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Sainte-Anne-d'Auray

commune française du département du Morbihan
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sainte-Anne.

Sainte-Anne-d'Auray
Sainte-Anne-d'Auray
La basilique Sainte-Anne.
Blason de Sainte-Anne-d'Auray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Lorient
Canton Auray
Intercommunalité Auray Quiberon Terre Atlantique
Maire
Mandat
Roland Gastine
2014-2020
Code postal 56400
Code commune 56263
Démographie
Gentilé Saintannois
Population
municipale
2 660 hab. (2016 en augmentation de 6,4 % par rapport à 2011)
Densité 535 hab./km2
Population
aire urbaine
43 981 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 42′ 15″ nord, 2° 57′ 10″ ouest
Altitude 34 m
Min. 36 m
Max. 57 m
Superficie 4,97 km2
Localisation

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Sainte-Anne-d'Auray
Liens
Site web http://sainte-anne-auray.net/

Sainte-Anne-d'Auray [sɛ̃tandɔʁɛ] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne. Elle est célèbre pour son pèlerinage catholique en l'honneur de sainte Anne.

GéographieModifier

Sainte-Anne-d'Auray est située dans le Morbihan, en Bretagne, et dépend du canton d'Auray, commune voisine d'où elle tire son nom.

ToponymieModifier

Le nom en breton de la commune est Santez Anna Wened[1]. Il s'agit d'un ancien hameau d'une quarantaine d'habitations situé dans la paroisse de Pluneret qui portait le nom de Ker Anna, et qui en breton signifie village d'Anne. Une tradition orale, diffusée par les fidèles chrétiens de cette région, voulait que Ker Anna fût appelé ainsi en référence à sainte Anne mais cette toponymie résulte d'un syncrétisme entre le vieux fond païen de la déesse Dana et le culte des saints chrétiens[2].

HéraldiqueModifier

Le blason évoque la main de sainte Anne tenant un cierge allumé lors de son apparition à Yvon Nicolazic. La petite montagne à trois bosses rappelle que ce cierge s'éleva et s'abaissa trois fois avant de disparaître dans le sol à l'emplacement où fut découvert une vieille statue de bois de sainte Anne. Les armoiries de Sainte-Anne-d'Auray sont « d'azur à un dextrochère de femme en carnation, tenant à la main en abîme un cierge d'argent à la flamme de gueules auréolée d'une gloire d'or, soutenu d'un mont à trois copeaux de sable liseré d'or, issant de la pointe ; au chef à cinq mouchetures d'hermine rangées en fasce[3] ».

HistoireModifier

Époque moderneModifier

 
Le sanctuaire et la basilique.

L’histoire de Sainte-Anne d'Auray est très liée à la religion catholique.

Sainte-Anne-d'Auray (ou en breton Santez-Anna-Wened) est le principal lieu de pèlerinage de la Bretagne. On y vient depuis 1625, pour commémorer l'apparition de sainte Anne, grand-mère maternelle de Jésus-christ, à Yves Nicolazic.

Le pèlerinage au XIXe siècleModifier

Le pèlerinage et ses mendiants sont ainsi décrits en 1887 :

« C'est jour de grande fête à Sainte-Anne (...). Sur la route de Pluneret à Sainte-Anne, la plus passagère de toutes, les misérables, les estropiés, les monstres, étalent leurs loques vermineuses et des plaies qui n'ont pas de nom ; on marche dans l'horreur, le cœur chaviré, le cerveau soudainement affolé comme par une hallucination d'enfer (...). Car ils sont là, deux cents, trois cents, peut-être davantage, ils sont là, de chaque côté de la route, criant, pleurant, implorant et grouillant sous le soleil (...). Les uns rampent sur des mignons sanguinolents ; d'autres, le nez coupé, la bouche rongée et toute noire, les yeux invisibles, couverts d'infectes purulences, s'agitent sous des guenilles aux odeurs de charnier (...)[4] »

Le XXe siècleModifier

Le pèlerinage au XXe siècleModifier

Tous les étés, le 26 juillet, un pèlerinage y a lieu : le pardon de sainte Anne.

Article détaillé : Basilique Sainte-Anne d'Auray.

On compte une moyenne de 800 000 pèlerins par an à Sainte-Anne-d'Auray.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Jean-Paul II y est venu en pèlerinage le où il a rassemblé 150 000 personnes, première visite d'un pape en Bretagne.

La création de la paroisse, puis de la commune, de Sainte-Anne-d'AurayModifier

Sainte-Anne-d'Auray a longtemps fait partie de la paroisse et commune de Pluneret. La paroisse de Sainte-Anne d'Auray est créée le 1er août 1937, en regroupant le domaine du sanctuaire, l'ancien Ker Anna et plusieurs villages de la paroisse de Pluneret, ainsi que d'autres villages dépendant jusqu'ici de la paroisse de Plumergat. Le village étant composé en majorité d'artisans et de commerçants qui vivent de plus en plus de l'industrie touristique développée comme centre régional de piété bretonne, ces derniers voient l'intérêt de devenir une commune autonome pour bénéficier d'un essor plus rapide et plus rémunérateur, si bien que Sainte-Anne-d'Auray est érigée en commune indépendante de la trève de Pluneret le [5].

