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De Nancy au CNRSModifier

Entré à 18 ans comme employé à la Société nancéienne de Banque, Jean Marchal obtient une licence de droit en 1926, et passe trois certificats d'études supérieures (droit privé et public, économie politique). En 1929, il obtient le grade de docteur en droit, mention sciences économiques et l'année suivante devient pensionnaire à la Fondation Thiers, comme assistant d'ethnologie juridique à la Faculté de droit de Paris. En 1934, il obtiendra l'agrégation de sciences économiques.

De 1931 à 1935 il est chargé de cours à la Faculté de droit de Nancy, devient professeur agrégé à partir de 1935, et enfin professeur titulaire en 1939. À partir de 1946 il est chargé de cours à la Faculté de droit de Paris et à l'Institut d'études politiques de Paris, jusqu'en 1972.

Il est également nommé professeur sans chaire (1949), puis titulaire (1952) à la Sorbonne. En 1957, il est directeur d’études à l'École pratique des hautes études (VIe section). De 1963 à 1966, Jean Marchal est membre du directoire du CNRS, puis entre 1972 et 1975 professeur invité au département d'économie politique de l'université de Genève.

Outre ses qualités d'économiste, il est un amateur averti de montagne, et réalisa l'ascension du Mont-Blanc et de la plupart des aiguilles de Chamonix.

Distinctions et responsabilités associatives ou publiquesModifier

Jean Marchal avait été élu le 24 novembre 1980 à l'Institut de France (Académie des sciences morales et politiques) dans la section Économie politique, Statistique et Finances. Il avait repris le siège laissé vacant par la disparition de Gaston Leduc. Jean-Claude Casanova lui a succédé en 1996.

  • Membre du Conseil économique (1947-1950)
  • Docteur honoris causa des universités de Genève, Liège et Thessalonique.
  • Membre du comité de direction de la Revue d'économie politique et du comité de rédaction de la Zeitschrift für Nationalökonomie.
  • Membre de l'Association internationale de science économique (vice-président) et de la Société royale d'économie politique de Belgique (Charleroi).
  • Membre du Comité consultatif des universités, de la Commission supérieure d'études fiscales (ministère des Finances), de la Commission des Comptes et Budgets économiques de la Nation, du Conseil du Centre d'études des revenus et des coûts, du Comité de direction des publications de l'Institut national de la statistique, du Comité d’honneur de l’Institut français d’histoire sociale et du Conseil d'administration de la Fondation nationale des sciences politiques.
  • Membre de l'Académie de Stanislas[1] (Nancy) et de l’Académie des Lyncéens (Rome).
  • Collaboration à la Revue de science et de législation financière. 1935 - Chronologie économique internationale.

BibliographieModifier

Publications principales :

  • Union douanière et organisation européenne (thèse de doctorat), 1929.
  • Rendement fiscaux et conjoncture. Contribution à la théorie de la sensibilité des impôts, 1942.
  • Le mécanisme des prix et la structure de l'économie, 1946, 2e éd. 1948.
  • Les grands problèmes économiques contemporains, 3 vol, 1948.
  • Cours d'économie politique, 1950.
  • La répartition du revenu national, 4 vol., en collaboration avec Jacques Lécaillon, 1958-1970.
  • Comptabilité nationale et conjoncture, 1959.
  • La comptabilité nationale française, 1959.
  • Expansion et récession, 1963.
  • Monnaie et crédit, 3 vol., 3e éd. 1964.
  • Théorie des flux monétaires. Évolution des idées et principes généraux d'analyse (en collaboration avec Jacques Lécaillon), 1967.
  • Analyse monétaire (en collaboration avec Jacques Lécaillon), 1971.
  • Le système monétaire international, de Bretton Woods aux changes flottants, 1944-1975, 1975.
  • Monnaie et crédit dans l'économie française (en collaboration avec Frédéric Poulon), 1987.

Sources et référencesModifier

  1. (fr) « MARCHAL Jean », sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) (consulté le 25 octobre 2013)

Liens externesModifier