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Daux

commune française du département de la Haute-Garonne
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Daux.

Daux
Daux
Le château de Peyrolade
Blason de Daux
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Léguevin
Intercommunalité Communauté de communes Save Garonne et Coteaux de Cadours
Maire
Mandat
Patrice Lagorce
2014-2020
Code postal 31700
Code commune 31160
Démographie
Gentilé Dauxéens, Dauxéennes
Population
municipale
2 322 hab. (2016 en augmentation de 14,33 % par rapport à 2011)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 41″ nord, 1° 16′ 12″ est
Altitude Min. 119 m
Max. 193 m
Superficie 16,88 km2
Localisation

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Daux
Liens
Site web Site officiel

Daux est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Dauxéens.

GéographieModifier

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain à 24 km au nord-ouest de Toulouse en Pays Tolosan, à la limite Nord de la forêt de Bouconne et dans le bassin versant de la Save. Daux est située à 10 minutes des usines Airbus et du site du futur parc des expositions et Centre de conventions de Toulouse Métropole[1].

Communes limitrophesModifier

Daux est limitrophe de six autres communes dont plusieurs communes par un quinquepoint.

 
Carte de la commune de Daux et de ses proches communes.

Lieux-dits ou hameauxModifier

Bourdou, les Fourtous

Géologie, relief et hydrographieModifier

La superficie de la commune est de 1 688 hectares ; son altitude varie de 119 à 193 mètres[3].

Géologiquement, la commune est située sur la haute et sur la moyenne terrasse de la Garonne. Les paysages de Daux sont variés, de la forêt de Bouconne à la plaine agricole et aux vallons boisés qui dévalent vers la vallée de la Save.

ClimatModifier

Daux connaît un climat tempéré océanique, à influences méditerranéenne et continentale, caractérisé par un été sec et chaud, un hiver doux et un printemps marqué par de fortes pluies et des orages violents. Les vents dominants sont, par ordre d’importance, le vent d’ouest (amenant généralement l’humidité de l’océan Atlantique), le vent de sud-est (aussi appelé vent d'autan, plutôt chaud et sec) et le vent du nord, nettement moins fréquent et généralement froid et sec (amenant l’air de masses anticycloniques froides placées sur le nord de l’Europe)[4].

Tableau comparatif des données climatiques
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Toulouse 2 047 h/an 655 mm/an 7 j/an 26 j/an 44 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Daux connaît en moyenne 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours de gel par an. Les mois les plus pluvieux sont les mois d’avril, mai et juin. Les températures normales minimales interviennent en janvier avec en moyenne 5 °C, et les températures normales maximales en août avec 23 °C.

Températures relevées à Toulouse
Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales 1961-1990) °C 5,4 6,8 8,7 11,3 14,8 18,4 21,3 20,8 18,5 14,4 8,9 5,9 12,9
Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1961-1990) 55,1 55,2 57,5 64,4 73,1 57,8 41 47,4 47,7 51,5 48,8 55,9 655,7
Source : Météo France

Voies de communication et transportsModifier

Article détaillé : routes de la Haute-Garonne.

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Les traces de la présence des hommes à Daux sont nombreuses depuis le Paléolithique inférieur. De nombreux outils ont été abandonnés sur les terrasses de Garonne par les chasseurs-cueilleurs qui peuplaient le territoire.

AntiquitéModifier

À l'époque romaine, Daux est une villa de bonne dimension ; de nombreux sites rappellent également l'occupation des Gallo-romains, notamment Mayras et Fourclens (Merville) mais les découvertes fortuites témoignent d'un réseau de villas relativement dense sur la commune. La voie romaine de Toulouse à Lectoure traversait le territoire. La forêt très étendue a progressivement régressé sous la hache des défricheurs[5].

Moyen ÂgeModifier

Au Moyen Âge, la première trace écrite de la présence d'une communauté humaine qui faisait partie de la seigneurie de Terride, date de 1046. En 1187, Gautier de Terride fait don à l'abbé Guilhem de terres à Daux, ainsi que d'une famille de travailleurs, ce qui donne à penser que la population était au moins en partie, en état de servage. La présence des cisterciens de Grandselve et des Prémontrés de La Capelle est importante au XIIe siècle mais progressivement les Comtes de L'Isle Jourdain vont devenir les seuls seigneurs de Daux. Afin d'attirer de nouvelles populations le seigneur de Daux, Jourdain de l'Isle octroie en 1253 des franchises aux habitants qui voudront s'installer dans le castrum de Daux (droits divers, terrain pour bâtir leur maison, droit de vivier, jardin,...)