La Seconde Guerre mondialeModifier

Le le père Le Barth, premier recteur de la paroisse, est fusillé par les Allemands devant la maison Sainte-Marie, ainsi que le père Allanic, économe du petit séminaire et organiste de la basilique. Les soldats allemands pénètrent ensuite dans la basilique dans le but de l'incendier. Mais le feu ne prit pas et la basilique fut peu endommagée, même si des traces de l'incendie sont encore visibles au niveau des confessionnaux [6].

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1950 1953 Émile Marande    
1954 février 1984
(décès)
Jacques Brianceau   Médecin
février 1984 mars 2008 Henri Macé    
mars 2008 En cours Roland Gastine[7] DVD Instructeur en urbanisme à la DDE
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1954. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2016, la commune comptait 2 660 habitants[Note 1], en augmentation de 6,4 % par rapport à 2011 (Morbihan : +2,81 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010
1 6261 3351 4051 3951 5121 6301 8442 0672 433
2015 2016 - - - - - - -
2 6332 660-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Langue bretonneModifier

À la rentrée 2016, 55 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 7,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [12].

Lieux et monumentsModifier

 
La Scala Sancta.
 
Le mémorial de la Première Guerre mondiale.
 
Le cloître.

Le pèlerinage de Sainte-Anne d'Auray est le plus important de la région. Au XIXe siècle, l'affluence est telle que la chapelle devient trop petite. Pour y remédier, la basilique est bâtie. Aujourd'hui, le sanctuaire est le témoin d'une ferveur religieuse typiquement bretonne. En visitant le sanctuaire, on découvre un ensemble de monuments de différentes époques :

Article détaillé : Basilique Sainte-Anne d'Auray.
  • le cloître des Carmes du XVIIe siècle, classé Monument historique ;
  • un ensemble de bâtiments XVIIe siècle attenants au cloître inscrit à l'inventaire du Patrimoine ;
  • la fontaine, lieu de la première apparition de sainte Anne ;
  • le Mémorial de la Grande Guerre de Sainte-Anne-d'Auray, édifié de 1922 à 1932 par les cinq diocèses de Bretagne pour garder le souvenir « des 240 000 Bretons victimes de la Première Guerre mondiale » dû à l'architecte René Ménard ;
  • la statue monumentale de Sainte Anne et Marie ;
  • l'espace Jean-Paul-II, réalisé après la venue du pape, le 20 septembre 1996 ;
  • la Scala Santa, qui faisait office de porte monumentale au sanctuaire.

D'autres sites sont à découvrir à Sainte-Anne-d'Auray :

  • le monument du « comte de Chambord » ;
  • la maison de Nicolazic ;
  • la nécropole nationale de Sainte-Anne-d'Auray ;
  • le Musée de cire, l'Historial ;
  • dans le complexe de la basilique : la galerie des statues, la galerie d'exposition et le trésor du sanctuaire, qui possède notamment une chasuble « dite » d'Anne d'Autriche dont on dit qu'elle aurait été offerte en 1638 par celle-ci à sa sainte patronne en remerciement de la naissance de son fils, le futur Louis XIV (mais dont l'authenticité est douteuse)[13];
  • l'Académie de Musique et d'Arts Sacrés qui porte un magnifique projet culturel et l'animation musicale du site avec ses chœurs, sa musique (grand orgue Cavaillé Coll, école d'orgue et de bombarde)...
  • Le parc Camborne.

ÉvénementModifier

Depuis 2008, la commune de Sainte-Anne-d'Auray accueille chaque année au mois d'août le Festival Les Galettes du Monde[14] qui a pour but de faire découvrir les arts culinaires et culturels.

JumelagesModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Yves Nicolazic (1591-1645), paysan breton a qui Sainte Anne est apparue.
  • Liane de Pougy (1869-1950), courtisane puis religieuse, a passé une partie de son enfance à Sainte-Anne-d'Auray.
  • Roger Marage (1922-2012), peintre, graveur a vécu et décédé dans cette ville.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. geobreizh http://www.geobreizh.bzh/geobreizh/fra/villes-fiche.asp?insee_ville=56263
  2. Frañses Favereau, Bretagne contemporaine : langue, culture, identité, Skol Vreizh, , p. 110
  3. Michel Froger, Michel Pressensé, Armorial des communes du Morbihan, Froger SA, , p. 21
  4. Octave Mirbeau, journal Le Gaulois, août 1887.
  5. Michel de Galzain, Histoire du Conseil général du Morbihan, M. de Galzain, , p. 233
  6. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, numéro du 19 août 2019.
  7. Municipales à Ste-Anne-d'Auray. Le maire Roland Gastine est réélu, Ouest-France, 30 mars 2014.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  12. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm
  13. Journal Le Télégramme de Brest et de l'Ouest, numéro du 22 juillet 2019, https://www.letelegramme.fr/bretagne/sainte-anne-d-auray-la-verite-sur-la-chasuble-dite-d-anne-d-autriche-22-07-2019-12344243.php
  14. « Galettes du monde. Un partage de culture » (consulté le 27 juillet 2016)

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Patrick Huchet, La grande histoire de Sainte-Anne d'Auray, Pierre Téqui, éd. 2, 2005 (ISBN 9782740311783), 221 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier