupation de la France entre 1940 et 1945.

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur au pont d'or, accompagné en chef d'une tête de loup d'argent et en pointe d'une roue de moulin du même.

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

  • Alphonse Rousset et Frédéric Moreau (architecte), Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent, classés par département, Bintot, 1855, lire en ligne, réédité (ISBN 2-87760-981-2)  

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Cartulaire de l'Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon, Carta Guidonis de Verduno de Ecclesia de Naviliaco (XLII)
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Décret de la réserve naturelle.

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Lien externeModifier