Daux est en Gascogne dont la limite est à la Croix d'Alliez (Mondonville) bien qu'étant du diocèse de Toulouse. En 1405, le comté de l'Isle passa aux mains du comte de Clermont, puis en 1420 à Jean IV d'Armagnac; celui-ci fut dépossédé par Louis XI en 1475, pour rébellion, et les rois de France recueillirent la suzeraineté de Daux.

Époque moderneModifier

En 1554, Henri II confirma les coutumes et privilèges de Saint Salvy de Daux et octroya des armes parlantes à la cité : « D'azur aux trois tours crénelées posées 2 et 1, au chef également d'azur aux 3 fleurs de lys d'or ».

En 1579, la seigneurie de Daux fut échangée par le roi au profit de Guy Dufaur de Pibrac, compagnon d'Henri III et d'Henri IV et auteur des « Quatrains ». Nouveau changement au XVIIe siècle : la seigneurie reste partagée entre les Bénédictins de la Daurade, qui possédaient le château plus tard appelé de Lalo et les de Turle, résidant au château de Peyrolade. Le dernier seigneur de Daux fut le chevalier Jean Guy Marie de Lalo, né en 1743 et conseiller au Parlement de Toulouse. De santé fragile, il survécut à la Révolution et mourut à Daux en 1817. Daux était une ville murée, protégée par une ceinture de fossés profonds que bordaient des murailles construites en pisé. Trois portes, flanquées de tours, complétaient cet ensemble qu'on appelait « le Fort de la Ville ». Tous ces ouvrages disparurent au XIXe siècle; de même les couverts qui prolongeaient certaines maisons ont disparu.

L'église ancienne de Daux a été reconstruite par les habitants à partir de 1853 sous l'impulsion de l'abbé Dastarac. Seul le clocher aux soubassements sans doute romans et probablement élevé au XVIe siècle dans le plus pur style toulousain a été conservé[6].

Révolution françaiseModifier

L'administration de la ville était confiée avant la Révolution à 4 consuls, choisis par le seigneur sur une liste de 8 candidats. Huit conseillers, s'ajoutant aux consuls, formaient le « conseil général de la communauté » dont les séances étaient publiques. En 1693 fut institué, par édit royal, un maire perpétuel, charge payante, qui progressivement met fin au rôle des consuls. Le premier maire fut Nicolas de Rabaudy, écuyer, qui prit possession de sa charge le . Pendant la Révolution, Daux fut incorporé au canton de Lévignac, supprimé sous le Directoire. Daux est alors rattachée au canton de Grenade-sur-Garonne. Le Conseil général de la commune, instauré en 1790, est l'ancêtre du conseil municipal actuel. La Révolution française est une époque de forte transformation de la société. L'église de Daux eut un premier patron, saint Salvy évêque d'Albi, puis saint Barthélémy, s'orne d'un clocher monumental du XVIe siècle de style gothique toulousain, heureusement restauré en 1936 sous l'action de Lucien Babonneau. Les châteaux de Peyrolade, de Fabari, de Lalo et d'Ambruscq témoignent de la richesse de leurs propriétaires. La chapelle Saint-Roch a été démolie sous la Révolution.

Époque contemporaineModifier

Daux croît régulièrement dans un développement maîtrisé et sa démographie dépasse les 2300 habitants depuis 2017. Les projections à 20 ans dans le cadre du SCOT prévoient une croissance démographique et économique significative. Son environnement privilégié entre bois, paysage agricole, cours d'eau et patrimoine architectural lui confère un caractère rural qui attire un grand nombre de citadins à la recherche d'une meilleure qualité de vie[7].

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[8],[9].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne de la communauté de communes Save Garonne Coteaux de Cadours et du canton de Léguevin (avant le redécoupage départemental de 2014, Daux faisait partie de l'ex-canton de Grenade) et depuis le de la communauté de communes des Hauts-Tolosans.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Jean Sarlaboux    
juin 1995 2008 André Servant    
mars 2008 En cours Patrice Lagorce Divers Gauche retraité

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2016, la commune comptait 2 322 habitants[Note 1], en augmentation de 14,33 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
561570642535680660682710697
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
711682645599601599576545566
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
510506450373476489446466509
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
4795777851 0591 1441 2531 6551 7122 141
2016 - - - - - - - -
2 322--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[14] 1975[14] 1982[14] 1990[14] 1999[14] 2006[15] 2009[16] 2013[17]
Rang de la commune dans le département 112 103 108 112 119 110 107 95
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

ÉconomieModifier

L'agriculture basée sur la culture de céréales (maïs, blé ...) mais aussi la présence de pépinières garde une place importante. Le développement ces dernières années de cultures bio (maraichage, céréales) est significatif.

