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Charles de La Monneraye

personnalité politique française

Charles de La Monneraye
Fonctions
Sénateur du Morbihan
Élection
Réélection
Député du Morbihan à l'Assemblée nationale
Élection
Député de la 1re circonscription du Morbihan au Corps législatif
Élection
Législature IVe
Prédécesseur Alexis Thomas-Kercado
Conseiller général du canton de Malestroit
Prédécesseur création
Successeur Amédée du Boisbaudry
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Rennes (Ille-et-Vilaine, France)
Date de décès
Lieu de décès Vannes (Morbihan, France)
Nationalité Drapeau de la France France
Père Pierre Bruno Jean de La Monneraye
Mère Marie Perrine Jeanne de La Grandière
Conjoint Louise Clotilde Marie Judith Robiou de Troguindy
Enfants Marthe
Marguerite
Jeanne Marie Juliette
Profession Militaire
Résidence Château Saint-Hubert

Charles-Ange, comte de La Monneraye ( à Rennes, Ille-et-Vilaine[1] - à Vannes, Morbihan) était un militaire, historien et homme politique français du XIXe siècle, qui fut député du Morbihan à la fin du Second Empire et sous la IIIe République naissante, puis sénateur du même département à partir de 1876.

Sommaire

BiographieModifier

Les jeunes annéesModifier

Il est le fils de l'amiral Pierre Bruno Jean de La Monneraye et de Marie Perrine Jeanne de La Grandière[1].

Carrière militaireModifier

Carrière politiqueModifier

Conseiller général du canton de Malestroit depuis 1843, Charles de La Monneraye se présente comme candidat de l'opposition légitimiste, au Corps législatif, aux élections du 23 mai 1869 dans la Ire circonscription du Morbihan. Élu député[2] par 15 528 voix contre 13 269 au député sortant Thomas Kercado et 1 105 à Jules Simon, il siège dans le tiers-parti, sur les bancs du Centre gauche. Il vote pour la guerre contre la Prusse. Il conserve son mandat jusqu'au renversement du Second Empire et à la proclamation de la République le 4 septembre 1870.

Réélu lors des élections à l'assemblée nationale du 8 février 1871, qui entraînèrent la formation du gouvernement d'Adolphe Thiers, en remplacement du gouvernement de la Défense nationale présidé par le général Trochu, le 4e sur 10, par 56 711 voix, il siège alors sur les bancs de l'extrême-droite et se fait inscrire au Cercle des Réservoirs, l'un de ces groupes informels, qui, en l'absence de partis constitués, exerce la réalité de la vie parlementaire. Il signe la demande de rétablissement de la monarchie et l'adresse des députés syllabistes au pape. Il vote pour l'abrogation des lois d'exil, pour le pouvoir constituant, pour la démission de Thiers, pour le septennat, contre le gouvernement de Broglie, contre l'amendement Wallon et contre les lois constitutionnelles.

Il reste député jusqu'au 7 mars 1876 et quitte l'Assemblée nationale à la suite de son élection le 30 janvier 1876 comme sénateur du Morbihan, par 220 voix (sur 335 votants). Il vote la dissolution de la Chambre demandée par le ministère de Broglie et combat les ministères républicains. Il est réélu au Sénat à deux reprises, au renouvellement triennal du 5 janvier 1879 (par 215 voix sur 327 votants) et à celui du 5 janvier 1888 (par 659 voix sur 944 votants). Il continue de combattre de ses votes à la Chambre haute la politique républicaine. Il se prononce contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, contre la procédure à suivre devant le Sénat à l'encontre du général Boulanger. Il démissionne le 24 avril 1894.

Charles de La Monneraye meurt le 12 mars 1904 à Vannes, à l'âge de 92 ans.

Vie personnelleModifier

Charles de La Monneraye épouse, le 9 mai 1842, Louise Clotilde Marie Judith Robiou de Troguindy, née en 1821, fille de Jean-Marie Robiou de Troguindy et de Marie Anne Hermine de Lambilly dont:

  • Marthe, religieuse Réparatrice.
  • Marguerite.
  • Jeanne Marie Juliette (1860-1909). Elle épouse le 17 janvier 1882, Charles-Eugène-Édouard, marquis de Lespinay de Marteville de Pancy et lui donne 4 enfants: Madeleine (+1908), Anne-Marie (1882-1908), Paule (1886-1971)), et Yvan (1893-1924), dont postérité. .

Vers 1855[3], le comte Charles de La Monneraye achète les vestiges et les terres du château de Coët-an-Fao, situé à Séglien, édifié au XVIIIe siècle, à l’emplacement d’un ancien château construit en 1549 et d'un manoir mentionné dès le XIIIe siècle.

À partir des années 1860, il fait rebâtir le Château Saint-Hubert (encore appelé château du Clyo), datant de la seconde moitié du XVIe siècle, la belle demeure de famille, construite en pierre de taille, qu'il possède à Caro.

ArmoiriesModifier

  • d'or à la bande de gueules chargée de 3 têtes de lion d'argent et accostée de 2 serpents ailés d'azur.

ŒuvresModifier

  • Charles de la Monneraye, Essai sur l'histoire de l'architecture religieuse en Bretagne pendant la durée des XIe et XIIe siècles, Rennes, Imprimerie de Mme de Caila, 1849
  • Charles de la Monneraye, Mémoires sur l'étude des villes et voies romaines en Bretagne, Bulletin archéologique de l'Association bretonne, Rennes, Verdier, 1849, p. 230 à 243

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Archives municipales de Rennes, Registre des naissances (1812), cote 2E20, p. 25. Charles Ange de La Monneraye.
  2. Voir sa notice dans le Dictionnaire des députés, Tome 4, p. 398)
  3. Voir Patrimoine de Séglien, sur le site « Infobretagne »

Voir aussiModifier