EnseignementModifier

Daux fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par une école maternelle et une école élémentaire soit 10 classes au total.

CultureModifier

Médiathèque municipale, foyer rural, association à ta sauce, comité des fêtes.

Activités sportivesModifier

Tennis, football, chasse, pétanque, équitation, foyer rural (peinture, théatre, gymnastique, judo, danses,...).

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes des hauts Tolosans[18]

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Église Saint-Barthélémy

L’Église est composée de deux parties distinctes : le clocher, classé monument historique du XIVe siècle [19], et la nef du XIXe siècle. Le clocher octogonal de type toulousain, présente trois étages avec des baies géminées en mitre. Il est surmonté d’une flèche de brique. Il s’agit d’un clocher défensif qui fut doté en 1682 de trois petits canons pour assurer la défense du village [20]. Les canons étaient installés sur la galerie qui forme la base de l’édifice. Le clocher a fait l’objet d’une restauration en 1936 soutenue  par Lucien Babonneau, personnage illustre de Daux. La nef fut bâtie en 1853 sur les plans de l’architecte diocésain Delort à l’emplacement d’un ancien édifice. Le chantier fut conduit à l’initiative de l’abbé Dastarac et financé en grande partie par les Dauxéens. De style néo-gothique, l’église est construite avec les matériaux locaux traditionnels : brique foraine et galet.  La nef unique est coiffée d’une voûte sur croisée d’ogives. Le décor intérieur date du XIXe siècle. L’église possède un ensemble de vitraux de grandes dimensions.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Guillaume de Lalo (1743-1817) Parlementaire de Toulouse, membre de l’Académie des Jeux floraux, propriétaire du château de Peyrolade qu’il fit restaurer en 1788. Il est enterré dans le cimetière de Daux.
  • Abbé Pierre-Jean Dastarac (1812-1888) curé de Daux de 1843 à 1888, il fit reconstruire l’église Saint-Barthélemy de Daux.Il est enterré dans le cimetière de Daux. 
  • Lucien Babonneau, ingénieur et écrivain (1905-1970) né à Carmaux en 1905, il venait en vacances régulièrement dans la maison de famille de Daux. Ingénieur dans le domaine de l’hydroélectricité, il écrivit des ouvrages techniques relatifs à sa profession. Il écrivit et illustra un ouvrage Daux mon pays[21]. Il y décrit le village de Daux, son économie, ses habitants et ses traditions. Lucien Babonneau contribua à la restauration du clocher de l’église de Daux en 1936. Il est enterré dans le cimetière de Daux. 
  • Saint Salvy de Daux.

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : D'azur aux trois tours d'argent, surmontées de trois fleurs de lys d'or rangées en chef.

On peut toutefois se demander si les trois fleurs de lys ne formaient pas à l'origine un chef qui aurait été confondu avec le champ avec le temps.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. http://www.lesgrandsprojets.fr/Parc-des-Expositions.html
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. « CAPITOUL, Météorologie de Toulouse », Météo France (consulté le 9 septembre 2007)
  5. Mme Henry histoire de la forêt de Bouconne
  6. Mousnier Mireille : la Gascogne toulousaine, Grandselve
  7. Frapech (JL) et Lagorce (P) le pays de Save-et-Garonne
  8. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  9. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031160.html.
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  14. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  15. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  16. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  17. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  18. http://www.cc-saveetgaronne.fr/collecte/daux
  19. Mérimée PA00094324
  20. Jean-Louis Frapech, Patrice Lagorce, Le Pays de Save et Garonne, collection Mémoire en Images, Editions Alan Sutton, 2007, 128 p. (ISBN 978-2-84910-722-5)
  21. Lucien Babonneau, Daux mon pays, histoire d’un village d’Aquitaine, Toulouse, Imprimerie Edouard Privat, 1942, 144 p. (réimp. 1986)